Le système THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), conçu pour intercepter les missiles balistiques à portée intermédiaire, est déployé par l’armée américaine, notamment en Corée.  Ce dernier déploiement se heurte à de fortes oppositions d’habitants de Seongju, où se trouva la base du THAAD, et d’une ville voisine, Gimcheon, qui estiment que ces armements menacent la paix dans la péninsule coréenne. L’armée sud-coréenne a affronté des dizaines de manifestants alors qu’elle tentait de livrer des matériaux de construction et des groupes électrogènes à la base THAAD à Seongju. Les autorités militaires avaient commencé la livraison tôt mercredi, à 7h30, mais les manifestants avaient déjà commencé à se rassembler près de l’entrée du site à 5h30. Au moins trois manifestants ont été transférés dans un hôpital voisin après les affrontements.

 

Deux membres présumés de la NPA, la branche armée du Parti Communiste des Philippines, ont été tués pas des militaires le 17 avril à Purok Yuring, (Hinoba-an). C’est un détachement du 15e bataillon d’infanterie qui participait à une opération anti-guérilla qui a tué les deux hommes. Les militaires ont récupéré deux pistolets, des téléphones portables, des documents et des effets personnels sur les lieux.

Au moins cinq travailleurs ont été tuées par balle, et 11 autres ont été blessées, samedi dans des affrontements entre les travailleurs d’une centrale électrique en construction et la police dans le district de Chittagong, dans le sud du Bangladesh. Les affrontements ont eu lieu vers midi lorsque 2.500 travailleurs construisant une centrale électrique au charbon ont commencé une manifestation appelant à une augmentation de salaire. La centrale électrique où l’affrontement s’est produit est une coentreprise du Bangladesh S Alam Group et des sociétés chinoises SEPCOIII Electric Power Construction Corporation et HTG Development Group.

 

La police nationale philippine (PNP) a déclaré que deux membres présumés de la Nouvelle Armée du Peuple avaient été tués, lundi passé, dans un affrontement avec ses troupes à Santa Catalina, dans le Negros Oriental. C’est un commando de la Force d’action spéciale de la police qui a abattu les deux présumés maoïstes. La police affirme avoir récupéré sur le terrain des armes et des équipements de télécommunication.

Des membres du Special Action Force Commando de la police des Philippines

Samedi 27 mars, des manifestations se sont à nouveau tenues dans les différentes villes du pays. Les militants avaient appelé à une grande mobilisation ce samedi 27 mars, “journée des forces armées”, où un grand défilé militaire est organisé dans la capitale Naypyidaw. Les forces de sécurité déployées dans les différentes villes ont commencé à réprimer avant même le début des manifestations. En fin de journée, on comptait près de 110 personnes tuées, journée la plus sanglante depuis le 1er février. Au total, depuis cette date, plus de 400 personnes ont été tuées et plus de 3 000 ont été arrêtées.

 

Myanmar - 27 mars 2021

Myanmar – 27 mars 2021

Deux guérilleros maoïste et un soldat du bataillon d’élite des forces spéciales de l’armée ont été tués après un affrontement de quatre heures à Barangay San Rafael (Bukidnon), samedi 20 mars. Un autre soldat a été blessé et emmené à l’hôpital du Camp Evangelista à Cagayan de Oro. Le combat a opposé un détachement du 1er bataillon des forces spéciales à une colonne de quelque 70 combattants communistes dans l’arrière-pays de Sitio Kimutya, vers 9h30.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Depuis l’été dernier, un vent de fronde secoue le royaume avec des manifestations qui ont réuni jusqu’à des dizaines de milliers de personnes dans la capitale au plus fort des protestations, entre juillet et décembre 2020. Elles ont repris après l’inculpation en février pour lèse-majesté de quatre dirigeants du mouvement qui se voient régulièrement refuser une remise en liberté sous caution. Au moins 57 autres manifestants, dont trois mineurs, sont inculpés dans le cadre de la législation sur le lèse-majesté.

Vendredi 19, une nouvelle manifestation a eu lieu à Bangkok où 3000 policiers étaient déployés. Des manifestants se sont servi de cordes afin de déplacer un mur de conteneurs placés devant le palais royal pour le protéger. Ils ont réussi à se frayer ainsi un chemin en cirant “Libérez nos amis!”, avant de jeter des cocktails Molotov sur les policiers qui ont ouvert le feu avec des balles en caoutchouc et lancé des gaz lacrymogènes. Des policiers avaient fait auparavant une descente dans la maison d’édition “Thai” afin d’y saisir les copies de l’ouvrage sur la monarchie d’un militant et avocat spécialisé dans la défense des droits humains. Les manifestants ont réagi en plaçant l’ouvrage en ligne et en appelant leurs sympathisants à l’imprimer et à le lire pendant la manifestation.

Dimanche, le quartier industriel de Hlaing Tharyar, à Rangoun, a été le théâtre d’affrontements entre forces armées et manifestants, parmi les plus sanglants depuis le coup d’État du 1er février. Accusant la Chine de soutenir la junte militaire, les manifestants ont volontairement incendié plusieurs dizaines d’entreprises chinoises dans ce quartier pauvre de la ville. Face aux manifestants, les militaires ont ouvert le feu, tuant au moins 22 civils, auxquels s’ajoutent 16 décès dans différentes villes du pays, ainsi que celui d’un policier, le deuxième depuis le coup d’État. Ces 39 morts font de dimanche la journée la plus sanglante depuis le début du mouvement de protestation. Ils portent à 138 le bilan humain officiel de la répression. Après avoir décrété la loi martiale dans deux quartiers de Rangoun dimanche soir, la junte militaire a fait savoir lundi matin que cinq autres de l’ex-capitale étaient désormais concernés, ainsi que certains quartiers de la ville de Mandalay.

Construction d’une barricade à Rangoun

Deux policiers du poste de police municipal de Lambunao ont été blessés et leur voiture de patrouille a été endommagée lors d’une embuscade de la guérilla maoïste à Barangay Pughanan (Iloilo) vendredi matin. Le véhicule transportant une équipe de neuf policiers a versé sur le bord de la route à la suite de l’explosion d’un IED déclenché par les guérilleros qui ont ensuite tiré quelques coups de feu avant de se retirer. La veille, deux escarmouches avaient eu lieu entre des guérilleros et des détachements de l’armée, des coups de feu ont été échangés sans faire de blessé.

A la fin de la semaine dernière, le président Duterte a prononcé un discours dans lequel il a décrit les combattants communistes comme des “bandits” en ordonnant à la police de se montrer “impitoyable”: “Si vous en rencontrez armés, tuez-les, tuez-les, ne vous souciez pas des droits de l’homme”, a déclaré Duterte. L’approche du “pas de prisonnier” à l’égard des insurgés s’est accompagnée du phénomène du “marquage rouge”, selon lequel les opposants sont qualifiés de communistes ou de terroristes par des partisans du gouvernement ou des représentants de l’État, presque toujours sans preuve. Cette campagne ne fait plus aucune distinction entre les rebelles armés et les militants non combattants, les dirigeants syndicaux et les défenseurs des droits.

Au cours du week-end, la police philippine, appuyée par des unités militaires, a ainsi tué neuf personnes dans une série d’opérations dans la partie sud de l’île de Luzon. Ces opérations ont été menées dans les provinces de Cavite, Laguna, Batangas et Rizal, dans l’application d’au moins 24 mandats de perquisition. La police a affirmé que toutes les personnes tuées étaient associées à des “groupes terroristes communistes” et avaient tiré sur des policiers alors qu’elles se voyaient signifier des mandats de perquisition, et que six autres suspects avaient été arrêtés et neuf se sont échappés. En fait, les personnes tuées étaient pour la plupart des syndicalistes non armés et des militants de gauche.

Policiers philippins (archive)