À Budapest, la police hongroise a interdit l’ensemble des rassemblements antifascistes prévus le 14 février contre le « Tag der Ehre » (Jour de l’Honneur), marche annuelle de néonazis glorifiant les SS, la Wehrmacht et des collaborateurs hongrois, pourtant permise par les autorités. Sont également proscrites les initiatives commémoratives, dont une cérémonie au mémorial des Juifs assassinés sur les rives du Danube avec une survivante d’Auschwitz. Cette décision intervient dans un climat politique tendu, marqué par la condamnation en première instance de l’antifasciste non binaire Maja T. à huit ans de prison et par la qualification de « terrorisme » appliquée à l’« Antifa » par le gouvernement de Viktor Orbán.