Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Le porte-parole du gouvernement (socialiste) portugais, a annoncé lundi, dès le premier jour de la grève des chauffeurs de camions-citernes pour des augmentations de salaire, la réquisition de chauffeurs dans les régions et les secteurs où les services minimum n’ont pas été respectés. Ce service minimum prévoit un approvisionnement de 50% à … 100% selon les secteurs. Lundi matin, des convois de camions-citerne ont commencé à quitter les principaux dépôts de carburant du pays, sous escorte policière, vers les aéroports et les stations services de la région touristique de l’Algarve. Une partie des quelque 500 policiers et gendarmes préalablement formés à conduire des camions citernes ont dû être mobilisés pour remplacer des grévistes. Une des dispositions de la réquisition a permis d’engager également des militaires. Lundi après-midi pourtant, environ 18% des quelque 3000 stations service du pays étaient totalement à sec et autant manquaient d’au moins un type de carburant. La réquisition, mesure prévue par la loi pour faire face à des situations d’urgence ou assurer des services d’intérêt public essentiels, a été employée une trentaine de fois depuis sa création en 1974.

Des soldats surveillent le ravitaillement des transporteurs d’essence, à Aveiras

La 7e Semaine internationale de solidarité avec les prisonniers anarchistes aura lieu du 23 au 30 août. Depuis 6 ans, cette semaine est l’occasion de manifester sa solidarité avec ces anarchistes que des procès en Italie, en France, en Allemagne et en Russie amènent de plus en plus nombreux en prison. Les récits et rapports d’actions et d’événements peuvent être envoyés à tillallarefree@riseup.net qui fera un résumé des initiatives à la fin de la semaine.

Affichde de la semaine de solidarité

L’IRA Continuité a tenté de piéger la police à Craigavon. Ils ont attiré des policiers en les intoxiquant à propos d’une attaque au mortier sur la route de Tullygally, vendredi aux environs de minuit. Les policiers ont effectivement trouvé un dispositif évoquant un mortier près d’un arrêt de bus. Il s’agissait en fait d’une bombe les visant, conçue pour exploser lorsqu’on la déplaçait. Celle-ci n’a pas explosé suite à un problème technique, évitant à la patrouille de se faire faucher.

Le faux mortier, en fait une vraie bombe

Le faux mortier, en fait une vraie bombe

La semaine dernière, Jock Palfreeman, un antifasciste de 32 ans, s’est vu refuser la libération conditionnelle. Condamnée en 2009 à 20 ans de prison pour meurtre (voir notre article) et emprisonné depuis 2007, Jock a déjà passé plus de 11 ans en prison. Malgrè cela, tous les appels déposés contre la condamnation et la peine – ainsi que les demandes d’autorisation à purger le reste de sa peine en Australie – ont échoué.

La décision du tribunal de refuser la libération conditionnelle à Jock avait été précédée en avril par sa grève de la faim afin de protester contre les mauvais traitements infligés par les autorités pénitentiaires. La grève a pris fin en mai après 33 jours (voir notre article).

Free Jock

Free Jock

L’enregistrement d’une soixantaine de candidats indépendants aux élections du 8 septembre pour le Parlement de Moscou a été rejeté, officiellement en raison de vices dans la collecte des signatures nécessaires pour se présenter. Des participants indépendants exclus du scrutin ont dénoncé des irrégularités fabriquées selon eux de toutes pièces et ont accusé le maire loyal au pouvoir, de vouloir étouffer l’opposition.

Les forces de l’ordre n’ont laissé aucune chance aux protestataires de participer à la manifestation de protestation, non autorisée, devant la mairie de Moscou. Mobilisées en grand nombre, elles ont arrêté massivement les protestataires qui affluaient sur la principale artère de Moscou, l’avenue Tverskaïa, criant “Nous voulons des élections libres”, et les ont repoussés manu militari vers les ruelles alentour, procédant à 520 arrestations.

Arrestation ce samedi à Moscou

Arrestation ce samedi à Moscou

Un manifestant a été hospitalisé et plusieurs autres blessés hier à la suite d’un affrontement avec la police et des vigiles au Théâtre national de Tirana. Depuis plus de 18 mois, un mouvement d’acteurs, d’écrivains, de producteurs de films et de membres de la société civile protestent chaque jour contre le projet du gouvernement de de démolir le théâtre national et d’en vendre le terrain pour construire six tours à sa place.

Ce matin, peu après 6 h 30 du matin, un grand nombre de policiers et d’agents de sécurité sous contrat privé sont arrivés sur le site. Rameutés par les médias sociaux, plusieurs centaines de citoyens ont rejoint les manifestants. Une manifestant, poussé par la police est tombé dans une piscine vide et s’est sérieusement blessé. D’autres personnes ont été blessés après que des policiers et des gardes de sécurité privés, engagés par le gouvernement, aient malmené des manifestants. Des manifestants du théâtre surveillait le théâtre jour et nuit, craignant que sa démolition ne soit imminente.

Incidents devant le théâtre national de Tirana

Incidents devant le théâtre national de Tirana

Des documents ont été publiée ces derniers jours prouvant que Julian Assange était espionné 24h sur 24 par une agence de sécurité espagnole (Undercover Global S. L) puis équatorienne (Promsecurity) durant son séjour de 7 ans à l’ambassade d’Equateur à Londres dans laquelle il s’est réfugié ces sept dernières années. Cet espionnage avait lieu à la demande des autorités équatoriennes. Par ailleurs les agents de sécurité de l’ambassade devaient tout les jours surveiller chaque mouvement d’Assange, enregistrer ses conversations et prendre note de son humeur. L’équipe a également procédé à un examen de l’écriture manuscrite dans son dos, qui a donné lieu à un rapport de six pages.

Des entrevues entre Assange et son avocat ainsi que des entrevues avec des visiteurs ont notamment été filmées et ce malgré des mesures de sécurité mise en place par Assange telles que l’utilisation d’un dispositif de distorssion des voix. D’autres mesures de sécurité étaient utilisées par Assange telle que l’utilisation d’un dossier recouvrant la feuille de papier sur laquelle il écrivait pour empêcher tout appareil photo potentiel de zoomer sur ses notes.

Au niveau de son extradition, les autorité britannique prétende qu’il ne sera pas envoyé dans un pays où il pourrait risquer la peine de mort. L’audience pour étudier la demande d’extradition vers les États-Unis aura lieu fin février 2020 au Royaume-Uni. En attendant Assange il reste enfermé à la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud-est de Londres (https://secoursrouge.org/Grande-Bretagne-Debut-de-procedure-pour-une-eventuelle-extradition-d-Assange).

Julian Assange en train d'être espionné

Julian Assange en train d’être espionné

En 2016, un ancien haut responsable du Sinn Féin qui s’était avéré être un espion du MI5 avait été abattu de Glenties, dans le comté de Donegal. L’IRA véritable avait revendiqué l’attaque. La Gardai (la police de République d’Irlande) avait enquêté sur le sujet et avait remis, il y a deux ans, un dossier au procureur général de la République d’Irlande. Celui-ci a décidé, mercredi 3 juin, d’inculper Anton Duffy, un homme du compté de Donegal, qui purge actuellement une peine de 17 ans de prison en Écosse pour avoir planifié le meurtre de Johnny “Mad Dog” Adair. Ce dernier est un loyaliste ainsi qu’un ancien dirigeant de la Ulster Defence Association (UDA, une organisation paramilitaire protestante loyaliste).

Anton Duffy est l’un des trois républicains reconnus coupables en 2015 de complot en vue de tuer les dirigeants loyalistes. Le cousin de Duffy, Martin Hughes (40 ans) a été emprisonné pendant 11 ans, tandis qu’un autre homme, Paul Sands (36 ans) a été emprisonné pendant dix ans. Les trois hommes avaient été condamnés pour des opérations prolongées de police et de surveillance du MI5, impliquant des écoute par micro et des agents infiltrés.

Un mandat d’extradition contre Anton Duffy ne pourra pas être appliqué avant la fin de sa peine de prison et éventuellement après une période supplémentaire après sa libération de 3 ans de surveillance en Écosse. Les questions d’extradition pourraient également être problématiques après le Brexit.

Membres de la Real IRA

Membres de la Real IRA

Lundi 17 juin, commençait un procès de trois jours initié par Anne Dalum qui essaye de récupérer son passeport confisqué par la police. Ce passeport lui avait été enlevé le 6 janvier alors qu’elle devait partir le lendemain au Rojava pour participer au programme “Make Rojava Grenn Again” (voir notre article). Cette procédure est la conséquence du durcissement de la loi sur les passeports voté au Danemark en 2015, censé notamment aider à empêcher le recrutement de combattants étrangers dans des conflits armés.

Par ailleurs, le gouvernement britannique prépare une réglementation similaire qui interdirait à ses citoyens d’être présent au nord-est de la Syrie sous peine d’écoper de dix ans de prison.

Solidarité avec Anne Dalum

Solidarité avec Anne Dalum

L’audience pour étudier la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les Etats-Unis aura lieu fin février, a décidé vendredi un juge du tribunal londonien de Westminste. Une audience aura lieu fin octobre pour décider quel tribunal étudiera la demande américaine. Les Etats-Unis lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l’accusent également d’avoir “comploté” avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning.

Réfugié pendant près de sept ans à l’ambassade d’Equateur à Londres où il bénéficiait de l’asile politique, M. Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l’aval de Quito (voir notre article). Vendredi, l’Australien de 47 ans a comparu par visioconférence depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud-est de Londres. Aux Etats-Unis, il risque 175 ans de cumul des peines encourues pour les différents chefs d’inculpation qui le visent.

Assange à son arrestation

Assange à son arrestation