Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Vendredi 8 novembre, la police antiterroriste grecque a mené une opération d’envergure. Elle a effectué une descente dans 13 maisons et emmené 15 personnes pour les interroger. Selon les médias grecs, deux militants anarchistes ont par la suite été arrêtés et accusé d’avoir mené des “actes de terrorisme”, d’avoir été en possession d’explosifs, d’avoir enfreint la loi sur les armes et d’avoir falsifié des documents officiels. Une militante a également été arrêtée et accusée de violation de la loi sur les armes. La police antiterroriste est à la recherche d’une quatrième personne. Une des personnes arrêtées aurait, selon la police, été emprisonnée en 2010 pour son appartenance à Lutte Révolutionnaire et aurait été libérée en février 2018.

La police prétend avoir trouvé différentes armes dans les maisons perquisitionnées (5 Kalachnikov, 4 grenades à main avec des charges de gaz CS, 17 détonateurs, dont 9 télécommandés, ainsi que divers explosifs). Elle prétend également que l’examen balistique des armes aurait montré qu’une Kalachnikov avait été utilisé lors d’une attaque que le groupe d’Autodéfende Révolutionnaire avait revendiquée. Un des anarchistes arrêté nie les accusations mais rappelle qu’il continuera à lutter fermement contre l’état et le pouvoir, à l’extérieur ou à l’intérieur des prisons.

Une des Kalachnikov prétendument saisie par la police

Une des Kalachnikov prétendument saisie par la police

Dossier(s): Grèce Tags: , , ,

La direction du centre de détention de haute sécurité Şakran dans la province occidentale de la Turquie, İzmir, a imposé des sanctions disciplinaires à 57 prisonniers politiques pour avoir protesté contre l’invasion de la Turquie au Rojava. Les prisonniers ont été condamnés à l’isolement pendant onze jours suite à leur résistance. La direction de la prison a également ouvert des enquêtes contre les prisonniers accusés de “propagande en faveur d’une organisation terroriste”. Ces sanctions ont été rendues publiques par Fatma Cığ, mère du prisonnier Hüseyin Cığ, qui est détenue sur Şakran. Elle déclare que les prisonniers politiques kurdes, ont fait l’objet de sanctions disciplinaires arbitraires de manière continue, particulièrement  depuis la grève de la faim très suivie, qui protestait au printemps contre l’isolement du représentant kurde Abdullah Öcalan.

sansctions pour des prisonniers kurdes accusés de soutenir le Rojava

sansctions pour des prisonniers kurdes accusés de soutenir le Rojava

Dossier(s): Turquie-Kurdistan Tags: ,

Mardi 29 octobre, des centaines de manifestant·e·s pour le climat ont tenté d’empêcher la tenue d’une conférence internationale sur l’exploitation minière à Melbourne en bloquant l’entrée du site. Cinquante personnes ont été arrêtées (la plupart pour entrave à la circulation) et au moins quatre hospitalisées après des affrontements avec la police. Dans plusieurs vidéos, on peut voir les policiers gazer les manifestant·e·s avec du spray au capsicum et les frapper avec leurs matraques. Le vice-Premier ministre Michael McCormack a exhorté les médias à ne pas couvrir les manifestations.

Blocage d'une conférence internationale sur l'exploitation minière à Melbourne

Blocage d’une conférence internationale sur l’exploitation minière à Melbourne

Hier samedi à Lannemezan, plus de 500 personnes ont manifesté devant les portes de la prison où est enfermé Georges Abdallah. Un record de mobilisation ! Le Collectif Palestine Vaincra, le Secours Rouge International (sections belge, italienne et suisse), les Revolutionäre Jugend Zürich et de nombreuses organisations françaises étaient présents. Vendredi, une soirée de soutien organisée par le Collectif Palestine Vaincra avait réuni 120 personnes à Toulouse. Georges Abdallah, communiste libanais et combattant pour la Palestine, entamera sa 36e année de prison dans quelques jours.

Manifestation pour la libération de Georges Abdallah à Lannemezan

Mardi 15 octobre au soir, Jock Palfreeman a été libéré du centre de détention pour immigrants de Busmantsi à Sofia où il a passé près d’un mois après sa libération conditionnelle (voir notre article). Cette libération intervient suite à une récente décision judiciaire ordonnant expressément sa libération du centre. Jock Palfreeman  n’est cependant toujours pas libre de quitter la Bulgarie: les autorités ont confisqué son nouveau passeport australien et il doit se présenter à la police une fois par semaine jusqu’à la levée de l’interdiction de quitter le pays. Accusé du meurtre d’un néo-nazi, Jock Palfreeman a toujours affirmé qu’il avait agi en légitime défense ce que confirme une vidéo de l’affrontement prise par une caméra de sécurité et récemment publiée par son avocat, Kalin Angelov.

Jock Palfreeman à sa libération

Jock Palfreeman à sa libération

Lundi 7 octobre, la cour suprême de cassation de Bulgarie a suspendu l’audience qui doit décider de la révocation ou non de la libération conditionnelle de Jock Palfreeman. Les trois juges ont maximum deux mois pour rendre leur jugement. Il y a deux semaines, la libération conditionnelle en appel a été accordée à Palfreeman. Le procureur général a cependant adressé au tribunal une requête extraordinaire et illégale demandant l’annulation de sa libération (voir notre article). Jock Palfreeman, qui est de nationalité australienne, reste donc détenu dans un centre de détention pour immigré·e·s près de Sofia, dans l’attente du jugement. Il est possible de soutenir Jock en participant à un crowdfunding.

Free Jock

Vendredi 27 septembre, aux alentours de 21 heures, un groupe de six à huit personnes cagoulées et habillées en noir a mené une action contre la prison de Nancy-Maxéville. Les militant·e·s ont endommagé la vitre de sécurité de la prison à coups de marteau (une vitre supposée résister aux impacts de balle) et tagué le mur du centre pénitentiaire avec les mots “Feu aux prisons” et “ACAB”. Le groupe a également essayé d’abîmer le poste de surveillance de la porte d’entrée. Des pneus ont été incendiés et un fumigène a été jeté pour faire un écran de fumé lors de l’action.

Attaque de la prison de Nancy-Maxéville par un groupe anticarcéral

Attaque de la prison de Nancy-Maxéville par un groupe anticarcéral

 

Dossier(s): France - Autres sujets Tags: ,

Lundi 23 septembre, la garde civile catalane a mené une vaste opération, comprenant 500 agents de police appuyés par deux détachements expressément venus de Madrid,  pour arrêter 9 militant·e·s indépendantistes catalan·e·s. Ces militant·e·s sont  soupçonnés de « se préparer à perpétrer des actions violentes ». Des perquisitions ont également été menées au cours desquelles la police prétend avoir trouvé « du matériel et des substances considérées comme pouvant servir à la confection d’explosifs » (parmi les objets confisqués, on compterait des masques, des lacets, du matériel pyrotechnique de festival et des sifflets).

Ces arrestations ont été ordonnées par l’Audience nationale (haut tribunal madrilène spécialisé dans les affaires de terrorisme) dans le cadre d’une enquête lancée il y a un an et demis et dirigée contre les Comités de défense de la république (CDR). Ces derniers ont lancé plusieurs rassemblements de soutien aux prisonnières et prisonniers dans différentes localités. Le rassemblement le plus massif s’est déroulé à Sabadell et a rassemblé plus de 3000 personnes. Un autre rassemblement de 1000 personnes s’est également tenu à Barcelone devant la caserne de la garde civile où au moins deux des détenus ont été transférés au cours de la journée.

Rassemblement de soutien aux 9 prisonniers indépendantistes catalans à Sabadell

Rassemblement de soutien aux 9 prisonniers indépendantistes catalans à Sabadell

Dossier(s): Espagne Tags: , , ,

Vendredi 13  septembre, une manifestation en solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim se tiendra à partir de 16h30 à la la gare de Bruxelles central (Carrefour de l’Europe, 2, 1000 Région de Bruxelles-Capitale).

Ce rassemblement vise à soutenir la grève menée par de nombreux prisonniers palestiniens contre les mesures de détention administratives (les emprisonnements arbitraires par l’Etat Israélien de palestiniens). Le premier d’entre eux, Hudaifa Halabiyeh est en grève depuis le 1er juillet, soit depuis plus de deux mois (voir notre article).

Plus d’infos ici

Bruxelles - Rassemblement en solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim

Bruxelles – Rassemblement en solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim

Mercredi 21 août au soir, la section pénitentiaire du Front Populaire pour la Libération de la Palestine a annoncé qu’un certain nombre de prisonniers palestiniens se mettraient en grève de la faim pour 3 jours dès le lendemain pour soutenir Huzaifa Halabiya et ses camarades grévistes de la faim (voir notre article). Huzaifa Halabiya est en grève de la faim depuis 53 jours contre son emprisonnement sans inculpation ni jugement sous le régime de la détention administrative israélienne. Huit prisonniers sont actuellement en grève de la faim et près de 50 autres ont déjà participé à des grèves de solidarité dans les prisons israéliennes.

Lors du lancement de la grève, des manifestations étaient prévues dans toute la Palestine occupée, notamment une manifestation à Gaza dans les bureaux du Haut-Commissaire aux droits de l’homme et une manifestation devant la prison d’Ofer. À Eizariya et à Abu Dis à Jérusalem, les deux villes ont assisté à une grève générale des commerçants visant à soutenir Halabiya et un autre prisonnier Ismail Ali, tous deux originaires de la région. La grève générale a fait suite à une manifestation de mercredi soir qui a rassemblé des centaines de personnes. Cette manifestation a été durement réprimée par les forces d’occupation qui ont fait usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de balles en métal recouvert de caoutchouc.

Plus d’infos ici.