La nuit du 20 juin, des slogans solidaires ont été bombés sur l’ambassade d’Italie, rue Emile Claus 28 à 1050 Bruxelles. Cette action fait suite aux lourdes condamnations qui viennent de frapper les révolutionnaires italiens arrêtés le 12 février 2007, parmi lesquels des militants pour le Parti Communiste Politico-Militaire, et à la nouvelle vague d’arrestations de militants révolutionnaires, parmi lesquels d’anciens membres des Brigades Rouges.

Bombage sur l’ambassade d’Italie à Bruxelles

Bombage sur l'ambassade d'Italie à Bruxelles

La police anti-terroriste italienne a arrêté hier à Rome et à Gênes cinq militants, dont deux anciens membres des Brigades Rouges, accusées d’avoir ‘essayé de reconstruire une formation de type Brigades Rouges, d’inspiration marxiste-léniniste, pour commettre des actions armées‘, a déclaré Lamberto Giannini, chef de la police anti-terroriste. Les policiers auraient saisis des armes (un pistolet-mitrailleur, deux pistolets et des grenades), des documents politiques et les plans du système de vidéo-surveillance du sommet du G8, prévu initialement en Sardaigne du 8 au 10 juillet à La Maddalena (à la suite du tremblement de terre de L’Aquila, le gouvernement italien a décidé d’y transférer symboliquement le G8). Selon Lamberto Giannini, l’enquête, qui a duré plus de deux ans, ‘a été très difficile car avec ses précédents de lutte armée, ce réseau utilisait des méthodes de prudence et de sécurité très importantes‘.

Ont été arrêtés Luigi Fallico, 57 ans, un ancien militant de l’Union des Communistes Combattants (une organisation née des BR après la scission de 1982), Gianfranco Zoia, ancien membre de la colonne gênoise des BR (55), Benjamino Vincenzi (38), Bruno Bellomonte, militant de la gauche indépendantiste sarde (60), et Riccardo Porcile (39).