Mardi 30 juin, alors qu’il se rendait à Jérusalem pour effectuer un test coronavirus (obligatoire) pour prendre l’avion à destination de la France, Salah Hamouri a été arrêté dans ce centre médical par les autorités israéliennes. Il a été conduit au centre d’interrogatoire de Moskobiyeh, à Jérusalem. Le motif de son arrestation ne lui a pas été communiqué. Il a comparu ce dimanche 5 juillet matin devant un juge qui a décidé de le maintenir en prison jusqu’au 7 juillet. Ses avocats ont fait appel de cette décision. Il est accusé “d’appartenance à une organisation interdite”. Salah Hamouri est une figure du mouvement des prisonniers palestiniens. Il a été arrêté à plusieurs reprises et subit un acharnement de la part des autorités israéliennes qui ont notamment tenté de l’enlever en mai dernier (voir notre article).

Liberté pour Salah Hamouri !

Liberté pour Salah Hamouri !

L’armée israélienne a mis au point une application de cartographie en réalité augmentée pour localiser les militant·es armé·es en temps réel. Cette application combine à la fois réalité augmentée et intelligence artificielle, mais est également alimentée par les informations des services du renseignement. Le développement “d’une cartographie 3D aussi réaliste que possible” a également été évoquée, afin que les soldats d’occupation qui traversent la frontière pour la première fois puissent être familiers avec l’environnement.

L’armée israélienne a toujours été à la pointe de l’utilisation de la réalité virtuelle. Depuis trois ans, elle s’est équipé de casques Oculus Rift et HTC Vive pour entraîner ses soldats. Les recrues s’entraînent à affronter un ennemi dans une simulation de tunnels. La réalité virtuelle permet une formation des soldats à des environnements difficiles. Il s’agit bien plus qu’une simulation de tunnels. En effet, l’armée israélienne a scanné de véritables tunnels découverts le long de la frontière avec la bande de Gaza et la frontière avec le Liban pour les modéliser de façon très fidèle.

Arrestation d'un manifestant palestinien

Le 26 juin dernier, Ahmad Sa’adat (secrétaire général du FPLP emprisonné par l’occupation israélienne) a publié une déclaration en soutien au Collectif Palestine Vaincra et à propos de son analyse de la période actuelle. Il y déclare en particulier : “Je vous assure que nous sommes avec vous et à vos côtés dans les tranchées du camp de la révolution internationale pour vaincre le système impérialiste capitaliste mondialisé, mettre fin à l’oppression de classe et nationale et à la discrimination fondée sur la race, la couleur de peau, le sexe et la religion, et construire un nouvel ordre international fondé sur la justice, l’égalité entre les peuples et la répartition équitable des richesses – un système permettant de rendre l’humanité volée aux personnes torturées.” (lire ici la déclaration dans son intégralité)

Parallèlement, Georges Abdallah a publié une déclaration à l’occasion de la manifestation parisienne contre le plan d’annexion de la Cisjordanie occupée du samedi 27 juin. Le communiste libanais enfermé en France depuis 1984 souligne à cette occasion que “Dans des conditions particulièrement difficiles, les masses populaires palestiniennes et leurs avant-gardes révolutionnaires se battent sans relâche, depuis la fin des années soixante. L’émergence et l’affirmation de la révolution palestinienne contemporaine suite à la défaite de la bourgeoisie arabe et ses divers régimes en 1967, a certes suscité l’enthousiasme des masses populaires et des forces vives dans le monde arabe, surtout dans le Machrek… Cependant les réactionnaires de tous bords n’ont jamais voulu, et ne peuvent pas vouloir, cohabiter avec ce foyer révolutionnaire dans cette région et cautionner en quelque sorte une réelle Résistance à l’entité sioniste qui, soi dit en passant, n’est pas simplement un instrument parmi tant d’autres au service de l’impérialisme pour le pillage et la domination de la région. Il est en fait un prolongement organique de l’impérialisme occidental.” (lire la déclaration dans son intégralité)

Une douzaine de manifestant-es qui se dirigeaient vers le rassemblement contre l’annexion (qui avait lieu à Trône à 15h) ont été nassés et intimidés par la police durant 45 minutes, devant le cinéma Toison d’Or, après les avoir suivi depuis Saint-Gilles. Les policiers ont invoqué des motifs comme “vous n’avez pas des têtes de Palestiniens”, “vous allez tout casser comme Black Lives Matter”, “si ça tourne mal on a vos photos”,… Les manifestant-es ont fini par pouvoir rejoindre le rassemblement pour les 20 dernières minutes.

Le samedi 27 juin devait se dérouler, comme dans plusieurs villes de France, une manifestation pour dénoncer le plan du gouvernement israélien Netanyahu/Gantz d’annexer plus de 30 % de la Cisjordanie. A l’initiative de la Campagne BDS France Montpellier et soutenue par une dizaine d’organisations, cette manifestation était déposée en préfecture. Cependant, cette dernière a interdit la manifestation la veille, le vendredi, les personnes ayant déposé la manifestation ayant été notifié de l’interdiction par la police à leur domicile. Cette interdiction fait suite à plusieurs pressions, interdictions et menaces de la part de la préfecture et de la police contre la Campagne BDS France Montpellier (voir notre article).

La présence de drones israéliens de la firme Elbit a été signalées lors des manifestations contre les crimes policiers aux États-Unis. Elbit fournit une technologie de surveillance pour le mur de l’apartheid israélien qui serpente à travers la Cisjordanie. Le géant des armes a été impliqué dans les principales attaques israéliennes contre la bande de Gaza depuis plus d’une décennie. Elbit commercialise son équipement auprès des gouvernements du monde entier comme “testé au combat” (sur les civils palestiniens). Aux États-Unis, Elbit Systems America conclut un contrat avec le département américain de la Sécurité intérieure pour un mur de surveillance virtuel à la frontière américano-mexicaine. Plus d’infos ici.

Drone Elbit en Palestine occupée

Drone Elbit en Palestine occupée

Chargé de la déontologie des contenus, le nouveau conseil de surveillance du réseau social compte parmi ses vingt membres l’ancienne directrice générale du ministère de la justice israélien. Sous les ordres de la ministre Ayelet Shaked, figure de l’extrême droite, Emi Palmor avait mis en place une cyber-unité chargée de contrôler et censurer les posts de Palestiniens. Le conseil de surveillance du réseau social aura pour mandat de “prendre des décisions définitives” sur la suppression de contenus sur les pages Facebook et les comptes Instagram. Indépendant de Facebook, mais financé à 100 % par un fonds mis en place par la multinationale et doté de 130 millions de dollars (115 millions d’euros), ce conseil pourra être saisi par un internaute qui souhaiterait voir un contenu disparaître, comme par un autre dont le post aurait été supprimé par les modérateurs de Facebook, et qui en ferait en quelque sorte appel. Cette instance sera également susceptible de faire des “recommandations” sur la suppression de tel ou tel type de publication. Plus d’infos ici.

Emi Palmor

Emi Palmor

Mardi 9 juin, PayPal a fermé le compte du Collectif Palestine Vaincra sans aucune explication. Cette entreprise censure régulièrement des comptes d’organisations de soutien à la Palestine sous la pression de groupes pro-israéliens. Cette censure a été l’objet de nombreux articles sur des médias pro-israéliens et sur des sites de l’extrême droite sioniste. Ils soulignent que cette fermeture a lieu car ce groupe pro-palestinien aurait des liens avec le FPLP, une organisation de la gauche révolutionnaire palestinienne considérée comme terroriste par l’Union Européenne.

Depuis plusieurs jours, l’armée israélienne procède à une vague d’arrestations contre des syndicalistes étudiants, en particulier celles et ceux membres du Front Progressiste du Travail Etudiant. On peut notamment citer le cas de Layan Kayed, jeune étudiante de 22 ans arrêtée le 08 juin, et celui de Wissam Owedat, étudiant de l’université de Bir Zeit arrêté le 7 juin. Des centaines d’étudiants palestiniens sont actuellement emprisonnés par l’occupation israélienne sous le prétexte de soutenir ou participer à des “organisations terroristes” (appellation qui désigne notamment le FPLP). Cette campagne d’arrestations s’inscrit dans le cadre des tensions croissantes en Cisjordanie occupée. Celles-ci sont liées aux annonces d’annexion de 30% du territoire par le gouvernement Gantz/Netanyahu prévue début juillet.

Layan Kayed, étudiante palestinienne.

Jeudi 28 mai, la cagnotte de soutien au financement du film Fedayin, le combat de Georges Abdallah a été fermée par le site lepotcommun.fr sans aucune explication. Plus de 8000€ récoltés, qui permettaient de boucler le budget de ce projet, ont été renvoyés aux donateurs. Pour rappel, ce film a pour but de mettre la lumière sur l’engagement et le parcours de Georges Abdallah, communiste libanais emprisonné en France depuis 1984 et qui dénonce l’acharnement politico-judiciaire qu’il subit depuis plus de 35 ans (voir notre article). La plateforme lepotcommun.fr rejoint ainsi avec Leetchi, la liste des plateforme qui bloquent les cagnottes de solidarité politique (voir notre article). Évitez Leetchi et lepotcommun.fr !

Une nouvelle cagnotte est ouverte! (voir ici)

Nous invitons ceux qui ont été remboursé par lepotcommun à y reverser leur don, et ceux qui n’avaient pas encore contribué à le faire, même très modestement, tant pour permettre la réalisation de ce film que pour mettre en échec les manoeuvres visant à l’empêcher de voir le jour.

 

Fedayin, le combat de Georges Abdallah

Fedayin, le combat de Georges Abdallah