Hier, lors de la visite du président français, Emmanuel Macron à Beyrouth, plusieurs groupes de plusieurs dizaines de personnes ont chanté le nom de George Abdallah pour réclamer sa libération. Cette visite se déroule suite à la double explosion survenue dans la ville mardi 4 août. Emmanuel Macron prétend être venu apporter une aide humanitaire. Mais de nombreuses personnalités libanaises ont dénoncé un double discours néo-colonial soulignant que l’objectif de Macron est avant tout d’imposer des réformes structurelles au pays selon les besoins et les exigences du FMI. Le meilleur exemple de ce double discours est le maintien en prison par la France de Georges Abdallah. Plus d’infos ici.

Macron interpellé par la population de Beyrouth qui réclame la libération de George Abdallah

Macron interpellé par la population de Beyrouth qui réclame la libération de George Abdallah

Le 26 juin dernier, Ahmad Sa’adat (secrétaire général du FPLP emprisonné par l’occupation israélienne) a publié une déclaration en soutien au Collectif Palestine Vaincra et à propos de son analyse de la période actuelle. Il y déclare en particulier : “Je vous assure que nous sommes avec vous et à vos côtés dans les tranchées du camp de la révolution internationale pour vaincre le système impérialiste capitaliste mondialisé, mettre fin à l’oppression de classe et nationale et à la discrimination fondée sur la race, la couleur de peau, le sexe et la religion, et construire un nouvel ordre international fondé sur la justice, l’égalité entre les peuples et la répartition équitable des richesses – un système permettant de rendre l’humanité volée aux personnes torturées.” (lire ici la déclaration dans son intégralité)

Parallèlement, Georges Abdallah a publié une déclaration à l’occasion de la manifestation parisienne contre le plan d’annexion de la Cisjordanie occupée du samedi 27 juin. Le communiste libanais enfermé en France depuis 1984 souligne à cette occasion que “Dans des conditions particulièrement difficiles, les masses populaires palestiniennes et leurs avant-gardes révolutionnaires se battent sans relâche, depuis la fin des années soixante. L’émergence et l’affirmation de la révolution palestinienne contemporaine suite à la défaite de la bourgeoisie arabe et ses divers régimes en 1967, a certes suscité l’enthousiasme des masses populaires et des forces vives dans le monde arabe, surtout dans le Machrek… Cependant les réactionnaires de tous bords n’ont jamais voulu, et ne peuvent pas vouloir, cohabiter avec ce foyer révolutionnaire dans cette région et cautionner en quelque sorte une réelle Résistance à l’entité sioniste qui, soi dit en passant, n’est pas simplement un instrument parmi tant d’autres au service de l’impérialisme pour le pillage et la domination de la région. Il est en fait un prolongement organique de l’impérialisme occidental.” (lire la déclaration dans son intégralité)

Une douzaine de manifestant-es qui se dirigeaient vers le rassemblement contre l’annexion (qui avait lieu à Trône à 15h) ont été nassés et intimidés par la police durant 45 minutes, devant le cinéma Toison d’Or, après les avoir suivi depuis Saint-Gilles. Les policiers ont invoqué des motifs comme “vous n’avez pas des têtes de Palestiniens”, “vous allez tout casser comme Black Lives Matter”, “si ça tourne mal on a vos photos”,… Les manifestant-es ont fini par pouvoir rejoindre le rassemblement pour les 20 dernières minutes.

Dans le cadre d’une nouvelle semaine internationale d’actions pour la libération de Georges Abdallah du 15 au 22 juin, de nombreuses initiatives de solidarité ont eu lieu en France notamment à Paris, Grenoble, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Guingamp, Toulon, Saint-Etienne, Annecy, Tarbes, Grenay mais aussi à Charleroi, Genève, Seattle, Munich, Izmir et Tunis. En particulier, le Secours Rouge a participé à Genève à une manifestation contre le plan d’annexion de la Cisjordanie avec une banderole pour exiger la libération de Georges Abdallah et sa section toulousaine a “redécoré” plusieurs permanences parlementaires en solidarité avec le communiste libanais emprisonné en France depuis 1984.

Banderole pour la libération de Georges Abdallah du Secours Rouge Genève.

 

Jeudi 28 mai, la cagnotte de soutien au financement du film Fedayin, le combat de Georges Abdallah a été fermée par le site lepotcommun.fr sans aucune explication. Plus de 8000€ récoltés, qui permettaient de boucler le budget de ce projet, ont été renvoyés aux donateurs. Pour rappel, ce film a pour but de mettre la lumière sur l’engagement et le parcours de Georges Abdallah, communiste libanais emprisonné en France depuis 1984 et qui dénonce l’acharnement politico-judiciaire qu’il subit depuis plus de 35 ans (voir notre article). La plateforme lepotcommun.fr rejoint ainsi avec Leetchi, la liste des plateforme qui bloquent les cagnottes de solidarité politique (voir notre article). Évitez Leetchi et lepotcommun.fr !

Une nouvelle cagnotte est ouverte! (voir ici)

Nous invitons ceux qui ont été remboursé par lepotcommun à y reverser leur don, et ceux qui n’avaient pas encore contribué à le faire, même très modestement, tant pour permettre la réalisation de ce film que pour mettre en échec les manoeuvres visant à l’empêcher de voir le jour.

 

Fedayin, le combat de Georges Abdallah

Fedayin, le combat de Georges Abdallah

Suite aux récentes annonces de la Ministre de la Justice française Nicole Belloubet (voir notre article), Georges Abdallah est exclu des mesures de libération de plusieurs milliers de prisonniers des prisons françaises afin de lutter contre l’épidémie de COVID-19. La Campagne libanaise pour la libération de Georges Abdallah et plusieurs organisations de soutien (notamment d’Europe, de Palestine et de Tunisie) appellent à se mobiliser vendredi 10 avril dès 18H (UTC+1) sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FreeGeorgesAbdallah afin d’exiger la libération immédiate de l’un des plus anciens prisonniers politiques d’Europe.

Jeudi 9 avril dès 21H (UTC+1), le réseau de soutien aux prisonniers palestiniens Samidoun organise un webinaire sur Zoom avec le Collectif Palestine Vaincra à propos de Georges Abdallah, communiste arabe emprisonné en France depuis 1984. Cette conférence en anglais abordera l’engagement politique de Georges Abdallah, la mobilisation internationale pour sa libération et la situation actuelle liée à l’épidémie de COVID-19 (voir notre article). Pour participer à l’événement, il faut s’inscrire avec ce lien : http://bit.ly/freegeorges

Mercredi 25 mars, la Ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé la libération de 5000 à 6000 détenus des prisons françaises afin de lutter contre les risques sanitaires en pleine pandémie de COVID-19. Emprisonné depuis près de 36 ans, libérable depuis 1999 et âgé de 69 ans, Georges Abdallah est exclu de cette mesure. L’exclusion de Georges Abdallah de ce nouveau dispositif témoigne de l’acharnement de l’État français contre ce communiste arabe et combattant de la cause palestinienne qui reste debout après 36 ans d’emprisonnement. Une campagne en ligne est organisée par le Collectif Palestine vaincra pour exiger la libération de Georges.

Campagne pour la libération de Georges Abdallah en période de pandémie du Coronavirus

Campagne pour la libération de Georges Abdallah en période de pandémie du Coronavirus