Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Ce vendredi 20 septembre, c’était le troisième anniversaire de l’occupation du squat “Spirou Trikoupi 17», qui hébergeait des réfugiés au cœur d’Exarcheia, et qui avait été évacué le lundi 26 août  par un raid policier massif (voir notre article). Pour cette occasion, une manifestation a défié la loi «militarisée» imposée à Exarcheia et, prenant les brigades de la police anti-émeute par surprise, elle a réussi à pénétrer dans le bâtiment qui avait été muré. Les manifestants l’ont symboliquement réoccupé, accrochant sur sa façade une immense banderole portant l’inscription «No Pasaran», allumant des fusées éclairantes et tirant des feux d’artifice. De nombreuses personnes solidaires se sont rassemblées devant l’immeuble. La manifestation a ensuite quitté l’endroit, prenant les forces de police de vitesse.

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La réoccupation du Spirou Trikoupi 17

 

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Journée de manifestations et d’affrontements à Paris avec l’Acte 45 des Gilets jaunes et la grande manifestation climat. La journée de mobilisation a démarré place de la Madeleine, où les forces de l’ordre ont dispersé environ 300 personnes. Des manifestants ont également été bloqués dans le quartier de la gare Saint-Lazare. C’est ensuite autour des Champs-Elysées que la situation s’est tendue, avec des charges des forces de l’ordre et des manifestants qui ont renversé poubelles et barrières. Des slogans antipolice et anticapitalistes ont été entendus. Là encore, chaque attroupement était encerclé et dispersé. Dans le quartier des Champs-Elysées quadrillé par les forces de l’ordre, des touristes interloqués se sont régulièrement retrouvés pris dans le flot des personnes dirigées par la police hors du périmètre. A la mi-journée, déjà plus de cent personnes avaient été interpellées.

A 14h30, de nombreux militants se sont réunis aux abords du jardin du Luxembourg pour la marche pour le Climat qui a réuni entre 15.000 et 50.000 personnes. Mais les policiers sont intervenus à partir de 15H00 pour tenter de  disperser un black bloc, en faisant usage de gaz lacrymogènes et de lanceurs de balle de défense. Les policiers ont même  projeté sans sommation plusieurs grenades de désencerclement dans le cortège. Des poubelles et des scooters ont été incendiés sur le boulevard, entraînant une riposte musclée des forces de l’ordre, qui ont fait reculer les manifestants, scindant en deux la marche. Peu avant 16H00, Greenpeace et Youth For Climate ont appelé à quitter la manifestation parisienne à cause des violences. Les dégâts sont nombreux (une banque a notamment été attaquée).  7.500 policiers et gendarmes avaient été déployés à Paris ce samedi. Au total, 163 personnes ont été interpellées, 395 verbalisées et 99 placées en garde à vue.

Depuis quelques jours, les autorités algériennes procèdent à des nombreuses arrestations de manifestants ou de figures du mouvement populaire. Le but recherché est d’affaiblir un mouvement populaire qui ne perd rien de sa vigueur. Ainsi l’arrestation spectaculaire du militant politique Karim Tabbou, survenue la semaine dernière, quelques heures seulement après un discours musclé du chef d’état-major de l’armée. La réponse des Algériens ne s’est pas fait attendre : ils se sont mobilisés pour condamner ces arrestations suivies d’emprisonnement. Hier encore, plusieurs manifestants ont été arrêtés dès le début de la marche des étudiants. Ce qui n’a pas empêché une forte mobilisation. En effet, comme vendredi dernier, des milliers d’étudiants et de citoyens sont sortis manifester pour dire non à l’élection présidentielle et pour insister sur le rejet du système.

Arrestation en Algérie

 

Au moins 20 travailleurs du prêt-à-porter ont été blessés dimanche dans des affrontements avec les forces de l’ordre dans la zone industrielle de Kanchpur, à Sonargaon upazila, à Narayanganj. Les travailleurs d’une usine de la société Opex et du groupe Sinha avaient tenté de bloquer l’autoroute voisine en exigeant le paiement de leurs arriérés, l’arrêt de licenciements abusifs, et une augmentation de salaire. Ces travailleurs se sont heurtés à la police qui a tenté de les chasser de la route. Ils ont lancé des briques sur les forces de l’ordre, essuyant des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Au moins 20 travailleurs ont été blessés. Des policiers supplémentaires avaient été déployés dans la région.

Les affrontements de Narayanganj

De nouveaux affrontements ont émaillé des manifestations interdites à Hongkong dimanche soir, la police ayant eu recours aux lacrymogènes et canons à eau contre des militants qui jetaient des pierres et des cocktails Molotov. Des dizaines de milliers de personnes avaient bravé l’interdit pour descendre à nouveau dans les rues et se répandre dans les artères du centre de l’île. Le rassemblement a tourné à l’affrontement entre policiers et manifestants radicaux qui tentaient de s’en prendre au complexe abritant le siège de l’exécutif, entouré de barrières. Avant de battre en retraite devant les policiers anti-émeutes, certains manifestants avaient monté des barricades, allumé des feux. Des projets de manifestations ou de grèves pour les semaines à venir se multiplient en ligne, à l’approche de deux anniversaires hautement symboliques : le 28 septembre pour marquer les cinq ans du début du «Mouvement des parapluies» de 2014, et le 1er octobre pour l’anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.

Les affrontements de ce dimanche

 

Pour la grande manifestation de l’Acte 44, ce samedi 14 septembre à Nantes, les organisateurs annonçaient un défilé festif, dynamique, et populaire, dans un esprit de convergence des luttes. Pendant plusieurs semaines, un homard en papier mâché, à la façon des chars de carnaval, était préparé patiemment. La figure en carton de deux mètres d’envergure devait s’installer en tête du défilé, allusions aux dépenses somptuaires de François De Rugy. Samedi midi, alors que le homard était transporté en direction de la manifestation, pas moins de 15 agents de la BAC, cagoulés et très énervés ont encerclé le camion et ses occupants. Et en renfort, une compagnie de policiers en tenue anti-émeute.  Après avoir détruit la sculpture en papier, les agents ont fouillé, molesté et arrêté les personnes présentes. Clefs de bras, brimades, et menaces du genre : « on va te faire fermer ta gueule ». 3 personnes ont été enlevées , sans motif, et emmenées en cellule. Le véhicule a été saisi, en dehors de toute procédure, par les autorités.

Et ce n’est pas fini. Le lendemain, les gardes à vue des trois personnes arrêtées ont été prolongées sur ordre du parquet ! 48H enfermées en cellule pour un homard en papier. Pire : hier après-midi, les autorités faisaient savoir qu’elles voulaient les poursuivre pour “association de malfaiteurs”, une qualification prévue à l’origine pour le grand banditisme. Deux personnes trouvées plus tôt dans la matinée avec des parapluies seraient aussi concernées par ces poursuites délirantes. 3 personnes risquent donc de passer en procès aujourd’hui pour avoir transporté un homard en papier mâché après avoir passé deux jours enfermées.

Le fameux homard

 

Pour l’Acte 44 des Gilets Jaunes, la ville de Nantes avait été choisie comme point de rassemblement national où plus de 5000 personnes ont défilées (1800 selon la préfecture). C’est dans cette ville qu’est mort Steve Maia Caniço (voir notre article). Dans le cortège, des pancartes « Justice pour Steve, ni oubli ni pardon » et contre les violences policières étaient brandies. À 18 heures, trente personnes avaient été placées en garde à vue, selon la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP). Au total, quatre membres des forces de l’ordre ont été blessés. Vingt-deux cocktails molotov et dix mortiers ont été découverts à proximité du point de rassemblement et une centaine de parapluies et un extincteur ont été saisis, selon la police. Les manifestants s’étaient rassemblés vers midi pour un pique-nique place Général-Mellinet, à 14 heures, d’où ils sont partis pour rejoindre le centre. Là, les heurts ont commencé et la police a fait usage de grenades lacrymogènes et d’un canon à eau.

À Paris, environ 500 personnes, encadrées de près par les forces de l’ordre, ont défilé. À l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne), une centaine de « gilets jaunes » ont manifesté en début d’après-midi contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), qui gère les aéroports d’Orly et Roissy. On a comptabilisée également dans les grandes villes de France : environ 400 manifestants à Lyon, plusieurs centaines à Toulouse, 200 à Marseille, 200 à Montpellier et 150 à Bordeaux.

Gilets Jaunes Acte 44 à Nantes

Au moins 55 Palestiniens ont été blessés vendredi après-midi lors d’affrontements avec des soldats israéliens stationnés à la frontière à l’est de la bande de Gaza. Parmis eux, 29 ont été touchés par des balles réelles. Deux femmes font partie des victimes. Plus tôt dans la journée de vendredi, environ 5 000 manifestants se sont rassemblés dans l’est de la bande de Gaza, à l’appel du Haut Comité national pour la Grande Marche du Retour et pour briser le siège israélien. Les manifestants ont agité des drapeaux palestiniens, brûlé des pneus et lancé des pierres et des bombes artisanales sur les forces et véhicules de l’armée israélienne stationnés à la frontière.

Manifestation à la frontière de Gaza (archive)

Des dizaines de manifestants masqués ont affronté les forces de police qui tentaient de reprendre le contrôle de Circunvalar Avenue, aux environs du siège de l’université, dans le quartier de La Macarena, au centre-ville de Bogota. Les affrontements ont commencé à la fin des manifestations d’enseignants du Magistère, qui dénonce les attaques contre eux et  la violation d’accords signés entre l’État et les éducateurs. Dans un premier temps, la police a réagit au blocage de l’avenue en détournant la circulation, puis sont intervenues les forces anti-émeutes (ESMAD) et les affrontements ont commencé, les manifestants lançant des pierres, des bâtons et des bouteilles, tandis que les policiers utilisaient des gaz lacrymogènes et des bombes assourdissantes.

Les affrontements de Bogota

Un millier de personnes ont manifesté hier mercredi, en soirée, devant le Parlement de Catalogne pour demander aux partis indépendantistes de proclamer la république catalane et de la mettre en place “quoi qu’il arrive”. Des affrontements ont eu lieu avec la police. “On va vous virer”, “nous voulons occuper le Parlement” “Espagne la Pute” et “les colons dehors de la Catalogne” sont quelques-uns des slogans entendus ce soir dans le parc de la Ciutadella, aux portes du parlement. Les manifestants accusent les partis indépendantistes, qualifiés de “botiflers” (traîtres) pour ne pas avoir consommé la rupture avec l’Espagne il y a deux ans et d’avoir “arnaqué” leurs électeurs. Cette concentration en marge du défilé de la fête nationale de la Catalogne a été convoquée spontanément par le biais des réseaux sociaux et ne bénéficie pas du soutien des associations indépendantistes officielles organisatrices de la Diada.

Devant le parlement catalan

 

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