Début 2020, à la suite d’une fuite de données, le site américain Buzzfeed avait pu consulter la liste des utilisateurs de la technologie de Clearview. Cette consultation avait montré que le logiciel aurait été utilisé par des organismes gouvernementaux ou des forces de police en Belgique. La police belge aurait ainsi effectué entre 101 et 500 recherches à l’aide de ce programme. La police prétend cependant ne pas avoir utilisé le logiciel. Pour rappel, l’entreprise Clearview a développé une technologie de reconnaissance faciale qui permet de comparer des photos de suspects à une banque d’images contenant plus de 3 milliards de photos. Pour constituer une telle base de donnée, Clearview AI a copié sans autorisation des images privées de millions d’utilisateurs de Facebook, Twitter, YouTube et de plusieurs autres réseaux sociaux (voir notre article).

Publicité de Clearview AI

La loi relative aux mesures de police administrative lors d’une situation d’urgence épidémique, connue sous le nom générique de « loi pandémie » a été publiée vendredi par le Moniteur belge, plus d’un mois après son adoption, le 15 juillet, par la Chambre. Cette loi donne au gouvernement fédéral la possibilité de déclarer une situation d’urgence épidémique pour une durée de maximum trois mois, par un arrêté royal. Chaque arrêté royal déclarant ou prolongeant cette situation prendra effet immédiatement, mais devra être confirmé par la Chambre dans un délai de quinze jours. À défaut de confirmation, l’arrêté devient caduc.

Dès la situation d’urgence déclarée, le gouvernement pourra adopter plusieurs mesures de police administrative concerneront l’accès au territoire belge, la limitation d’accès ou la fermeture d’une ou plusieurs catégories d’établissements ainsi que des lieux de réunion, la limitation ou l’interdiction des rassemblements, la limitation ou l’interdiction des déplacements, la fixation de conditions d’organisation du travail et la détermination de mesures de protection sanitaire. Le gouvernement pourra aussi définir des modalités pour des réquisitions. Lorsque les circonstances locales l’exigent, les gouverneurs et bourgmestres pourront prendre des mesures renforcées.

Les infractions constatées aux mesures édictées pourront être sanctionnées d’une amende d’un à 500 euros, d’une peine de travail de 20 à 300 heures, d’une peine de probation autonome de six mois à deux ans, d’une peine de surveillance électronique d’un mois à trois mois ou d’une peine d’emprisonnement de maximum trois mois. Ces condamnations seront retirées du casier judiciaire trois ans après la décision

Police Fédérale

Police Fédérale

Vendredi 13 août à 18h, un apéro de soutien à Pablo Hasél se tiendra au Local Sacco et Vanzetti (chaussée de Forest, 54 à Saint-Gilles). Cet événement, organisé par un collectif d’artistes, a pour objectif de populariser une compilation musicale qu’iels ont produite dans le but de financer une partie des frais de justice du rapper communiste (voir notre article). Plus d’infos ici.

Pablo Hasel

Pablo Hasel

Des milliers de personnes se sont réunis dans les régions du nord et de l’est de la Syrie pour célébrer le 9e anniversaire de la révolution du Rojava, portant des drapeaux des Unités de protection du peuple (YPG), Unités de protection féminine (YPJ), Forces démocratiques syriennes (FDS), des posters du leader kurde Abdullah Ocalan et des photos des martyrs du Rojava.

A Bruxelles, une cinquantaine de personnes ont pris part, à l’initiative du Secours Rouge et de l’organisation Classe contre Classe, à la célébration de cet anniversaire au local Sacco-Vanzetti.

Le 20 juillet 2015, à Suruç 33 jeunes militants de Turquie s’apprêtant à partir au Rojava comme volontaire pour la reconstruction de Kobane ont été tués dans un attentat de l’état islamique perpétré avec la complicité des services secrets turcs. La Turquie n’a fait aucune enquête sur les responsabilités de l’attentat, mais a persécuté les avocats et les familles des victimes. Toutes les ans, en Turquie et dans de nombreuses villes du monde ont lieu des commémoration du  massacre de Suruç. Et cette année comme souvent, les rassemblements de commémoration a été brutalement réprimés. 13 personnes ont été arrêtées à Ankarra, 6 à Istanbul et 19 à Adana.

Des nombreux rassemblement ont eu lieu dans le monde, ainsi à Bruxelles, avec la présence de notre Secours Rouge

 

Le lundi 19 juillet au local Sacco-Vanzetti (Chaussée de Forest 54, 1060 Saint-Gilles) sera organisé à 19H une rencontre avec une internationaliste revenue du Rojava après 14 mois de travail volontaire sur place. Suivi à 20H Célébration du 9e anniversaire de la révolution. Cette soirée est organisé par Classe contre classe et le Secours Rouge  au profit de la campagne Shengal.xyz, qui vise à fournir des pansements hémostatiques Celox aux combattant.e.s du Kurdistan. Un lien vers l’événement facebook.

En juillet 2019, le commissaire Pierre Vandersmissen a cité directement devant le tribunal l’avocat Alexis Deswaef, ancien président de la Ligue des Droits Humains, lui reprochant des faits de harcèlement et d’outrage sur les réseaux sociaux, entre 2008 et 2016. Le parquet avait estimé que la suspicion d’outrage à officier de police n’était pas établie, mais que celle de harcèlement l’était.  La défense d’Alexis Deswaef a plaidé à titre principal l’incompétence du tribunal parce qu’il s’agissait, selon elle, d’un délit de presse. Du reste, les avocats ont estimé que leur client avait simplement usé de son droit à la liberté d’expression et que, de plus, les éléments constitutifs des infractions visées n’étaient pas réunis. ‘Alexis Deswaef a été acquitté. Peu avant cette citation directe, Alexis Deswaef avait déposé plainte contre Vandersmissen parce qu’il l’avait fait arrêter lors d’un rassemblement contre le racisme le 2 avril 2016 à Bruxelles (photo).

La zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles a été condamnée au civil par le tribunal de première instance francophone de Bruxelles pour l’arrestation illégale, en 2019, de 22 membres d’Extinction Rebellion. Le jugement a été prononcé lundi et la zone devra indemniser les 12 plaignants à hauteur de 250 euros chacun. La zone de police de Bruxelles avait procédé à 22 interpellations le 28 novembre 2019 d’activistes d’XR alors qu’ils s’apprêtaient à débuter une campagne d’affichage contre le Black Friday. A l’époque, la police avait expliqué que les personnes interpellées “étaient en possession de matériel qui laissait penser qu’elles planifiaient quelque chose : des pinceaux, de la peinture en aérosol, de la colle, des affiches et des banderoles dirigées contre le Black Friday. Les banderoles et les affiches avaient le logo d’Extinction Rebellion”.

Les activistes avaient passé la nuit en prison. Douze d’entre eux ont ensuite décidé d’attaquer au civil la zone de police de Bruxelles, considérant que leur arrestation était arbitraire. Le tribunal de première instance de Bruxelles leur a donné raison. Une arrestation administrative ne peut être opérée avant qu’une infraction soit commise que lorsqu’il y a “nécessité absolue d’empêcher la commission de faits qui nuisent gravement à l’ordre public”. Si le tribunal a jugé que la campagne d’affichage prévue par les militantes et militants constituait bien une infraction, celle-ci ne justifiait pas leur arrestation. Le tribunal s’est aussi penché sur les conditions de détention. Les activistes auraient été fouillés à nu, on leur aurait refusé la possibilité d’appeler leur personne de confiance et les menottes leur auraient été passées aux poignets. Des actes qui ne se justifiaient pas par la situation, selon le jugement du tribunal, qui a donné raison sur toute la ligne à XR.

 

La soirée de rentrée du Sacco-Vanzetti se tiendra ce samedi soir à partir de 19h (chaussée de Forest, 54, 1060 Saint-Gilles).  C’est l’occasion de se retrouver autour d’un verre. Les fonds serviront au maintien du Local Sacco-Vanzetti et de la lutte contre la répression.

Le lien facebook de l’évènement.