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Afrique

11 avril 2017

Niger : Affrontements entre étudiants et policiers

Au Niger, le campus universitaire de Niamey est fermé jusqu’à nouvel ordre. Ainsi en a décidé le gouvernement nigérien ce lundi 10 avril à la suite de violentes échauffourées entre étudiants et forces de l’ordre. Tout est parti d’un mot d’ordre de l’Union des scolaires nigériens - USN - à ses militants de descendre dans les rues, tant à Niamey qu’à l’intérieur du pays. A Niamey, élèves et étudiants ont très vite occupé quelques carrefours aux environs de leurs établissements, en érigeant des barricades et en enflammant des pneus.

Les forces de l’ordre composées des trois corps de la police, de la gendarmerie et de la Garde nationale n’ont pas fait de quartier lors de leur intervention : sur le campus universitaire, où les échauffourées ont été très violentes, on dénombre plus de 20 blessés. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a alors décidé de fermeture du campus universitaire de Niamey. Quelques instants seulement après cette décision, plusieurs dizaines de véhicules des forces de l’ordre ont pris d’assaut le campus universitaire, obligeant ainsi les étudiants à quitter les lieux.

Intervention policière à Niamey Intervention policière à Niamey

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6 avril 2017

Niger : Répression de la dissidence

Maïkoul Zodi avait représenté la société civile à la Commission électorale nationale indépendante (CENTI) lors de la Présidentielle de 2016. En mars, il démissionnait de l’institution dénonçant une violation de la loi électorale. Il a été arrêté hier mercredi par la Police judiciaire pour "concussion" : on lui reproche de percevoir indûment un salaire sans travailler. Or, Maïkoul Zodi, professeur de collège, avait sollicité auprès de son ministère une nouvelle affectation après sa démission de la CENTI, requête resté sans réponse...

Maïkoul Zodi est à la tête d’un collectif ayant mené plusieurs manifestations de rue contre le gouvernement, ces derniers mois. Sa dernière action remonte à la semaine passée. En effet, il fait partie du collectif de la société civile ayant déposé une « plainte contre X » pour réclamer une enquête judiciaire sur une affaire présumée de vente douteuse d’uranium (Uranium Gate). Son arrestation fait suite à celle, le 30 mars dernier, du journaliste et syndicaliste, Baba Alpha.

Maïkoul Zodi Maïkoul Zodi

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18 mars 2017

Gabon : Répression antisyndicale

Le gouvernement du Gabon a décidé d’interdire les activités d’une confédération syndicale d’enseignants en grève depuis des mois. Les activités de la Convention des syndicats du secteur Éducation (Conasysed) sont interdites, indique un arrêté du ministre de l’Intérieur daté de vendredi et publié samedi. “Ayant appelé à une grève illimitée depuis le 12 octobre 2016, la Conasysed s’est trouvée, par nombre de ses adhérents, impliquée dans plusieurs actions de trouble à l’ordre public, entrave à la liberté de travail, violences et voie de fait”, poursuit l’arrêté. Confédération de sept syndicats enseignants, la Conasysed est en grève depuis la rentrée scolaire, qui a débuté avec un mois de retard le 31 octobre 2016. La Conasysed dénonce des classes surchargées, exige le paiement des primes et la démission du ministre de l’Éducation.

Enseignents grévistes au Gabon Enseignants grévistes au Gabon

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10 mars 2017

Kenya : Les autorités radient les médecins grévistes

Le gouvernement kenyan a commencé à mettre en application, sa menace de radier de la fonction publique, les noms des médecins qui sont en grève depuis trois mois, pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Ainsi, sur instructions de Nairobi, les hôpitaux du pays ont commencé à licencier les médecins grévistes.

Depuis trois mois déjà, les médecins réclament une augmentation de leur salaire de 50% comme convenu dans un accord signé en 2013, mais qui n’a jamais été appliqué. Le gouvernement proposait jusque-là une hausse de 40%, et les discussions n’ont jamais aboutis à un accord. L’accord de 2013 approuvait aussi la nécessité de mieux équiper les hôpitaux, mieux financer la recherche et mieux garantir la sécurité des médecins au travail. Il limitait également le temps de travail à 40 heures par semaine. Les grévistes dénoncent également la corruption endémique dans le pays et exigent des moyens supplémentaires pour les hôpitaux publics.

Manifestation de médecins grévistes au Kenya Manifestation de médecins grévistes au Kenya

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6 mars 2017

Togo : Sanglante répression des manifestations contre la hausse du prix de l’essence

Un manifestant a été tué et plusieurs ont été blessés par balle mardi 28 février à Lomé, où des chauffeurs de taxis et taxi-motos protestaient contre la hausse des prix du carburant. On compte aussi plusieurs blessés dans les rangs des forces de sécurité. Dans la journée, la police a dispersé des chauffeurs de taxis et motos-taxis qui bloquaient plusieurs carrefours de la capitale togolaise pour protester contre la hausse d’environ 10% des prix à la pompe. Certains manifestants ont dressé des barricades de pneus et de pierres, et un bus de transport en commun appartenant à l’Etat a été incendié. Les funérailles du chauffeur tué se sont déroulées le 1er mars sous haute surveillance policière. L’état d’un des jeunes blessés par balle a empiré hier, il se trouve dans un état critique.

Le jeune Aminou, blessé par balle, dont l'état s'est empiré Le jeune Aminou, blessé par balle, dont l’état s’est empiré

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4 mars 2017

Gabon : La police agresse les grévistes du pétrole

Quand la grève a été déclenchée le 22 février sur le site de production d’Onal, la production de barils sur le site fortement diminué. Les ouvriers ont seulement laissé quelques puits fonctionner pour que les installations ne se détériorent pas. Le lendemain, vers 10 h, une cinquantaine de policiers – pour certains cagoulés – sont arrivés dans la salle de contrôle occupée par des grévistes. Ils ont fait évacuer les lieux en donnant des coups de matraque et en utilisant du gaz lacrymogène. C’est la société Maurel & Prom qui exploite le site d’Onal qui a exigé que des policiers soient envoyés sur place.

Samedi 25 février, le tribunal de Port-Gentil – saisi par Maurel & Prom – a finalement ordonné la levée de la grève. Mais le syndicat Onep a décidé de maintenir la mobilisation et envisage d’étendre la grève à l’ensemble du secteur pétrolier au Gabon.

L'intervention policière sur le site d'Onal L’intervention policière sur le site d’Onal

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1er mars 2017

Tchad : Procès des manifestants étudiants

Au Tchad, la majorité des étudiants interpellés samedi dernier, le 25 février, après avoir caillassé le cortège du ministre de l’Enseignement supérieur, ont été condamné hier par le tribunal de première instance de Ndjamena. Six sont relaxés, les autres devront passer un mois en prison parmi eux, le président de l’Union nationale des étudiants tchadiens, Richard Guelem. Le procès des 71 étudiants a repris sous très haute surveillance et à huis-clos. Mêmes les journalistes n’ont pas été autorisés à accéder la salle d’audience. Dans ces réquisitions, le procureur, qui pointe le trouble à l’ordre public, le vandalisme et l’outrage à l’autorité, a requis deux ans d’emprisonnement ferme.

Maifestants étudiants au Tchad Manifestants étudiants au Tchad

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17 février 2017

Kenya : Libération des syndicalistes médecins

Les sept représentants syndicaux des médecins kényans du service public écroués lundi (voir notre article) ont fait appel mercredi de leur condamnation à un mois de prison, en arguant que leur libération était "le seul moyen pour que les discussions salariales actuellement bloquées continuent". Le tribunal a ordonné leur remise en liberté jusqu’à la date de leur appel, le 23 février. D’ici là, ils reprendront les négociations avec le gouvernement, pour tenter de mettre fin à une grève qui paralyse les hôpitaux publics kényans depuis deux mois et demi.

Les grévistes dénoncent l'arrestation dee leurs représentants Les grévistes dénoncent l’arrestation de leurs représentants

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14 février 2017

Kenya : Sept syndicalistes emprisonnés pour n’avoir pas mis fin à une grève

Sept représentants syndicaux des médecins kényans ont été écroués lundi, après avoir été condamnés à un mois de prison pour leur rôle dans une grève qui paralyse les hôpitaux publics du pays depuis dix semaines. Les syndicalistes avaient été condamnés mi-janvier à un mois de prison avec sursis par une juge qui leur avait donné deux semaines pour annoncer la fin de la grève, faute de quoi la peine serait appliquée. La même juge a ordonné lundi leur incarcération, estimant qu’il n’y avait aucun motif de revenir sur son jugement précédent.

Les syndicalistes ont, sitôt le jugement prononcé, été menottés et conduits en prison, en passant parmi leurs partisans rassemblés devant le tribunal, pancartes en main. La grève a démarré le 5 décembre dans les hôpitaux publics. La justice a donné raison au gouvernement qui considère le mouvement illégal au motif qu’il a été enclenché alors que des négociations salariales étaient en cours. Les quelque 5.000 médecins du secteur public ont fait valoir que leur revendication principale - une multiplication de leur salaire par quatre - figurait dans un accord de négociation collective signé en 2013, mais qui n’a jamais été appliqué. Outre leurs revendication salariale, ils dénoncent la corruption des autorités kenyannes.

Manifestation des médecins Manifestation des médecins

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3 février 2017

Gabon : Menace de licenciement des enseignants grévistes

Face à la détermination des enseignants membres des syndicats du secteur de l’éducation nationale, le ministre de l’Éducation du Gabon a décidé le 30 janvier de sanctions contre les syndicalistes et autres collectifs de grévistes, allant de la suspension immédiate de solde pour les personnels absents de leur poste de travail "sans justification", à la radiation sans consultation des instances disciplinaires en cas d’abandon de poste "sans motif valable" depuis trois mois. Cette circulaire va à l’encontre des textes régissant les libertés syndicales auxquels le Gabon est tenu de respecter, notamment le droit de grève défendu par l’Organisation internationale du travail (OIT) et la loi gabonaise 18/92 sur les organisations syndicales.

La grève des enseignants au Gabon La grève des enseignants au Gabon

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