Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

La charge d’émeute pesait sur cinq personnes, à la suite d’un défilé en soutien à l’Usine, un espace autogéré de Genève. Le cortège, qui s’est déroulé dans la nuit du 24 au 25 octobre 2015, avait laissé derrière lui un nombre impressionnant de tags. Mais dans le dossier, rien ne pouvait concrètement attester la présence de trois des prévenus à la manifestation. Deux s’étaient rendus sur le plateau de Léman Bleu au lendemain des faits pour plaider en faveur du lieu culturel. Ils étaient à l’époque «permanents de l’Usine», c’était donc leur travail que de s’exprimer en son nom. Une autre était présente la veille du défilé, au moment de la conclusion d’un contrat de location pour une camionnette finalement utilisée dans le cortège. Les trois ont donc été acquittés. Deux autres prévenus ont reconnu être présents à la manifestation lors des interrogatoires de police, mais niés avoir tagué quoi que ce soit. Le dossier étant vide, le tribunal les a également acquitté. Tous les frais de défense ont été mis à la charge de l’Etat.

Manifestation de soutien à l'Usine

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A Genève, le tribunal des mesures de contrainte a prolongé la détention préventive de Mathias, militant antispéciste pour la quatrième fois. Incarcéré depuis le 29 novembre 2018, il est soupçonné d’avoir participé au caillassage de plusieurs vitrines de boucheries et autres commerces. Le procureur a motivé la prolongation du fait que le militant était déjà connu et qu’il n’a jamais regretté ou condamné les faits qui lui sont reprochés. Il en déduit donc qu’il y a un grand risque de récidive. L’avocat de Mathias a dénoncé un acharnement politique qui viole «la liberté de conscience garantie par la Constitution fédérale et la Convention européenne des droits de l’homme». Un recours sera déposé.

La cagnotte de soutien pour l’aider dans son quotidien en prison

Plus d’infos sur la page de soutien

Solidarité avec Mathias, militant antispéciste

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Plusieurs centaines de manifestants en faveur de la protection du climat ont bloqué lundi matin tôt les entrées des sièges de Credit Suisse à Zurich et d’UBS (Union des banques Suisses) à Bâle avec des sit-in. La police a évacué les manifestants dans les deux villes après quelques heures, procédant à 60 arrestations. Les manifestants demandaient à la place financière suisse de se retirer des secteurs du charbon, du pétrole et du gaz.

Un des sit-in à Zurich

Un des sit-in à Zurich

Aujourd’hui, la campagne Fight 4 Rojava a mené une action à Zurich pour honorer la mémoire de Tekoşer Piling (de son vrai nom Lorenzo Orsetti) tombé en martyr en mars en combattant Deash (voir notre article).

Les militant·e·s se sont rassemblés et on placé une banderole à l’extérieur du siège de Rheinmetall AG (un conglomérat industriel allemand spécialisé dans l’armement et l’équipement automobile). Rheinmetall AG est un profiteur de guerre et est responsable de la mort d’Orso. La campagne appelle à attaquer des entreprises et des organisations comme Rheinmetall AG !

Plus d’infos sur la campagne Fight 4 Rojava

L'action de la campagne Fight 4 Rojava en mémoire d'Orso

L’action de la campagne Fight 4 Rojava en mémoire d’Orso

La plate-forme “Solidarité avec la grève de la faim” et le “Conseil des femmes Beritan” organisaient aujourd’hui à Zurich une manifestation en soutien à la grève de la faim contre l’isolement d’Öcalan. Les militant·e·s portaient des photos d’Öcalan et des grévistes de la faim. Pour rappel ce mouvement de grève de la faim a été lancé en novembre 2018 par Leyla Güven et a été massivement suivit. Il a permis plusieurs avancées dont l’annonce par le régime turc de la fin des procédures d’isolements appliquées contre Öcalan, une annonce qui reste à concrétiser (voir notre article).

La police est apparue vers la fin de l’action et a déclaré que celle-ci n’était pas autorisée. Deux personnes ont été arrêtées et emmenées au commissariat. Le reste est resté sur le lieux de la manifestation pour protester contre ces arrestations.

Plus d’infos ici

Une affiche de solidairté avec Leyla Güven (archive)

Une affiche de solidairté avec Leyla Güven (archive)

Le 25 mars, le siège de la société d’armement Brügger & Thomet [B & T​] à Thoune (Suisse) a été attaquée aux feux d’artifice. B+T est un fabricant d’armes qui exporte, entre autres, le LBD 40 utilisé par les forces de l’ordre en France contre les Gilets Jaunes. L’action s’est fait en solidarité avec les Gilets Jaunes et pour dénoncer les exportations d’arme de B+T. Le texte de revendication mentionne que cette attaque s’inscrit dans le cadre de l’appel à faire de la violence policière le thème central des manifestations.

Texte en français

Attaque contre la société d’armement B+T à Thoune

Attaque contre la société d’armement B+T à Thoune

Des groupes d’extrême droite, dont le Parti des Suisses nationalistes (PSN), avaient appelé au rassemblement sur la Messeplatz contre le Pacte de l’ONU sur les migrations. Ils avaient reçu une autorisation du canton de Bâle-Ville. Une trentaine de personnes ont répondu à l’appel. Toutefois, lorsqu’ils sont arrivés sur les lieux vers 14h00, quelque 300 antifas les attendaient. D’autres les ont rejoints plus tard. Dans les rues adjacentes, la police était déployée avec un important dispositif. Des renforts venus d’autres cantons étaient également présents. Un hélicoptère de la police survolait la ville. Aucune demande d’autorisation n’avait été déposée pour la contre-manifestation.

Les fascistes se sont déplacés via un étroit passage vers une rue voisine, protégé par la police a contenu la foule de contre-manifestants. Les antifas ont tenté de forcer le barrage de la police ce qui a provoqué de violents affrontements. Les antifas ont lancé des matériaux de construction et des bouteilles sur les policiers qui tiraient avec des balles en caoutchouc. Près de 200 personnes ont été contrôlées et deux mises en détention préventive. Deux participants à la contre-manifestation ont été légèrement blessés.

Les antifas dans la rues à Bâle

Les antifas dans la rues à Bâle

Quelque 400 manifestants ont répondu à l’appel de la gauche révolutionnaire à manifester contre contre l’intervention turque à Afrin et contre les exportations d’armes suisses. Après avoir fait un aller-retour de la gare vers la Place fédérale, le défilé a été encerclé par la police à la hauteur de l’église du Saint-Esprit. Les manifestants, équipés notamment de torches et d’engins pyrotechniques, avaient commencé à sprayer des façades. Les forces de l’ordre ont fait usage de balles en caoutchouc et procédé à des interpellations. Au total, les policiers ont contrôlé 239 personnes: 63 femmes, 136 hommes et 40 mineurs. Celles qui ont été embarquées au poste ont pu quitter les locaux de la police après enregistrement de leurs données personnelles.

Le début de la manifestation

Le début de la manifestation

La police du canton de Zurich vient d’officialiser la location à l’armée de “Duro” blindés. Ces véhicules servant au transport de troupe peuvent résister aux éclats de grenades et autres attaques d’engins incendiaires. Une mitrailleuse lourde peut être montée en tourelle sur le toit. Plusieurs autres cantons ont déjà manifesté leur intention d’équiper leur police de ces véhicules pour faire face à la menace « terroriste ». La police du canton de Genève possède déjà des véhicules de combat léger de type “Piranha”. Ces deux modèles de blindés légers sont construits par l’entreprise d’armement suisse MOWAG.

Véhicule Duro

Véhicule Duro

Mardi 6 mars la police genevoise a procédé à plusieurs interpellations après une conférence de presse appelée par le collectif Xenope. Le collectif a sollicité la presse devant les bureaux de Serge Dal Busco, le conseiller d’Etat en charge du dossier de la maison habitée par Xenope. Après avoir déambulé bruyamment à la recherche du politicien responsable, le groupe c’est dispersé. C’est un peu plus loin que les pandores ont encerclé un groupe de militant.e et ont procédé à des arrestations brutales. Au total 10 personnes ont été emmenées au poste puis libérée plus tard dans la journée.

Les arrestations à Genève

Les arrestations à Genève