Depuis mardi 27 avril, une centaine d’ouvrières et ouvriers de la Fonderie de Bretagne près de Lorient ont bloqué leur usine et ont retenu l’équipe de direction. Cette lutte fait suite à l’annonce le 11 mars dernier, par Renault, de la mise en vente de l’usine qui emploie 350 personnes. L’équipe de direction a été relâchée dans la soirée, mais l’usine est toujours occupée à ce jour pour exiger son maintien au sein du groupe Renault.

Ahmed, délégué CGT au dépôt de bus RATP Flandres à Pantin, est convoqué en conseil de discipline le 10 mai prochain pour harcèlement. Il avait ouvert une enquête pour harcèlement après avoir été alerté par une collègue sur le comportement d’un cadre de la RATP. Malgré cela, il se retrouve lui-même accusé de harceler ce même cadre. Un appel à la grève a été émis et un rassemblement se tiendra le 10 mai à 12h30 place Lachambeaudie (Paris 13e).

Au moins cinq travailleurs ont été tuées par balle, et 11 autres ont été blessées, samedi dans des affrontements entre les travailleurs d’une centrale électrique en construction et la police dans le district de Chittagong, dans le sud du Bangladesh. Les affrontements ont eu lieu vers midi lorsque 2.500 travailleurs construisant une centrale électrique au charbon ont commencé une manifestation appelant à une augmentation de salaire. La centrale électrique où l’affrontement s’est produit est une coentreprise du Bangladesh S Alam Group et des sociétés chinoises SEPCOIII Electric Power Construction Corporation et HTG Development Group.

 

Riccardo, un travailleur, de l’aciérie de ArcelorMittal (ex Ilva) à Tarente, a été licencié pour avoir partagé sur les réseaux sociaux une capture d’écran avec l’invitation à voir la fiction “Svegliati Amore Mio”en télé. Cette fiction raconte l’histoire d’une ville du sud de l’Italie où une entreprise de l’acier cause des mort·es parmi la population. Le licenciement de Riccardo a eu lieu après que la société ait imposé à certains travailleurs une sanction disciplinaire avec suspension immédiate du travail, exclusion du lieu de travail et demande de justification dans les 5 jours, pour avoir publié sur leur profil Facebook l’invitation à regarder “Svegliati Amore Mio”.

Première productrice d’acier sur le territoire de l’Union Européenne, cette usine vétuste est connue pour ses émissions toxiques causant des mort·es et des problèmes de santé parmi la population, ainsi que pour ses conditions de travail dangereuses (par exemple 4 incendies se sont déclenchés dans l’usine entre 6 et le 10 avril 2021) et précaires (où par exemple un ouvrier ne sait pas à l’avance s’il travaillera le lendemain). Par ailleurs 4000 ouvriers sont pour l’instant suspendus (le licenciement coutant de l’argent à l’entreprise) et doivent vivre avec 300 euros par mois. D’une manière générales un climat de terreur est instauré dans l’entreprise, les ouvriers qui seraient tentés de la critiquer étant menacés par leur hiérarchie de licenciement. Pour y faire face, l’Unione Sindacale di Base appelle à la grève des travailleurs d’ArcelorMittal, avec un rassemblement permanent devant la direction de l’aciérie de Tarente, à partir du 14 avril.

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Le vote pour ou contre la création d’un syndicat dans un entrepôt Amazon dans l’Alabama, qui serait une première aux États-Unis, s’est achevé ce lundi 29 mars. Les 5800 employés du site de Bessemer doivent voter pour que puisse exister un syndicat dans l’entreprise, en l’occurrence le RWDSU, le syndicat de la distribution. Amazon a multiplié les manoeuvres pour éviter cela. Elle a fait constituer de faux comptes Twitter de prétendus travailleurs d’Amazon pour décourager les travailleurs de se syndiquer. Le décompte des votes envoyés par la poste doit commencer mardi, sous la houlette de l’agence fédérale chargée du droit du travail. Les résultats ne sont pas attendus avant la fin de la semaine, au mieux, en fonction du nombre de bulletins disputés (signature au mauvais endroit, profession incorrecte, etc). Les syndicalistes s’attendent à des complications légales: Amazon va certainement essayer de retarder l’issue par tous les moyens possibles.

La lutte des travailleurs de Tubacex contre 150 licenciements que l’entreprise projette à Llodio et Amurrio a débouché sur de violents affrontements hier mardi, qui se sont soldés par de nombreux blessés et trois arrestations. Le moment le plus tendu a eu lieu vers neuf heures et demie du matin, lorsqu’un bus transportant des jaunes s’est approché de la porte de l’entreprise. À ce moment-là, plusieurs centaines de personnes et une cinquantaine de travailleurs en salopette rouge ont bloqué le rue. La police régionale basque (l’Ertzaintza) est intervenue, provoquant l’affrontement. Les heurts se sont répétés vers quatre heures de l’après-midi, à la sortie du bus qui transportait les jaunes. Le piquet aux portes de l’usine Tubacex de Llodio a lieu chaque jour depuis le début de la grève illimitée, le 15.

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Le 31 octobre 2019, l’Union Départementale CGT 93 organisait un rassemblement de protestation devant la préfecture de Bobigny lors de la venue d’Edouard Philippe, alors premier ministre. Une cinquantaine de CRS avait brutalement chargé les 15 personnes participant au rassemblement. À cette occasion, le secrétaire générale de l’UD CGT 93 a été brutalement interpellé puis placé en garde à vue pour des prétendues violences sur des policiers (voir notre article). Le militant syndical est passé le 8 février devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny alors qu’un rassemblement se tenait pour le soutenir. Heureusement une vidéo a pu démonter l’accusation policière, et la juge en a pris acte.

Rassemblement en soutien à Hervé Ossant, secrétaire général de la CGT 93, devant le Tribunal Bobigny 8 février 2021

Rassemblement en soutien à Hervé Ossant, secrétaire général de la CGT 93, devant le Tribunal Bobigny 8 février 2021

Lundi 15 février 2021 quatre étudiants de l’université de Nanterre (Ayoub, Barth, Selim et Victor) passeront en procès au tribunal de grande instance de Nanterre pour leurs activités syndicales. Une manifestation de solidarité est organisée par leur comité de soutien lundi 15 février à 13H30 au départ de l’université de Nanterre.

L’événement Facebook

 

Des affrontements entre la police française et les travailleurs de “Total” qui protestent contre leur licenciement, ont eu lieu mercredi à Paris. Total veut supprimer 700 emplois dont 500 dans la sous-traitance. Les employés de la raffinerie de Grandpuits et les travailleurs de la sous-traitance se sont rassemblés devant le siège de Total à Paris, dans le cadre de protestations qui durent depuis 5 semaines. Ils ont accroché des pancartes contestant leurs conditions de travail et la suppression de leurs emplois, sur les murs du bâtiment de l’entreprise. Des affrontements ont éclaté entre la police et les manifestants qui voulaient entrer dans le bâtiment de l’entreprise.

Les salariés de l’entreprise de sous-traitance Siemo autour du brasero avec les raffineurs de Total en grève avant l’assemblée générale vendredi 22 janvier