Dix personnes, dont des policiers, ont été blessées au cours des affrontements qui ont éclaté lundi matin dans la zone industrielle de industrielle de Gazipur. Les travailleurs de Cocola Food Products Limited ont commencé à manifester pour réclamer l’application du salaire minimum annoncé par le gouvernement. À un moment donné, les travailleurs de la zone de Mouchak de l’upazila ont bloqué l’autoroute Dhaka-Tangail, perturbant la circulation des véhicules sur l’autoroute. La police a tenté de chasser les manifestants de l’autoroute mais ces derniers leur ont lancé des briques. La police industrielle a tiré des grenades lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour maîtriser la situation. Les blessés ont été transportés dans divers hôpitaux locaux et ont reçu les premiers soins.

La police paraguayenne a dispersé mercredi des manifestants, dont de nombreux retraités, à la suite de l’approbation d’une loi visant les ressources des huit institutions publiques et privées de retraite et de pension du pays. Ces huit fonds sont actuellement composés d’environ un million de cotisants dont les fonds valent environ 3,4 milliards de dollars, soit 8% du produit intérieur brut. La loi propose que ces ressources soient gérées de manière à pouvoir être investies dans des obligations et des instruments financiers. Les retraités s’opposent à cette règle par crainte que l’argent soit mal géré ou détourné par les autorités et qu’ils se retrouvent ainsi les mains vides. Une manifestation s’est rendue sur les places autour du Congrès pour protester contre la loi. Outre les retraités de diverses institutions, il y avait également des manifestants de l’Union nationale de l’administration de l’électricité. Ils ont été attaqué par la police anti-émeute à l’aide de gaz lacrymogènes et d’auto-pompes. Des dizaines de personnes. ont été blessées En outre, 31 syndicalistes de Sitrande ont été battus et arrêtés, ce qui a donné lieu à une nouvelle manifestation devant le siège de la police pour demander leur libération.

Les procédures judiciaires à l’encontre des militants syndicaux et politiques se multiplient en France. Ce mardi, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a envoyé un courrier à la première ministre Élisabeth Borne pour dénoncer un « contexte de répression anti-syndicale inédit depuis l’après-guerre », à l’heure ou plus de 1000 militants syndicaux sont visés par des procédures pénales. En outre des procédures ont été ouvertes contre au moins 17 secrétaires généraux d’organisations CGT, convoqués du fait de leur qualité de secrétaires généraux. En effet, à la suite de la réforme des retraites, les convocations judiciaires se sont enchaînées, à l’image de la convocation de plusieurs militants de la CGT, dont Sébastien Ménesplier, le patron de la CGT des électriciens et gaziers, suite à leurs actions durant la réforme des retraites. Plus récemment encore, Myriam Lebkiri, membre du bureau confédéral de la CGT, a été convoquée le 8 décembre par la gendarmerie pour « dégradation ou détérioration légère d’un bien » et « menace, violence ou acte d’intimidation envers un élu public ».

Une manifestation de soutien aux cadres Cgt Marc Roudet (à gauche) et Myriam Lebkiri, était organisée, le 8 décembre 2023, à Pontoise (Val-d’Oise), en présence de Sophie Binet (centre), secrétaire générale de la CGT était sur place.

 

Le 24 mai dernier, cinq énergéticiens étaient interpellés à leur domicile et devant leur famille à six heures du matin. Après 36 heures de garde à vue, trois d’entre eux ont été relâchés sans aucune poursuite, tandis que deux autres, Christophe et Alex, ont été déférés devant les juges des libertés. Libérés après plus de 48 heures de détention, placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de participer aux manifestations et de communiquer, ils sont convoqués pour leur procès ce mardi 21 novembre à Bordeaux. Cette audience s’inscrit dans la lignée des précédents cas de répression avec près de 400 militants CGT visés par des poursuites judiciaires dans le sillage du mouvement contre la réforme des retraites. Rassemblement de soutien à 12h au parvis des droits de l’homme, à Bordeaux.

La police a une nouvelle tiré jeudi des balles en caoutchouc et gaz lacrymogènes contre des milliers d’ouvriers du textile du Bangladesh manifestant contre l’augmentation jugée ridicule de leur salaire minimum, les syndicats dénonçant pour leur part intimidations et arrestations (voir notre précédent article). Mardi, le comité du salaire minimum du secteur textile avait augmenté de 56,25% le salaire mensuel de base des quatre millions d’ouvriers du secteur, le portant à 12.500 takas (104 euros), mais ce montant a été jugé ridicule par les syndicats et rejeté. Les ouvriers du textile, qui manifestent depuis deux semaines, exigent un quasi-triplement du salaire mensuel, actuellement à 8.300 takas (70 euros). Des affrontements ont éclaté dans la ville industrielle de Gazipur, au nord de Dacca, où les ouvriers ont essayé de bloquer une route. Les manifestants ont incendié des piles de bois et lancé briques et pierres sur les forces de l’ordre. Plusieurs milliers d’ouvriers ont également quitté les usines d’Ashulia, en banlieue nord de Dacca, pour manifester. La police a arrêté Mohammad Jewel, l’un des organisateurs de la Fédération indépendante des ouvriers de l’habillement du Bangladesh. Un dirigeant local a également été arrêté. Au moins trois ouvriers sont morts depuis le début des manifestations.

Des affrontements ont éclaté dans la ville industrielle d’Ashulia, à l’ouest de Dacca, lorsque 10.000 ouvriers ont tenté d’empêcher une reprise du travail dans le cadre d’un grève qui a paralysé 600 usines (voir notre article). Les grévistes ont lancé des pierres et des briques sur des policiers et des usines, et ont tenté de bloquer les routes. Une femme de 35 ans a été grièvement blessée au visage par des balles en caoutchouc tirées par la police lors de la répression de manifestants à Sreepur, à quelque 60 kilomètres au nord de Dacca. Les autorités ont assuré qu’elles augmenteraient les salaires d’ici une semaine. Parmi les centaines d’établissements fermés figuraient les plus grandes usines du pays, qui fournissent toutes les grandes marques tels que Gap, Walmart, H&M, Zara, Bestseller, Levi’s, Marks and Spencer, Primark et Aldi.

Le Bangladesh est le deuxième exportateur mondial de vêtements derrière la Chine. Ses 3.500 usines employant quatre millions de travailleurs, majoritairement des femmes. Les ouvriers et ouvrières demandent un quasi triplement du salaire mensuel minimum, de 8.300 takas (70 euros) à 23.000 takas (190 euros), pour faire face à la forte augmentation du coût de la vie.

 

Les travailleurs du textile des villes Gazipur, d’Ashulia et de Savar protestaient hier, depuis le matin pour une augmentation de salaire dans diverses régions. Lors de ces manifestations, de multiples affrontements ont eu lieu entre les travailleurs et la police, notamment lorsque les travailleurs ont bloqué l’autoroute. Les policiers ont chargé dans l’après-midi à la matraque et tiré des gaz lacrymogènes. Les manifestants ont résisté et les ont caillassé et un ouvrier nommé Rasel Hawlader de l’usine de confection du groupe Energy Pack à Maleker Bari a alors été tué d’une balle dans la poitrine. La nouvelle de sa mort a intensifié la colère des travailleurs. Les ouvriers ont attaqué la police, brûlant un fourgon, et puis ont forcé l’entrée de l’usine Jamuna Fashion et de plusieurs usines voisines pour les vandaliser. A Konabari, ils ont incendié l’usine de confection ABM qui a été totalement détruite (photo).

Les machinistes grévistes du dépôt de Bus de Montesson sont dans leur cinquième semaine de grève. Une grève reconduite chaque semaine, avec 90% de grévistes, qui a contraint la direction de Keolis a fermé complètement le dépôt depuis le 11 septembre. Jusqu’à présent, Keolis refuse répondre aux revendications des grévistes, qui réclament le retour d’une prime d’intéressement supprimée lors de l’arrivée de l’entreprise en janvier 2022, ainsi que le paiement des jours de grève et de meilleures conditions de travail. Keolis a décidé vendredi dernier d’assigner en justice une dizaine de salariés sur les 80 en grève, espérant que le tribunal leur donne le feu vert pour les expulser du piquet de grève. Un rassemblement s’est donc tenu hier jeudi devant le tribunal de Versailles en solidarité avec les grévistes (photo). A l’audience, l’avocat de Keolis a demandé une astreinte financière de 1000 euros par jour et par occupant. Décision lundi 16 octobre.

Des ouvriers du bâtiment travaillant sur le site de construction de la Finance Central Bank, affilié au Limak Holding, ont protesté en bloquant l’entrée du site de construction parce qu’ils n’ont pas pu recevoir d’indemnités de licenciement et d’heures supplémentaires. La manifestation était organisée par le Syndicat des travailleurs de la construction (İnşaat İş), Devrimci Yapı, le Syndicat de la construction et des routes (Dev Yapı İş) a été attaquée par des gardes de sécurité privés sur le site de construction. La police est ensuite intervenue et a maltraité, traîné sur le sol et mis en détention six travailleurs ainsi que le secrétaire général de Dev Yapı İş, Nihat Demir, et le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la construction, Yunus Özgür.