Raghad Al-Fani, une militante palestinienne de gauche âgée de 27 ans, a été transférée en détention administrative pour six mois par les tribunaux israéliens. Arrêtée le 1er janvier 2026 lors d’une perquisition dans sa maison familiale (voir notre article), elle avait déjà été détenue un an en détention administrative avant d’être libérée en novembre 2023 dans le cadre d’un échange de prisonniers négocié par des factions palestiniennes et Israël. Aujourd’hui, 3 368 hommes, femmes et enfants palestiniens sont en détention administrative, un emprisonnement sans charge ni procès dont la durée maximale est de six mois, renouvelable indéfiniment.

Le 6 janvier 2026, l’armée israélienne a fait irruption sur le campus de l’université de Birzeit, au nord de Ramallah, pour disperser un rassemblement étudiant organisé en solidarité avec les prisonniers palestiniens. Les forces israéliennes ont utilisé des balles réelles, des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes, brisant la porte principale de l’université et pénétrant dans différents bâtiments. Plusieurs étudiants ont été blessés, dont trois touchés par des tirs à la jambe, pris en charge par le Croissant-Rouge et transportés à l’hôpital. Des responsables universitaires et journalistes ont également été arrêtés, notamment le vice-président académique Asim Khalil et les journalistes Moatasem Saqf Al-Hait et Karim Khmaisah. Environ 8 000 étudiants se trouvaient sur le campus au moment de l’assaut, qui a également conduit à la saisie de matériel appartenant au mouvement étudiant.

Le 1er janvier, les autorités israéliennes ont de nouveau arrêté Raghad Nassar Salah Al-Fani, ancienne prisonnière palestinienne de 27 ans, lors d’une perquisition menée au domicile familial situé dans le quartier sud de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie. Libérée en novembre 2023 dans le cadre de la première phase de l’accord d’échange de prisonniers, elle avait auparavant passé une année en détention administrative.

Un document interne de la police antiterroriste britannique suggère que de nombreux manifestants arrêtés après l’interdiction de Palestine Action l’ont été à tort. Daté du 28 août 2025, ce guide tactique de sept pages précisait que des actions comme brandir un dessin de Private Eye ou tenir des pancartes avec des messages tels que « Genocide in Palestine, Time to Take Action » ne devaient pas constituer un motif d’arrestation (voir notre article). D’autres formes de protestation, comme afficher des slogans Palestine Action à domicile ou porter des t-shirts humoristiques, étaient également jugées acceptables. Pourtant, depuis l’interdiction du groupe en juillet (voir notre article), plus de 2 000 personnes ont été arrêtées pour soutien présumé au groupe, dont certaines selon le guide n’auraient pas dû l’être. Ce document, jusqu’ici tenu secret et obtenu via une procédure judiciaire, révèle la confusion des forces de l’ordre et souligne le manque de transparence du gouvernement sur l’application de l’interdiction.

Depuis octobre 2023, plus de 9 000 procédures judiciaires ont été ouvertes à Berlin contre des personnes exprimant leur solidarité avec la Palestine, selon plusieurs groupes de soutien et observateurs. Les arrestations portent sur des slogans, drapeaux, autocollants et autres, souvent qualifiés d’« antisémites » par les autorités. Par ailleurs, de nombreuses violences et brutalités policières sont régulièrement signalées lors des interpellations. En dépit de cette situation, de nombreux procès se soldent par des relaxes ou l’abandon des charges, notamment pour les slogans et symboles, grâce à des preuves vidéo démontrant la brutalité policière. Les observateurs dénoncent une persistance des arrestations arbitraires et une application discriminatoire de la loi, reflétant le racisme et l’impunité dont jouit la police, même devant les tribunaux.

Dossier(s): Allemagne Tags: , ,

Les grévistes de la faim emprisonné·es pour la Palestine approchent des 60 jours de grève, dans un état de santé alarmant. Heba Muraisi (59e jour) souffre de graves carences, de douleurs intenses et de troubles cognitifs, tandis que ses proches subissent des fouilles abusives et des humiliations en prison. Teuta Hoxha (53e jour) est presque alitée, victime de pertes de connaissance, d’une fatigue extrême et ses visiteurs sont harcelés par l’administration pénitentiaire. Kamran Ahmed (52e jour) subit des vertiges sévères, une perte auditive intermittente et des baisses de rythme cardiaque. Lewie Chiaramello (38e jour), diabétique, continue de jeûner malgré de forts risques pour sa santé. Face à cette situation critique, Prisoners For Palestine appelle à intensifier la mobilisation contre la complicité britannique dans le génocide sioniste et à agir en solidarité avec les prisonnier·es (plus d’infos), à l’image des actions menées contre de nombreuses ambassades britanniques comme à Tunis (photo) et Bruxelles (voir la vidéo).

À partir du 1er janvier 2026, Israël suspend plusieurs organisations humanitaires internationales travaillant à Gaza pour non-respect de ses nouvelles règles de contrôle. Parmi les ONG concernées figurent des acteurs majeurs comme Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, Action Against Hunger, Oxfam ou Caritas. Les autorités israéliennes justifient ces suspensions par la crainte que des organisations palestiniennes opèrent sous couvert humanitaire, ce que les ONG contestent, dénonçant des règles arbitraires pouvant mettre leur personnel en danger.

Dossier(s): Monde arabe et Iran Tags:

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé un investissement de 110 milliards de dollars sur dix ans afin de bâtir une industrie d’armement israélienne indépendante visant à réduire la forte dépendance de l’État sioniste aux livraisons étrangères, notamment états-uniennes et européennes. Cette décision fait suite aux vulnérabilités logistiques révélées durant l’opération génocidaire à Gaza, Israël restant aujourd’hui dépendant à environ 90 % des armements fournis par les États-Unis. Ainsi, le budget de la défense atteindra 16 % des dépenses publiques en 2026.