Ce dimanche avaient lieu en Birmanie les funérailles d’une épicière de 20 ans tuée par les forces de l’ordre avec un très jeune manifestant. Samedi, les tensions se sont rapidement intensifiées à Mandalay (centre) entre la police et des protestataires anti-junte dont des ouvriers en grève d’un chantier naval. Lors des affrontements, les policiers ont tiré à belles réelles, tuant donc deux personnes et en blessant 30 autres. Les arrestations de responsables politiques, d’activistes ou de grévistes se poursuivent. Près de 570 personnes ont été interpellées depuis le 1er février, et seules une quarantaine relâchées. Les connexions internet ont été coupées pour la septième nuit consécutive, avant d’être restaurées dans la matinée. Près de trois semaines après le putsch du 1er février, la mobilisation ne faiblit pas des grandes villes aux villages reculés du pays. Les appels à la désobéissance civile se poursuivent avec des médecins, enseignants, contrôleurs aériens ou cheminots toujours en grève.

La loi martiale a été décrétée lundi dans plusieurs villes de Birmanie, les généraux faisant planer pour la première fois la menace de représailles contre les manifestants, descendus par centaines de milliers dans les rues contre le coup d’État. La Birmanie a vécu près de 50 ans sous le joug de l’armée depuis son indépendance en 1948. Le putsch du 1er février, avec le renversement du gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi et l’arrestation de cette dernière, a mis fin à une brève parenthèse du pouvoir militaire. Les manifestations et les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits et un couvre-feu est instauré de 20H00 à 04H00, heure locale. La police a fait usage de canons à eau et de balles en caoutchouc à Naypyidaw, la capitale, contre des manifestants. Des manifestations se sont tenues dans d’autres villes.

 

Un lieutenant et deux autres soldats de l’armée gouvernementale ont été tués dans des affrontements avec les insurgés communistes dans la province de Quezon vendredi 5. Le premier lieutenant Romeo Sabio Jr.a été tué à Barangay San Roque alors qu’il commandant un détachement du 85e bataillon d’infanterie lors d’opération de contre-guérilla. Un commandant de la NPA, connu sous les alias «Jade» et «Rosgel», a été tué dans un autre endroit de San Roque à 9 h 40 le 6 février. Enfin, le 5 février, Ronnel Batarlo, un commandant de la NPA qui portait l’alias «Ka Marwin», a été tué par les militaires.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Lundi premier février, quatre membres présumés de la NPA ont été tués par un détachement de la 9e division d’infanterie à Barangay Toytoy, un village reculé de la la province de Camarines Sur.

Deux soldats de l’armée  gouvernementale ont été tués et un autre a été blessé lors d’un affrontement avec des guérilleros maoïstes de la NPA dans la province de Quezon, ce vendredi 5 février. C’est un détachements de la 201e brigade d’infanterie qui a été accroché dans le village de San Roque. Cet affrontement était le deuxième de la journée après que la même colonne de la NPA et l’armée se soit affronté à Buenavista, beaucoup plus tôt, vers 4 heures du matin. Ce même vendredi 5, Ronnel Batarlo, alias «Ka Marwin», un commandant maoïste recherché,  a été tué dans une fusillade avec des soldats de la 2e division d’infanterie à Barangay Masaya (Pung-uy, Quezon) vers 4 heures du matin. Un militaire a été blessé dans la fusillade.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

 

Un militaire de la 71e Compagnie de Reconnaissance Divisionnaire à été tué dans un combat contre la NPA. Son détachement s’est heurté aujourd’hui vendredi 22 janvier à un groupe de guérilleros maoïstes à Barangay Lamag (province d’Ilocos Sur). La fusillade a duré 40 minutes, après laquelle les maoïstes ont pu décrocher.

Combattantes de la NPA

Combattantes de la NPA

Un tribunal de Dhaka a diligenté la destruction de plusieurs centaines de logements construits illégalement sur les bords de la route qui rele Mirpur-11 à Kalshi. Des milliers d’hommes et de femmes ont protesté contre leur expulsion. Les manifestants ont lancé des briquettes sur les membres des forces de l’ordre, le personnel de la société municipale et les militants du parti au pouvoir. Ces derniers ont attaqué les manifestants tandis que la police tirait des balles en caoutchouc. Les affrontements ont fait entre 20 et 50 blessés.

La NPA a revendiqué lundi la responsabilité de l’embuscade qui a coûté la vie à trois militaires dimanche matin à Barangay Baquerohan. Les militaires, un sous-officier et deux soldats, membres du 31e bataillon d’infanterie, ont été attaqués par les guérilleros à 8 h 25 alors qu’ils se rendaient au poste de police de la ville de Legazpi à moto. Un autre sous-officier a été blessé. Les maoïstes ont déclaré que cette opération avait été menée en représailles de différents crimes commis par les militaires dans la région comme le meurtre d’Eddie Bellugo à Barangay Banquerohan et le massacre de cinq paysans à Barangay Dolos. Dans la région du Bicol, les maoïstes ont dénombrés 34 exécutions extra-judiciaires, quatre massacres, 144 raids militaires, des arrestations illégales, des tortures et la mise en scène de fausses redditions de prétendus guérilleros.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Rong Chhun, président de la Confédération cambodgienne des syndicats (CCU, affilié à la CSI), a été arrêté pour des commentaires publiés sur un réseau social concernant des paysans des zones frontalières. Avec lui, plus de 20 autres militants sociaux, dont Sor Saknika président de l’Association cambodgienne des travailleurs informels, ont aussi été interpelés et placés en détention. La situation des luttes ouvrières au Cambodge est désastreuse: arrestation de dirigeants syndicaux, érosion de la négociation collective, répression des activités de grève et de manifestations. Rong Chhun doit comparaître devant le tribunal en cette fin de semaine.

Rong Chhun, président de la Confédération cambodgienne des syndicats (CCU)

 

L’officier commandant un détachement de la 72e Compagnie de Reconnaissance Divisionnaire (7e DI) a été tué lundi 4  janvier dans un échange de tirs avec la guérilla maoïste dans la municipalité de Pacqued, (province d’Abra). Ce lieutenant menait une opération de contre-guérilla dans le nord de la province d’Abra, sur l’île de Luçon. La mort de cet officier est la première perte de l’armée gouvernementale cette année.

Les funérailles de l’officier, ce mercredi

 

 

Un présumé membre de la guérilla maoïste a été tué par les forces gouvernementales à Barangay Tungao mercredi après-midi. Ce sont les militaires du 23e bataillon d’infanterie de l’armée qui ont tué un militant connu sous le pseudonyme de “Aylon”, et qu’ils accusaient d’être un membre du Front de guérilla 4A du Comité régional du centre-nord de Mindanao. Les forces affirment avoir récupéré armes, munitions, matériel de fabrication de bombes, vivres, documents subversifs etc.

Opération anti-guérilla à Barangay Tungao (archives)