La police israélienne a brutalement dispersé une foule brandissant des drapeaux palestiniens vendredi dans l’enceinte d’un hôpital à  Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé et annexé, à la sortie du cercueil de la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh. Des images retransmises par des télévisions locales montrent le cercueil manquer de tomber au sol alors que des policiers israéliens chargent la foule. “Si vous n’arrêtez pas ces chants nationalistes, nous devrons vous disperser en utilisant la force et nous empêcherons les funérailles d’avoir lieu », avait précédemment déclaré dans une mégaphone un policier israélien en direction de la foule. Le cercueil de Shireen Abu Akleh a finalement été transporté vers la Vieille Ville pour une messe dans une église, avant l’inhumation dans un cimetière à proximité. Le décès de cette reporter, icône du journalisme palestinien, a suscité une vague d’émotion dans les Territoires palestiniens, dans le monde arabe où ses reportages ont été suivis pendant plus de deux décennies, en Europe et aux États-Unis. Palestinienne chrétienne âgée de 51 ans et ayant aussi la nationalité américaine, la journaliste a été tuée d’une balle dans la tête alors qu’elle couvrait une opération israélienne dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.

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Au moins six Palestiniens ont été blessés par les forces d’occupation israéliennes hier vendredi lors des manifestations hebdomadaires contre l’occupation dans le village de Kafr Qaddum, dans la province cisjordanienne de Qalqilia, et dans la ville de Beita dans la province de Naplouse. Les soldats israéliens ont attaqué les manifestants avec des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes, blessant quatre d’entre eux par des balles en caoutchouc et provoquant de nombreux cas de suffocation par inhalation de gaz. Tous les manifestants blessés ont été soignés sur les lieux des affrontements. Pendant ce temps, deux enfants palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc israéliennes lors de la manifestation hebdomadaire contre les colonies israéliennes, qui a eu lieu dans la ville de Beita, dans la province de Naplouse, en Cisjordanie.

Le Conseil d’État annonce aujourd’hui la suspension du décret de dissolution du Collectif Palestine Vaincra publié le 9 mars dernier par le ministère de l’intérieur. C’est une première victoire pour Collectif Palestine Vaincra en attendant le jugement du recours en annulation. Dans son ordonnance du 29 avril, le Conseil d’État estime que le décret « n’est ni nécessaire, ni adapté et porte une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et à la liberté d’association », étant donné que le Collectif Palestine Vaincra « ne provoque ni ne contribue à la discrimination, à la haine ou à la violence, que ses prises de position vis-à-vis d’Israël et du sionisme ne présentent pas un caractère antisémite, qu’il a toujours condamné l’antisémitisme, que la campagne de boycott des produits israéliens constitue une modalité légitime d’expression d’opinions protestataires ». Cette décision est un véritable camouflet contre le pouvoir (Emmanuel Macron avait affirmé il y a quelques temps à Toulouse que le CPV était un « collectif antisémite ») et bat en brèche la propagande de l’extrême droite sioniste et ses amalgames entre antisionisme et antisémitisme.

 

 

Au moins trois Palestiniens ont été blessés par balles, samedi, lors d’affrontements avec les forces israéliennes et les colons dans le sud de la Cisjordanie occupée. Des dizaines de colons avaient attaqué des Palestiniens à la périphérie de la localité de Sourif, au nord-ouest de Hébron (sud). Les colons ont bloqué une rue utilisée par les habitants à Khelet Ghannam, au nord-est de la ville. Lorsque les manifestants palestiniens se sont affrontés aux colons, l’armée israélienne est rapidement intervenue aux côtés des colons. Les militaires et les colons ont tiré à balles réelles.

Les Palestiniens s’opposaient aux colons dans le village de Burqa, au nord de Naplouse, quand l’armée d’occupation est intervenue et a eu recours à des balles réelles et métalliques et des grenades lacrymogènes. De leur côté, des jeunes Palestiniens ont riposté en lançant des pierres. 72 Palestiniens ont été blessés, dont 8 par balles métalliques, 4 victimes de bombes lacrymogènes, 5 autres ayant subi des brûlures. 55 Palestiniens ont été asphyxiés suite l’inhalation du gaz lacrymogène. L’armée israélienne a fermé, depuis mardi, toutes les entrées des villes de Burqa, Sebastia, Bazaria et Wasilat al-Zuhr, pour protéger la marche des colons.

Un adolescent palestinien a succombé aujourd’hui vendredi à l’aube à ses blessures causées par des tirs de l’armée israélienne dans la ville de Kafr Dan, au nord-ouest de Jénine. Shawkat Kamal Abed, 17 ans, résident de la ville, a succombé à ses graves blessures qu’il avait subies hier jeudi après avoir été touché par des tirs de l’armée israélienne lors d’un raid dans le district de Jénine. Abed a été transporté d’urgence à l’hôpital de Jénine, où son décès a été constaté. Ce même vendredi, un enfant palestinien a été blessé et arrêté par les forces d’occupation israéliennes  lors d’affrontements entre l’armée israélienne et des manifestants palestiniens à l’entrée du village de Qarawat Bani Hassan, dans la province de Salfit. Les soldats israéliens ont tié à balle de guerre sur Jihad Izzat Mar’ee, 14 ans. Ils l’ont blessé à la cuisse puis l’ont arrêté.

Shawkat Kamal Abed

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Ghada Sabatine, une quadragénaire palestinienne, veuve et mère de six enfants,  a été tuée aujourd’hui par des soldats israéliens en Cisjordanie. Elle a succombé à ses blessures après avoir été la cible de tirs de soldats israéliens près de Husan parce qu’ils trouvaient sont attitude « suspecte ». Blessée grièvement à son arrivée à l’hôpital de Beit Jala, près de Bethléem, elle est décédée après avoir perdu beaucoup de sang.

Un manifestant palestinien a été tué vendredi 1er avril par des tirs des forces israéliennes à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée. Des heurts ont ensuite éclaté dans le centre de Hébron entre les habitants et les forces d’occupation. Ahmad al-Atrash, âgé de 29 ans, a été tué par des tirs à balles réelles. Il avait passé six ans dans une prison israélienne.

 

Des dizaines de manifestants palestiniens ont été blessés lors d’affrontements avec des soldats israéliens dans plusieurs villes et villages de Cisjordanie. De violents affrontements ont éclaté vendredi dans les villages de Beita et Beit Dajan, au sud et à l’est de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie, dans la ville d’Hébron, au sud, et dans le village de Kafr Qaddum, à l’est de Qaqilya. Parmi les blessés, deux ont été touchés par des balles réelles, 20 par des balles en caoutchouc, et des dizaines ont souffert de l’inhalation de doses excessives gaz lacrymogènes. Chaque semaine, les Palestiniens manifestent dans les villes de Cisjordanie contre l’expansion des colonies israéliennes.

La justice militaire israélienne a condamné l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri à quatre mois de détention administrative. Elle estime qu’il « menace la sécurité de la région ». En octobre dernier, Israël avait déjà révoqué son statut de résident de Jérusalem. Né d’une mère française et d’un père palestinien, cet avocat âgé de 36 ans est accusé depuis des années, par l’État hébreu, d’être membre du FPLP. Salah Hamouri, fervent défenseur des droits des Palestiniens, avait déjà été emprisonné entre 2005 et 2011. Cette fois-ci, il écope de quatre mois de détention administrative, c’est-à-dire une condamnation sans inculpation, et sans véritable procès. Cette mesure Elle permet à la justice militaire israélienne d’incarcérer des suspects, pour une durée allant jusqu’à six mois renouvelables indéfiniment et souvent sans accusation.

Salah Hamouri