Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Environ 150 personnes ont manifesté lundi devant l’ambassade du Royaume-Uni à Bruxelles en soutien à Julian Assange, en marge de l’ouverture du procès à Londres où sera examinée la demande d’extradition des Etats-Unis. Les manifestants criaient leur opposition à son extradition à coups de slogans, banderoles et pancartes. Ils ont fait du bruit à l’aide de casseroles ou de sifflets pour se faire entendre du personnel de l’ambassade. Il s’agissait du 46e rassemblement du Comité Free Assange Belgium, qui se mobilise tous les lundis entre 17h00 et 18h30 sur la place de la Monnaie ou en face de l’ambassade britannique, et ce depuis l’arrestation du lanceur d’alerte le 11 avril dernier. La première session du procès durera jusqu’à vendredi puis s’interrompra pour reprendre pendant deux à trois semaines en mai. En 2010, WikiLeaks avait publié des documents secrets de l’armée américaine, révélant des exactions commises pendant les guerres menées en Afghanistan et en Irak après les attentats du 11 septembre 2001. Son fondateur Julian Assange est aujourd’hui détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud de Londres.

Le rassemblement de Bruxelles

La CLAC (Collectif de Lutte Anti-Carcéral) organise un slowdating anti-carcéral le dimanche 22 mars à partir de 16h. Différentes activités, seront proposées ainsi qu’une présentation du collectif. L’événement se terminera par un repas suivi de concerts. Il aura lieu à L’accroche (72, avenue pont de luttre, 1190 Forest). Plus d’infos ici.

Slowdating anti-carcéral de la CLAC

Slowdating anti-carcéral de la CLAC

Plusieurs militant·es avaient réalisé des tags contre le TTIP et le CETA sur tout les ponts et tunnels de Bruxelles. Trois de ces personnes se sont faite arrêtées et doivent maintenant 9150 euros d’amendes. Une cagnotte de solidarité a été lancé. Pour y participer, vous pouvez verser de l’argent sur le compte BE96377092496005 avec la communication “TTIP gave over”.

TTIP Game Over

Vendredi 28 février, le Centre Polyculturel Résistances (CPCR) organise un événement pour soutenir les syndicalistes menacés par la justice. L’événement se tiendra dans les locaux du CPCR (rue Jonruelle n°11, 4000 Liège). Il commencera à 18h par des échanges autours de la liberté syndicale en Belgique au XXI siècle et se poursuivra par une soirée festive à partir de 21h.

Belgique : Soirée de soutien aux syndicalistes menacés par la justice

En septembre 2017, un nouveau corps de sécurité, la Direction de la sécurisation (DAB), a été créé pour reprendre les missions des militaires dans les rues et mettre fin à l’opération Vigilant Guardian. Lancée un 17 janvier 2015, cette opération devrait s’achever cette année. L’armée, qui le demande depuis longtemps, pourra alors intensifier l’entraînement, exécuter plus d’opérations à l’étranger, et retrouver les compétences opérationnelles perdues par les militaires ces dernières années. L’opération a coûté au moins 200 millions d’euros financés par un fonds interdépartemental au niveau fédéral. Avec le dispositif actuel à savoir 420 militaires déployés sur le terrain, elle coûte en moyenne trois millions d’euros par mois. L’année la plus forte a été 2016, notamment à cause des attentats du 22 mars, avec le déploiement de 1.020 militaires en moyenne et un coût de 64,7 millions d’euros. Depuis le 5 mars 2016, les militaires belges apportent également leur aide pour sécuriser les centrales nucléaires dans le cadre de l’opération Spring Guardian, qui a mobilisé jusqu’à 140 militaires.

Le DAB, qui doit reprendre en totalité les missions de l’armée, n’est toujours pas pleinement opérationnelle et peine à recruter. Actuellement, la DAB compte environ 800 hommes sur les 1.600 qu’elle doit atteindre. Le recrutement externe est la principale source mais reste une déception. A peine 10 % des candidats peuvent en effet penser intégrer la DAB, soit quelques 500 personnes à ce jour. Les effectifs ont grossi au mois de janvier dernier avec le transfert de 288 hommes du Corps de sécurité du SPF Justice et de 35 membres du service de sécurité de l’aéroport de Bruxelles. Le reste devait venir des militaires mais le recrutement ne suit pas en raison de l’insuffisance en termes de cognitif, de condition physique, de condition de moralité, de 40% des candidats. Depuis le début de son déploiement en octobre 2018, la DAB a désormais la charge de surveiller une quarantaine de sites. Les centrales nucléaires étaient la première priorité. Celle de Tihange a été la première où les policiers ont remplacé les militaires. Depuis le 1er janvier, s’est rajoutée la centrale de Fleurus. La DAB est également déployée à l’aéroport de Bruxelles. La priorité est désormais mise sur la police des cours et des tribunaux. Les autres tâches seront: le transfert des détenus et la sécurisation des institutions nationales, internationales et européennes. La DAB devrait aussi constituer une réserve pour la sécurisation des centrales nucléaires. Les effectifs devraient afficher complets à la fin de l’année 2020 car pour l’instant, ils sont insuffisants pour reprendre toutes les missions des militaires.

Militaires devant la centrale de Tihange

En 2018, l’organisation décoloniale “Bruxelles Panthères” envoyait une lettre à Pascal De Handschutter (PS), bourgmestre de Lessine, pour lui demander que le carnaval des Deux Acren (entité de Lessines) s’organise sans “défilé des nègres” dans le cortège (une partie du cortège où les gens pratiquent le blackface). Suite à cette lettre, cette partie du cortège a été annulée mais, le bourgmestre de Lessines a porté plainte contre Nordine Saidi et Bruxelles Panthères. Afin de les aider à se défendre en justice, Nordine Saidi et Bruxelles Panthères appellent à la solidarité pour les payer les quelques 2500€ de frais de justice. Ils ont donc lancé une cagnotte en ligne.Plus d’infos ici.

Bruxelles Panthères poursuivie en justice

Cette soirée débutera avec la projection d’un tout nouveau documentaire de 30 minutes sur Qamichli (Syrie), la révolution du Rojava et la guerre qui se poursuit dans cette région. La projection sera suivi d’une discussion avec la réalisatrice et la secrétaire du Secours Rouge International qui a passé plusieurs mois au Rojava. Elle était présente lors du début de l’agression militaire turque le 9 octobre, et a vécu la tentative d’occupation. Cette discussion fera suite à celle organisée début décembre au local Sacco-Vanzetti. Depuis 2015, elle a visité la région à plusieurs reprises et a suivi les différentes phases du processus révolutionnaire dans le Nord de la Syrie.

Événement facebook

La soirée Rojava au DK

 

C’est jusqu’au 25 mai que les détenteurs privés de caméras de surveillance, particuliers ou sociétés, doivent se faire enregistrer. Une obligation décrétée le 25 mai 2018 avec une période transitoire de deux ans qui se termine donc prochainement. Jusqu’à présent, 11.239 déclarations ont été rentrées pour un total de 41.309 caméras, soit 3,7 caméras en moyenne par déclaration. Les personnes morales, essentiellement les sociétés commerciales, ont déposé 13.433 déclarations pour 119.003 caméras soit près de 9 caméras par enregistrement. Le nombre des caméras est bien entendu bien plus important puisqu’aux caméras enregistrées il convient d’ajouter celles qui ne le sont pas (mais qui, ne rentrant pas les fichiers de la police, sont moins susceptibles de voir leurs enregistrements être utilisés par elle)  et toutes celles des services de police. Les caméras privées situées à l’extérieur doivent être dirigées vers le bâtiment. Si une petit portion de la voie publique apparaît sur les images, cela n’est autorisé que si c’est limité au minimum. En outre, chaque système doit être signalé par un pictogramme.

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Le projet Hungry for Press Freedom, en soutien aux lanceurs d’alerte, comporte plusieurs parties. Un mois durant, une grève de la faim. Des acteurs se relayant toutes les 24 heures seront confinés dans une petite cellule de prison, sous la surveillance d’un autre acteur jouant un gardien de prison. La cellule sera visible par les passants. Des discussions diverses, des débats, des performances artistiques, des ateliers et des films permettront d’engager un dialogue avec le public. Une exposition des différents articles évoluant au cours du mois Un espace avec une bibliothèque où chacun pourra s’informer. Jusqu’au 20 février au 132 rue Blaes. Plus d’info (FB)

Hungry for press freedom