Ce samedi, le bourg de Callac était cerné par plus de 200 membres des forces de l’ordre: Vérification des identités, fouille des coffres en prévision des deux manifestations opposées. L’une de 600 personnes, sous la bannière « Bretagne ouverte et solidaire » en faveur de l’accueil des réfugiés, l’autre de 350 personnes à l’appel du parti d’Éric Zemmour avec plusieurs manifestants ouvertement néo-nazis arborant le drapeau de l’European Brotherhood. Un cortège d’environ 200 antifascistes, certains cagoulés et masqués, a tenté de venir au contact des fascistes. Ils ont été repoussés à plusieurs reprises par les gendarmes mobiles, qui ont usé de grenades lacrymogènes dont le gaz irritant a nappé tout le bourg pendant de longues minutes. Plus tard, alors que les manifestants se dispersaient, un groupe de fasciste a à son tour cherché l’affrontement. Ils ont été contrés, à plusieurs reprises, dans leurs tentatives d’avancées par les gendarmes.

Un rassemblement avait été organisé hier samedi à Rennes par les fascistes de « Reconquête » qui voulaient récupérer politiquement l’affaire du meurtre de la petite Lola. Une contre-manifestation a également eu lieu dans dans l’après-midi, sans incident. Par contre, des affrontements ont eu lieu vers 21 h environ place Sainte-Anne entre plusieurs dizaines de fascistes et d’antifas. Au cours de la bagarre entre les deux groupes, deux fascistes ont été blessés, selon les autorités, et prises en charge par les pompiers. Sur place, les forces de l’ordre ont également été prises à partie et ont essuyé des jets de projectiles.

Pablo Hasél rappeur catalan incarcéré depuis février 2021 pour avoir critiqué ouvertement la royauté, l’état, la police et l’armée. Condamné au préalable à 9 mois de prison, Pablo se retrouve chargé de multiples condamnations qui prolongeront sa détention de 2 ans et 6 mois.  Et depuis le début de l’année 2022, les procès se multiplient en Espagne contre les soutiens qui avaient revendiqué sa libération. Le mois passé, le porte parole de Pablo Hasel a expliqué qu’en plus du harcèlement et de la répression particulière qu’il subit depuis 19 mois, l’accès a toute pratique artistique lui a été interdite, comme la compilation de soutien. Officiellement libérable en mars 2023, Pablo pourrait voir sa peine de prison prolongée jusque en 2030.
Dans l’élan de solidarité internationale avec Pablo, une compilation musicale regroupant 36 artistes et groupes internationaux a vu le jour, suite à une initiative française de « Cédric Perez AKA Ced’ (La Ligue des MC Révolutionnaire) » qui a son tour créera un collectif international. En Belgique des CD et K7 sont imprimés par les Liégeois de « Prolétaire prod  » et du  » F.S.A.R « . Dans plusieurs pays des dates de concerts de soutien s’organisent. Une soirée de diffusion de la compile musicale se tiendra au Sacco-Vanzetti, dans une ambiance conviviale, avec information sur la situation actuelle et les événements a venir en soutien à Pablo Hasél en présence de membres du groupe Atomes d’Intifada ayant participé à la compil.
Ce vendredi 14 octobre au Sacco-Vanzetti, 54 chaussée de Forest (métro Porte de Hal)
Pablo Hasel

Pablo Hasel

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Les membres de la National Straight Pride Coalition, une organisation ouvertement raciste, avait organisé une manifestation devant ne clinique d’avortement à Modesto, en Californie, pour faire interdire l’IVG. Rejoint par les fascistes de Proud Boys, ils se sont cependant heurtés à des contre-manifestants nettement plus nombreux. La police s’est interposée et s’est affrontée aux contre-manifestants, tirant des « pepper balls » (des capsules de plastique qui cassent l’impact, dégageant un nuage de poivre en poudre) et des « bean bags » (sorte de balles en caoutchouc). Trois personnes ont été arrêtées pour « non-dispersion », deux fascistes et un antifa. L’année passée, le même rassemblement avait entrainé les mêmes affrontements.

Plus de 50 réunions ont été enregistrées à Berlin pour les 8 et 9 mai pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale. La police de Berlin y a interdit par décret les drapeaux et symboles de l’Union soviétique. Ce décret de la police de Berlin date du 4 mai, est s’appliquera du 8 mai à 6 heures du matin au 9 mai à 22 heures. Sont concernés 15 mémoriaux, sites commémoratifs et bâtiments historiques où les survivants de l’Holocauste et de la guerre d’extermination et leurs proches ainsi que les opposants au fascisme et à la guerre tiennent traditionnellement des rassemblements.

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Ce matin, la police a arrêté et placé en garde à vue quatre lycéen.ne.s et étudiant.e.s mobilisés contre l’extrême-droite pendant l’entre-deux tours. Suite à un appel unitaire, de nombreux soutiens syndicaux, politiques et associatifs se sont rassemblés devant le commissariat de Grenoble ce soir à partir 19h pour exiger leur libération.

Depuis mercredi, des milliers d’étudiants antifascistes se mobilisent à Paris, Nancy ou Reims, pour protester contre le résultat du premier tour de l’élection présidentielle et alerter sur les questions écologiques et sociales. Une partie des étudiants qui occupaient la Sorbonne, dans le centre de Paris, avaient quitté les bâtiments de l’université jeudi en début de soirée tandis que d’autres étaient restés sur place. A quelques rues de là, à Sciences Po Paris, des étudiants ont bloqué jeudi l’entrée de l’école. Des banderoles indiquaient: « Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers » ou « Non à l’extrême droite ». Quelques heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène, et les étudiants place de la Sorbonne. Les manifestants tentaient d’empêcher la mise en place de barrières en métal autour de la faculté alors qu’un important dispositif policier s’est déployé vers midi tout autour du bâtiment. La Sorbonne a été évacuée par ses occupants en fin de soirée.

Des membres présumés du Gale – groupe antifasciste Lyon et environs – s’étaient vus notifier le lancement de la procédure de dissolution de leur groupe mi-mars. Leurs avocats ont envoyé en vain leurs observations contradictoires lundi. Le groupe a été dissous mercredi après-midi en conseil des ministres. Le Gale était dans le collimateur du ministère de l’Intérieur depuis plusieurs mois déjà pour avoir fait des déclarations contre les forces de répression et avoir relayer sur les réseaux sociaux le mot d‘ordre de plusieurs mouvements écologistes lançant un « ultimatum » au géant pharmaceutique et agrochimique allemand Bayer, dont le siège français est à Lyon, lui enjoignant de faire ses « cartons ». Des élus de droite avaient dénoncé des « menaces » et appelé à la dissolution du mouvement. Il s’agit de la troisième procédure de dissolution contre des groupes de gauche, annoncée en à peine quelques semaines par le gouvernement français. Le média Nantes Révoltée est ainsi la cible d’une tentative de dissolution tandis que le Collectif Palestine Vaincra a quant à lui déjà été dissous (voir notre article).

 

Jeudi 17 mars, des membres présumés du Groupe Antifasciste Lyon et Environs (GALE) se sont vus remettre des documents les avisant du déclenchement d’une procédure de dissolution à l’encontre de ce groupe. La veille, des antifascistes avaient été suivi.es dans la rue jusqu’à leur domicile et leur travail, harcelé.es au téléphone par la police lyonnaise qui est venue sonner et tambouriner à leurs portes très tôt le matin et à plusieurs reprises dans la journée.

Cette procédure de dissolution utilise comme prétexte la diffusion par la GALE du Lyon Antifa Fest montrant notamment des slogans anti-police lors d’un concert, ainsi que le relais, quelque mois plus tard d’un appel du mouvement « Les Soulèvements de la terre » à assiéger Bayer-Monsanto le 5 mars à Lyon. Il s’agit de la troisième procédure de dissolution contre des groupes de gauche, annoncée en à peine quelques semaines par le gouvernement français. Le média Nantes Révoltée est ainsi la cible d’une tentative de dissolution tandis que le Collectif Palestine Vaincra a quant à lui déjà été dissous (voir notre article). Plus d’infos ici.

La police a affronté vendredi des manifestants antifascistes masqués et cagoulés devant un hôtel accueillant une réunion internationale d’organisations d’extrême droite. Cette réunion de représentants du parti espagnol Vox et de groupes d’extrême droite de Colombie, du Pérou, de Cuba, du Venezuela et du Chili, a attiré une contre manifestation. Les antifas ont jeté des pierres et des poubelles sur l’hôtel accueillant le « Forum de Madrid », se heurtant à la police anti-émeute postée à l’extérieur qui a tiré des grenades assourdissantes. De nombreuses vitres de l’hôtel ont été brisées et la police a arrêté plusieurs manifestants. Un des thèmes déclarés du Forum de Madrid était précisément de « lutter contre le communisme » en Amérique latine.