Umer Khalid, l’un des prisonniers de Palestine Action détenu à la prison de Wormwood Scrubs pour une action sur une base aérienne britannique, a entamé une grève de la soif après treize jours de grève de la faim pour protester contre la sévérité de son incarcération (voir notre article). Cette escalade critique, qui met sa vie en danger immédiat, a finalement contraint l’administration pénitentiaire à entamer des négociations formelles après des semaines de refus. Bien que la directrice de la prison ait promis une amélioration de ses conditions de détention et une surveillance médicale continue, la situation reste alarmante pour Khalid, qui fait face à une détention provisoire de 18 mois avant son procès prévu en 2027, dépassant largement les limites légales standards.

Par ailleurs, les initiatives se développent pour exiger sa libération et celle des 33 prisonniers pro-palestiniens détenus dans les prisons britanniques. A Bruxelles, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled le dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Le gouvernement britannique a annoncé la création d’un nouveau service national de police, le National Police Service (NPS), présenté comme un « FBI britannique », chargé des enquêtes antiterroristes, antifraude et de lutte contre la criminalité grave et complexe. Cette nouvelle force regroupera des missions aujourd’hui réparties entre plusieurs agences, dont l’Agence nationale contre la criminalité (NCA) et des unités régionales, et récupérera aussi les enquêtes antiterroristes jusque-là pilotées par la police de Londres. Selon la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, cette réforme vise à adapter le maintien de l’ordre aux menaces modernes, à renforcer l’efficacité nationale et à permettre aux polices locales de se concentrer davantage sur la délinquance du quotidien.

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Le vendredi 23 janvier 2026, au quatorzième jour de sa grève de la faim, le prisonnier politique Umer Khalid a entamé une grève de la soif après avoir été placé en cellule d’isolement sans téléphone à la prison HMP Wormwood Scrubs. Lié à l’organisation Palestine Action désormais interdite (voir notre article), il est en détention provisoire depuis six mois pour une intrusion sur la base aérienne de Brize Norton. Il est désormais soumis à une surveillance continue 24h/24 et n’est plus autorisé à s’associer aux autres prisonniers, bien qu’il ait finalement obtenu une cellule équipée d’un téléphone après avoir défendu ses droits. Par cette action, il dénonce le silence et l’inaction du gouvernement face à ses revendications et celles de ses co-accusés (voir notre article), affirmant dans une déclaration : « Le gouvernement savait que cela allait arriver. Depuis deux semaines, nous sommes témoins de leur soif de sang à travers leur silence. […] Je ne suis pas suicidaire. Je ne suis pas un extrémiste. Je porte un amour intense pour mes co-accusés, pour les prisonniers politiques partout dans le monde, et pour toute l’humanité ».

Alors que les actions de soutien se multiplient au Royaume-Uni, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled ce dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Umer Khalid, actuellement au 12ème jour de sa grève de la faim, dénonce un durcissement de ses conditions de détention et menace d’entamer une grève de la soif ce samedi si aucune négociation n’est engagée. Ses revendications incluent la fin de la censure, sa libération immédiate sous caution, la réouverture de l’enquête sur Gaza et la levée de l’interdiction de Palestine Action. Alors que plusieurs de ses codétenus (Kamran, Heba, Jon, etc.) ont cessé leur mouvement et entamé une phase de réalimentation sous surveillance médicale (voir notre article), Umer appelle à intensifier les actions de blocage contre les usines d’armement et les bâtiments gouvernementaux pour briser le silence médiatique entourant sa situation.

Dans la nuit du 12 au 13 janvier 2026, le siège bruxellois de Sodexo-Pluxee, multinationale gérant plusieurs prisons privées au Royaume-Uni, a été visé par une action militante dénonçant son rôle dans l’incarcération de prisonniers politiques pro-palestiniens, dont l’un d’entre eux est toujours en grève de la faim (voir notre article). Boîte aux lettres endommagée, graffitis et affiches appelant au boycott de Sodexo ont été apposés en solidarité avec les membres de Palestine Action incarcérés, organisation classée « terroriste » après des actions contre l’industrie de l’armement liée à Israël (voir notre article).

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Après respectivement 73, 66 et 53 jours de grève de la faim, les prisonniers pro-palestiniens Heba Muraisi, Kamran Ahmed et Lewie Chiaramello ont mis fin à leur mobilisation, suite à l’annulation par le gouvernement britannique d’un contrat de 2 milliards de livres avec Elbit Systems, le principal fabricant d’armes israélien. La grève a aussi permis des avancées sur les conditions carcérales et l’accès à l’information pour les prisonniers, révélant au grand jour la répression politique exercée par l’État britannique et mobilisant un large soutien populaire. Débutée le 2 novembre dernier (voir notre article), cette action avait été entreprise pour dénoncer le rôle d’Elbit Systems dans le génocide et la colonisation en Palestine tout comme la complicité du Royaume-Uni mais aussi exiger la libération des 33 prisonniers politiques pro-palestiniens détenus dans les prisons britanniques et exiger la fin de la criminalisation du mouvement d’action directe Palestine Action. Le combat continue pour le dernier gréviste de la faim, Umer Khalid.

Lundi 12 janvier à 20h30, devant le consulat britannique (avenue d’Auderghem, 1040 Bruxelles), un rassemblement d’urgence est organisé en soutien aux 33 prisonniers pro-palestiniens détenus au Royaume-Uni, et en particulier aux grévistes de la faim Heba Muraisi, Kamran Ahmed et Lewie Chiaramello. Alors qu’ils jeûnent respectivement depuis 71, 64 et 50 jours, les appels et les actions se multiplient pour exiger leur libération, notamment à Paris et à Toulouse (voir ici). De même, d’anciens grévistes de la faim d’Irlande, de Palestine et de Guantánamo ont lancé un appel exhortant le gouvernement britannique à agir immédiatement pour sauver la vie des prisonniers de Palestine Action (voir ici). Ils soulignent en particulier : « Nous ne pouvons oublier ce que représentent aujourd’hui les grévistes de la faim. Ils représentent la Palestine. Ils représentent le démantèlement de l’infrastructure militaire qui tue les Palestiniens. Ils représentent la fin du régime d’apartheid mis en place par le gouvernement israélien. Ils sont solidaires des prisonniers palestiniens. Ils représentent la libération totale de la Palestine, de la mer au Jourdain. »

Le collectif britannique Bash Back, engagé dans la défense des droits des personnes trans, a rendu publiques des données confidentielles concernant les donateurs de la Free Speech Union, une organisation fondée pour défendre la liberté d’expression face aux sanctions professionnelles ou judiciaires. Ces révélations mettent en évidence des soutiens financiers à des campagnes juridiques associées à des figures transphobes notoires. Les informations divulguées font apparaître des contributions importantes provenant d’individus fortunés et de personnalités publiques, ravivant les débats sur la transparence, le respect de la vie privée et le rôle de l’argent dans la diffusion et la légitimation de discours transphobes.

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Plusieurs détenus incarcérés en raison de leur engagement contre le génocide en Palestine poursuivent une grève de la faim dans des prisons britanniques, avec des conséquences préoccupantes sur leur santé. Heba, après 66 jours de jeûne à la prison de New Hall, présente des signes de détresse respiratoire et une faiblesse physique extrême. Kamran, qui dépasse les 55 jours de grève, a été hospitalisé à plusieurs reprises pour des troubles cardiaques, des pertes d’audition et des vertiges. Lewie Chiaramello poursuit également son action après plus de 40 jours. Parallèlement, T Hoxha a interrompu son jeûne après avoir obtenu des garanties sur ses conditions de détention, notamment le traitement d’un arriéré de courrier et la tenue d’un entretien avec l’unité JEXU (Joint Extremism Unit). D’autres participants, comme Amu, Jon, Qesser et Umer, ont également suspendu leur mouvement tout en maintenant leurs revendications initiales, visant la complicité britannique avec le principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems et dénonçant la criminalisation de Palestine Action et de ses soutiens.

Un document interne de la police antiterroriste britannique suggère que de nombreux manifestants arrêtés après l’interdiction de Palestine Action l’ont été à tort. Daté du 28 août 2025, ce guide tactique de sept pages précisait que des actions comme brandir un dessin de Private Eye ou tenir des pancartes avec des messages tels que « Genocide in Palestine, Time to Take Action » ne devaient pas constituer un motif d’arrestation (voir notre article). D’autres formes de protestation, comme afficher des slogans Palestine Action à domicile ou porter des t-shirts humoristiques, étaient également jugées acceptables. Pourtant, depuis l’interdiction du groupe en juillet (voir notre article), plus de 2 000 personnes ont été arrêtées pour soutien présumé au groupe, dont certaines selon le guide n’auraient pas dû l’être. Ce document, jusqu’ici tenu secret et obtenu via une procédure judiciaire, révèle la confusion des forces de l’ordre et souligne le manque de transparence du gouvernement sur l’application de l’interdiction.

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