Secours Rouge

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Sushil Roy, Patitpaban Haldar et Santosh Debnath avait été arrêté dans la région de Jangalmahal (Bengale occidental) en 2005 et accusé d’avoir incité la population a prendre les armes pour renverser le gouvernement local. Les autorités avaient saisi, lors de leur capture, de la littérature maoïste ainsi que des bâtons de gélatine et des munitions. Tous les trois avaient été poursuivis pour sédition ainsi qu’en vertu du Arms Act et condamnés à la perpétuité en 2005. Leurs avocats avaient interjeté appel en 2006. Ce vendredi, la Calcutta High Court a acquitté les trois hommes de toutes les charges retenues contre eux. Patitpaban Haldar et Santosh Debnath devraient donc être libéré après 14 ans d’emprisonnement alors que Sushil Roy est décédé en cours de procédure, en 2014.

Inde : Trois maoïstes présumés acquittés après 14 ans de prison

La police du Chhattisgarh a abattu une commandante maoïste dont la tête était mise à prix ce mardi dans le Bastar. Seema Mandavi, commandante du Sitanandi Area Committee était accusée dans de dizaines d’affaires de meurtre, de pillage et de violences à l’égard des forces de l’ordre. Elle était une des maoïstes les plus craints dans la région. Les autorités ont annoncé avoir été informées de la présence d’une vingtaine de guérilleros dans une zone forestière à la frontière entre les districts de Dhamtari et du Kanker et qu’une brigade de la Special Task Force avait immédiatement été dépêchée sur place pour les intercepter. Les soldats les ont encerclé vers 6h du matin mardi entraînant une fusillade longue d’une demi-heure à l’issue de laquelle les maoïstes sont parvenus à battre en retraite. C’est en ratissant la zone que les soldats ont découvert le corps d’une femme en uniforme, identifié comme étant Seema Mandavi. A côté de son corps, un fusil INSAS et deux chargeurs.

Le district de Bastar (Chhattisgarh)

Le district de Bastar (Chhattisgarh)

Les forces de sécurité ont annoncé ce lundi avoir arrêté un cadre maoïste dont la tête était mise à prix de longue date dans le district de Malkangiri (Odisha). Chandra Sisa, alias Chandan, était un membre actif du Andhra-Odisha Border Special Zonal Committee du PCI(maoïste). Chandan a été arrêté par des soldats de la Border Security Force dans la nuit du 14 au 15 juin alors qu’ils menaient une opération minutieusement préparée à cette fin, d’après le commissaire local. Lors de leur arrivée dans la zone ciblée, les soldats se sont retrouvés face à une brigade de guérilleros qui leur a opposé une importante résistance. A l’exception de Chandan, les maoïstes sont parvenus à battre en retraite.

District de Malkangiri (Odisha)

District de Malkangiri (Odisha)

Trois membres présumés de la Nouvelle Armée du Peuple (NPA) ont été tués lors d’une fusillade avec la police et les forces militaires à Mindoro oriental jeudi 13 juin, dans l’après-midi. Quatre bataillons de la 203e brigade d’infanterie ont attaqué un campement occupé par une quarantaine de guérilleros vers 13 h 30 à Sitio Mawan, Panaytayan, Mansalay, Mindoro oriental. Outre les corps des trois maoïstes, les militaires ont également récupéré trois fusils M16, un AK-47, un pistolet .45 et divers équipements et munitions. Un de ses soldats a été blessé dans la fusillade. Des troupes supplémentaires et des chiens renifleurs de bombe ont été déployés pour se lancer à la poursuite des guérilleros.

La région de Panaytayan

La région de Panaytayan

Deux sous-inspecteurs adjoints et trois policiers sont tombés dans une embuscade tendue par des guérilleros présumés à la frontière entre le Jharkhand et Bengale occidental. Ils ont été abattus alors qu’ils étaient en patrouille à proximité du commissariat de Tiruldih. D’après les autorités, la patrouille s’est fait encerclée par une brigade de maoïstes dont les hommes ont ouvert le feu, faisant cinq morts. Avant de battre en retraite, ils ont saisi les armes des policiers.

Guérilleros maoïstes

Guérilleros maoïstes

Les policiers de la Direction contre le terrorisme (Dircote) ont réussi à identifier, localiser et capturer Herlinda Ventura Clemente, 40 ans, recherchée pour diverses actions de la guérilla maoïste depuis 1997 dans le département de Huancavelica. Connue sous les noms de guerre de ‘Marleni’ ou ‘Nora’, militante active du PCP-SL, membre de la force principale du Comité zona du PCP-SL, elle faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour “terrorisme” délivré par la chambre criminelle de Lima. Le dimanche 26 mai, une autre membre supposée du PCP-SL a été capturée à Huánuco: Adelina Mariluz Trujillo, 64 ans, une proche de Florindo Eleuterio Flores Hala, le “camarade Artemio”.

Herlinda Ventura Clemente

Herlinda Ventura Clemente

Kiran Kumar, cadre du PCI(maoïste) et sa femme Narmada ont été arrêté par la police de Maharashtra dans l’état voisin du Telengana ce mardi. Le couple était recherché par les autorités qui l’accusent d’avoir orchestré l’attaque contre le parlementaire du BJP Bhima Mandavi dans le district de Dantewada (Chhattisgarh) le 9 avril dernier ainsi que d’avoir été partie prenante d’une attaque contre les forces de sécurité le 1 mai dans le district de Gadchiroli. Un fonctionnaire de police a déclaré que Kumar (63 ans), également connu sous le nom de Kiran Dada, et Narmada (60 ans) alias Krishna Kumari qu’ils étaient membres du comité régional du parti maoïste, et leur tête était mise à prix depuis de nombreuses années. Narmada vivait dans la clandestinité depuis 22 ans et était responsable du Krantikari Adivasis Mahila Sanghatan (KAMS – brigade culturelle du PCI(maoïste)). Kumar était lui dans la clandestinité depuis 20 ans.

Véhicule blindé du parlementaire du BJP Bhima Mandavi attaqué par la guérilla

Véhicule blindé du parlementaire du BJP Bhima Mandavi attaqué par la guérilla

Ce vendredi, la police de Bhadradi Tothagudem (Hyderabad, Telengana) a arrêté Ranjit Rao, un étudiant de troisième cycle de la Osmania Universisty pour ses prétendus liens avec la guérilla maoïste. Les autorités l’accusent de travailler pour le secrétaire du Telangana Committe du PCI(Maoïste). Les policiers ont affirmé l’avoir arrêté lors d’un contrôle routier, déclarant que Rao ne pouvait répondre à leurs questions. Ils ont saisi une clé USB ainsi que des textes maoïstes en sa possession. Ils ont en outre affirmé qu’il aurait avoué avoir des liens avec certains leaders maoïstes locaux.

Arrestation de Ranjit Rao

Arrestation de Ranjit Rao

Au moins 26 soldats de la CRPF et de la police du Jarkhand ont été blessé suite à l’explosion de plusieurs IED ce mardi matin dans les collines de Rai Sindri du district de Sarikela-Kharsawan. 24 d’entre eux font partie de l’effectif du bataillon 209 du Commando Battalion for Resolute Action (CoBRA), brigade de la CRPF spécialisée dans les actions de contre-insurrection, tandis que les deux autres sont membres de la Special Task Force de la police du Jharkhand. D’après les autorités, il n’y aurait pas eu de combat avec les guérilleros, qui auraient battu en retraite dès l’explosion des bombes. Elles ont imposé un cordon sur toute la zone afin de mener des opérations de ratissage afin de les retrouver.

District de Sarikela-Kharsawan

District de Sarikela-Kharsawan

Le 28 mai, une audience publique relative à la procédure judiciaire “Perseus” s’est tenue dans la salle d’audience de la base navale de Callao. Au cours de l’audience, l’apparition d’Abimael Guzmán, le Président Gonzalo du PCP-SL, a été accueillie par l’assistance par des applaudissements nourris et des acclamations enthousiastes. Le tribunal a rappelé en vain l’assistance à l’ordre et a fini par faire évacuer purement et simplement la salle.

L’opération “Perseus” est une suite d’enquêtes policières menées entre 2012 et mars 2013, suite à quoi 34 membres du Mouvement pour l’amnistie et les droits fondamentaux, le MOVADEF, ont été arrêtés (voir notre article). C’est un procès par lequel les autorités péruviennes accusent le MOVADEF d’être la façade légale du PCP-SL. La police affirme avoir des enregistrements établissant que, de sa prison, le Président Gonzalo donnait des instructions au mouvement tandis que la guérilla maoïste du Huallaga, dirigée par le “camarade Artemio”, le finançait. Ces accusations sont rejetées en bloc par le MOVADEF qui dénonce un procès politique visant à empêcher que se fasse entendre la voix communiste dans le pays.

Les acclamations à l’audience

Les acclamations à l'audience