Lundi matin, l’armée philippine aurait tué 16 guérilleros maoïstes lors d’un raid contre une base de la NPA à Dolores (Eastern Samar, dans le centre des Philippines). Cette opération s’est effectuée avec un soutien de tirs d’artillerie et un bombardement aérien. Les soldats du 52e bataillon d’infanterie ont récupéré sur le terrain des installations de fabrication d’explosifs et une vingtaine d’armes. La ville de Dolores est située à 185 kilomètres au nord-est de Tacloban, la capitale régionale.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

 

 

Quatre soldats ont été blessés hier vendredi lors d’un affrontement avec dix combattants de la New People’s Army dans les montagnes de Barangay Capellan (Isabela). Ces militaires appartenaient à un peloton du 95e bataillon d’infanterie envoyé dans un village où des guérilleros avaient été signalés. Les soldats blessés ont été transportés par avion à l’hôpital militaire pour y être soignés. Les guérilleros appartiendraient au Regional Sentro De Gravidad (RSDG) du Komiteng Rehiyon – Cagayan Valley.

 

Une vague de manifestations de masse avait éclaté au début de 2020 appelant à une réforme politique et constitutionnelle en Thaïlande, ainsi qu’à des changements dans le rôle de la monarchie du pays, et s’était heurtées à une répression policière sévère (voir nos articles ici, ici et ici. Cependant, ces manifestations ont été en grande partie suspendues lorsque le gouvernement a introduit une interdiction des manifestations sous prétexte de pandémie.

Des milliers de manifestants se sont une nouvelle fois rassemblés dans la ville pour manifester et comme la semaine passée (voir notre article) un grand nombre de policiers anti-émeutes ont été déployés pour disperser la foule en tirant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Certains manifestants ont lancé des pierres et d’autres projectiles sur les agents, jonchant les rues de débris. Deux guérites de police ont également été incendiées. Des vidéos montrent des dizaines de policiers armés frappant des manifestants au sol. Au moins six manifestants avaient été arrêtés. On ne sait pas combien de manifestants ont été blessés.

Même si la contestation a faibli ces derniers mois en raison de la riposte judiciaire des autorités et de la pandémie, des manifestations sporadiques continuent d’être organisées en Thaïlande. La police a tiré samedi du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc contre des manifestants à Bangkok qui demandent une réforme politique et une meilleure gestion de l’épidémie de Covid-19. Les manifestants critiquent la lenteur de la campagne vaccinale : moins de 4,5 millions des 70 millions de Thaïlandais ont reçu deux injections. Ils demandent aux autorités d’utiliser des vaccins à ARN messager plutôt que le Sinovac chinois, jugé moins efficace contre le variant Delta. Ils réclament aussi la démission du chef du gouvernement issu d’un coup d’Etat en 2014 et légitimé par des élections controversées cinq ans plus tard, ainsi qu’une réforme en profondeur de la monarchie. En tête de leurs revendications, l’abolition de l’article sur la lèse-majesté qui punit de jusqu’à 15 ans de prison les diffamations, critiques et insultes envers le roi et sa famille.

Un sous-officier de l’armée gouvernementale a été tué et deux autres militaires ont été blessés dans une embuscade tendue par la guérilla maoïste à Barangay Dolores, dans le nord de Samar. Les trois militaires, qui faisaient partie de la 83e Compagnie de renseignement militaire, se rendaient à moto au Barangay de San Francisco pour enquêter sur l’incendie d’équipement lourd par des guérilleros jeudi matin. Une colonne d’une vingtaine de maoïstes avaient en effet incendié neuf engins (un bulldozer, un rouleau compresseur, des pelleteuses, un camion à benne basculante, un moteur d’entraînement, une grue et un groupe électrogène de soudage) qui étaient utilisés pour construire un pont. Les militaires ont essuyé le feu d’armes automatiques de la part d’un groupe de dix maoïstes qui s’est aussitôt après retiré. Les troupes du 20e bataillon d’infanterie, basé à Las Navas, ont immédiatement lancé une opération de poursuite.

Un des engins incendiés par les maoïstes

Une combattantes de la Nouvelle armée populaire (NPA) a été tuée dans une opération de l’armée à Daraga (Albay), hier vendredi. Une force combinée du 31e bataillon d’infanterie, de la compagnie de reconnaissance de la 93e Division, de forces provinciales et de la police locale a fait irruption dans un campement de la guérilla, tuant une occupante. Les forces de sécurité ont récupéré deux fusils M16, trois mines antipersonnel, deux cocktails Molotov, deux ordinateurs, cinq téléphones, et du matériel de propagande.

Un membre de la guérilla maoïste (NPA) a été tué et deux autres ont été arrêtés par les troupes gouvernementales lors d’une fusillade hier jeudi à Barangay Malasibog, dans le Negros Occidental. C’est un détachement du 79e Bataillon d’infanterie qui a accroché le groupe de maoïstes, tuant Wilson Yanog Jr., un résident de Sitio Tinibiangan, (Barangay Minapasuk, Negros Occidental). Deux autres, Joel Manguiran et Jessie Labisto, ont été arrêtés. Un pistolet de calibre .45, un pistolet de 9 mm, neuf téléphones portables, des sacs à dos contenant des effets personnels et du matériel politique ont été saisi par les militaires.

Un soldat et deux paramilitaires ont été tués mercredi dans une embuscade de la Nouvelle Armée du Populaire (NPA) dans la région de Jipapad, dans l’est de Samar. Leur véhicule circulait vers Sitio Casapa lorsque à 6 heures du matin les guérilleros ont fait exploser un IED. Le soldat appartenait à la 8e Division d’infanterie et les paramilitaires à l’Unité géographique des forces armées civiles. Six autres paramilitaires du Cafgu ont été blessés au cours de l’attaque et ont été hospitalisés.

En Birmanie des « groupes de défense » ont été constitués par des militants opposés au putsch du 1er février. Dotés de fusils de chasse et d’armes artisanales, ils s’opposent aux forces militaires. La région autour de Saigaing (centre) connaît en particulier une multiplication d’escarmouches entre ces groupes et des militaires.  C’est lors d’un affrontement de ce type que 25 combattants et civils opposés au coup d’État ont été tués par l’armée dimanche 4 juillet.

 

 

Deux sous-officiers de la police de Butuan ont été abattu aujourd’hui par un commando d’une dizaine de guérilleros maoïstes. Ce sergent et ce caporal avaient été envoyés en mission de renseignements anti-guérilla à Barangay Antongalon vers 6 heures du matin. Ils devenaient vérifier des informations selon lesquelles la guérilla se préparait à attaquer une plantation appartenant à un ancien chef de la police. Les maoïstes ont interceptés les policiers à proximité de la plantation, les ont abattus et ont disparus avec leurs armes.

Combattants de la NPA

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