Des militant·es et journalistes ont dénoncé Instagram et Twitter pour avoir fermé leurs comptes sur ces réseaux sociaux et censuré des contenus relatifs aux dramatiques événements de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est occupée, où les forces israéliennes et les colons répriment des manifestants civils depuis jeudi. Les habitants de ce quartier protestent contre une vague d’expulsions ordonnée par la justice israélienne, laquelle devrait chasser une quarantaine de Palestiniens, dont une dizaine d’enfants, de leurs maisons (voir notre article).

La complicité entre Israël et les entreprises de réseaux sociaux dans la réglementation et la censure du contenu et des comptes palestiniens est bien documentée. À la suite d’une visite d’une délégation au siège de Facebook en 2016, le ministre israélien de la Justice avait déclaré à l’époque que Facebook, Google et YouTube ‘’se conformaient à 95 % aux demandes israéliennes de suppression de contenu’’, presque entièrement palestinien. Par ailleurs, Facebook avait recruté l’an dernier une experte israélienne de la censure (voir notre article).

Les réseaux sociaux censurent les post témoignant de la répression du peuple palestinien

Les réseaux sociaux censurent les post témoignant de la répression du peuple palestinien

Les affrontements entre manifestants palestiniens et les forces d’occupations ont fait 180 blessés vendredi et plus de 50 blessés samedi soir dans différents quartiers de Jérusalem-Est. Ces manifestations et leur répression sont les plus violentes dans la ville depuis plusieurs années. Les affrontements se sont produits sur l’Esplanade des Mosquées, dans le quartier de Cheikh Jarrah, de la porte de Damas et de Bab al-Zahra. Les manifestants protestent contre une possible éviction de familles palestiniennes au profit de colons israéliens à Jérusalem-Est. La justice israélienne a annoncé, dimanche 9 mai, le report d’une audience très attendue de la Cour suprême, prévue lundi, sur le sort de ces familles palestiniennes.

 

Chaque année, le 17 avril célèbre la Journée des prisonniers palestiniens. Aujourd’hui, 4450 Palestiniens sont emprisonnés par l’occupation israélienne parmi lesquels des personnalités de la gauche révolutionnaire comme Ahmad Sa’adat, Walid Daqqa ou encore Khalida Jarrar. À cette occasion, des dizaines d’initiatives ont eu lieu dans le monde afin d’exiger leur libération immédiate.

  • Bruxelles : Rassemblement à la gare centrale avec une délégation du Secours Rouge
  • Toulouse : Stand Palestine organisé par le Collectif Palestine Vaincra
  • Paris : Rassemblement pour la libération de tous les prisonniers politiques avec la Campagne Unitaire pour la libération de Georges Abdallah
  • Lyon : Rassemblement pour Georges Abdallah organisé par le Collectif 69
  • Tarbes : Rassemblement organisé par la MJCF et le Collectif 65 pour la libération de Georges Abdallah
  • Berlin : Manifestation organisée par différentes organisations révolutionnaires dont Samidoun Allemagne
  • Amsterdam : Collages pour les étudiants palestiniens emprisonnés et Georges Abdallah
  • Madrid : Rassemblement organisé par la communauté mapuche et Samidoun
  • New-York : Initiative de solidarité organisée par Within our lifetime – United for Palestine
  • Göteborg : Rassemblement pour la libération des prisonniers palestiniens et Georges Abdallah organisés par Samidoun et des groupes solidaires
  • Stockholm : Rassemblement pour la libération des prisonniers palestiniens
  • Manchester : Rassemblement de soutien pour les prisonniers palestiniens en particulier Ahmad Sa’adat et Khalida Jarrar
  • Camp Al-Arroub (Palestine occupée) : Rassemblement pour les prisonniers organisé par Samidoun et le FPLP

Des dizaines de manifestants palestiniens ont été blessés vendredi lors d’affrontements avec des soldats israéliens en Cisjordanie. Cinq des manifestants ont été blessés par des balles réelles tirées par les forces d’occupation qui avaient pris d’assaut la partie Est de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie. Six autres Palestiniens ont été blessés par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc dans le village d’al-Mughayyir, au nord de la ville de Ramallah. Les services de secours ont également dû traiter des dizaines de manifestants qui avaient inhalé des doses massives de gaz lacrymogènes. Des affrontements avaient également éclaté à Kafr Qaddum, un village à l’est de la ville de Qalqilya, et à Beit Dajan, un village à l’est de la ville de Naplouse, où les habitants protestent régulièrement contre la colonisation et la confiscation des terres.

Dans le village d’al-Mughayyir

Deux Palestiniens ont été blessés par balles et à balles réelles lors d’affrontements qui ont éclaté aujourd’hui soir dans la ville de Bir Nabala, au nord-ouest de Jérusalem occupée. Les forces israéliennes avaient installé deux points de contrôle à l’entrée de la ville de Bir Nabala et au passage de Qalandiya, qui sont utilisés par les habitants d’au moins 10 villages voisins, provoquant un embouteillage et des affrontements. Les forces ont tiré et blessé deux résidents à balles réelles alors qu’ils travaillaient dans un atelier de peinture de la région. 

Bir Nabala

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Mardi 23 mars, le député LREM Patrice Perrot a adressé une question parlementaire à Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, afin de demander la dissolution du Collectif Palestine Vaincra. Celui-ci s’appuie sur la récente désignation du réseau Samidoun (dont est membre le collectif) comme organisation « terroriste » par Israël afin de réclamer cette interdiction (voir notre déclaration). Sa demande est un copier-coller d’un communiqué de l’organisation sioniste NGO Monitor qui mène des campagnes agressives contre les organisations de soutien à la Palestine en Europe.

Voir le communiqué du Collectif Palestine Vaincra

Vendredi, les troupes israéliennes ont abattu un Palestinien lors d’une manifestation protestant contre les colonies israéliennes en Cisjordanie. L’homme a reçu une balle dans la tête près du village de Beit Dajan, dans les environs de Naplouse, et a été emmené dans un hôpital où il est décédé. La manifestation à Beit Dajan, près de la ville de Naplouse, est une manifestation hebdomadaire contre les colonies.

Des dizaines de Palestiniens ont souffert de suffocation mardi soir par des gaz lacrymogènes lors d’affrontements avec les forces d’occupation israéliennes dans la ville de Kufr ‘Aqab au nord de la ville occupée de Jérusalem. Les forces israéliennes avaient pris d’assaut la ville à travers une ouverture qu’elles ont pratiquées dans le mur qui entoure la ville de Kufr’Aqab, et ont inondé les habitants de bombes lacrymogènes. Ces forces ont détruit au bulldozer la propriété d’un habitant de la ville.

Des soldats israéliens ont également pris d’assaut le village de Beit Dajan, à l’est de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie, et ont détenu un certain nombre de jeunes dans la partie orientale du village, provoquant des affrontements avec les habitants qui se sont précipités pour aider les jeunes. Les soldats ont tiré à balles réelles et des cartouches de gaz lacrymogène sur les habitants. Cependant, aucun blessé n’a été signalé. Pendant ce temps, des colons israéliens a détruit des clôtures entourant plusieurs parcelles agricoles dans le village de Qaryout, au sud de Naplouse. Les Palestiniens ont construit ces clôtures pour protéger leurs terres contre les accaparements des colons qui volent régulièrement les terres palestiniennes pour étendre leur colonies.

Des éléments de la brigade israélienne d’opérations en tenue civile “Mustaribin”, ont poursuivi mardi des Palestiniens qui avaient jeté des pierres sur la police dans le quartier d’Iseviyye à Jérusalem-Est. Ils ont arrêté un Palestinien. Des dizaines de manifestants ont affronté la police dans la soirée avec des feux d’artifice et des cocktails Molotov, blessant légèrement quelques policiers. Mercredi, les forces israéliennes ont démoli deux maisons appartenant à des Palestiniens, toujours à Jérusalem-Est. Un adolescent palestinien protestant contre cette décision a également été arrêté. Les forces israéliennes ont démoli plus de 5 000 maisons de familles arabes à Jérusalem-Est depuis 1967.

Dimanche 28 février, à Bruxelles, une action a eu lieu en soutien à la militante féministe Khitam Saafin, ainsi qu’à tou·te·s les prisonnier·es incarcéré·es par le régime israélien. Une banderole a été déployée devant l’ambassade israélienne et ses soldats, et la façade a été taguée de messages “BDS”. Khitam Saafin est la présidente de l’Union des comités de femmes palestiniennes. Elle a été condamnée par une cour militaire israélienne à 4 mois de détention administrative après avoir été arrêtée avec 6 autres militant·es palestinien·nes le 2 novembre dernier (voir notre article). Ce n’était pas la première fois ; elle avait déjà été arrêtée par les forces d’occupation israélienne en 2017 et condamnée à 3 mois de détention administrative (voir notre article). Plus d’infos ici.

Action de solidarité avec Khitam Saafin, prisonnière féministe palestinienne

Action de solidarité avec Khitam Saafin, prisonnière féministe palestinienne