La visite de Macron aux Pays-Bas se révèle mouvementée avec trois incidents en deux jours. Il avait été interrompu hier mardi à la Haye par des manifestants alors qu’il s’apprêtait à prononcer un discours sur l’avenir de l’Europe, “Où est la démocratie française?”, “La convention sur le climat n’est pas respectée”, ont hurlé des manifestants depuis les tribunes en déroulant une banderole sur laquelle était écrit en anglais “Président de la violence et de l’hypocrisie”.
Ce mercredi, au deuxième jour de la visite, l’arrivée du président français sur un campus scientifique de l’université d’Amsterdam a été troublée par l’irruption de deux manifestants néerlandais, un homme et une femme qui se sont dirigés vers Macron avec une banderole. , ont été interpellés pour «trouble à l’ordre public et menace»  tandis qu’ils se dirigeaient vers Emmanuel Macron avez une banderole. L’homme a été projeté par terre, puis maîtrisé,  juste après que le président français soit sorti d’une limousine avec le roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, et a été accueilli par la maire d’Amsterdam Femke Halsema. Après leur arrestation, ils ont été immédiatement emmenés au bureau de police alors qu’ils chantaient: «Même si Macron ne veut pas, nous, on est là»,  le chant des gilets jaunes. Et ce n’était pas fini puisqu’à sa sortie de l’établissement, Macron était attendu par une quarantaine de personnes qui brandissaient des pancartes et deux banderoles, dont une le qualifiant à nouveau de «Président de la violence et de l’hypocrisie».

Des cocktails Molotov et d’autres projectiles ont été lancés sur des policiers lors d’un défilé républicain illégal lundi, dans le quartier de Creggan à Derry. Le cortège de plusieurs centaines de personnes, ouvert par un groupe de militants républicains en tenue paramilitaire, s’est terminé au cimetière de Derry’s City  par un événement pour commémorer l’anniversaire de l’Insurrection de Pâques de 1916. Il a eu lieu à la veille de la visite du président américain Joe Biden à  Belfast où il doit prononcer un discours dans le cadre de la commémoration du 25e anniversaire de l’accord de paix du Vendredi Saint.

Le chantage qu’Erdogan exercé envers la Finlande et la Suède via son véto à leur adhésion à l’OTANt  porte ses fruit. L’année passée, la Finlande avait signé un mémorandum lors d’un sommet de l’Otan à Madrid afin de répondre aux demandes de la Turquie « en ce qui concerne les exportations d’armes et la lutte contre le terrorisme ». Depuis, la Finlande a multiplié les gestes envers le fascisme turc et ce tournant se passe aussi dans les rues. A Helsinki, des manifestants ont marché vers l’ambassade de Turquie pour montrer « leur solidarité avec le mouvement kurde contre les attaques de l’État fasciste turc et demander l’arrêt du commerce d’armes entre la Finlande et la Turquie, ainsi que la condamnation des attaques contre la liberté d’expression par la police finlandaise ». La police anti-émeute est intervenue lors du spectacle contre le gouvernement turc en saisissant la marionnette représentant Erdogan. Il y a quatre mois déjà, la police finlandaise était intervenue pour forcer des manifestants à enlever les drapeaux du PKK, des YPG et des YPJ.

Mikhail Abdalkine, député russe du Parti Communiste au parlement régional de Samara, avait diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux le montrant suivre avec sérieux et attention le discours sur l’état de la nation de Vladimir Poutine avec des nouilles sur les oreilles. En Russe, l’expression « accrocher des nouilles aux oreilles de quelqu’un » signifie que quelqu’un ment (« n’accroche pas de nouilles à mes oreilles ! » signifiant « ne me mens pas »). Suite à cela, Mikhail Abdalkine a été appelé à comparaître devant un tribunal pour avoir « discrédité l’armée russe ».

Dossier(s): Reste de l'Europe Tags:

La semaine passée, une responsable de la police avait été gravement blessé de plusieurs balles en Irlande. Six personnes avaient été arrêtée suite à cette opération (voir notre article). Depuis, l’IRA a revendiqué la responsabilité de cette opération. Un tribunal de Belfast a prolongé la détention de de deux des six personnes arrêtées, un homme de 47 ans et un autre de 71 ans. Les quatre autres ont été libérés après avoir été interrogés. Aujourd’hui, deux autres personnes ont été ciblées par la police: un homme de 33 ans et un homme de 57 ans ont été arrêtés, le premier à Omagh et le second à Belfast.

Le policier ciblé par l’IRA, le Detective Chief Inspector John Caldwell

Dossier(s): Reste de l'Europe Tags: ,

Un responsable de la police a été blessé de plusieurs balles par deux hommes dans un complexe sportif à Omagh, dans le comté de Tyrone, peu avant 20 heures mercredi. Trois hommes – âgés de 38, 45 et 47 ans – ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire à Omagh et Coalisland, également dans le comté de Tyrone. Ils restent en détention. Lez policier est dans un état critique. L’enquête se dirige vers le mouvement républicain, en particulier avec la Nouvelle IRA.

Dossier(s): Reste de l'Europe Tags: ,

La Cour d’appel de Lituanie a confirmé la décision d’un tribunal de première instance d’abandonner les accusations de « terrorisme » contre Liam Campbell en raison de l’expiration du délai de prescription. Ce militant républicain connu avait été extradé d’Irlande vers la Lituanie en mai dernier pour faire face à des accusations liées à la contrebande d’armes pour l’IRA véritable, après plus de dix ans de contestations judiciaires. Le tribunal de district de Vilnius a mis fin aux poursuites pénales à son encontre en septembre après avoir accepté les arguments de la défense selon lesquels le délai de prescription avait expiré en janvier 2018 (voir notre article). Le délai de prescription de l’infraction était passé de 10 à 15 ans dans la période qui s’est écoulée depuis que le crime a été commis. Les procureurs ont fait valoir que le délai de prescription aurait dû être de 15 ans et ont fait appel de la décision devant la cour d’appel. Campbell, qui avait été autorisé à rentrer en Irlande après le verdict du tribunal de district, s’est rendu en Lituanie pour la décision de la cour d’appel vendredi dernier. La cour d’appel a approuvé la décision du tribunal de première instance selon laquelle le délai de prescription était de 10 ans et avait expiré en 2018.

 

Le gouvernement britannique veut durcir les règles entourant le droit de manifester. La police sera, notamment, autorisée à faire stopper les manifestations si elles troublent l’ordre public. Le premier ministre Rishi Sunak a déclaré ne pas accepter « que les protestations d’une petite minorité puissent nuire au reste de la population ». Ces nouvelles mesures visent principalement des groupes comme Extinction Rebellion ou Just Stop Oil, qui ont paralysé à plusieurs reprises la circulation sur les autoroutes ou le centre de Londres à la suite de blocages. L’année dernière, le gouvernement britannique avait déjà restreint le droit de manifester et octroyé à la police davantage de pouvoir pour disperser les manifestations. En mettant encore en place de nouvelles mesures, les autorités britanniques ont notamment en ligne de mire les récentes protestations internationales de la part des activistes pour le climat. Par exemple, le fait de s’attacher ou de se coller à quelque chose en guise de protestation sera interdit à l’avenir, sous peine de sanctions.

 

Dans la procédure d’extradition d’Ecevit Piroğlu de la Serbie vers la Turquie, la décision finale doit être prise le 18 janvier. Actif politiquement depuis 1992, Piroğlu a été emprisonné à plusieurs reprises en Turquie. En 2021, il a demandé l’asile politique en Serbie après avoir été accusé de terrorisme en lien avec le soulèvement de Gezi en 2013. Avant de partir pour la Serbie, Piroğlu a combattu contre l’État islamique au Rojava. Le 24 juin 2021, il a été arrêté à l’aéroport en Serbie. Cela a marqué le début d’une procédure qui dure depuis 18 mois. Sa demande d’asile n’a pas reçu de réponse positive. Ecevit Piroğlu a fait une grève de la faim pendant 136 jours contre la procédure illégale et le retard dans le traitement de sa demande d’asile. Mercredi 18 janvier, la Cour d’appel entendra à nouveau l’affaire d’extradition et annoncera la décision finale. Des manifestations auront lieu partout dans le monde.

Rassemblement lundi 16 janvier à 15H30 devant le consulat de Serbie à Bruxelles (Bd du Régent 53, métro Madou) à 15h30

En octobre 2019, les républicains se sont rassemblés à Newry pour la commémoration de la grande grève de la faim de 1981 (voir notre dossier). Cet événement alterne les lieux d’accueil chaque année. Des hommages ont été rendus à tous les grévistes de la faim, de Thomas Ashe à Red Mickey Devine. Les participants, dont de nombreuses familles, ont apprécié la musique des orchestres alors que le défilé se dirigeait vers le parc Raymond McCreesh pour les discours. Immédiatement, les politiciens locaux ont demandé l’intervention de la police. Celle-ci n’a été que trop heureuse d’exaucer leurs vœux, et plus de 40 personnes ont été accusées d’avoir violé le règlement sur les Parades. Le 30 décembre, au tribunal de Newry, toutes les accusations ont été rejetées contre tous les républicains en relation avec cette commémoration.