Des accusations de « dommages criminels » avaient été portées contre trois militants qui s’étaient enchaînés avec des arm-locks et avaient jeté de la peinture rouge sur les locaux de la filiale UAV Engines d’Elbit à Shenstone, dans le Staffordshire, en février 2021. L’usine produit des moteurs de drones pour une gamme de drones fabriqués par Elbit Systems, qui est la plus grande entreprise d’armement privée d’Israël. Ils ont été déclarés non coupables lundi 6 dans un procès qui s’est déroulé devant le tribunal de première instance de Newcastle-under-Lyme. Le président du tribunal, le juge Waites, a déclaré que le représentant de la Couronne (le procureur) n’avait pas prouvé que la condamnation des accusés serait proportionnée à leur liberté de protester. Ce procès, qui avait débuté le vendredi 3 décembre, est donc un revers pour Elbit Systems et les services du procureur qui avaient tenté de criminaliser l’action militante

Les produits fabriqués sur le site de la manifestation, l’usine UAV Engines de Shenstone, dans le Staffordshire, sont des composants clés d’une gamme de drones de combat d’Elbit. Elbit Systems fournit 85 % de la flotte de drones d’Israël. Leurs drones Hermes, fabriqués avec des composants fabriqués au Royaume-Uni, sont régulièrement déployés dans les bombardements de Gaza, Elbit fournissant également une gamme d’équipements de surveillance, d’armements et de technologies militaires spécialisées pour l’armée et la police israéliennes.

Au sud-est de la ville de Naplouse, dans le village de Beita, des soldats ont tiré vendredi à balles réelles, à balles en acier recouvert de caoutchouc et à grenades lacrymogènes sur les manifestants qui se sont rassemblés pour montrer leur rejet de l’expansion continue des colonies. Un jeune homme a été blessé par balles réelles, 28 personnes, dont un journaliste, ont reçu des balles en acier recouvert de caoutchouc, 11 ont été brûlées par des grenades lacrymogènes et 147 civils ont dû être soignés en raison de trop fortes inhalations. Avant le rassemblement, des bulldozers ont rasé les routes menant au mont Sbeih, dans le but de bloquer l’accès des manifestants au site de rassemblement, en plus de détruire une conduite d’eau et ligne d’électricité approvisionnant la communauté.

Lors d’une autre manifestation hebdomadaire tenue le même jour dans le village de Beit Dajan, à l’est de Naplouse, les forces israéliennes ont ouvert le feu avec des balles en acier recouvertes de caoutchouc et des grenades lacrymogènes, tirant et blessant trois jeunes hommes avec des balles en acier, et intoxiquant 18 manifestants par inhalation de gaz.

Les forces de sécurité se sont massivement déployées mercredi aux abords du Parlement marocain, suite à l’appel du « Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation » à un rassemblement contre la normalisation des relations avec Israël], coïncidant avec l’arrivée du ministre israélien Benny Gantz. Le régime et Israël ont conclu, lors de cette visite, un accord-cadre visant à « renforcer la coopération sécuritaire entre les services de renseignement marocains et israéliens ». Ce document fait du Maroc le premier pays arabe à signer des accords militaires avec Israël. Les manifestants, qui ont été brutalement dégagés par les forces de sécurité, dénoncent la normalisation comme une honte pour le Maroc et une trahison de la cause palestinienne. Des manifestations dans d’autres villes du Royaume contre la normalisation ont également été interdites et empêchées..

Les forces d’occupation israéliennes ont pris d’assaut la rue al-Saf dans le centre de Bethléem pour pour réarrêter un ancien prisonnier qu’ils ont blessé par balle. Ils ont répondu aux protestations des habitants par des gaz en quantité telle que plusieurs Palestiniens ont dû recevoir des soins dans la nuit de dimanche à lundi. D’autres affrontements ont éclaté entre les Palestiniens et les forces d’occupation à Hébron près du poste de contrôle connu par les Israéliens sous le nom de Machsom Hashoter (le poste de contrôle des policiers) et par les Palestiniens sous le nom de Bab al-Zawiya.

Les forces israéliennes ont arrêtés quatre Palestiniens après avoir pénétré par effraction et fouillé leurs maisons dans le village de Bil’in, à l’ouest de Ramallah. Des soldats israéliens ont arrêté deux autres personnes après avoir saccagé les maisons de leurs familles dans la ville de Jaba, au sud de Jénine. Ils ont fait une descente dans le quartier sud de la ville de Tulkarem et ont de nouveau arrêté un ancien prisonnier. Un raid similaire a eu lieu dans la ville de Sanniriya, au sud de Qalqiliya, entraînant l’arrestation d’un autre. Des soldats ont fait irruption dans le quartier al-Masaken al-Shabiya de Naplouse, où ils ont arrêté Anas Osta, le président du conseil d’administration de Qamat, un organisation qui documente l’histoire de la lutte palestinienne. A Jérusalem, la police israélienne a arrêté deux autres personnes ; l’un du quartier al-Issawiya et l’autre du quartier Silwan. Dans le district de Bethléem, des soldats ont arrêté un adolescent de 17 ans après avoir saccagé la maison de ses parents dans le village d’al-Ibayyat, à l’est de la ville. Dans le district d’Hébron deux autres personnes étaient détenues ; l’un du sud de la ville d’Hébron et l’autre du village de Deir Samet, au sud-ouest de la ville. Par ailleurs, la répression d’une manifestation à Jerusalem, dans le quartier d’Al-Issawiya, a fait 57 blessés. Les Palestiniens ont annoncé une grève générale pour mardi.

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Les forces d’occupation israéliennes ont dispersé les rassemblements palestiniens qui ont eu lieu à l’occasion du 17e anniversaire de la mort de Yasser Arafat. L’armée israélienne a utilisé des balles réelles et en caoutchouc et des grenades lacrymogènes pour disperser des rassemblements dans les villes d’Hébron et de Bethléem dans le sud de la Cisjordanie, et à l’entrée nord des villes d’al-Bireh et de Ramallah (centre). Dans la ville d’Hébron, l’armée israélienne a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser une marche d’étudiants, qui a commencé depuis l’école « Tariq ibn Ziyad », située au centre de la ville. Dans la ville de Dura, au sud d’Hébron, des affrontements ont éclaté entre des jeunes Palestiniens, dont la plupart sont des écoliers, et les forces d’occupation à l’entrée est de la ville, provoquant des cas d’étouffement parmi les étudiants. Dans la ville de Tuqu’, à l’est de Bethléem, des dizaines d’étudiants ont été victimes de cas d’asphyxies, à la suite des tirs de grenades lacrymogènes par les forces israéliennes, contre une marche estudiantine pour commémorer la mort d’Arafat. À l’entrée nord des villes d’al-Bireh et de Ramallah, des affrontements ont éclaté entre les forces d’occupation et des jeunes Palestiniens qui ont incendié des pneus.

Des colons sionistes ont fait un raid mardi dans la ville d’Al-Bireh, adjacente à Ramallah, criant des slogans anti-Arabes et vandalisant 10 véhicules palestiniens. L’armée israélienne est intervenue quelques heures après contre la manifestation de protestation palestinienne contre ce raid. L’armée israélienne a utilisé des balles métalliques et des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants palestiniens. Un homme a été blessé avec des balles en métal recouvert de caoutchouc au pied. Par ailleurs, des dizaines de cas d’asphyxie après avoir inhalé des gaz lacrymogènes ont été dénombrés. Les raids de colons sionistes visant les biens palestiniens se sont multiplié, comme par exemple l’abattage des oliviers.

 

Mohammed Daadas, 13 ans, a été mortellement blessé par balle au ventre par les forces israéliennes dans le village de Deir al-Hatab près de Naplouse. Hospitalisé en arrêt cardiaque, il n’a pas pu être sauvé. Le tir est survenu lors de heurts en marge d’une manifestation dans le nord de la Cisjordanie occupée sur une route adjacente à la colonie sioniste d’Elon Moreh au nord-est de Naplouse. De nombreux rassemblements ont lieu en Cisjordanie les vendredi, jour de repos hebdomadaire, pour protester contre l’expansion des colonies sionistes. A Beita, deux Palestiniens ont été blessés par des balles recouvertes de caoutchouc tirées par les forces israéliennes lors d’un de ces rassemblements.

Des soldats israéliens ont blessé, dans la nuit de mardi, plusieurs Palestiniens dans la zone orientale de la ville de Naplouse, dans la partie nord de la Cisjordanie occupée. Plusieurs jeeps de l’armée avaient envahi la zone à la tombée de la nuit pour accompagner des dizaines de colons venus visiter le prétendu « tombeau de Joseph », dans la partie est de la ville, qui est une des rares zones en principe sous la responsabilité exclusive de l’Autorité Palestinienne. Les soldats ont également envahi les maisons et occupé leurs toits pour les utiliser comme postes de surveillance et de tir. Cette invasion a provoqué des manifestations et les soldats ont tiré des balles réelles, des balles en acier recouvertes de caoutchouc et des bombes à gaz sur les manifestants, blessant plusieurs d’entre eux.

Mardi soir, les soldats ont enlevé un ancien prisonnier politique et détenu six agriculteurs d’une même famille, lors de deux incidents distincts près de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie. Mardi soir également, les soldats ont tiré sur un jeune Palestinien, avant de l’enlever près de la ville d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie.

 

Des dizaines de Palestiniens ont été asphyxiés aujourd’hui, lors d’une répression effectuée par les forces d’occupation israéliennes contre une marche pacifique en solidarité avec les prisonniers palestiniens grévistes dans les prisons israéliennes. Les participants à la marche ont demandé de libérer immédiatement de ces prisonniers. Les soldats d’occupation israéliens stationnés à l’entrée nord de la ville ont tiré intensivement les gaz lacrymogènes sur les participants à la marche.

Sept prisonniers palestiniens continuent leur grève de la faim illimitée dans les prisons israéliennes, en protestation contre leur détention administrative, dont le plus ancien Kayed Fasfous depuis 102 jours consécutifs. Parmi les prisonniers grévistes : Miqdad Al-Qawasmeh, en grève de la faim depuis 78 jours, Hisham Abu Hawash depuis 69 jours, Shadi Abu Akr en grève depuis 61 jours, Ayad Al-Hreimy depuis 32 jours et le prisonnier Ra’fat Abu Rabee’ qui entame une grève depuis une semaine.