Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

La police de Harare ont arrêté les fonctionnaires et les travailleurs du secteur public qui manifestent contre les mesures d’austérité qui ont conduit à un resserrement de leurs conditions de vie au Zimbabwe. Les travailleurs veulent que l’administration leur paye leur salaire indexé en dollars pour les protéger contre une inflation à trois chiffres. Ainsi, le travailleur le moins payé gagnerait 7.309 dollars zimbabwéens (475 USD), soit sept fois plus que les 1.023 dollars zimbabwéens qu’il reçoit actuellement. Des dizaines de policiers ont refoulé les travailleurs qui voulaient manifester, les nassant devant les bureaux du Conseil Apex, le principal syndicat des travailleurs du secteur public à Harare. Pour tenter de briser une grève du personnel médical, qui souhaite également une augmentation de salaire, le gouvernement avait licencié 77 médecins plus tôt cette semaine.

Manifestant au Zimbabwe

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Esman Bakhshi a été libéré contre une lourde caution, de la prison d’Evin à Téhéran, capitale de l’Iran. Porte parole d’une série de grève, son engagement lui a valu une arrestation en novembre 2018. Le militant syndical et représentant des travailleurs de la canne à sucre dans le Sud Ouest de l’Iran a été transféré à la prison d’Evin après avoir été condamné à 14 ans de prison et 74 coups de fouet. Il est accusé de “répandre des mensonges”, “d’insulte au Guide suprême” ou encore d’organiser des “rassemblement en vue de commettre des crimes contre la sécurité naitonale.” Il a actuellement fait appel de ce jugement et est en attente d’un nouveau verdict.

 

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Le militant syndical iranien Esman Bakshki sortant de prison à Téhéran.

 

 

La CGT a annoncé cet après-midi l’interpellation de Hervé Ossant responsable départemental du syndicat alors qu’il était présent à un rassemblement lors de la venue de ministres en Seine-Saint-Denis. Ce rassemblement visait à dénoncer la casse des services publiques et à fait l’objet d’attaques de la part de la police. Au cours d’une charge, Hervé Ossant a été interpellé et emmené au poste de police. Plusieurs sections de la CGT ont dénoncé cette criminalisation de l’activité syndicale et demandent que toute forme de poursuite soient abandonnées à l’égard de leur responsable.

Hervé Ossant responsable syndical prenant la parole

Hervé Ossant responsable syndical prenant CGT en France la parole

Samedi 26 octobre, Sepideh Gholian (voir notre article), Sanaz Elahyari, Amir Hossein Mohammadi Fard, Amir Amirgholi (voir notre article) et Atefeh Rangriz, Marzieh Amiri ont été libérés. Sepideh Gholian et Atefeh Rangriz avaient dernièrement entamé une grève de la faim entre autre pour protester contre leurs conditions de détention et les actes de harcèlement constant, ainsi que ceux envers des membres de leur famille. Neda Naji, une autre détenue du 1er mai, est toujours en prison et devrait être jugée par la 28e chambre du «Tribunal révolutionnaire islamique» pour sa participation à Téhéran au 1er mai 2019.

Sepideh Gholian

Le 8 octobre, pour la 3e journée consécutive, le rassemblement de protestation des travailleurs de la compagnie Azarab s’est poursuivi à Arak en Iran. Le dimanche 6 octobre, les travailleurs d’Azarab avaient organisé une collecte sur l’autoroute Téhéran-Arak pour protester contre la vente de leur entreprise et exiger leurs salaires impayés. Ils ont bloqué la place principale à l’entrée de la ville. La veille, le 7 octobre, ils s’était rassemblé et avait marché devant l’entreprise. Les unités anti-émeutes des Gardiens de la Révolution les ont chargés en tirant des gaz lacrymogènes sur la foule. Ils ont bloqué les manifestants par crainte que les jeunes rejoignent les protestataires. Malgré les attaques brutales de la veille, les travailleurs se sont rassemblés à nouveau devant le bâtiment de l’entreprise. Les forces répressives ont empêché les manifestants d’atteindre la place et d’entrer dans la ville.

Les ouvriers d’Azarab, de la ville d’Arak, en lutte

 

Depuis le dimanche 15 septembre, près de 50.000 travailleurs de 34 sites du constructeur automobile General Motors (GM) sont en grève à l’appel du syndicat United Auto Workers (UAW). La grève s’est déclenchée suite à l’échec des négociations d’une nouvelle convention collective pour les 4 prochaines années. Ils réclament des augmentations de salaire, une meilleure couverture santé, le redémarrage d’une usine dont l’activité a été arrêtée en mars à Lordstown, dans l’Ohio et empêcher la fermeture programmée d’une chaîne d’assemblage à Detroit.

Depuis le début du conflit, les travailleurs des usines situées au Mexique, Canada, Brésil et en Corée du Sud (où les travailleurs sont également en grève partielle depuis début septembre) s’organisent en soutien aux grévistes états-uniens. Sur le site de Silao (Mexique), au moins 8 travailleurs organisés et solidaires ont été licenciés pour leur soutien, refusant entre autre de faire des heures supplémentaires. Des pressions avaient été exercées dans les usines des différents pays pour reconstituer la production de véhicules. Les grévistes ont maintenu la communication avec les travailleurs et travailleuses des autres pays et fait un «appel à la solidarité».

Usine GM à Silao (Mexique)

La loi de 2019 sur les autorités de santé régionales et de district (RDHA) est censé privatiser les soins de santé dans la province. Jeudi, la Grand Health Alliance, un groupe de médecins, paramédicaux, infirmiers et autres membres du personnels de santé, avait organisé une manifestation à l’hôpital universitaire de Khyber et avait planifié une manifestation au Lady Reading Hospital, hier vendredi. Les autorités de Peshawar ont, dans un geste sans précédent, interdit le rassemblement de plus de quatre personnes et plus dans les locaux de l’hôpital. Un grand nombre de policiers se sont positionnés dans l’hôpital le matin et lorsque les médecins ont tenté de pénétrer à l’intérieur des bousculades et des affrontements ont eu lieu, qui  se sont poursuivis pendant plus d’une heure. Plus de 15 manifestants ont été blessés.

Arrestation d'un manifestant

De violents incidents ont été enregistrés ce jeudi au chantier de l’entreprise de construction AESA sur le site de la raffinerie YPF de la ville de La Plata. Les affrontements se sont produits vers 5 h 30 du matin, lorsque des salariés d’AESA, après une semaine de fermeture suite à un conflit syndical (conséquence des salaires impayés et de non réengagement d’ouvriers), a pu pénétrer dans le complexe industriel. Un groupe d’ouvriers syndicalistes de l’ Unión Obrera de la Construcción de la República Argentina (UOCRA) est aussi entré dans l’usine et a insulté les jaunes. Les policiers de la province de Buenos Aires sont intervenus et ont été caillassés. Les policiers ont alors utilisé des balles en caoutchouc contre les syndicalistes.

Les affrontements à La Plata

 

 

 

Au moins 20 travailleurs du prêt-à-porter ont été blessés dimanche dans des affrontements avec les forces de l’ordre dans la zone industrielle de Kanchpur, à Sonargaon upazila, à Narayanganj. Les travailleurs d’une usine de la société Opex et du groupe Sinha avaient tenté de bloquer l’autoroute voisine en exigeant le paiement de leurs arriérés, l’arrêt de licenciements abusifs, et une augmentation de salaire. Ces travailleurs se sont heurtés à la police qui a tenté de les chasser de la route. Ils ont lancé des briques sur les forces de l’ordre, essuyant des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Au moins 20 travailleurs ont été blessés. Des policiers supplémentaires avaient été déployés dans la région.

Les affrontements de Narayanganj

Ce 12 septembre 2019, cela fera un an que le militant politique argentin et dirigeant syndical des travailleurs du pétrole, Daniel Ruiz, a été arrêté par le gouvernement de Macri pour avoir participé activement à la lutte contre la réforme des pensions. Depuis un an, il est emprisonné sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui (voir notre article).

Demain jeudi 12 septembre 2019, à 18h, un rassemblement sera organisé devant l’ambassade d’Argentine, avenue Louise 225 à Bruxelles.

Daniel Ruiz