De Moscou à Ioujno-Sakhalinsk, des dizaines de milliers de manifestants ont dénoncé la corruption et l’autoritarisme du gouvernement russe et marqué leur soutien à l’opposant Navalny. Les premières manifestations ont eu lieu dans l’Extrême-Orient russe et en Sibérie, où des milliers de personnes sont descendues dans la rue notamment à Vladivostok, Khabarovsk, Novossibirsk et Tchita, face à d’importants effectifs de la police anti-émeute. Les autorités n’ayant pas autorisé ces rassemblements, les protestataires s’exposent partout en Russie à des poursuites judiciaires. Les arrestations ont été particulièrement brutales à Vladivostok, port russe sur l’océan Pacifique, où les policiers anti-émeute ont couru derrière les manifestants et les ont frappés avec des bâtons. A Moscou, où la mobilisation de l’opposition est habituellement la plus forte, la police a avait promis de “réprimer sans délai” tout rassemblement non autorisé. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a dénoncé des manifestations “inacceptables” en pleine pandémie de coronavirus. La répression a été très violente dans la ville où un millier de manifestants ont été arrêtés sur plus de 10.000 présents.

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Un tribunal de Dhaka a diligenté la destruction de plusieurs centaines de logements construits illégalement sur les bords de la route qui rele Mirpur-11 à Kalshi. Des milliers d’hommes et de femmes ont protesté contre leur expulsion. Les manifestants ont lancé des briquettes sur les membres des forces de l’ordre, le personnel de la société municipale et les militants du parti au pouvoir. Ces derniers ont attaqué les manifestants tandis que la police tirait des balles en caoutchouc. Les affrontements ont fait entre 20 et 50 blessés.

Réunis au boulevard de l’indépendance de Bamako, les manifestants opposés à la présence militaire de la France au Mali, ont été, dans l’après-midi de ce mercredi 20 janvier, réprimés par les forces de l’ordre. Il était 14h quand les forces de l’ordre assiégeant le monument de l’indépendance, lieu prévu pour le rassemblement, ont dispersés les manifestants à l’aide des gaz lacrymogène, et cela avant même que les organisateurs de la manifestations soient présents.

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À Portland, des manifestants révolutionnaires, portant des pancartes contre Biden et contre la police, ont manifesté hier mercredi dans les rues du centre de la ville et endommageant au passage le siège du Parti démocrate de l’Oregon (tags, vitres brisées, etc.). L’une des pancarte disait “Nous ne voulons pas de Biden, nous voulons nous venger!” en réponse aux meurtres de la police et aux guerres impérialistes.

En soirée plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le bâtiment de l’ICE (United States Immigration and Customs Enforcement), qui a été le théâtre de plusieurs affrontements entre les manifestants et la police fédérale au cours de l’année écoulée, en particulier après la mort de George Floyd. Les manifestants demandent depuis longtemps l’abolition de l’ICE, l’agence qui applique de manière agressive les lois sur l’immigration, enfermant et déportant les enfants en séjour irrégulier. Le rassemblement a été déclaré illégal et les agents fédéraux ont utilisé massivement des gaz lacrymogènes et des munitions non-létales.

Lundi 18 janvier, 29 personnes ont été arrêtées dans le Lower Manhattan alors que des centaines de personnes participaient à une marche pour l’anniversaire de Martin Luther King organisée par des groupes d’activistes noirs. La police anti-émeute, équipée de matraque, de bouclier et de colson, est intervenue pour tenter de disperser les manifestant·es qui s’étaient rassemblé·es dans les rues et les trottoirs près de l’hôtel de ville. Des affrontements se seraient également déroulés.

Répression d'une manifestation en hommage à Martin Luther King

Répression d’une manifestation en hommage à Martin Luther King

Des heurts ont eu lieu pendant trois jours dans plusieurs quartiers populaires notamment à Tunis, Bizerte, Menzel Bourguiba (nord), Sousse et Nabeul (est), Kasserine et Siliana (nord-ouest), en dépit d’un confinement sanitaire, pour le dixième anniversaire de la révolution. 623 personnes ont été arrêtées après une troisième nuit d’émeutes, a indiqué le ministère de l’Intérieur lundi. Ces heurts interviennent dans un contexte d’instabilité politique et de dégradation de la situation sociale. L’urgence sociale s’accentue avec la pandémie de Covid-19, qui ajoute la hausse du chômage à celle des prix et met en évidence la défaillance des services publics. Le mois de janvier est régulièrement le théâtre de mobilisations en Tunisie, car cette période marque l’anniversaire de plusieurs luttes sociales et démocratiques majeures.

A Ettadhamen, dans la banlieue nord-ouest de Tunis, dans la nuit du 17 janvier

Des rassemblements contre la proposition de loi “sécurité globale” ont eu lieu dans de nombreuses villes en France hier samedi. Au total, près de 80 rassemblements “pour le droit à l’information, contre les violences policières, pour la liberté de manifester et contre la surveillance de masse” ont eu lieu dans le pays. 200.000 manifestants (selon les organisateurs) ont dénoncé la proposition de loi, déjà votée en première lecture à l’Assemblée nationale, qui doit être examinée en mars au Sénat. La manifestation a été relativement calme à Paris (24 interpellations tout de même…), il y a eu des incidents à Angers où la police a fait usage de gaz lacrymogène et a procédé à deux arrestations, à Caen (3 arrestations), mais surtout à Lyon et à Montpellier (6 arrestations).

face à face hier à Caen

Des dizaines de Palestiniens ont été blessés hier vendredi lors d’affrontements avec les forces israéliennes lors de manifestations contre la construction de colonies sionistes dans les districts de Cisjordanie d’Hébron et de Qalqilia. Le rassemblement a été organisé pour soutenir les communautés bédouines palestiniennes locales au milieu des menaces israéliennes de confisquer des terres dans la région en faveur des colonies sionistes voisines. Au moins quatre Palestiniens ont été blessés lors d’affrontements avec les troupes israéliennes dans le district de Qalqilia, où des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc ont été utilisés contre la foule. Certains manifestants ont été battus et ont été étouffés par l’inhalation de gaz.

Plus tôt cette semaine, le Premier ministre israélien Netanyahu a autorisé la construction de 800 logements dans les colonies sionistes de Cisjordanie. En outre, Netanyahu a ordonné la soumission de demandes au Conseil supérieur de la planification pour l’approbation de la construction de 400 logements supplémentaires dans les colonies de Beit El, Eviatar, Shavei Shomron, Shikun Vatikim, Barkan, Karnei Shomron et Givat Zeev.

Le gouvernement de centre-droit grec a aboli l’interdiction, vieille de plusieurs décennies, faite à la police d’entrer dans les universités. Les autorités ont justifié cette décision en arguant que cette interdiction avait été fréquemment exploitée pour l’organisation de manifestations violentes sur et à partir des campus. Cette interdiction reste considérée par de nombreux Grecs comme importante, parce qu’elle a permis de développer une résistance contre les régimes dictatoriaux. Dans le cadre des changements proposés, les conditions d’admission à l’université seront également modifiées et des limites seront fixées pour l’achèvement d’un cursus. Malgré l’interdiction de rassemblement imposée en raison de la pandémie, de nombreux manifestants ont protesté jeudi près du parlement, dans le centre d’Athènes. La police a réprimé la manifestation en utilisant matraques et gaz lacrymogènes.

Les affrontements de jeudi à Athènes

 

 

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Mercredi 13 janvier, quelques 2000 personnes avaient manifesté pour réclamer la justice pour Ibrahima décès après son arrestation par la police bruxelloise qui voulait l’empêcher de filmer une de leur intervention (voir notre article). Cette manifestation avait donné lieu à des affrontements avec la police à Schaerbeek (voir notre article). Voici le bilan de la répression :

La police annonçait 116 arrestations dont 112 arrestation administrative et 4 arrestations judiciaires. Parmi lesquels trois personnes (deux majeurs et un mineur) ont été arrêtées judiciairement. Ils sont accusé d’avoir participé à l’incendie du commissariat Place Liedts. Le labo et un expert incendie sont descendus sur les lieux, et les vêtements et les téléphones portables des prisonniers ont été saisis. La privation de liberté de ces trois personnes a été confirmée par le parquet et différents devoirs d’enquête sont en cours. Un mineur a par ailleurs été mis à la disposition du parquet. Il est accusé de “rébellion”. Par ailleurs, une task force rassemblant les six zones de police bruxelloises, la police fédérale et le parquet de Bruxelles va être mise en place, afin d’identifier d’autres manifestant·es.

On dénombre également de nombreux blessés chez les manifestant·es. Parmi eux, au moins un blessé grave qui avait reçu des coups de matraque à l’arrière du crâne et reste à ce jour encore hospitalisé. Les policiers en civil (parfois sans brassard) ont également fait un usage important de leur FN 303, notamment à courte distance. Enfin les personnes arrêtées ont été entassées à 30 dans une même cellule au mépris des règles sanitaires. Certaines ont été retenues durant 9 heures sans pouvoir aller aux toilettes. Plus d’infos ici.

Rassemblement pour Ibrahima décédé après avoir été arrêté par la police

Quelques 2000 personnes ont répondu à l’appel