Ce jeudi 12 vers midi, des membres du syndicat des travailleurs de l’université de Panama, de Frenadeso, de Suntracs et de Conusi ont organisé une manifestation pour protester contre les augmentations constantes du panier alimentaire de base et du prix du carburant. Dans l’après-midi, un groupe de manifestants a affronté des membres de l’unité anti-émeute de la police nationale dans l’enceinte de l’Université du Panama (UP). Vers 14 heures, la police a commencé à tirer des gaz lacrymogènes sur les participants à la manifestation qui avaient fermé les quatre voies de l’autoroute Transístmica depuis midi. Les manifestants se sont réfugiés à l’Université de Panama. Depuis le parking de l’université, un groupe d’étudiants a jeté des pierres sur les policiers.

Des manifestations ont commencé lundi dernier à Colón, sur la côte caraïbe du Panama, pour demander au gouvernement de mettre en œuvre des projets visant à améliorer les conditions de vie et les infrastructures dans la province, l’une des plus pauvres du Panama. Mardi, des affrontements ont eu lieu entre la police anti-émeute, qui a lancé des gaz poivrés, et des manifestants qui ont incendié des pneus dans plusieurs parties de la province, notamment dans la ville de Colon, l’une des plus importantes du pays car elle constitue l’entrée caraïbe du canal de Panama. Le secteur des transports a bloqué les routes principales pour demander l’intervention du gouvernement afin de geler ou de baisser les prix des carburants. Au moins six personnes ont été arrêtées mardi dont Edgardo Voitier, dirigeant du Frente Amplio Colonense et de la Coalición de Unidad por Colón. La police a déclaré qu’un policiers avait été sérieusement blessé et que des amendes avaient été infligées à des camions pour obstruction des routes.

 

 

Dix-neuf policiers ont été blessés samedi (et 12 de leurs véhicules endommagés) lorsqu’ils ont tenté de contrôler l’attaque, par des ouvriers syndicalistes, d’une entreprise sidérurgique de la ville de Boisar, dans le district de Palghar (état du Maharashtra). Les syndicalistes avaient fait irruption dans les locaux de la société et avaient entrepris de les dévaster lorsqu’une équipe police a voulu s’interposer. Mal leur en a pris car ils ont été caillassés et évincés. La police a depuis arrêté 27 personnes en relation supposée avec l’incident. Ils sont accusés de « tentative de meurtre, émeute et conspiration criminelle ». L’entreprise est depuis longtemps le théâtre de conflits sociaux.

El Amanecer de los Cartoneros, (« l’Aube des cartonniers ») est la plus grande coopérative de recycleurs de la ville de Buenos Aires, et fait partie du Mouvement des Travailleurs Exclus (MTE). Elle appelait ce jeudi à un grand rassemblement devant le Ministère de l’Environnement et de l’Espace Public, pour l’amélioration des salaires et des conditions de travail. La police municipale est intervenue brutalement parce que les manifestants occupaient l’avenue Martín García. Les manifestants ont résisté et caillassés les policiers, transformant la place Lezama en champ de bataille et envoyant 5 policiers à l’hôpital. Huit hommes et cinq femmes ont été arrêtés. Les cartoneros se sont ensuite déplacés au siège Procureur de la ville, situé près du Congrès, pour exiger la libération des 13 recycleurs. Comme ils ont trouvé le bâtiment fermé, ils ont décidé de se rassembler devant le Congrès.

Au moins 16 travailleurs du textile ont été blessés lors d’un affrontement avec la police, au cours de la manifestation de travailleurs réclamant deux mois de salaires impayés à Kalurghat, à Chattogram, hier lundi. Les travailleurs de la Regent Textiles Mills Limited, qui a fermé ses portes le 16 mars, ont bloqué la route Chattogram-Boalkhali à Kalurghat dans Boalkhali vers 8h00 du matin. L’affrontement a commencé lorsque la police a tenté de déloger les travailleurs de la route. Les travailleurs ont répliqué aux charges par des jets de pierre et ont mis le feu à des pneus sur la route, interrompant la circulation pendant des heures.

 

Des travailleurs membres du Syndicat des travailleurs de l’électricité, du gaz, de l’eau et des barrages (Enerji-Sen) affilié à la Confédération turque des syndicats de travailleurs révolutionnaires (DİSK) avaient organisé un sit-in devant la Direction générale de l’électricité de Başkent pour protester contre leur licenciement. La police a attaqué le piquet et arrêté huit travailleurs, dont le président d’Enerji-Sen, Süleyman Keskin. Ces attaques anti-syndicales (licenciements, arrestations) surviennent alors que les conditions économiques deviennent de plus en plus dures pour les travailleurs de Turquie. Les prix de détail à Istanbul ont augmenté de 63,35 % en mars par rapport à la même période de l’année dernière.

Des marins-pêcheurs ont provoqué la coupure du pont reliant l’Espagne au Portugal en brûlant des pneus, en signe de protestation contre le prix élevé du carburant. Le pont sur le fleuve Guadiana qui relie les deux pays, entre Ayamonte à Huelva et la municipalité portugaise de Vila Real de San Antonio, a littéralement brûlé, provoquant la coupure de la A-49. Des explosions et des flammes ont embrasé ce lieu de transit pendant plus d’une heure, jusqu’à ce que la Guardia Civil intervienne pour disperser la manifestation. Les pompiers sont alors venus éteindre les flammes.

Des affrontements ont éclaté entre la police et des travailleurs affiliés au syndicat des employés du Baloutchistan qui manifestaient près de la maison du premier ministre, à Quetta. Un important contingent de policiers en tenue anti-émeute avait bouclé une route en érigeant des barricades. Ils ont tiré des grenades lacrymogènes sur les manifestants, qui ont tenté d’encercler la maison du premier ministre.

Une manifestation à laquelle appelait le front commun syndical (CGSP, Setca, CNE, SLFP et CGSLB) et des collectifs comme « La Santé en lutte » a dévié du parcours prévu, en continuant sur la petite ceinture après la porte de Namur et jusqu’au carrefour dit Arts-Loi. Sur les pancartes et banderoles on pouvait lire: “Un plan contre la pénurie d’infirmiers maintenant”, “La vraie urgence n’est pas de licencier”, “Sauvez notre système de santé au lieu de licencier”. Un groupe de manifestants a tenté de pénétrer dans le bâtiment le cabinet du ministre de la Santé mais a été repoussé par les forces de l’ordre, qui ont utilisé du gaz lacrymogène pour le faire reculer.

L’obligation de vaccination pour le 1er janvier 2022 est ressentie comme une gifle par les travailleurs qui ont tenu bon pendant 20 mois dans des conditions difficiles. Des soignants testés positifs ont par le passé continué à travailler en prenant des précautions et qu’aujourd’hui des soignants vaccinés peuvent également véhiculer le virus, la vaccination ne faisant que diminuer la charge virale liée aux contaminations et au développement de formes graves de la maladie.

De violents affrontements entre policiers et manifestants ont eu lieu mardi à Cadix, en Andalousie, au huitième jour d’une grève des ouvriers de la métallurgie, qui réclament des hausses de salaire suite à la forte inflation (voir notre précédent article). Les heurts se sont produits à proximité du port de Cadix, à l’issue d’une manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers d’ouvriers ainsi que des étudiants venus leur apporter leur soutien. Lors de ces affrontements, les forces de l’ordre, appuyées par un hélicoptère, ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.