Depuis plus de 3 mois, un mouvement de contestation en Thaïlande mobilise des milliers de personnes. Ce mouvement, mené entre autre par les étudiants, réclame la démission du Premier ministre Prayut Chan-o-cha, un général au pouvoir depuis un coup d’État en 2014 et reconduit à son poste en 2019 suite à d’élections controversées, une modification de la Constitution très favorable à l’armée et mise en place en 2017 sous la junte ainsi qu’une réforme en profondeur de la monarchie. Plusieurs manifestations se sont tenues cette semaine rassemblant plusieurs milliers de personnes malgré l’interdiction de rassemblement de plus de 5 personnes promulgués le jeudi 15 octobre suite aux chahut provoqué lors du passage de cortège de la reine. Au total, une quarantaine de militant.e.s ont été arrêté.e.s cette semaine, dont deux leaders du mouvement.

Bangkok 16 octobre 2020

Des policiers et des militaires ont mené une opération pour arrêter Denis Paradero Rodinas et Girlie Mercado. Cinq mandat d’arrêt étaient délivrés contre eux: ils étaient accusés d’être des membres du Comité régional du Parti communiste des Philippines du sud de Mindanao. Une fusillade est survenue, Rodinas a été tué et Mercado a été capturée après avoir tenté de s’échapper. Deux autres personnes ont été arrêtées pour “hébergement de criminels” et “obstruction à la justice”. Les policiers ont récupéré un pistolet de calibre 45, dix téléphones portables et plusieurs cartes d’identité. Rodina était l’un des dirigeants du NPA les plus recherchés à Mindanao, notamment en raison de l’exécution du maire Dario Otaza de Loreto par la guérilla maoïste en 2015.

Plusieurs dizaines de milliers d’Indonésiens ont manifesté aujourd’hui, jeudi 8 octobre,dans les principales villes de l’archipel d’Asie du Sud-Est et ont affronté la police pour protester contre la nouvelle législation, dénoncée par les syndicats et les défenseurs de l’environnement. La police a fait usage de gaz lacrymogène dans la capitale et procédé à plus d’un millier d’interpellations. La police n’avait pas autorisé les manifestations, prétextant le risque de contamination par la COVID-19. Quelque 13 000 membres des forces de sécurité avaient été déployés dans la capitale et autour pour empêcher l’arrivée de salariés et d’étudiants qui voulaient manifester devant le palais présidentiel et le Parlement. Mais les manifestants ont franchi les barrages après des affrontements et ont convergé vers le centre de la ville. Faute de parvenir jusqu’au Parlement, certains ont détruit des bâtiments gouvernementaux, mis le feu à des postes de police routière et des arrêts de bus. Dans plusieurs autres villes, les manifestants ont dirigé leur colère contre les parlements locaux, comme à Surabaya, Bandung et Makassar.

L’Indonésie a un code du travail relativement protecteur par rapport à d’autres pays d’Asie, avec un salaire minimum et des pénalités pour licenciements. Le gouvernement espère que la nouvelle loi – appelée loi omnibus -, qui vise à réduire la bureaucratie en amendant des dizaines de lois existantes touchant à l’environnement, la fiscalité, le droit du travail et les normes environnementales, va favoriser les investissements étrangers alors que le pays s’apprête à entrer en récession.

 

Un sous-officier des Marines et cinq maoïstes connus ont été tués dans une fusillade à Brooke’s Point, Palawan, ce jeudi 3 septembre. Des membres du Groupe de reconnaissance de la 3e Brigade du Corps des Marines des Philippines se sont brièvement affrontés avec une vingtaine combattants de la NPA peu avant 6 heures du matin. Les cinq maoïstes tués sont connus. Il s’agit de Bonifacio “Salvador Luminoso” Magramo, secrétaire de l’Unité 4E du Comité régional du Parti pour le sud du Tagalog; Andrea “Ka Naya” Rosal, fille du défunt porte-parole de la NPA Ka Roger Rosal, Noel “Ka Celso” Siasico, un commandant de la NPA, Ren “Ka Amir” Manalo et un maoïste connu sous le pseudonyme de “Ka RJ”. Depuis novembre 2019, les autorités offraient une prime de 5,4 millions de pesos pour qui aiderait à la capture de Magramo, de 6,1 millions de pesos pour Siasico et de 4,5 millions de pesos pour Rosal. Les militaires ont récupérés de nombreux documents.

Marines philippins

La police anti-émeutes de Hong Kong a utilisé du gaz au poivre pour disperser des manifestants lundi soir, un an jour pour jour après une journée de manifestation marquée par une violente répression dans une rame de métro. Des dizaines de militants se sont rassemblés à l’extérieur de la station de métro Prince Edward à la tombée de la nuit pour scander des slogans pro-démocratie et déposer des fleurs. Mais la police a rapidement déclaré la manifestation illégale et des policiers anti-émeutes armés de matraques et de lanceurs de balles au poivre sont arrivés pour disperser la foule avant d’immobiliser et fouiller plusieurs personnes tout au long de la soirée. Au total, neuf personnes ont été arrêtées pour rassemblement illégal. Le 31 août 2019, des policiers avaient submergé la station de métro Prince Edward et avaient été filmés en train de frapper plusieurs personnes dans une rame, les laissant ensanglantées. Les journalistes et les soignants se sont vu ensuite refuser l’accès à la station.

Un soldat a été blessé dans un affrontement à Barangay Carabalan (Negros Occidental), hier jeudi 27 août. La fusillade est survenue lorsqu’une patrouille de huit militaires du 94e bataillon d’infanterie ont rencontré cinq guérilleros maoïstes. Le militaire blessé a été immédiatement transporté à l’hôpital. Suite à l’affrontement, quatre membres présumés de la milice populaire de la NPA ont été arrêtés. Les autorités ont récupéré un fusil de calibre .22, trois armes de poing et un fusil de chasse artisanal.

Les quatre arrêtés et le matériel récupéré par les militaires

Deux soldats du 62e bataillon d’infanterie de l’armée philippine ont été blessés, tandis qu’un membre présumé de la guérilla maoïste a été tué lors de deux affrontements, ce vendredi 14 août à midi, à Sitio Tabago, dans le Negros Oriental. Les deux affrontements ont eu lieu presque simultanément, opposant les militaires de la 303e brigade en pleine opération de contre-guérilla à deux groupes distincts de 15 et 20 combattants de la NPA. Une fusillade de 30 minutes a eu lieu pendant que des hélicoptères intervenaient en débarquant des renforts.

Opération héliportée ce vendredi midi

Sept personnes ont été tuées lors d’un combat entre les troupes gouvernementales et la guérilla maoïste samedi 8 août, dans l’après-midi,  à Barangay Suagayan (Ilocos Sur). Un militaire de la 702e brigade d’infanterie, un civil, et cinq maoïstes, dont une femme médecin, ont été tués. Cinq soldats gouvernementaux ont également été blessés. Le civil tué est un agriculteur qui plantait du riz et qui a été pris dans les tirs croisés. C’est la troisième fusillade entre l’armée et la guérilla dans l’Ilocos Sur en un mois.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Un sous-officier du 81e bataillon d’infanterie a été tué, et trois militaires ont été blessés, lors d’une embuscade à l’IED réalisée par la guérilla maoïste à Barangay Dili, Sta. Cruz, (Ilocos Sur), vendredi 31 juillet.

Par ailleurs, trois responsables de l’insurrection maoïste pour le nord du Negros occidental ont été arrêtées à Barangay Minapasuk par des militaires du 79e bataillon d’infanterie. Il s’agit de Christell Abordo alias “Dulay” ou “Matt”, Mary Dem Forones alias “Nancy”, “Mia” ou “Ayon” et Rossine Enyong alias “Lemay”, “Digna”, “Angel” ou “Mary Joy”. Les militaires ont saisi sur elles un fusil M14, trois revolvers .38, huit téléphones portables, des fournitures médicales et des documents politiques.

Plusieurs anarchistes encourent de lourdes peines suite à leur arrestation dans le cadre d’une répression qui s’intensifie. Trois d’entre eux ont été interpellés pour des tags qui ont été qualifiés de “crimes graves”. Les tags incriminés sont : «sudah krisis, saatnya membakar ” (il y a déjà une crise, il est temps de brûler) et” melawan atau mati konyol » (combattre ou périr). Peu de temps après, deux autres anarchistes ont également été arrêtés par la police à Tangerang et Bekasi. Suite à leur arrestation, ils ont été frappés et torturés, ils ont eu la tête enveloppée dans des sacs en plastique et ont été gardés au commissariat en dehors de tout statut légal, sans que ni leurs proches ni leurs avocats ne puissent avoir des nouvelles ni intervenir. Ils font actuellement l’objet d’un procès dans lequel ils encourent jusqu’à 10 ans de prison. Deux autres, qui sont encore mineurs, sont déjà condamnés à 4 mois de prison (voir l’appel à la solidarité).

Un des tags incriminés