Un soldat de l’armée gouvernementale et un combattant de la guérilla maoïste (NPA) ont été tués samedi lors d’un affrontement dans la province de Rizal. Un détachement de 18 militaires de la 2e division d’infanterie de l’armée s’est heurté à  une trentaine de maoïste à Barangay Puray, Deux soldats ont également été blessés lors de la fusillade mais sont maintenant dans un état stable. L’affrontement a eu lie malgré le cessez-le-feu décrété par le Parti communiste des Philippines (CPP) pour permettre au gouvernement de se concentrer sur sa lutte contre la propagation du coronavirus dans le pays.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Dimanche, un ancien conseiller municipal a été abattu par des maoïstes dans le district de Gadchiroli, dans le Maharashtra. Dimanche soir, des guérilleros maoïstes ont investi le village de Navejhari et ont fait sortir Hiralal Ramsay Kallo de sa résidence. Il a ensuite été emmené hors du village où il a été abattu. Les maoïstes ont laissé un document expliquant que Kallo avait été exécuté pour avoir fourni des informations à la police concernant les déplacements des guérilleros maoïstes dans la région. La police de Chattisgarh avait arrêté la semaine dernière deux entrepreneurs de Rajnandgaon et Kanker. Ceux-ci auraient fourni aux maoïstes des rations alimentaires, des uniformes et d’autres fournitures. Kallo aurait pu être leur dénonciateur.

 

Le district de Gadchiroli

Aujourd’hui, la Nouvelle Armée Populaire (NPA) a annoncé un cessez-le-feu unilatéral en raison du Coronavirus. Ce cessez-le-feu ordonné par le comité central du Parti communiste des Philippines (CPP) prendra effet le 26 mars et devrait se terminer le 15 avril. Les commandant·es d’unité et les milices populaires et les masses qui les soutiennent devront donc s’abstenir de lancer des offensives tactiques et consacrer leur énergie à la lutte contre la pandémie. Le but de ce cessez-le-feu unilatéral est d’assurer et de faciliter l’assistance médicale, sanitaire et économique nécessaire à lutte contre la pandémie. Par ailleurs, le Front démocratique national des Philippines (NDFP), coalition des forces révolutionnaires, exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques ainsi qu’une amnistie générale.

Combattantes de la NPA

Dix-sept policiers ont été tués et quinze autres ont été blessés dans une embuscade de la guérilla maoïstes. L’attaque a eu lieu samedi après-midi près du village d’Elmaguda, dans le district de Sukma, à 1 100 kilomètres au sud de Patna, la capitale de l’État du Bihar. Elle a visé une force conjointe anti-guérilla de la Special Task Force (STF) et de la District Reserve Guards (DRG) qui tentaient de surprendre la 2e compagnie de l’Armée de Guérilla Populaire de Libération signalée à Elmagunda. C’est cette même 2e compagnie qui a tendu l’embuscade. La fusillade a duré 5 heures. Douze tués appartenaient à la DRG et cinq à la STF. Quatre des 15 blessés sont dans un état critique. Les maoïstes se sont retirés en emportant 16 armes. Les renforts, 550 membres des forces spéciales, n’ont pu atteindre les lieus de l’embuscade et récupérer les corps qu’aujourd’hui dimanche, en matinée. La région est un bastion connu de l’insurrection maoïste depuis plus de 40 ans.

Combattants maoïstes

 

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Le vendredi 13 mars, Julius Soriano Giron, président de la Commission militaire nationale du Parti communiste des Philippines (maoiste), son épouse Lourdes Tan Torres (membre du comité exécutif du PCP) et deux aides, ont été tués lors d’un raid de militaires et de policiers. Selon la police, l’opération s’est faite dans le cadre d’un mandat d’arrêt. Julius Giron et Lourdes Tan Torres auraient utilisé des armes lors de cette intervention. Le PCP a dénoncé cette affirmation comme mensongère, a indiqué que Julius Giron et de Lourdes Tan Torres n’étaient pas armés et n’étaient pas en mesure de riposter. Cet assassinat aurait été perpétré dans le cadre de la guerre de répression du président philippin Duterte contre l’insurrection maoiste aux Philippines. Julius Giron était l’un des principaux cadres du Parti et principal consultant pour la paix auprès du Front démocratique national des Philippines (NDFP).

Julius Soriano Giron

Un cadre du Parti Communiste du Népal (maoïste) clandestin a été arrêté par la police du district de Bhojpur. Sumit Pariyar, 33 ans, a été arrêté mercredi dernier dans la rurale de Temkemaiyunk-1. Selon la police, il transportait des détonateurs, des munitions et des cartes SIM. Sumit Pariyar appartient à la fraction du mouvement maoïste népalais qui a repris, en 2014, les armes et la lutte clandestine contre le gouvernement. Pas plus tard que ce matin, une bombe, posée par des guérilleros urbains appartenant à ce courant, a touché la résidence de l’ancien ministre des communication.  Ce courant, qui est dirigé par  Netra Bikram Chand alias Biplav, fait face à une dure répression: emprisonnements, tortures et assassinats. Le 20 juin, un de ses dirigeants, Kumar Paudel, avait été abattu par les policiers. Aucune poursuite n’avait été engagée suite à cette extradition extra-judiciaire.

La résidence du ministre attaquée ce matin

 

 

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Le mercredi 4 mars, un convoi de plusieurs véhicules de la Police nationale péruvienne a été pris en embuscade dans la région des rivières Apurimac et Mantaro (VRAEM), dans la province d’Ayacucho. Les forces de sécurité effectuaient une opération anti-guérilla dans le district de Canayre. Les policiers étaient guidés par deux repentis du PCP-SL, connus sous les pseudonymes de “Raulito” et de “Luciano”. Les guérilleros ont fait exploser une charge de dynamite puis ont ouvert un feu nourri sur les véhicules de police, tuant les deux repentis et blessant quatre policiers. Un des véhicules a été incendié. Ces dernières semaines, plusieurs guérilleros, dont feus “Luciano” et “Raulito”, se sont rendus aux forces de sécurité. Celles-ci essaient d’exploiter ces défections pour tenter d’éliminer les guérillas de leur bastion de la région VRAEM.

Le véhicule de police incendié après l'embuscade

 

Vendredi, une équipe conjointe de policiers et de militaires de la province de Catarman (Nord Samar) ont abattu Salvador Nordan, connu sous le nom de Ka Badok, un commandant maoïste recherché et qui faisait l’objet d’au moins neuf mandats d’arrêt. Samedi soir, des combattants de la NPA ont attaqué un poste militaire de contre-guérilla à Barangay Sta Lourdes dans la province de Sorsogon. Une intense fusillade a duré 10 minutes entre maoïstes et militaires. Un soldat été blessé. Deux civils ont été légèrement blessés par des balles perdues.

Combattantes de la NPA

Un cadre de la guérilla maoïste a été tué vendredi par des militaires des 3e et 9e bataillons d’infanterie de l’armée philippine.  Eduardo Lembang Arnado alias Choi, 58 ans, aurait été le  secrétaire adjoint du Front de Guérilla n°53 (GF 53) de la NPA, actif dans le nord de Cotabato, la partie nord de Davao Del Sur et le sud de Bukidnon, et relevant du Comité régional du sud de Mindanao. Arnado a été tué alors qu’il se rendait à Lamoro pour une réunion.

Les effets trouvés sur Eduardo Lembang Arnado

 

Les forces de sécurité de l’état du Chhattisgarh ont lancé une grande opération pour tenter de briser la grève impulsée par le Parti Communiste (maoiste). Cette «Opération Prahar» s’est transformée en combats meurtriers dans les districts de Sukma et Narayanpur dans la zone de conflit de Bastar, au sud du Chhattisgarh. Environ 1400 policiers et paramilitaires anti-guérilla se sont mis en mouvement depuis les limites de Telangana jusqu’aux frontières du Maharashtra.  Trois fusillades ont eu lieu, débouchant sur la mort de deux maoïstes et d’un paramilitaire du 208e bataillon Cobra (unité spéciales anti-guérilla). Un autre paramilitaire a été blessé.

Combattants maoïstes

 

 

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