Secours Rouge

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Deux paramilitaires anti-guérilla ont été tués lors d’une attaque de la NPA contre un détachement du CAFGU (Citizen Armed Force Geographical Unit ) dans la localité de Sition Mongol, à Sallapadan (Abra), jeudi 15 août au  petit matin. Un milicien a été tué sur le coup, l’autre est mort à l’hôpital. Les unités de la CAFGU sont administrées par des unités régulières des forces armées des Philippines et sous leur contrôle opérationnel. Leur première mission est d’empêcher la reconstitution de l’insurrection dans des secteurs ratissés par l’armée régulière et la police. Ces miliciens armés et payés commettent tellement d’abus que la suppression du CAFGU a été déjà ouvertement envisagée par des gouvernements aux Philippines. En 2000, 853 affaires de violation des droits de l’homme avaient été déposées contre 1 070 membres du CAFGU.

Paramilitaires du CAFGU

 

Roger Huanangoy Enrique, 36 ans, a été arrêté par les forces de sécurité péruviennes. Il est accusé d’avoir participé à une opération de la guérilla maoïste en août dernier. Une colonne de guérillero avait pénétré dans la localité de Libertad de Mantaro, situé dans la vallée des fleuves Apurimac, Ene et Mantaro, (district de Santo Domingo de Acobamba, province de Junín) comme chaque mois pour s’y approvisionner et recueillir des information. Mais cette fois là, les guérilleros avaient abattus trois habitants, deux accusés d’avoir trahis le PCP-SL, un troisième d’être un informateur de police.

Roger Huanangoy

Sapamcha Kangleipal, a été arrêté par une équipe spéciale de la police de Delhi avec deux autres personnes, Wahengbam Thoi Luwang, alias Thawai Lakpa, et Kangabam Roshan dans la région de Kotwala (Bihar). Sapam Kangleipal alias Chirangelen alias Sarat (38 ans) avait été arrêté le 7 mai 2008 comme maoïste pour “sédition”. Le 13 mai 2008, le tribunal l’avait libéré sous caution au motif que les charges de sédition portées contre lui n’étaient pas fondées. Cependant, alors qu’il sortait de la salle d’audience, il a de nouveau été arrêté par l’autorité de l’État en vertu de la loi sur la sécurité nationale. Après avoir séjourné dans la prison de Sajiwa pendant quelques mois, les autorités l’ont admis à l’hôpital. Dans la nuit du 28 au 29 décembre 2008, Sapamcha Kangleipal s’est échappé de la salle de sécurité de l’hôpital. Il était en cavale depuis.

Sapam Kangleipal alias Chirangelen alias Sarat

Un combat meurtrier a opposé jeudi des militaires de la 303e brigade d’infanterie  à la guérilla maoïste à Barangay Buenavista, dans le Negros occidental. Un militaire a été tué et deux autres blessés (dont un capitaine).  Après  30 minutes de fusillade, les guérilleros se sont retirés dans la jungle en ne laissant personne sur le terrain. L’armée revendique avoir tué trois d’entre eux. Les militaires ont récupéré 500 obus de lance-grenades, des fusils M14 et M16, une mitrailleuse M60 ainsi que du matériel d’artificier.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

 

 

 

Un homme qui est accusé par les autorités péruviennes d’avoir été le “médecin de la guérilla” (du PCP-SL) a été arrêté hier par la police italienne dans un hôtel du centre de Gênes. Luis Enrique Paredes Del Pino, alias “Juan Carlos” faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Le Procureur de la Cour d’appel de Gênes sera appelé dans les quarante prochains jours à évaluer la demande d’extradition. Luis Enrique Paredes Del Pino, qui est détenteur de la double nationalité et d’un passeport espagnol, avait déjà été arrêté en 2013 à Tolède. Madrid avait refusé l’extradition et, depuis lors, le médecin avait obtenu l’autorisation de rester en Espagne, où il travaille comme urgentologue dans le district de Castilla-La Mancha. Après le rejet de l’Espagne, le Pérou avait lancé un nouveau mandat d’arrêt international.

Luis Enrique Paredes Del Pino, lors d'une précédente arrestation

 

Les forces spéciales de la police du Rajnandgaon ont mitraillé une quarantaine de combattants maoïstes dans leur campement de la forêt de Sailpar, une jungle dense du district de Rajnandgaon, à quelque 70 km de la capitale, Raipur. Sept corps, un AK-47, deux fusils et des armes artisanales ont été retrouvés sur le terrain. Le Chhattisgarh est riche en minéraux, mais parmi les États les plus pauvres de l’Inde; l’insurrection maoïste y est particulièrement bien implantée, tout comme dans le Maharashtra, l’Odisha, le Jharkhand, le Bihar. Le gouvernement a déployé des dizaines de milliers de policiers et de commandos spéciaux dans le but d’éradiquer ces guérillas.

Le district de Rajnandgaon, dans le Chhattisgarh

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Un paramilitaire du CRPF a été tué mercredi dans l’explosion d’un IED déclenchée par des guérilleros maoïstes dans le district de Bastar dans le Chhattisgarh. L’explosion a eu lieu vers 6 heures du matin, près d’un camp du 195e bataillon du CRPF, à Pushpal, à Bastar, lorsque l’une de ses patrouille était de retour après une opération anti-guérilla lancée la veille au soir dans les forêts situées le long des districts de Bastar et de Dantewada.

Soldats de la CRPF en opération dans le Chhattisgarh

Soldats de la CRPF en opération dans le Chhattisgarh

Le sympathisant maoïste présumé, Konnath Muralidharan (camarade Ajith), arrêté près de Pune en 2015, a quitté la prison centrale de Yerawada, deux mois après que la Cour suprême ait rejeté le plaidoyer du gouvernement du Maharashtra contestant la libération sous caution accordée par la Haute Cour de Bombay en février. La libération de Muralidharan a été bloquée pour une raison bureaucratique. Konnath Muralidharan a été libéré mardi vers 17h30 de la prison de Yerawada après que toutes les formalités aient été accomplies.

Konnath Muralidharan (camarade Ajith)

Konnath Muralidharan (camarade Ajith)

Théo El Ghozzi, ouvrier nantais, militant maoïste emprisonné suite au tag contre l’ex-ministre de Rugy (voir notre article), est en grève de la faim depuis le 22 juillet. Il revendique la reconnaissance de son statut de prisonniers politique, son transfert à la prison de Riom, et la libération des prisonniers politiques, particulièrement celle de Georges Ibrahim Abdallah.

Théo El Ghozzi

France: Théo en grève de la faim

Le Commandement Arnulfo Ortiz de la NPA du Samar occidental a lancé une série d’opérations de guérilla contre le régime de Duterte en prévision du prochain discours sur l’état de la nation du président.

Ainsi, le 16 juin des affrontements ont eu lieu entre la guérilla et des éléments du 63e Bataillon d’Infanterie au cours des quels deux soldats sont morts et de nombreux autres ont été blessés. Le 27 juin, trois membres du 87ème Bataillon d’Infanterie ont également été tués par des combattant·e·s de la NPA. Enfin le 7 juillet, un groupe d’opérations spéciales de la NPA a ciblé Sonny Moreno, un responsable du renseignement du Bataillon du Renseignement Militaire (BRM) à Poblacion, San José de Buan. On ne signale aucune victime dans les rangs de la NPA.

Combattants et combattantes de la NPA

Combattants et combattantes de la NPA