Le communiqué de Dimitris:

La solidarité est la condition vitale qui nous unit dans les luttes.
Je remercie mes amis et camarades qui ont été solidaires avec moi.
Je remercie tous les progressistes pour leur compassion, qui n’était pas seulement de la sympathie pour une personne, mais un moment de lutte contre une force inhumaine.
La solidarité et le soutien ont montré qu’il existe des forces sociales vitales qui résistent à l’arbitraire, à la violence et à l’autoritarisme. Et cela donne un nouvel espoir.
La famille dirigeante a montré à quel point elle dégrade impitoyablement les lois et la constitution, la jurisprudence.
J’en reste là.
Ils sont jugés par les gens qui descendent dans la rue.
Ce qui s’y passe est beaucoup plus important que la façon dont cela a commencé.
Face à la puissance de ces luttes, je déclare pour ma part que je suis avec vous avec mon cœur et mon esprit.
14 mars 2021

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Les informations relatives à la journée internationale de solidarité avec Dimitris Koufontinas continuent à parvenir (voir le précédent compte rendu-ici). La façade du siège de la CDU (parti chrétien-démocrate, allié du parti ND au pouvoir en Grèce) a été maculé de peinture à Tübingen ; un rassemblement a eu lieu au bureau de la Commission Européenne à Marseille ; le comptoir d’Aegean Airways a été attaqué à Berlin ; des banderoles ont été accrochées à Milan et le consulat de Grèce a été tagué à Liège (photo). En Grèce, le mouvement de solidarité reste très vaste et très actif. Une demande des avocats de Dimitris a été rejetée par le Conseil d’état par ce qu’il s’est déclaré incompétent.

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Samedi 6 était une journée internationale d’actions solidaires avec Dimitris Koufontinas. Parmi les premières initiatives dont nous sommes informés: action pyrotechnique contre la banque HSBC à Zurich, manifestation à l’ambassade de Grèce à Vienne (qui a été maculée de peinture), occupation d’un média à Gènes, rassemblements à Zurich, à Berlin, à Londres (devant l’ambassade de Grèce), à Livourne (devant le consulat de Grèce) et à Modène, incendie d’un véhicule de la société Eiffage (constructeur de prison) à Montreuil, collages et tags à Zurich et à Bruxelles, accrochage de banderoles à La Haye, à Tromsø, à Berne (sur l’ambassade de Grèce) et à Düsseldorf. A cela s’ajoutent des centaines d’initiatives menées en Grèce.

Tag à Bruxelles

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Dimitris Koufontinas, hospitalisé depuis 18 jours au sein de l’unité de soin intensif, a présenté une insuffisance rénale aiguë. Le personnel médical, face au refus persistant de Dimitris de manger ou boire, et malgré son refus clair et net de toute intervention médicale, en exécution d’une ordonnance du procureur, a pris les mesures pour soutenir ses fonctions vitales. En outre, les médecins choisis par Dimitris Koufontinas sont toujours dans l’impossibilité de revenir l’assister.

Communiqué du Secours Rouge International:

Les barricades n’ont que deux côtés :
Tous et toutes avec Dimitris Koufontinas !

Samedi 6 mars aura lieu la deuxième journée internationale de soutien à Dimitris Koufontinas.
L’ampleur du mouvement de soutien avec Dimitris n’est pas seulement une démarche solidaire envers un prisonnier politique. C’est un événement politique d’une signification profonde.
La résistance héroïque de Dimitris Koufontinas, en continuité de son engagement révolutionnaire avant, pendant et après son engagement dans l’Organisation Révolutionnaire 17 Novembre, est devenue en Grèce le point de cristallisation de l’antagonisme social.
Car il est des moments et des situations où l’on voit bien « qui est qui », qui est dans le camp de qui, des moments et des situations où apparait clairement que les barricades n’ont que deux côtés.
D’un côté l’oligarchie, durement et longtemps frappée au coeur par l’Organisation Révolutionnaire 17 Novembre, qui veut en exorciser le spectre par une vengeance sordide et homicide. Et non seulement l’oligarchie mais toute la faune mercenaire à son service : politiciens, policiers et autre journalistes… Et derrière l’oligarchie les puissances impérialistes, les USA et la Grande-Bretagne, qui n’ont pas oublié non plus les coups portés par 17N.
De l’autre côté les masses populaires saignées par cette oligarchie, dominées par ces puissances. En défilant derrière le slogan « Nous sommes nés le 17 novembre », elles ne se prononcent pas sur les choix particuliers de 17N, mais elles affirment avec force et fierté : Oui, ce sont les nôtres, ils ont lutté pour notre cause, ils sont part de notre histoire, ils sont un maillon entre les partisans antifascistes et nous, et nous ne les abandonneront pas à la vengeance de nos ennemis.
Ce message, la solidarité internationale doit en comprendre la force et l’importance.
Elle doit l’appuyer, le valoriser, le renforcer de toutes les manières.

Secrétariat du Secours Rouge International,
5 mars 2021

Samedi 6 mars, Georges Abdallah fera une grève de la faim solidaire d’une journée à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec Dimitris Koufontinas (voir notre article). Le prisonnier révolutionnaire grec est en grève de la faim depuis janvier et il est dans un état de santé très critique.

Alors de Dimitris peut décéder d’un jour à l’autre, la solidarité, tant en Grèce qu’ailleurs en Europe, s’accélère. Voici une liste bien incomplète des initiatives solidaires de février puisque les médias ont recensé plus de 300 attaques durant la semaine, partout en Grèce, en solidarité avec le prisonnier. Le ministre de la police, Makis Voridis (l’un des transfuges de l’extrême-droite nouvellement nommé au gouvernement) a ordonné le renforcement de la sécurité des bâtiments de l’État, par crainte d’une puissante riposte sociale à la suite du décès de Koufontinas.

27 février: En Grèce: rassemblement à Karditsa, à Agrinio, manifestation et affrontements devant l’hôpital de Lamia (15 arrestations). Le domicile du président de Nouvelle Démocratie est tagué et maculé de peinture, la résidence secondaire du premier ministre attaquée à coups de pierres. 400 manifestants à Berlin et, la nuit, attaque contre Siemens-Bosch (qui fournit les armées grecque et turques). Rassemblements devant l’ambassade de Grèce à Stockholm, devant le consulat de Grèce à Munich, et à Toulouse. Banderoles accrochées à Athènes, à Bristol (UK) et à Berlin.
26 février: Manifestations à Volos, Patras, Livadeia et Giannina. Attaques de trois banques à Athènes (deux ATM détruits, une devanture brisée) et du bureau du parti gouvernemental Nouvelle Démocratie et du ministre des Sport à Heraklion (Crête). Rassemblement solidaire à la ZAD d’Osterholz (Allemagne).
25 février: Invasion du studio d’ITV à Giannina, interrompant le principal  journal télévisé. Manifestation à Chania et à Evelpidon.
Les vitres du consulat de Grèce à Hambourg sont brisées, le consulat de Grèce à Stuttgart est tagué. Manifestation devant le consulat de Grèce à Zurich et devant l’ambassade de Grèce à Bruxelles.
24 février: Manifestations à Giannina et à Heraklion (Crète), attaque d’un véhicule d’une chaîne de supermarché à Athènes. Incendie d’une voiture de Thyssen-Krupp (qui fournir des sous-marins à la marine grecque) à Berlin et occupation du consulat de Grèce à Berlin.
23 février: Invasion par 60 manifestants du Ministère de l’alimentation et de la santé à Athènes. Manifestation à La Canée (Crète), manifestation cycliste à Athènes. Tags et accrochage de banderoles à Berlin.
22 février: Manifestation devant la résidence officielle de la présidente grecque Sakellaropoulou, mais aussi à Karditsa, à Patra et à Corfou. Attaque (peinture et pierres) du siège de la chaîne de télévision Action24 à Athènes. Le consulat de Grèce à Zurich est maculé de peinture. Banderole accrochée et affiches collées à Magdeburg
21 février: manifestation à Veria
20 février: manifestation à Xanthi, à Chania et à Evelpidon, invasion des bureaux du parti gouvernemental Nouvelle Démocratie à Moschato
18 février: Rassemblement devant l’ambassade de Grèce à Berlin, incendie d’une voiture de Herz à Berlin (Herz est fournisseur de la police grecque). Banderole accrochée à Malmö (Suède)
16 février: Dimitris est transféré en soins intensifs à l’hôpital de Lamia. Attaques incendiaires contre les domiciles de deux anciens hauts gradés de la police, manifestation à Thessalonique.
15 février: Le consulat de Grèce à Francfort est tagué
12 février: Banderoles accrochées et affiches collées à Rome, rassemblement devant le consulat de Grèce à Berlin.
10 février: Tags à Lille
9 février: Invasion du siège de l’association des journaux de Thrace-Mécédoine à Thessalonique
8 février: Affichage à Toulouse
6 février: Manifestation à Volos
5 février: Attaque incendiaire contre le tribunal d’Evelpidon (Athènes)
4 février: Les prisonniers politiques Giannis Dimitrakis et Nikos Maziotis se mettent en grève de la faim solidaire. Incendie d’une voiture diplomatique à Thessalonique
3 février: Manifestation à motocyclette à Athènes, invasion du ministère de la santé à Athènes et du siège du parti gouvernemental Nouvelle Démocratie à Patras. Affichage devant la représentation de la Grèce à l’ONU, à Genève
2 février: manifestation et occupation des bureau de Nouvelle Démocratie à Thessalonique
1er février: Invasion du siège de l’association des procureurs à Athènes. Toujours à Athènes, les vitrines de trois banques sont brisées. Manifestation à Patras. Rassemblement solidaire au Mexique.

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Suite à une longue lutte, les prisonniers grecs ont obtenu la libération de Savvas Xiros -Combattant de l’organisation 17 novembre emprisonné depuis 13 ans dans un état de santé très grave. La réaction des Etats-Unis ne s’est pas fait attendre : après avoir réagit à l’annonce de la libération de Savvas XIros, le State Department américain a ajouté Nikos Maziotis sur la liste des ‘Terroristes Internationaux’, pour l’attaque de l’Ambassade Américaine à Athènes au RPG en 2007. Huit ans plus tard -4 jours après le vote de la loi qui libèrera Savvas Xiros- Nikos est ajouté sur cette liste. Officiellement, cette action bloque toutes les propriétés de Nikos au Etats-Unis, ce qu’il n’a bien entendu pas. Officieusement, le rajout à cette liste signifie que si Nikos était un jour libéré, les USA dépenseraient beaucoup d’énergie pour l’amener aux Etats-Unis et lui refaire le procès qu’il a déjà eu en Grèce. Cet ajout paraît assez clairement être une représaille envers Nikos pour le mouvement des prisonniers.

Christodoulos Xiros, le frère de Savvas est également concerné par cette mesure, il est également emprisonné pour les actions de l’Organisation 17 Novembre.

Nikos a très rapidement réagit, extrait de sa déclaration: “Je serais toujours rempli de joie en repensant à quel point Lutte Révolutionnaire les a humilié ce matin de janvier 2007, lorsque nous avons frappé la face de l’Ambassade des Etats-Unis avec un RPG anti-tank, et je me rappellerais toujours avec satisfaction des mots de celle qui était alors Secrétaire d’Etat, Condoleeza Rice, qui a réveillé celui qui était alors maître du monde, George W. Bush, avec ces mots “Monsieur le Président, nous sommes attaqués à Athènes””.

Nikos Maziotis

Nikos Maziotis

Savvas Xiros pourrait être libéré très rapidement suite au vote d’une loi allant dans ce sens. Emprisonné depuis 13 ans dans un état de santé grave suite à l’explosion de sa propre bombe, les prisonniers grecs en grève de la faim avait fait de sa libération une revendication prioritaire.

Savvas Xiros était membre de l’Organisation Révolutionnaire du 17 Novembre, organisation marxiste armée née en 1973. Active durant 30 ans, 17N est l’une des seules organisations armées issues des années 1970 à avoir survécut aussi longtemps sans qu’aucun de leurs membres ne soient arrêtés. En 2002, la bombe que portait Savvas Xiros explose prématurément le laissant gravement blessé. Des agents du FBI dépêchés sur place pour démanteler l’organisation avant les jeux olympiques l’interrogeront alors que sa vie est en danger et qu’il a été drogué. L’agent du FBI qui a interrogé Savvas dans cet état a d’ailleurs été grassement décoré. En prison, l’état de santé de Savvas s’est encore aggravé : il est aujourd’hui aveugle, paralysé et handicapé à 98%.

17-N avait frappé durement les intérêts américains et turques en Grèce durant sa période d’activité, exécutant plusieurs agents de la CIA, anciens collabos, diplomates et militaires impérialistes. Les gouvernements américain et turque ont donc réagit rapidement à l’annonce de la libération prochaine de ce prisonnier révolutionnaire. Une rencontre doit avoir lieu prochainement entre John Kerry -Affaires Etrangeres US- et le ministre des affaires étrangères grec, la libération de Savvas sera probablement à l’ordre du jour.

Savvas Xiros

Savvas Xiros

Actuellement dans la clandestinité, le membre de l’organisation 17 Novembre Christodoulos Xiros, a publié une déclaration il y a quelques jours. Alors qu’il purgeait six peines de prison à perpétuité plus 25 ans suite à de multiples condamnations, il avait bénéficié d’un congé pénitentiaire entre le 30 décembre et le 7 janvier dernier. Il ne s’est jamais présenté à la prison de Korydallos, entrainant une vaste chasse à l’homme. Sa déclaration, publiée sur le site Indymedia Athens est datée du 14 janvier et accompagnée d’une photo et d’une vidéo. ‘J’ai une nouvelle fois pris la décision de pointer mon fusil de guérillero contre ceux qui volent nos vies et nos rêves pour faire du profit. Nous voulons nos droits et nous les obtiendront un fusil à la main. Je ne pouvais pas me reposer sur les lauriers de mes actions passées et répéter le slogan ‘quelqu’un devrait définitivement faire quelque chose’. Quelle perspective peut-on avoir quand on voit la société s’effondrer, le pays se faire détruire et le peuple amené à l’esclavage? Combien de temps devons nous attendre et voir la population en 2014 rester indifférente aux gens mourant dans des braseros? Je n’attendrais pas!’

Christodoulos Xiros

Christodoulos Xiros