Une nouvelle offensive a été lancée contre le Rojava démocratique, cette fois par l’armée et les forces de sécurité du nouveau gouvernement islamiste de Damas. Les forces gouvernementales syriennes ont pris le contrôle des quartiers kurdes d’Alep la semaine dernière, puis ont pénétré samedi matin dans la ville de Deir Hafer, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alep, sur la rive occidentale de l’Euphrate. À ce moment-là, un accord de cessez-le-feu était intervenu, patronné par les États-Unis, mais cet accord a été violé et les forces gouvernementales, lourdement appuyées par la Turquie (au moyen de frappes de drones), ont attaqué et pris la ville de Tabka, la dernière ville liée à l’administration autonome démocratique du Nord-Est syrien à l’ouest de l’Euphrate et défendue par les Forces démocratiques syriennes. Les forces islamistes ont ensuite franchi l’Euphrate à Deir ez-Zor et progressé dans les gouvernorats de Raqqa et de Deir ez-Zor, largement évacués par les FDS, qui se sont retranchées dans les gouvernorats de Hassaka et du Jazira. La progression des forces de Damas a été facilitée par le soulèvement armé, dans le dos des Forces démocratiques syriennes, de forces djihadistes et de forces tribales. La ville de Kobané et ses environs sont isolés du reste du Rojava. L’armée de Damas approche de la grande ville de Hassaka, que les FDS semblent résolues à défendre (photo : des défenseurs de Hassaka).