Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Sushil Roy, Patitpaban Haldar et Santosh Debnath avait été arrêté dans la région de Jangalmahal (Bengale occidental) en 2005 et accusé d’avoir incité la population a prendre les armes pour renverser le gouvernement local. Les autorités avaient saisi, lors de leur capture, de la littérature maoïste ainsi que des bâtons de gélatine et des munitions. Tous les trois avaient été poursuivis pour sédition ainsi qu’en vertu du Arms Act et condamnés à la perpétuité en 2005. Leurs avocats avaient interjeté appel en 2006. Ce vendredi, la Calcutta High Court a acquitté les trois hommes de toutes les charges retenues contre eux. Patitpaban Haldar et Santosh Debnath devraient donc être libéré après 14 ans d’emprisonnement alors que Sushil Roy est décédé en cours de procédure, en 2014.

Inde : Trois maoïstes présumés acquittés après 14 ans de prison

Le dirigeant maoïste Sabyasachi Panda a été condamné ce samedi à la prison à vie pour le tribunal de Berhampur dans l’Odisha. Il y avait été arrêté dans la nuit du 17 juillet 2014 par la police locale qui avait affirmé avoir également saisi un arme, de l’argent liquide et de l’or. Il est condamné en vertu de l’article 121 du Code Pénal qui poursuit tout tentative de rébellion contre l’état. D’autres articles du Code Pénal ont également été invoqué par le juge qui a entendu 15 témoins au cours de ce procès. Panda est accusé d’être impliqué dans plusieurs actions attribuées à la guérilla maoïste, dont le pillage d’un arsenal des forces de sécurité, l’assassinat d’un homme politique ou encore l’enlèvement de deux touristes italiens. Son avocat a d’ores et déjà annoncé son intention d’aller en appel.

Sabyasachi Panda à sa sortie du tribunal

Sabyasachi Panda à sa sortie du tribunal

Jeudi 4 avril, José Arcila Ramírez, un résident états-unien passait devant un tribunal de Floride, de soutenir l’ELN en lui fournissant des armes, des pièces d’arme et du matériel.
Les étiquettes de la chaîne de magasins américaine Home Depot, découvertes dans des compresseurs d’air ainsi que des pièces d’armes à longue portée saisis dans le quartier El Valle, dans le district de Suroccidente à Barranquilla, ont permis de retrouver la trace du fournisseur. Celui-ci livrait depuis la Floride, des armes et accessoires à son frère en contact avec l’ELN.

Après les perquisitions, le juge pénal a ordonné l’assignation à résidence de la femme, tandis que le frère a été envoyé en prison. Francisco José Arcila a quant-à-lui été arrêté en janvier avec deux hommes du sud de la Floride (Asilah et Ortega) et accusé de conspiration visant à soutenir une organisation terroriste étrangère et d’autres accusations liées à la contrebande d’armes à feu”. Le réseau aurait été actif pendant 12 mois et aurait été découvert parce que Asilah et Ortega utilisaient un intermédiaire (nom de code « James Smith ») qui avait commencé à coopérer avec des agents du Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs (ATF) et avait enregistré plusieurs conversations sur l’achat d’armes et leur expédition en Colombie”.

La guérilla ELN continue le combat contre le gouvernement colombien mais laisse la porte ouverte aux négociations. Ainsi lundi 1 avril Pablo Beltran a annoncé que l’équipe de négociation resterait à Cuba malgré l’échec des dernières négociations.

Matériel saisi chez le frère d’Arcila

Matériel saisi chez le frère d’Arcila

Ce mercredi, un tribunal a condamné deux maoïstes à mort pour avoir abattu un commissaire de police et cinq autres policiers dans le district de Dumka (Jharkhand) il y a cinq ans. Sanatan Baski et Sukhlal Murmu, alias Pravir Da avaient été condamnés tandis que les cinq autres accusés avaient été acquittés par manque de preuve lors d’une audience le 6 septembre dernier. Hier, c’est la peine capitale qui leur a été infligée. Le duo aurait tué le commissaire de Pakur ainsi que cinq de ses collègues dans une embuscade à proximité de Kathikund alors qu’ils rentraient à Pakur après avoir assisté à une réunion à Dukma le 2 juillet 2013. Pravir Da, membre d’un Special Area Committe du PCI(maoïste) purgeait déjà une peine à perpétuité depuis le 9 août 2016 après avoir été condamné dans une autre affaire.

Les deux maoïstes condamnés

Les deux maoïstes condamnés

Le procès de quatre anarchistes indonésiens, poursuivis suite à la manifestation du 1er mai contre le chantier du New Yogyakarta International Airport, a commencé. Les accusés sont Azhar M. Hasan (Azhar) ; Zikra Wahyudi (Zikra) ; Muhammad Ibrahim (Boim) et Muhammad Edo Asrianur (Edo). Ils ont fait l’objet d’une audience préliminaire devant le tribunal du district de Sleman le 26 juillet.

Sur la base des accusations criminelles, les quatre anarchistes sont menacés soit de l’article 170 qui prévoit une peine maximale de 5 ans d’emprisonnement, soit de l’article 406 du Code pénal qui prévoit une peine maximale de 2 ans. Le dossier sera divisé en deux (Azhar et Zikra pour une affaire, Edo et Boim pour une autre), mais le procès aura toujours lieu dans la même salle d’audience.

Site web: palanghitam.noblogs.org

Affiche de solidarité

Affiche de solidarité

En 2010, le dirigeant maoïste Azad trouvait la mort dans un combat factice. Il était accompagné par un journaliste qui fut également tué. En 2011, l’activiste social Swami Agnivesh et Bineeta Pandey, l’épouse du journaliste, avaient déposé plainte, entrainant l’ouverture d’une enquête (lire notre article). 29 policiers étaient impliqués et poursuivis dans le cadre de cette dernière. Tous avaient été blanchis, ce qui avait entrainé les deux femmes a déposer une nouvelle plainte. Celle-ci avait été rejetée en 2015, suite à quoi elles avaient introduit une requête en révision. C’est contre cette dernière que le juge de la Hyderabad High Court s’est prononcé ce lundi. Il a ordonné un arrêt des procédures en vertu desquels les 29 hommes auraient dû comparaitre devant le tribunal d’Adilabad. Les procédures ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Azad

Azad

Ce vendredi 8 septembre s’est ouvert à Lima le procès de 35 militaires accusés d’avoir assassiné plus de 100 prisonniers du PCP-SL .
Le 18 juin 1986, des détenus membres du PCP-SL se mutinent dans trois pénitenciers : San Juan de Lurigancho, El Fronton, et la prison pour femmes de Santa Monica. Ils prennent des otages et exigent la libération de 500 prisonniers. Les 18 et 19 juin 1986, le gouvernement envoie l’armée à la prison d’El Fronton, située sur une île au large de la capitale  péruvienne. La Marine mènera l’assaut et 133 prisonniers y seront assassinés. Selon le rapport de la Commission péruvienne de la vérité, les militaires ont exécuté d’une balle dans la nuque un « nombre indéterminé » de détenus qui s’étaient rendus. Selon une commission parlementaire, l’armée aurait agi de la même manière lors de l’assaut mené la même nuit sur la prison de Lurigancho.
Le ministère public a requis des peines allant de 25 à 30 ans de prison et  des indemnisations pour un total de 1,6 million de dollars destinées aux  familles des victimes. 80 personnes ayant participé à la mutinerie devraient être entendues pour témoigner des violences des militaires. L’ancien président Alan Garcia, au pouvoir à l’époque, et plusieurs membres de son gouvernement devraient aussi comparaître.

Alan Garcia, à gauche de la photo, devant devant les corps des prisonniers assassinés

Alan Garcia, à gauche de la photo, devant devant les corps des prisonniers assassinés

Ce mercredi, un tribunal de Sasaram (Bihar) a condamné quatre présumés maoïstes à la prison à perpétuité pour l’assassinat d’un fonctionnaire il y a quinze ans. Celui qui a été présenté comme un de leur complice écope lui de dix années de détention. Sanjay Singh avait été abattus par de présumés maoïstes dans le village de Rehal, district de Rohtas (Bihar) le 15 février 2002. Nirala Yadav, Ram Bachan Yadav, Lalan Singh Kharawar et Nitish Yadav ont été condamné à la prison à vie, ainsi qu’à une amende de 200.000 roupies (2700 euros) chacun. Sudama Oraon a quant à lui été condamné à 10 années d’emprisonnement et à une amende de 500.000 roupies (6700 euros). Un des avocats des condamnés a d’ores et déjà annoncé qu’ils feraient appel de cette décision.

Deux des condamnés à la sortie du tribunal de Sasaram

Avec ce procès, le nombre de condamnés dans le cadre de cette affaire s’élève à sept. En 2004, deux autres présumés maoïstes ont été condamné à la perpétuité pour avoir abattu le fonctionnaire. Quatre autres personnes sont toujours poursuivies et détenue dans l’attente de leur procès. Dix des 21 personnes identifiés par les autorités dans le cadre de leur enquête sont toujours recherchées.

Deux des condamnés à la sortie du tribunal de Sasaram

Un tribunal du district de Munger, dans le Bihar, a condamné à mort cinq personnes accusées d’être membres du PCI(maoïste) et d’être responsables d’une action au cours de laquelle deux membres de la CRPF ont été abattus en 2014. Le juge qui a prononcé cette peine l’a assortie d’une amende de 350 euros. Les cinq hommes sont accusés d’avoir participé à une attaque menée en avril 2014 en marge des élections dans le district. Selon l’accusation, environ 50 guérilleros avaient tendu une embuscade à un véhicule transportant des soldats de la CRPF sur la route entre Gangta et Lakshmipur, tuant deux d’entre eux et en blessant dix autres.

Etat du Bihar

Le procès des anarchistes accusés d’une attaque de banque à Aix-la-Chapelle se poursuit (voir notre précédent article). L’audience du 12 mai s’est centrée sur le témoignage de l’experte en biométrie qui a expliqué que la qualité des images (vidéos de sécurité du sous-sol de la banque où se trouve le coffre-fort) était très mauvaise, qu’elles avaient une très mauvaise résolution. Dans le cas de la femme il est impossible d’assurer qu’il s’agit de la même personne, ou pas. Dans le cas de l’homme, les traits coïncident encore moins: l’experte a dit que selon elle il ne s’agit pas de la même personne. L’audience du 18 mai a d’abord été consacrée aux voyages qu’un-e des accusé-e-s aurait fait en Blablacar, entre la France et Barcelone, ensite à l’examen d’un tournevis trouvé dans la chambre forte de la Pax Bank, supposément avec l’ADN de l’un des accusés. Le juge a finalement rejeté cet élément comme preuve dans l’affaire.

Pour tenter de mettre un-e des accusé-es en lien avec la gauche radicale et d’en faire une personne connue et active dans les milieux militants, l’accusation a exposé deux éléments. D’abord l’envoi d’une lettre avec une affiche d’un événement solidaire avec l’affaire, dans laquelle l’expéditeur commente que la réponse a tardé près d’un mois à arriver. Ensuite dees filatures effectuées par la Sûreté de l’Etat en 2010 à Bruxelles, dans le cadre d’un “No Border Camp”. Des personnes solidaires et amies étaient présentes dans la salle.

Compte-rendu complet ici

Un des distribueteurs de billets incendiés fin avril à Bâle en solidarité avec les inculpés de Aachen

Un des distribueteurs de billets incendiés fin avril à Bâle en solidarité avec les inculpés de Aachen