La Guardia Civil et la police nationale ont ouvert trente dossiers d’enquête contre ETA, principalement en France et en Espagne, mais s’étendant aussi à d’autres pays européens tels que la Belgique ou la Grande-Bretagne. Près de 50% de ces enquêtes sont dites “avancées” ou “très avancées”, et elles portent essentiellement sur les actions d’ETA du milieu des années ’90. Selon les forces de sécurité espagnoles, outre les etarras connus et recherchés, il y aurait vingt etarras “légaux”, c’est-à-dire des militants non repérés, qui ont participé à des actions armées, et qui, depuis “l’arrêt définitif de l’activité armée” décrété par ETA, mènent une vie normale.