Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Vendredi 22 novembre, un concert est organisé par l’Agitée, le Collectif Crer, l’uZinne, l’Union Communiste Libertaire Bruxelles ainsi que la Maison Solidaire – l’Alternatif, pour soutenir deux collectifs anarchistes l’Adye (une clinique autogérée gratuite) et Libertatatia (un squat historique) situés respectivement à Exarcheia et à Thessalonique. Ces deux collectifs font face pour l’un à des menaces d’expulsion et pour l’autre à la menace néo-nazie. Le concert aura lieu à partir de 20h à l’uZinne (75, quai de l’industrie, 1080 Molenbeek).

Plus d’infos ici.

Concert pour soutenir des collectifs anarchistes d'Exarcheia et de Thessalonique

Concert pour soutenir des collectifs anarchistes d’Exarcheia et de Thessalonique

Mardi 12 novembre, les réfugiés palestiniens en Belgique appellent à une manifestation devant le bâtiment du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) à Bruxelles. La manifestation dénonce les rejets, par les autorités belges, des demandes d’asiles des Palestiniens.

La manifestation aura lieu ce mardi 12, de 13h à 15h.
Rendez-vous devant le CGRA 40 place Victor Horta à 1060 Saint-Gilles (à l’arrière de la gare du midi).

 

Le tribunal de première instance de Bruxelles donne raison aux organisateurs de l’exposition « DON’T SHOOT » en reconnaissant le droit de publier des photos non floutées de la police dans l’exercice de ses fonctions dans l’espace public. Le 3 octobre 2019, les organisateurs de l’exposition avaient été assignés en justice par la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles et quatre de ses membres. Les policiers considéraient que leur droit à la vie privée et à l’image avaient été violés, ainsi que leur droit à l’honneur et à la réputation, parce qu’ils apparaissent reconnaissables sur des photos qui les montrent dans l’exercice de leurs fonctions. Par une décision du 24 octobre dernier, le tribunal de première instance de Bruxelles a jugé qu’il n’y avait pas lieu d’interdire la diffusion des images non floutées des policiers dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans son jugement, le tribunal reconnaît la vocation journalistique et pédagogique incontestable de l’exposition et l’importance du sujet d’intérêt général que constitue la dénonciation des violences policières. Il estime que les policiers sont assimilés à des personnes publiques ayant donné une autorisation tacite à la prise et à la reproduction de leur image à des fins d’information. Par conséquent, les images des policiers qui sont exposées dans « DON’T SHOOT » ne portent pas d’atteintes disproportionnées aux droits de ceux-ci. Le tribunal souligne également le rôle de « chien de garde » joué par les médias dès lors qu’ils témoignent de la réalité des interventions policières. Par contre, le tribunal condamne les organisateurs à indemniser deux des quatre policiers pour atteinte à leur honneur en raison des commentaires qui accompagnaient certaines photos. En tout état de cause, le droit de diffuser des images non floutées de la police en action dans l’espace public est confirmé.

L'affiche de l'exposition

Depuis cinq ans, Proximus vend des données sur ses client·e·s à des entreprises, des organismes gouvernementaux, des sociétés de marketing et même à la police. De nombreuses clientes et de nombreux clients l’ont seulement découvert cette semaine alors que la ville de Courtrai avait dévoilé avoir acheté des analyses de “Big Data” pour savoir qui visitait la ville et quand. Proximus crée des profils de données que les organisations trouvent utiles. Courtrai – et de nombreuses autres municipalités – utilisent les données Proximus pour savoir qui entre dans la ville, d’où, à quelle heure, quelles parties de la ville ils visitent et combien de temps ils restent. La police utilise également des cartes développées par Proximus pour déterminer le nombre de personnes rassemblées lors d’une manifestation à un moment donné et mieux contrôler les manifestant·e·es. La semaine dernière, un porte-parole de Proximus avait déclaré que les utilisatrices et utilisateurs pouvaient se retirer de l’analyse de données en vertu du RGPD. Cela n’est cependant pas le cas et Proximus affirme désormais que « La réglementation des télécommunications (…) permet de regrouper des profils anonymes et ne nécessite pas d’option de désinscription ».

Logo de Proximus

Logo de Proximus

Depuis deux semaines, des militants écologistes occupent le site de l’ancienne sablière de Schoppach, propriété de l’intercommunal Idelux, en vue d’y contester un projet de réhabilitation en zoning industriel. Les occupants considèrent qu’il s’agit d’une ZAD (zone à défendre) et le site a été rebaptisé “Zablière”. Idelux n’a pas hésité ce mercredi 6 à faire appel à un déploiement d’une dizaine de policiers et quelques combis afin de saisir les palettes et le matériel destinés à soutenir l’occupation obtenus grâce à une récolte constituée les jours avant par des soutiens locaux à la lutte. Idélux a décidé de considérer ce matériel comme un “dépôt sauvage”. L’occupation de la zablière d’Arlon continue, un appel a été lancé à des chantiers collectifs chaque week-end et à constituer des comités locaux de soutien en Belgique et ailleurs.

Lundi 28 octobre, un Gilet Jaune d’Anderlues est paru devant devant la troisième chambre correctionnelle de la cour d’appel du Hainaut pour demander une peine de travail (afin de ne pas perdre son emploi), après sa condamnation en août à trente mois de prison ferme.

Le jeune ouvrier avait, avec plusieurs de ses camarades, fabriqué 14 engins explosifs artisanaux à l’aide de bouteilles de déodorants, de pétards, de feu de Bengale, d’aluminium et de mèches. Ces engins étaient capables de se transformer en boule de feu de plus de deux mètres (voir notre article). Il avait été arrêté avec d’autres Gilets Jaunes dans la nuit du 22 au 23 février alors qu’ils bloquaient le dépôt pétrochimique de Feluy ainsi que le réseau routier aux alentours.

Un camion de Total brûlé suite à l'occupation des Gilets Jaunes à Feluy

Un camion de Total brûlé suite à l’occupation des Gilets Jaunes à Feluy

L’administration régionale Bruxelles Prévention et Sécurité (BPS) a acquis en juin 2017 six drones pour des missions de police administrative et judiciaire en extérieur, complétés ensuite par deux appareils pour des vols à l’intérieur des bâtiments. Depuis le 1er octobre 2018, une cellule drone est pleinement opérationnelle et ils ont effectué près de 190 missions de police en un an (voir notre article). Au départ, le recours aux drones est envisagé dans le cadre du maintien de l’ordre lors de manifestations. Progressivement, les missions se multiplient et se diversifient. Ils sont désormais régulièrement utilisés pour des opérations de police judiciaire, comme la lutte contre le trafic de drogue, lors de perquisitions ou à l’occasion de procès à risques. Si les drones rendent de précieux services aux forces de l’ordre, ils ont de sérieuses limites: les modèles actuels en possession de la Région ne peuvent voler en cas de fortes pluies ou de vents soufflant au-delà des 60 km/h, soit des conditions météo qui sont loin d’être rares dans la capitale.  Pour l’instant, le nombre d’appareils (8) et de pilotes disponibles (6) suffit à remplir l’ensemble des missions demandées par les six zones de police, Bruxelles-Mobilité ou le SIAMU.

Sur l’une des images fournies par Bruxelles Prévention & Sécurité, on peut voir le degré de précision que les drones offrent à la police durant les manifestations.

Lundi 21 octobre à 17h30, un rassemblement contre les violences policières aura lieu Place de l’Albertine, à 1000 Bruxelles. Cette manifestation qui porte le nom “United against police violence” vise à répondre à la répression policière subie par les Gilets Jaunes le 26 mai et par les activistes d’Extinction Rebellion Belgium le 12 octobre (voir notre article). Les organisateurs dénoncent également les violences policières dont sont victimes quotidiennement plusieurs minorités.

Plus d’infos ici.

United against police violence le 21 octobre

 

Le Parti Communiste de Belgique appelle à un rassemblement devant le parlement européen à Bruxelles, demain mercredi, pour manifester contre la résolution qui assimile fascisme et communisme et interdit les symboles communistes (voir nos articles ici et ici).  Rassemblement mercredi 16 octobre à 17h30 devant le Parlement européen, place du Luxembourg. Le Secours rouge répondra à cet appel.

Une enquête a été ouverte au sein de la police de Bruxelles à propos des méthodes utilisées par les forces de l’ordre pour faire évacuer la place royale que les manifestants d’Extinction Rebellion occupaient, samedi en fin de journée (voir notre article). Le porte-parole de la police de Bruxelles-Capitale-Ixelles reconnait qu’“Il y a eu l’usage de spray lacrymogène qui n’était clairement pas conforme aux directives.” Cela fera l’objet d’une enquête à rendre à Philippe Close. Il faut dire que cette fois-ci, la police a maltraité quelques notables, ainsi Olivier de Schutter, professeur d’université et ancien rapporteur de l’ONU, gazé au visage par un gradé (il porte l’insigne d’inspecteur principal) alors qu’il interpellait pacifiquement un policier.

Olivier de Schutter une seconde avant le gazage