Ahmed Hajjaj Al-Rimawi, cadre du FPLP, a été libéré le 15 juillet après 18 ans dans les prisons de l’occupation israélienne. Il avait été arrêté suite à sa tentative d’enlever un soldat israélien pour engager une procédure d’échanges de prisonniers avec les militants du FPLP responsables de l’exécution d’un ministre d’extrême droite israélien en 2001 en réponse à l’assassinat par l’armée israélienne d’Abu Ali Mustapha, secrétaire général du FPLP. A son retour dans son village, il a été accueilli par sa famille et de nombreux sympathisants.

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Le 26 juin dernier, Ahmad Sa’adat (secrétaire général du FPLP emprisonné par l’occupation israélienne) a publié une déclaration en soutien au Collectif Palestine Vaincra et à propos de son analyse de la période actuelle. Il y déclare en particulier : “Je vous assure que nous sommes avec vous et à vos côtés dans les tranchées du camp de la révolution internationale pour vaincre le système impérialiste capitaliste mondialisé, mettre fin à l’oppression de classe et nationale et à la discrimination fondée sur la race, la couleur de peau, le sexe et la religion, et construire un nouvel ordre international fondé sur la justice, l’égalité entre les peuples et la répartition équitable des richesses – un système permettant de rendre l’humanité volée aux personnes torturées.” (lire ici la déclaration dans son intégralité)

Parallèlement, Georges Abdallah a publié une déclaration à l’occasion de la manifestation parisienne contre le plan d’annexion de la Cisjordanie occupée du samedi 27 juin. Le communiste libanais enfermé en France depuis 1984 souligne à cette occasion que “Dans des conditions particulièrement difficiles, les masses populaires palestiniennes et leurs avant-gardes révolutionnaires se battent sans relâche, depuis la fin des années soixante. L’émergence et l’affirmation de la révolution palestinienne contemporaine suite à la défaite de la bourgeoisie arabe et ses divers régimes en 1967, a certes suscité l’enthousiasme des masses populaires et des forces vives dans le monde arabe, surtout dans le Machrek… Cependant les réactionnaires de tous bords n’ont jamais voulu, et ne peuvent pas vouloir, cohabiter avec ce foyer révolutionnaire dans cette région et cautionner en quelque sorte une réelle Résistance à l’entité sioniste qui, soi dit en passant, n’est pas simplement un instrument parmi tant d’autres au service de l’impérialisme pour le pillage et la domination de la région. Il est en fait un prolongement organique de l’impérialisme occidental.” (lire la déclaration dans son intégralité)

Mardi 9 juin, PayPal a fermé le compte du Collectif Palestine Vaincra sans aucune explication. Cette entreprise censure régulièrement des comptes d’organisations de soutien à la Palestine sous la pression de groupes pro-israéliens. Cette censure a été l’objet de nombreux articles sur des médias pro-israéliens et sur des sites de l’extrême droite sioniste. Ils soulignent que cette fermeture a lieu car ce groupe pro-palestinien aurait des liens avec le FPLP, une organisation de la gauche révolutionnaire palestinienne considérée comme terroriste par l’Union Européenne.

Depuis plusieurs jours, l’armée israélienne procède à une vague d’arrestations contre des syndicalistes étudiants, en particulier celles et ceux membres du Front Progressiste du Travail Etudiant. On peut notamment citer le cas de Layan Kayed, jeune étudiante de 22 ans arrêtée le 08 juin, et celui de Wissam Owedat, étudiant de l’université de Bir Zeit arrêté le 7 juin. Des centaines d’étudiants palestiniens sont actuellement emprisonnés par l’occupation israélienne sous le prétexte de soutenir ou participer à des “organisations terroristes” (appellation qui désigne notamment le FPLP). Cette campagne d’arrestations s’inscrit dans le cadre des tensions croissantes en Cisjordanie occupée. Celles-ci sont liées aux annonces d’annexion de 30% du territoire par le gouvernement Gantz/Netanyahu prévue début juillet.

Layan Kayed, étudiante palestinienne.

Dans la nuit du 10 au 11 mai, les forces israéliennes ont démoli la maison familiale du prisonnier Qassam Barghouthi. Ce jeune palestinien de 25 ans a été arrêté et emprisonné en septembre 2019. Il est accusé d’avoir participé à une action armée du FPLP (voir notre article). La démolition des maisons de prisonniers en Cisjordanie occupée fait partie d’une politique de double peine et d’intimidation pratiquée par l’occupation israélienne.

La maison détruite habillée de drapeaux palestinien et du FPLP.

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Samedi 9 mai, les autorités bahreïnites ont empêché la tenue d’un webinaire à propos de la normalisation des relations des Pays du Golfe avec l’État sioniste. Le webinaire se déroulait normalement et était diffusé sur les réseaux sociaux quand les autorités ont appelé les différents organisateurs afin d’exiger qu’ils arrêtent cette activité. Le prétexte invoqué est qu’ils n’avaient pas d’autorisation et qu’il y avait la présence d’organisations étrangères (en particulier un représentant du FPLP).

Capture d'écran du webinaire avant son interdiction.

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Le 17 avril est la journée internationale de soutien aux prisonnières et prisonniers palestiniens. Depuis 1967, plus d’un million de Palestiniens ont été emprisonnés par l’occupation israélienne. Aujourd’hui, 5000 Palestiniens sont détenus dont Ahmad Sa’adat, secrétaire général du FPLP. L’épidémie de COVID-19 rend la situation critique dans les prisons de l’occupation où déjà un prisonnier a été testé positif à sa sortie de prison sans que ses anciens co-détenus ne soient placés en quarantaine. Pour célébrer cette journée tout en respectant le confinement, de nombreux webinaires ont été organisés cette semaine avec l’association palestinienne Addameer et le réseau international Samidoun.

 

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Tareq Matar est un prisonnier politique palestinien détenu dans les prisons israéliennes. Figure de l’organisation étudiante proche du FPLP, il se destinait à une carrière académique et se préparait à partir faire son doctorat à l’Université de Genève en Suisse au premier semestre de 2019. Mais les forces d’occupation israéliennes l’ont mis en détention administrative sans accusation, ni procès. Tareq avait déjà été placé en détention administrative, c’était en 2006, alors qu’il n’était encore qu’enfant. Il représentait une telle « menace pour la sécurité » de l’État israélien qu’il a été emprisonné pendant deux ans et demi sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. En 2010, quand il était étudiant à l’université de Bir Zeit, il a de nouveau été emprisonné pendant dix mois, au motif qu’il était un militant engagé. En 2012, Tareq a été à nouveau arrêté et torturé au centre d’interrogatoire de Moskobiyeh à Jérusalem, pendant 43 jours. En 2017, Tareq a de nouveau été mis en détention administrative, et il a passé un an et demi entre Ofer et la prison du désert du Néguev.

Tareq  a été une fois encore emprisonné au centre d’interrogation de Moskobiyeh après sa dernière arrestation par les forces d’occupation israéliennes en novembre 2019. Il y a été détenu pendant environ 30 jours, où on l’a torturé en utilisant la méthode du Shin Bet de la “position de la banane” qu’il est illégal d’employer contre les prisonniers palestiniens depuis 1999. Cette position lui a provoqué d’intenses douleurs dans le dos et les articulations encore aggravées par les violents passages tabac que six agents de sécurité lui ont infligés. Depuis le jour de son arrestation, les interrogatoires et la torture, sa famille ou ses avocats n’ont pas eu le droit de le voir. Lorsque Tareq a été traduit devant le tribunal militaire israélien pour sa première comparution, il est arrivé dans un fauteuil roulant. Tareq, qui était un athlète, ne peut plus marcher.

La torture israélienne subie par TareqTareq Matar

Quelques dizaines de manifestant·e·s étaient rassemblé·e·s ce 19 janvier devant l’ambassade du Liban à Bruxelles, en soutien aux luttes des peuples libanais et palestinien, pour la libération de Georges Abdallah et Ahmad Sa’adat. Le rassemblement faisait suite à un appel international lancé par le SRI, Samidoun et le Secours Rouge Arabe pour ce 19 janvier, ainsi qu’à l’appel à une semaine d’actions solidaires avec Ahmad Sa’adat. Georges Abdallah, militant révolutionnaire libanais, est emprisonné depuis 35 ans en France pour avoir participé à des actions contre le Mossad et la CIA à Paris. Il se retrouve aujourd’hui parmi les symboles de la révolte populaire qui secoue le Liban.