Jeudi 27 mars, des travailleurs de plusieurs secteurs et services publics seront en grève à Toulouse pour dénoncer la politique d’austérité de la municipalité et défendre l’emploi. Dans ce cadre, près de 60 organisations (dont le Secours Rouge Toulouse) appellent à se rassembler ce jeudi 27 mars à 10 heures au Square Charles de Gaulle. Initialement prévu sur la place du Capitole, celui-ci a été interdit et déplacé à la dernière minute. Une nouvelle intimidation qui n’entamera pas la détermination des agents en grève et leurs soutiens.

L’appel unitaire

La caisse de grève des personnes des bibliothèques en lutte

Dimanche 23 mars, plusieurs dizaines d’habitants et personnes solidaires ont occupé un bâtiment dans le quartier de la Reynerie à Toulouse afin de s’opposer à un projet de destruction du lieu par la mairie. Cette occupation a été violemment expulsée deux jours plus tard et la police a interpellé une dizaine de personnes. Face à cette situation, le Comité Populaire D’Entraide et de Solidarité du Mirail appelle à un rassemblement le 25 mars à 18H30 sur la dalle Abbal (métro Reynerie).

Du 27 au 30 mars à Toulouse, Kaboum organise le Mars Libertaire avec de nombreuses discussions, projections, rencontres et spectacles. « Dans un contexte politique fascinant, où l’état réprime toujours d’avantage les mouvements et luttes libertaires, nous avons besoin de ces espaces si nous voulons construire et renforcer la lutte contre tous les systèmes de domination » soulignent les organisateurs.

Vendredi 28 mars dès 19H à la Chapelle, le Secours Rouge Toulouse animera un débat suite à la projection de Z de Costa-Gavras sur la répression de l’antifascisme en Europe. Le programme complet

A l’appel de Révolution Permanente, du Secours Rouge et du Comité de soutien à la Palestine, 300 personnes ont formé un cortège anti-militariste et anti-impérialiste lors de la manifestation contre le racisme et l’extrême droite ce samedi 22 mars à Toulouse. Scandant des slogans contre l’impérialisme français, le racisme d’Etat mais aussi en soutien à la libération de la Palestine et de Georges Abdallah, les manifestants ont souligné l’importance de se mobiliser face à la course à l’armement en Europe autour du mot d’ordre « Guerre à la guerre » !

Un cortège unitaire anti-impérialiste, anti-militariste et pour la libération de la Palestine est organisé à l’occasion de la manifestation contre le racisme et l’extrême droite de ce samedi 22 mars à Toulouse dès 11H au départ de la place du Capitole. Cette initiative est soutenue par Le Poing Levé, le Comité de soutien à la Palestine et le Secours Rouge Toulouse.

Lire l’appel commun

À Bruxelles, le 7 mars, à l’occasion du tour en bus et en vélo des actions et piquets de la Grève féministe contre l’Arizona et l’extrême-droite, un rendez-vous est donné à 16H00, place Poelart (devant la grande roue), sur le thème « Résistance féministe internationale : liberté pour les prisonnier·es politiques, dénonçons les crimes et viol de guerre et génocides « . Plusieurs organisations et collectifs, dont le Secours Rouge, seront présents et y prendront la parole. Voir ici le programme complet de la grève et de ses activités.

À Toulouse, plusieurs manifestations sont organisées à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour l’émancipation des femmes et minorités de genre. La manifestation radicale féministe du 7 mars (non déclarée) vient d’être interdite par la préfecture. Le lendemain, samedi 8 mars, une autre marche est organisée au départ du métro Capitole à 15H. Le Secours Rouge sera présent pour mettre en avant le combat des prisonnières révolutionnaires (voir notre article).

Partout dans le monde, les femmes sont en première ligne des combats contre le patriarcat, le capitalisme et le fascisme. Dans ces luttes, elles font face à une terrible répression. A l’occasion du 8 mars, le Secours Rouge Toulouse présente 8 portraits de prisonnières révolutionnaires qui incarnent ces combats et ces résistances.
  • DANIELA KLETTE – Accusée d’avoir participé à plusieurs actions qui auraient été organisées par la Fraction Armée Rouge – RAF, Daniela Klette a été arrêtée à Berlin le 27 février 2024 par la police grâce à un logiciel d’IA. Elle était une des personnes les plus recherchées du pays après plus de 30 ans dans la clandestinité. Aujourd’hui, elle est emprisonnée et en attente de ses procès.
  • AYTEN ÖZTÜRK – Journaliste et révolutionnaire arabo-turque originaire d’Antioche, Ayten Öztürk a été enlevée par les services secrets turcs le 8 mars 2018 au Liban et détenue dans un centre de torture secret pendant 6 mois. Elle a été arrêtée à son domicile en Turquie le 6 février 2024, après 2 ans et demi d’assignation à résidence. Elle a été condamnée à deux peines de prison à perpétuité sur la base d’un dossier sans aucune preuve concrète hormis les fausses déclarations d’un informateur.
  • FIGEN YÜKSEKDAG – Responsable du Parti Socialiste des Opprimés – ESP et co-présidente du Parti Démocratique des Peuples – HDP, Figen Yüksekdağ a été arrêtée le 4 novembre 2016 à Ankara en Turquie en raison de son engagement en faveur du peuple kurde. Déchue de son mandat de députée en février 2017, elle est en détention provisoire dans la prison de haute sécurité de Kandıra. Elle a déjà été condamnée dans plusieurs procès et encourt la prison à vie dans le cadre du procès dit de Kobanê.
  • JESSICA REZNICEK – Militante écologiste et défenseure de la terre et de l’eau aux Etats-Unis. En 2021, elle a été condamnée à 8 ans de prison et à payer 3,2 millions de dollars en dédommagement suite à une série d’actions pour protéger les rivières et les voies navigables traversées par le Dakota Access Pipeline.
  • LOLA LOPEZ RESINA – Révolutionnaire catalane, Lola Lopez Resina lutte pour le socialisme et pour le droit à l’autodétermination des peuples. En 1980, elle a été arrêtée avec d’autres militant·es du Parti Communiste d’Espagne (internationaliste) – PCE(i). Sauvagement torturée, elle est condamnée à 9 ans de prison. Après sa sortie, Lola s’est engagée comme combattante internationaliste d’ETA. En 2001, elle est à nouveau arrêtée et emprisonnée en France. En janvier 2018, elle a été extradée vers une prison de l’État espagnol, où elle purge plus de 20 ans de prison.
  • NADIA LIOCE – Militante des Brigades Rouges pour la construction du Parti Communiste Combattant – BR-PCC, Nadia Lioce est emprisonnée depuis mars 2003. Lors de son procès, elle déclare : « Je suis une prisonnière politique, militante des Brigades rouges. Je ne dis plus un mot. » Elle est finalement condamnée à la prison à vie et placée à l’isolement total depuis 2005 sous le régime carcéral 41-bis. En 2023, les avocats de Lioce ont rapporté qu’en raison de l’isolement extrêmement strict imposé par le régime 41-bis, elle n’avait parlé à d’autres personnes que durant 15 heures au cours d’une année.
  • KARMEL KHAWAJA – Le 2 mars 2025, les forces d’occupation israélienne ont enlevé Karmel Khawaja lors d’un raid sur la ville de Deir Qaddis, près de Ramallah. Militante de gauche, elle est étudiante en 4e année d’administration publique à l’université de Birzeit. Son arrestation s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de répression visant les étudiant·es et les militant·es en Cisjordanie occupée.
  • AMANDA ECHANIS – Ecrivaine et militante de la fédération de femmes paysannes Amihan aux Philippines, Amanda Echanis a été arrêtée le 2 décembre 2020 avec son bébé de 22 jours. Elle a été accusée de possession illégale d’explosifs et d’armes à feu. Elle est détenue au camp Marcelo Adduro à Tuguegarao City. Elle est l’une des 157 prisonnières politiques aux Philippines. Son arrestation fait partie des milliers de cas de militant·es paysan·nes qui sont emprisonné·es dans le but de les intimider et de semer la peur parmi les groupes progressistes qui luttent pour le droit des agricultrices et agriculteurs philippins à la terre.

Suite à l’annonce de la dissolution du Collectif Palestine Vaincra (voir notre article) et la nouvelle manœuvre juridique pour prolonger la détention de Georges Abdallah (voir notre article), plusieurs organisations appellent à manifester ce samedi 1er mars à 11H au départ du métro Jean Jaurès à Toulouse.

Samedi 15 février au Hangar de la Cépière à Toulouse, plus de 150 personnes ont participé à la soirée en soutien à la lutte du peuple Kanak et pour la libération de ses prisonniers politiques organisée par le Secours Rouge Toulouse, Solidarité Kanaky, Survie et Révolution Permanente. Celle-ci a débuté par la lecture de plusieurs lettres de militants Kanak emprisonnés puis les interventions des organisateurs. La soirée s’est prolongée avec plusieurs concerts et un repas solidaire. Durant tout l’événement, un atelier d’écriture de lettres aux prisonniers était disponible ainsi que plusieurs tables de presse.