« Don’t talk to the police ». Cette phrase qui se traduit par : « Ne parles pas à la police » nous a semblé être une bonne base pour lancer une campagne de sensibilisation dans les milieux militants mais aussi pour un large public.

La crise sanitaire étant un prélude à une crise sociale, le contexte nous a semblé opportun à la production de matériel appelant à la construction d’une culture du silence. Partout la contestation gronde et la répression s’abat sur les masses. De plus, même dans les groupes le plus « militants », lors d’arrestations, trop de personnes décident de parler avec la police. Il est donc impératif de nous armer des outils nécessaires à notre défense collective.
Nous avons donc produit une brochure rappelant pourquoi il est nécessaire de se taire face à la police. Nous la distribuerons lors de manifestations et autres événements politiques ainsi que sur le web. Nous vous encourageons à la partager massivement. Trop peu de personnes connaissent leur droit à garder le silence.
Se taire face à la police c’est protéger tes camarades. C’est sauvegarder tes projets politiques. C’est te protéger. C’est saboter l’appareil répressif bourgeois. C’est te permettre une défense politique par la suite.

#donttalktothepolice

Secours Rouge Genève

Brochure version PDF

Dans le cadre de la semaine d’action Rise Up 4 Rojava nous tenons à rendre hommage à notre camarade Ceren Güneş. Communiste turc tombée martyr le 3 novembre 2019 dans des combats proche de Serekaniye. Nous publions un texte écrit par l’une de ses camarades.

“La révolution au Rojava est l’espoir grandissant des peuples”.

Le 3 novembre 2019, notre camarde Ceren Güneş est tombée martyr lors des attaques de l’Etat fasciste Turc contre le Rojava.  Elle, tout comme ses camarades de Turquie, du Kurdistan et du monde entier, étaient en première ligne de Serekaniye à Til Temir.

Elle est née dans l’ouest de la Turquie, à Muğla, au sein d’une famille religieuse sunnite fortement imprégnée par la tradition turque. Sa vision du monde a énormément évolué lorsqu’elle est entrée à l’université. C’est pendant cette période qu’elle a construit son identité politique marxiste-léniniste et anti-patriarcale. Elle faisait déjà preuve d’un grand courage et d’un fort leadership.

Grâce à son dévouement à la révolution, elle a pu terminer ses études de médecine dans l’une des meilleures universités de Turquie. Elle est devenue médecin et a exercé la médecine pendant une courte période. Elle a ensuite dû faire face à la nouvelle dynamique révolutionnaire de la région.

Au Kurdistan deux mondes s’affrontaient, les peuples opprimés et leurs oppresseurs. Au cours de cette révolution, les femmes se sont levées afin de faire cesser l’exploitation dont elles étaient victimes. Elles ont lutté avec acharnement afin de mettre un terme définitif aux atrocités commises par Daech et leurs marchés d’esclaves.  A cette période, les djihadistes wahhabites s’organisaient partout et essayaient de transformer la Rojava en leur « paradis ».  Ces gangs ne travaillaient jamais seuls. En effet, l’État fasciste turc et d’autres forces impérialistes les ont soutenus logistiquement, financièrement et leurs ont ouvert les frontières.

A cette époque, la camarade Ceren était active dans la guérilla urbaine en Turquie. Elle participa à une action de sabotage d’un centre organisationnel de Daech à Istanbul. C’était un message très clair pour les fascistes turcs menés par Erdogan et pour les gangs de Daech qui essayaient de s’organiser en Turquie. C’est au cours de cette action qu’elle rejoint définitivement le DKP-BOG*. Cette attaque était la première menée par cette organisation crée à Kobané.

L’action avait aussi une grande importance symbolique car elle a permis d’envoyer un message à toutes les femmes de Turquie et du Kurdistan. Elle avait pour but de leur faire comprendre qu’elles étaient capables de lutter contre l’obscurantisme et toutes les formes d’oppression.

Suite à cette action, il était temps pour Ceren de rejoindre les terres de Mésopotamie. Tout comme Ernesto Che Guevarra à son époque, lorsqu’elle est partie rejoindre les forces révolutionnaires au Rojava elle emporta deux sacs avec elle. L’un était pour la médecine, l’autre était un sac rempli de munitions afin de combattre les fascistes turques et les islamistes de Daech en Syrie. Pendant 4 ans, elle a été combattante puis commandante et a pris part aux conflits les plus durs sur de nombreux fronts. De Menbiç à Rakka , de Serekaniye  jusqu’à la ligne de front de Til Temir. Lorsqu’elle était en première ligne à Rakka, elle commandait le Bataillon International de Libération**. Grace à son courage et sa sagesse, elle mena à trois reprises et avec succès des opérations spéciales contre Daesh.

En parallèle de son activité combattante, elle menait une lutte pratique et théorique contre les vielles lignes au sein du mouvement révolutionnaire. Son but était de construire une nouvelle révolution en Turquie avec toute l’expérience acquise au Rojava. Elle se dédiait totalement au combat contre le fascisme et le patriarcat turc. Lorsqu’elle est tombée martyr, elle faisait partie du comité central du DKP-Birlik.

Ceren Günes n’est jamais morte. Elle a donné un sens à l’existence physique de l’humanité et laisse derrière elle un héritage révolutionnaire conséquent qui éclaire nos vies. Camarades du monde entier, c’est à nous de réaliser les idéaux pour lesquelles cette jeune révolutionnaire s’est battue !

“CHAQUE COEUR EST UNE CELLULE RÉVOLUTIONNAIRE !”

*Devrimci Komünarlar Partisi ( Le Parti communard révolutionnaire )

**Organisation internationaliste combattante participant à la défense de la révolution au Rojava. Elle regroupe différentes organisations ou combattantEs communistes et anarchistes.

#RiseUp4Rojava

Partout en Europe les systèmes de santé sont dans une situation proche de l’explosion. La Suisse ne fait pas exception. Cette crise sanitaire liée au virus Covid 19 met les travailleur.euse.s de la santé dans une situation encore plus difficile qu’elle ne l’était auparavant : manque d’effectif, pénurie de matériel, manque de lit pour les patient.e.s, charge de travail augmentée, mise en danger de leur santé et comme si cela ne suffisait pas, suppression par le Conseil Fédéral des dispositions du droit du travail les protégeant.

Cette situation n’est pas le résultat de l’arrivée du nouveau virus. Il s’agit du bilan de la politique des gouvernements capitalistes libéraux pour qui le profit passe avant tout. La privatisation et la “rationalisation” du système de santé ont créé cette situation. En cherchant à toujours gagner plus et à n’importe quelle condition, ils nous ont toutes et tous mis en danger. Aujourd’hui c’est une fois de plus les travailleur.euse.s et les classes populaires qui en payent le prix fort !

Organisons la solidarité ! Dénonçons les responsables !

Depuis le début de la crise sanitaire diverses initiatives de solidarité voient le jour. Des applaudissements aux balcons pour le personnel de santé, distribution de nourriture aux plus démuni.e.s ou encore organisation de quartier pour aider les personnes les plus exposées au virus. Toutes ces initiatives partent d’un sentiment juste et doivent être mises en avant. Continuons à applaudir, continuons à nous organiser et à être solidaire mais surtout n’oublions pas qui sont les responsables de la situation et dénonçons-les ! Lorsque la crise sanitaire finira et qu’adviendra la crise économique soyons solidaires les un.e.s des autres et affrontons les responsables!

Dénonçons le système politique libéral et capitaliste dans lequel nous vivons qui préfère mettre en avant les profits plutôt que notre santé !

Solidarité avec les travailleuses et travailleurs de la santé !

Construire la solidarité, abattre le capitalisme !

Secours Rouge Genève

#notresantéavantleursprofits