Page de section du Secours Rouge Toulouse.

Samedi 16 mai, des Gilets Jaunes organisaient une manifestation à Toulouse. Celle-ci a été interdite par la préfecture et plusieurs commerçants soutenus par la mairie appelaient à une contre-manifestation. Finalement, plusieurs petits rassemblements ont eu lieu. La police a interpellé au moins une personne et procédé à 49 verbalisations d’une amende de 135€ pour manifestation interdite. De son côté, la manifestation de commerçants a été tolérée par les autorités et le maire Jean-Luc Moudenc y a même participé brièvement.

Un passant contrôlé à Toulouse à cause de la couleur de son manteau.

A Toulouse, plusieurs actions ont eu lieu ces derniers jours contre des banques. Dans la nuit du 4 au 5 mai 2020,  les vitrines de la banque Crédit Agricole (située avenue des Minimes) ont été brisées et étoilées. L’établissement a aussi été tagué. Un communiqué revendiquant l’action a été diffusé par un auto-média.

Fin avril c’est l’entrée d’une autre banque qui a été incendiée route d’Espagne, l’action avait été revendiquée dans un communiqué.

Les militant·e·s du Secours Rouge Toulouse ont appris avec une grande tristesse le décès brutal de Pierre Granet, militant du NPA et de tous les combats émancipateurs.

La solidarité de classe et l’internationalisme chevillés au corps, nous avons milité à ses côtés en soutien au peuple kurde, au peuple palestinien, pour la libération de Georges Abdallah, dans les mobilisations des Gilets Jaunes et tant d’autres causes.

D’une bienveillance rare et d’une camaraderie précieuse, Pierre était étranger à toute forme de sectarisme et s’attachait à construire des liens solides avec tous ses camarades de combat.

Le Secours Rouge Toulouse salue la mémoire de ce militant internationaliste et adresse ses plus affectueuses pensées à sa compagne, ses deux filles, ses proches et ses camarades.

04/05/2020

Comme c’est le cas dans plusieurs villes de France, Toulouse a vu apparaître des drones de la police afin de surveiller le respect du confinement. Des patrouilles de police équipées de drones ont été vues autour du lac de la Ramée afin de verbaliser des personnes qui se trouvaient sur ce site officiellement fermé.

La crise actuelle met en évidence les contradictions et la barbarie du capitalisme. Déjà en difficulté avant la crise, le personnel hospitalier doit faire face à une surcharge de travail dans certaines régions du pays souvent confronté à des conditions déplorables. Des larges secteurs du prolétariat se voient obligés d’aller travailler, parfois sans protection sanitaire et dans l’impossibilité de mettre en place les fameux gestes barrière. Les personnes sans papiers sont encore plus précarisées et soumises au risque d’expulsion. Les personnes en prison et en CRA sont délaissées et mises en danger. Les violences faites aux femmes sont en large hausse. Les quartiers populaires sont encore plus la cible des violences racistes d’un État de plus en plus autoritaire. Le gouvernement commence à mettre en place des mesures de surveillance à grande échelle. En bref : la crise fait rage et nous devons payer toutes les conséquences de ce système.

Cette situation montre clairement que le capitalisme n’a que la barbarie à nous offrir. Le mouvement révolutionnaire doit se saisir de cette crise afin d’affirmer une alternative à la situation, c’est-à-dire un combat direct contre le capitalisme et ses dérives réactionnaires. Le 1er mai est la journée internationale des opprimé·e·s et des exploité·e·s, au cours de laquelle les luttes de différentes régions et pays se réunissent et se connectent. Si ce 1er Mai 2020 ne sera pas une manifestation dans les rues de Toulouse, nous devons trouver les moyens de briser l’individualisation prescrite et de lutter collectivement pour un autre monde.

Lutter contre la crise, c’est combattre le capitalisme !

Secours Rouge Toulouse, le 27 avril 2020
secoursrougetoulouse@protonmail.com

Le 23 avril dernier, une habitante du quartier La Roseraie à Toulouse a été mise en garde à vue pendant 4h. Le motif étant “outrage au chef de l’Etat”. Depuis un mois trônait sur sa façade une banderole : “Macronavirus à quand la fin ?”.  Pour l’instant, cette habitante et ses colocataires n’ont pas fait l’objet de mise en examen.

Une agente de nettoyage  à la Poste de l’Union, près de Toulouse, a été menacée de licenciement pour avoir voulu utiliser un masque à disposition du personnel de la Poste le 14 avril dernier. La société sous-traitante GSF qui l’emploie ne lui avait pas procuré de matériel de protection contre l’épidémie de COVID-19. La directrice du bureau de poste l’a accusé de vol, a prévenu la direction de GSF et a menacé de mettre un terme au contrat de sous-traitance. Le lendemain de l’incident, l’agente recevait un masque de la part de son employeur.

Le week-end dernier à Villeneuve-la-Garenne, un jeune homme a été grièvement blessé suite à des violences policières (voir notre article). Depuis, plusieurs quartiers populaires de France se révoltent. A Toulouse, au moins cinq voitures et des poubelles ont été incendiées dans le quartier du Mirail dans la nuit du 21 au 22 avril. Des jets de projectiles et des feux d’artifice ont ciblé les dizaines de policiers mobilisés sur place. Aucune interpellation n’a été recensée pour l’instant.

Au lendemain de graves exactions policières à Villeneuve-la-Garenne (voir notre article), des révoltes ont éclaté en fin de soirée dans la ville. Affrontements avec la police, feux d’artifice, voitures incendiées, de nombreux jeunes ont riposté aux humiliations et aux violences de la police. Des scènes similaires ont eu lieu dans plusieurs villes notamment en région parisienne et dans le quartier du Mirail à Toulouse.

A Villeneuve-la-Garenne, un journaliste sur place a été violemment arrêté et relâché quelques heures plus tard.

A Villeneuve-la-Garenne, révoltes contre les violences policières.