Aux Pays-Bas, 22 personnes ont été interpellées à Amsterdam après des affrontements entre police et manifestants opposés à la venue de Shai Abramson, principal chanteur de l’armée israélienne. Plusieurs centaines de protestataires ont tenté de s’approcher de la salle, entraînant l’intervention d’unités antiémeutes, l’usage de matraques et des jets de fumigènes. Face à la mobilisation, les organisateurs ont annulé la participation de l’artiste et remplacé l’événement public par deux concerts privés.

Ce vendredi 12 décembre, la préfecture de l’Hérault a publié un arrêté interdisant une nouvelle fois la tenue d’un rassemblement de soutien à la Palestine sur la Place de la Comédie, prévu ce samedi 13 décembre et appelé par une dizaine d’organisations et associations. La préfecture justifie sa décision en reprochant au collectif BDS-Urgence Palestine ses opérations de boycott, ses actions symboliques réalisées lors du passage du Tour de France ou devant la Maison des relations internationales, et sa participation à des manifestations le 10 et le 18 septembre, où “les forces de l’ordre ont été prises pour cible de slogans hostiles” et où “des affrontements entre militants extrémistes n’ont pu être évités” (bien qu’on ne sache pas vraiment quel rapport BDS a avec ces deux dernières allégations). Des motifs qui conduisent à un décalage de la manifestation : le rendez-vous est donné à 14 heures en bas de la rue de la Loge, et non sur la Comédie comme précédemment indiqué.

Toujours ce vendredi 12 décembre, José-Luis Moraguès, co-animateur historique de la campagne BDS-Urgence Palestine à Montpellier, était jugé en appel pour diffamation. En première instance, le tribunal l’avait relaxé au sujet d’une pancarte sur laquelle figurait le visage de Carole Delga, Hussein Bourgui et Kleber Mesquida, élus socialistes du Département et de la Région, orné de la mention ““Israël et ses complices”. Le délibéré est attendu le 9 février. José-Luis Moraguès passera également en procès pour diffamation le 19 février, après une plainte de Perla Danan, présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et de Michèle Bensoussan, présidente du Centre Culturel Juif Simone Veil, pour une vidéo publiée sur les réseaux sociaux de BDS, qualifiant les positions politiques des deux institutions de “sionistes”. Enfin, le 21 janvier, José-Luis ainsi qu’un autre militant de BDS seront jugés en appel pour dégradation de bien d’autrui après avoir versé de la gouache rouge sur un drapeau américain à la maison des relations internationales de Montpellier en juin 2024. En première instance, le jeune militant de BDS avait été relaxé, et José-Luis Moraguès avait été condamné à 150 euros d’amende avec sursis, ainsi que 30 euros à payer pour le drapeau américain.

Dossier(s): France Tags: ,

Militant du NPA-R et dirigeant syndical du SNES-FSU à Bordeaux, David Pijoan est de nouveau convoqué par la justice dans le cadre d’un « avertissement pénal probatoire » lié à un rassemblement en soutien à la flottille pour Gaza, considéré comme une manifestation non déclarée. Cette procédure, qu’il refuse de reconnaître, s’inscrit dans un contexte plus large de poursuites visant des soutiens à la cause palestinienne, alors que plusieurs figures syndicales et politiques ont récemment été inquiétées pour des prises de position similaires. Ses soutiens dénoncent une tentative d’intimidation et appellent à un nouveau rassemblement le 12 décembre devant la maison de la justice et du droit, place Ravezies à 9h, pour exiger l’abandon des poursuites et défendre le droit de manifester.

Dossier(s): France Tags: , ,

BDS/Urgence Palestine Montpellier appelle à se rassembler le vendredi 12 décembre dès 8H devant la Cour d’Appel (Arc de triomphe – Tram 4 – Peyrou) pour soutenir José-Luis Moraguès, militant poursuivi en justice après des plaintes pour diffamation de différents responsables politiques locaux, malgré sa relaxe en première instance (voir notre article). Ce nouveau procès s’inscrit dans le cadre d’une intensification de la criminalisation du mouvement de la solidarité avec la Palestine depuis plusieurs années.

Dossier(s): France Tags: , ,

La situation des prisonniers engagés dans une grève de la faim collective est devenue extrêmement préoccupante. Amu Gib et Qesser Zuhrah en sont à 37 jours sans nourriture. L’état d’Amu Gib se détériore si vite qu’elle n’a plus la force de faire des déclarations, tandis que Qesser Zuhrah a dû être transférée d’urgence à l’hôpital en raison de signes vitaux dangereusement bas. La prison lui a en outre interdit tout contact avec l’extérieur.À 31 jours de grève, Jon Cink a lui aussi été hospitalisé du fait d’un taux critique de sucre et de cétone dans le sang. Kamran Ahmed, au 29ᵉ jour, a été admis pour la deuxième fois à l’hôpital, souffrant de douleurs thoraciques et de vertiges. La situation de Teuta Hoxha, au 30ᵉ jour, est tout aussi alarmante : les conditions de son traitement hospitalier étaient si déplorables qu’elle a quitté l’établissement d’elle-même afin de pouvoir enfin joindre son avocate, un droit qui lui était refusé. Heba Muraisi, au 36ᵉ jour, a été hospitalisée à plusieurs reprises. Malgré une demande de masque formulée depuis plus d’une semaine, elle a été ignorée, ce qui fait désormais craindre une infection à la COVID. Par ailleurs, Muhammed Umer Khalid, au 7ᵉ jour, a averti que la grève pourrait le conduire à devoir utiliser un fauteuil roulant, et Lewie Chiaramello, malgré son diabète, a débuté un jeûne régulier en signe de solidarité.

Malgré tout, leur détermination demeure intacte pour exiger que le Royaume-Uni rompe ses liens avec Elbit Systems, mette fin à l’interdiction de Palestine Action, garantisse la libération sous caution immédiate des 33 prisonniers britanniques pour leur engagement pro-palestinien et la fin de la censure en détention. Amu Gib et Jon Cink doivent d’ailleurs comparaître ce vendredi à l’Old Bailey pour leur audience de demande de libération sous caution.

Le parquet de Duisbourg a classé sans suite l’enquête visant un militant du Comité contre l’interdiction de la Solidarité Palestine Duisbourg (PSDU), faute de « motifs suffisants ». Le militant avait participé le 28 juin 2025 à une manifestation devant le tribunal de Duisbourg pour dénoncer la criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine, où la police avait tenté d’interdire des slogans et confisqué un drapeau palestinien stylisé avec un poing, accusé à tort d’être un symbole d’organisation interdite. Cette décision s’inscrit dans un contexte de répression antipalestinienne contre le PSDU et ses soutiens.

Dossier(s): Allemagne Tags: , ,

La Cour de cassation a annulé un arrêt de la cour d’appel de Bruxelles qui jugeait légale la détention administrative d’un manifestant palestinien retenu depuis le 6 octobre au centre fermé de Merksplas, estimant que les juges n’avaient pas répondu à deux arguments essentiels de la défense concernant l’absence de preuve d’une menace à l’ordre public et une possible violation de l’article 5 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Malgré cette décision, l’Office des étrangers refuse de libérer l’intéressé, dont la demande d’asile est toujours en cours d’examen, et sollicite même une prolongation de détention.

Dossier(s): Belgique Tags: , ,

Le 10 décembre 2025, Yamin Makri sera jugé à Lyon pour « apologie du terrorisme » après avoir partagé en 2022 sur Facebook des publications sur la situation en Palestine et à propos d’organisations palestiniennes. Le même jour, il comparaîtra également pour avoir collé en mars 2024, avec trois autres personnes, des affiches montrant des enfants blessés à Gaza. Ils sont accusés de diffuser des images de crimes sans l’autorisation des personnes. Ces deux affaires, pour lesquelles il risque jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende, s’accompagnent de mesures strictes en attendant le procès : comptes bancaires bloqués, interdiction des réseaux sociaux et pointage hebdomadaire au commissariat, alors que Yamin Makri n’avait jamais été confronté à la justice auparavant. Le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien appelle à se rassembler le mercredi 10 décembre à 13H devant le Tribunal Judiciaire de Lyon afin de le soutenir.

Dossier(s): France Tags: , ,

Le jeudi 4 décembre 2025, Umer Khalid est devenu le septième prisonnier pro-palestinien à entamer une grève de la faim dans les prisons britanniques. Il a formalisé son engagement en présentant ses revendications aux autorités pénitentiaires. Détenu depuis août 2025 sans procès, il dénonce des traitements répressifs et discriminatoires. Aujourd’hui, sept prisonniers sont désormais en grève de la faim et un autre en grève partielle, portant à huit le nombre total de participants à cette campagne depuis l’intérieur des prisons britanniques. Ils revendiquent que le Royaume-Uni rompe ses liens avec le principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems, mette fin à l’interdiction de Palestine Action, garantisse la libération sous caution immédiate des 33 prisonniers britanniques pour leur engagement pro-palestinien et la fin de la censure en détention.

Selon une enquête de CNN, des Palestiniens portés disparus depuis l’été après avoir tenté de récupérer de l’aide humanitaire près du point de passage de Zikim, au nord de Gaza, auraient été tués par des tirs israéliens. Leurs corps auraient ensuite été enterrés dans des fosses ou abandonnés sur place, parfois dévorés par des chiens. L’analyse de centaines de vidéos, de témoignages de travailleurs humanitaires, de chauffeurs gazaouis et de deux soldats israéliens, ainsi que d’images satellites, montre une présence constante de bulldozers de l’armée israélienne dans la zone et des traces de terrassement sans justification. Ces pratiques constituent des crimes de guerre. L’armée israélienne nie avoir « retiré » des corps à l’aide de bulldozers, mais n’a pas répondu sur l’usage de ces engins pour les enterrer. Les témoins décrivent la zone comme un « triangle des Bermudes » où les corps s’accumulent sans possibilité de récupération.

Dossier(s): Monde arabe et Iran Tags: