De violents affrontements ont éclaté lundi soir dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Les premiers heurts ont eu lieu entre résidents palestiniens et colons sionistes avant que la police n’intervienne avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Au moins 20 Palestiniens ont été pris en charge par le Croissant-Rouge palestinien. Les colons sionistes ont attaqué une ambulance. Quatre Palestiniens ont été arrêtés pour avoir tiré des feux d’artifice sur les policiers et causé des troubles à l’ordre public.

Des affrontements ont éclaté samedi dans le village de Deir al-Assad entre la police israélienne et les habitants palestiniens. Plusieurs véhicules ont été incendiés par des habitants, dont deux voitures de police. Plusieurs villageois ont été blessés par les policiers, et un policier a également été blessé après avoir été touché à la tête avec une pierre. 11 personnes ont été arrêtées. Des affrontements ont également opposés la police israélienne aux habitants du village de Bi’ina. Plusieurs manifestants ont été blessés.

 

Le 16 juin a eu lieu un rassemblement éclair devant le siège belge d’Axa à Bruxelles. Une vingtaine de militant.e.s se sont réuni.e.s en déployant une banderole géante appelant au boycott de Axa pour son rôle de soutien à la politique de colonisation de l’État sioniste et appeler à la libération de George Abdallah. Les manifestant.e.s se sont dispersé.e.s après l’arrivées des forces de l’ordre sur les lieux de la manifestation. Cette action avait lieu dans le cadre de la semaine d’action pour la  libération de George Abdallah.

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Mohammed Saïd Hmayel, 15 ans, a été touché par des balles réelles près de Naplouse lors d’affrontements dans le village de Beita dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans. Six autres Palestiniens ont été blessés par des balles réelles tirées par l’armée israélienne. Les heurts sont survenus lors d’une manifestation contre la construction par Israël d’une colonie près du village de Beita.

Des manifestants palestiniens ont affronté la police israélienne à Jérusalem, après la libération de la célèbre militante Mona el-Kurd. Cette jeune femme de 23 ans, ainsi que son frère jumeau Mohammed, mènent quotidiennement en anglais et en arabe une intense campagne sur les réseaux sociaux pour sensibiliser l’opinion aux expulsions de familles palestiniennes dans leur quartier de Cheikh Jarrah, situé dans la partie de Jérusalem annexée par Israël. C’est dimanche que la police israélienne avait arrêté la militante pour « troubles à l’ordre public », à son domicile. Les manifestants se réjouissaient de la libération quand la police les a dispersé avec des grenades à gaz et des grenades assourdissantes, déclenchant les affrontements. Mohammed Al Kurd, qui compte 550.000 abonnés sur instagram, est toujours retenu par les forces d’occupation

De violents affrontements ont éclaté vendredi, près du mont Sabih, à proximité de la ville de Beita, au sud de Naplouse, à la suite de la dispersion par l’armée israélienne d’une manifestation condamnant les colonies. L’armée a utilisé des balles réelles, en métal recouvert de caoutchouc, et des bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants. Le Croissant-Rouge palestinien a prodigué les premiers soins à 10 blessés par balles réelles, parmi lesquels un blessé au cou, dont l’état a été qualifié de grave. Les secouristes sur le terrain ont déclaré avoir soigné des dizaines de personnes qui souffraient d’asphyxie à la suite de l’inhalation de gaz lacrymogène. Depuis quelques mois, des colons israéliens ont établi des maisons mobiles au sommet du mont Sabih, dans le but d’établir un nouvel avant-poste.

Samedi 8 mai, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Londres pour protester contre la colonisation israélienne et les bombardements contre Gaza. Les manifestant·es se sont dirigé·es vers l’ambassade d’Israël en scandant des slogans pro-palestiniens et en brandissant des drapeaux et des banderoles. Des policiers ont alors tenté de dégager la foule de l’extérieur de l’ambassade, ce qui a provoqué des affrontements. La police a chargé les manifestant·es et arrêté neuf personnes parce qu’elles étaient soupçonnées de « troubles violents » et quatre personnes parce qu’elles étaient soupçonnées d’avoir enfreint les lois sur les coronavirus.

Le même jour, une manifestation pro-palestinienne se tenait également à Berlin. Les policiers ont également essayé de disperser une foule provoquant des affrontements. La police utilisé du gaz lacrymogène et a tenté de procéder à des arrestations tandis que les manifestant·es répondaient avec des jets de bouteilles, de pierres et de pétards. Une journaliste travaillant pour la télévision d’État israélienne a été chahutée et a ensuite dû quitter la manifestation après que quelqu’un eut jeté un pétard près d’elle.

Répression de manifestations pro-palestiniennes

Répression de manifestations pro-palestiniennes

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en France dans 60 rassemblements ce samedi en soutien aux Palestiniens à travers la France. Elles étaient des milliers à Paris, malgré l’interdiction émise par la Préfecture de police de Paris. 4.200 policiers et gendarmes  ont appliqué les consignes de « dispersion systématique et immédiate » dès que des manifestants tentaient de se regrouper. Un déploiement policier massif dans le quartier de Barbès a empêché les manifestants qui s’étaient donné rendez-vous pour se diriger vers Bastille de déployer un cortège. La police a chargé à plusieurs reprises, utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes. Au total, 44 personnes ont été interpellées à Paris (51 pour toute la France), où, selon des chiffres provisoires du parquet, 15 personnes étaient en garde à vue en début de soirée, notamment pour « participation à un groupement formé en vue de violences », « participation à un attroupement après sommation » et « violences sur les forces de l’ordre ». Outre les 44 interpellations, 367 personnes ont été verbalisées. D’autres manifestations ont été interdites, comme à Nice et à Grenoble, ou à Aubervilliers et Montreuil, en Seine-Saint-Denis.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a pris arrêté d’interdiction jeudi visant la manifestation de l’Association des Palestiniens en Ile-de-France en évoquant des incidents lors d’une manifestation pro-palestienne en 2014. L’Association des Palestiniens en Ile-de-France a condamné cette interdiction et dénoncé la complicité de la France avec l’État d’Israël. La manifestation était au départ prévue pour commémorer la Nakba, l’exode forcé de centaines de milliers de Palestiniens à la création d’Israël en 1948. Avant que la répression des manifestations à Jérusalem et l’escalade des bombardements entre Israël et la bande de Gaza de ces derniers jours ne vienne dessiner la perspective d’un rassemblement important. Un recours déposé par les avocats de l’Association des Palestiniens en Ile-de-France contre l’arrêté d’interdiction.

Mercredi 12 mai vers 19h, le président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) Bertrand Heilbronn, 71 ans, a été arrêté par la police à sa sortie du Quai d’Orsay où il avait été reçu par un conseiller du Ministre au sein d’une délégation comprenant des parlementaires, des représentants associatifs et syndicaux. Arrêté par les policiers qui avaient escorté la délégation jusqu’au lieu du rendez-vous, il a été menotté puis emmené au commissariat du 7ème arrondissement de Paris et mis en garde à vue. Son arrestation avait pour motif le fait qu’il avait appelé à manifester devant le métro Invalides en soutien au peuple palestinien. Une manifestation s’était, en effet, tenue vers 16h et avait regroupé plusieurs centaines de personnes. La préfecture l’aurait interdite quelques heures avant son début.

Arrestation du président d'une association de solidarité avec la Palestine

Arrestation du président d’une association de solidarité avec la Palestine