L’Alliance du Premier Mai Révolutionnaire a publié un appel pour une mobilisation à Bruxelles à l’occasion du 1er mai 2021. Le Secours Rouge de Belgique appelle à rejoindre cette mobilisation. L’organisation féministe La Fronde appelle également à rejoindre cette mobilisation. Plus de détails suivront.

  • L’appel de l’Alliance du Premier Mai Révolutionnaire : ici
  • L’appel de La Fronde : ici
Appel pour un premier révolutionnaire

Appel pour un premier révolutionnaire

Un collectif de jeunes travailleurs.euses et étudiants.es du milieu culturel occupe depuis près d’une semaine le Théâtre de la Monnaie et organise chaque jour, à 17h, une tribune publique sur la place. Il y donne la parole à celles et ceux qui, bien au-delà du secteur culturel, subissent de plein fouet les conséquences de la gestion politique de la pandémie. Ce vendredi 8 avril étaient invités les travailleurs.euses de l’Horeca, demain sont invités les victimes des violences policières et leur famille. Les policiers ont déboulés en nombre et par surprise et ont procédé à la saisie du matériel technique (micros et enceintes). Cette saisie s’est déroulée une fois le matériel technique installé, sous l’œil de la police, présente comme d’ordinaire, et alors que l’événement autorisé allait démarrer. Malgré tout, l’action a continué, au mégaphone et sans amplification. Voir le communiqué des occupant.e.s

 

Ces différentes actions entrent dans le cadre de la vague internationale d’actions non violentes intitulée “Money Rebellion”. Les activistes d’Extinction Rebellion veulent de cette manière attirer l’attention sur l’influence du secteur bancaire et financier sur la crise climatique. A Bruxelles, quelques dizaines de militants ont occupé brièvement les sièges centraux des banques KBC, ING et BNP Paribas Fortis. La police est intervenues peu après pour les en déloger, aucune information jusqu’ici quant à des arrestations. A Londres à l’inverse la police a arrêté 4 de leurs militants pour avoir aspergé la “Bank of England” de faux pétrole (3 pour dégradation et un pour intrusion criminelle). XR a employé le même mode d’action à Paris en s’en prenant cette fois-ci à la Banque de France en présence, notamment,de deux députés européens. Plusieurs des manifestants, dont les députés, ont  été verbalisés pour avoir participé à un rassemblement non autorisé. La police a également placé plusieurs militants en garde à vue  pour dégradation.

 

Saisie de recours en annulation concernant le dispositif belge de conservation de données, la Cour constitutionnelle a sollicité l’avis de la Cour de Justice de l’Union européenne. Celle-ci a rendu un arrêt sans appel : la loi belge qui impose aux opérateurs de téléphonie de conserver les métadonnées des connexions Internet et des échanges téléphoniques durant 12 mois est contraire au droit européen. La Cour de Justice critique le fait de surveiller a priori les données de 11 millions de Belges, 24 heures sur 24, pour espérer identifier quelques auteurs d’actes illégaux, la plupart du temps a posteriori. Notons qu’en 2019, les opérateurs de téléphonie belges ont reçu plus de 12.000 demandes de localisation de téléphones, plus de 38.000 demandes pour des observations rétroactives sur le trafic de données d’un numéro de téléphone spécifique et plus de 1.600.000 demandes d’identification d’utilisateurs d’appareil.

Utilisation policière des graphes de métadonnées

Utilisation policière des graphes de métadonnées

À l’occasion de la journée d’action pour le droit au logement, un immeuble situé avenue Louise et rue Livourne vient d’être occupé pour assurer un logement stable à des personnes avec et sans-papiers. Il s’agit de la 6ème occupation de la Campagne de Réquisitions Solidaires, qui annonce aussi la fin de la campagne. Plus de 60 personnes occupent le bâtiment et 120 cyclistes de la Balade Revendicative Cycliste manifestent devant en soutien. Plus d’infos ici.

Voici un fil info en direct des événement :

15h30 : Les dernières forces de police semble avoir quitté les abords du bâtiment.

14h20 : Les autres camionnettes semblent également s’être éloignées. Il reste cependant quelques policiers sur place ainsi qu’une camionnette rue de Florence.

14h15 : Une des camionnette de police s’est éloignée. Elle semble cependant rester dans les environs.

14h05 : Les négociations entre les occupant·es et la police sont toujours en cours.

13h35 : Les policiers bloquent la rue. Trois camionnettes sont maintenant présentes.

13h30 : Les policiers appellent du renfort. Pour l’instant une camionnette est présente. Une centaine de manifestant·es sont présent·es en soutien.

13h25 : Quelques policiers viennent d’arriver.

Nouvelle réquisition solidaire

Nouvelle réquisition solidaire

Le NTSU, “National Technical & Tactical Support Unit” est en charge de l’espionnage électronique de la police fédérale. Il a notamment joué un rôle important dans l’espionnage du réseau SKY ECC (voir notre article). L’interception des communications, l’identification et la localisation de personnes font ainsi partie des missions du NTSU. Ses laboratoires s’occupent du camouflage de micros, de caméras ou de traceurs GPS, et inventent des systèmes adaptés, du matériel miniaturisé. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice ont récemment annoncé une dotation de 32 millions d’euros pour le NTSU (22 millions en subventions européennes et de 10 millions en investissements issus du budget supplémentaire de la Justice).

Juan Corriat, patron du NTSU

Juan Corriat, patron du NTSU

La 4e édition du Petit guide légal des manifestant.e.s vient de paraître. Il expose les informations de base, actualisées, relatives aux types de manifestations et d’arrestations, aux prises de photo ou d’empreinte, aux conditions des premiers interrogatoire etc. Les groupes qui désirent en disposer pour les distribuer à leurs membres et/ou aux participants à leurs activités peuvent se mettre en contact avec nous. Ont aussi été réimprimées des milliers de cartes “légal team” indiquant le numéro de la permanence et les liens vers diverses ressources anti-répression (dossier légal complet, liste des lieux de détention, etc.). Le Secours Rouge remercie la Fondation Marius Jacob pour sa contribution aux frais de ces rééditions.

A Liège
Un dispositif policier important, visible et non visible, ainsi que des moyens spéciaux, tels que des arroseuses et la cavalerie fédérale, étaient présents à Liège ce samedi à la suite d’un nouvel appel à des émeutes sur les réseaux sociaux. Les policiers de la zone de police de Liège, appuyés par la police fédérale, ont a procédé à plus de 120 interpellations et contrôles d’identité en vue d’identifier des personnes présentes lors des émeutes survenues samedi dernier. Parmi les personnes identifiées, une vingtaine ont été arrêtées administrativement pour des vérifications dans le cadre de l’enquête judiciaire en cours depuis le 13 mars.

A Bruxelles
Entre 500 et 700 personnes se sont rassemblées pour fêter le carnaval sauvage. Le cortège a démarré à 15H place du Jeu de Balle, s’est rendu Porte de Hal, puis vers le Square Jacques Franck et ensuite vers la Place de Bethléem où la fête a duré plusieurs heures. Une partie du cortège est reparti en direction du canal et la police est intervenue avec une arroseuse et en chargeant et nassant les participants.
Mise à jour: Le nassage d’Anderlecht a été suivi de quelques affrontements à Forest (rue du Charroi). Une dizaine de personnes ont été interpellées.

Samedi 13 mars, une manifestation se tenait à Liège pour dénoncer l’arrestation violente d’une aide-soignante noire survenue quelques jours plus tôt. Des affrontements avaient eu lieu entre policiers et manifestant·es tandis qu’un restaurant de la multinationale Mac-Donald et un commissariat avaient été attaqués. Dix personnes avaient été arrêtées ce jour là (voir notre article).

Parmi les arrêtés, deux personnes majeures ont fait l’objet d’un mandat d’arrêt et un mineur a été placé en régime fermé. Les quatre autres majeurs ont été remis en liberté parce qu’il a été, pour l’instant, impossible d’établir des lien avec les manifestant·es dans la mesure où ils ont été interpellés de nombreuses heures après. Les trois autres mineurs ont fait l’objet de mesures éducatives par un juge de la jeunesse après avoir été accusé de recel d’objets volés. L’enquête se poursuit et compte bien exploiter les images des caméras de surveillance et les images privées prises durant l’événement. La police compte notamment utiliser les images postées sur les réseaux sociaux. Le parquet affirme sa détermination à réprimer les responsables tandis que la presse bourgeoise se charge déjà du procès médiatique des manifestant·es.