La police belge est en voie d’adopter le marquage « Battenburg » sur ses véhicules, soit un damier jaune et bleu, à l’anglaise. Ce nouveau look, déjà en vigueur à Anvers fin avril 2021, est testé dans plusieurs zones de police du pays, dans le cadre d’un projet pilote. Les grosses unités de la police fédérale suivront.

C’est l’occasion de rappeler notre dossier sur les véhicules de maintien de l’ordre à Bruxelles
… et la présence de plusieurs autres dossiers sur ce site comme celui sur les lieux de détention à Bruxelles.

Le 8e Plan national de sécurité (PNS 2022-2055) de la Police Intégrée a été rendu public. Le PNS traduit au niveau policier les axes fixés dans la Note-cadre de sécurité intégrale (2022-2024) et dans la Stratégie de sécurité nationale adoptée par le Conseil national de sécurité du 1er décembre 2021. Derrière un effroyable jargon « corporate », une édifiante collection de bonnes intentions, et un nombre infini d’instances évoquant irrésistiblement l’usine à gaz, quelques priorités se dessinent. Le PNS 2022-2025 distingue ainsi quatre thèmes transversaux et quinze phénomènes de sécurité.

Les quatre thèmes transversaux (internet et les nouvelles technologies; l’approche de la criminalité organisée ; la gestion intégrée des frontières ; la gestion policière de l’espace public) donnent chacun lieu à un  programme de projets connexes (liés et interdépendants) coordonné et géré par un manager de programme  et bénéficant de l’appui d’une task-force multidisciplinaire. Les 15 phénomènes de sécurité sont (citation) « : (1) les infractions contre l’intégrité physique et psychique ; (2) la violence intrafamiliale et sexuelle ; (3) les drogues ; (4) les crimes et délits contre les biens ; (5) les incivilités ; (6) la sécurité routière ; (7) la fraude fiscale et les autres phénomènes financiers et économiques ; (8) la fraude sociale ; (9) le dopage humain, la criminalité liée à la chaîne alimentaire et la criminalité environnementale ; (10) la radicalisation, l’extrémisme violent et le terrorisme ; (11) les problèmes de sécurité liés à la migration irrégulière et au trafic d’êtres humains ; (12) la traite des êtres humains ; (13) le piratage, le sabotage informatique, la fraude informatique et l’escroquerie sur Internet ; (14) les phénomènes horizontaux et (15) les violations graves du droit international humanitaire. »

Un des volets intéressant la militance est celui relatif à la gestion de l’espace public. Le principe de base reste la “gestion négociée de l’espace public” dans laquelle “l’organisateur, les autorités, les services de police et éventuellement d’autres partenaires créent ensemble les conditions d’un déroulement sûr et aisé où les droits et libertés fondamentaux, en particulier la liberté d’expression et de réunion, sont totalement respectés.” Cependant cette politique est « compliquée » par quelques facteurs (comme le carence d’informations etc.) et l’apparition de: «  mouvements sociaux présentant la particularité de ne pas avoir de dirigeant (clairement identifié) ou de représentant (pas d’interlocuteur avec qui négocier). Les manifestants ont par ailleurs gagné en rapidité et en créativité, contraignant les services de police à adapter leurs tactiques. En outre, les réseaux sociaux confèrent aux organisateurs un pouvoir de mobilisation élevé, rendant notre mode classique de collecte d’informations inadéquat et son évaluation beaucoup plus malaisée. »

Parmi les dispositifs palliatifs envisagés, une surveillance accrue des réseaux sociaux, la disponibilité accrue de réserves rapidement mobilisables mais aussi de nouvelles tactiques:  » permettant des réactions rapides et mobiles en vue de gérer les nouvelles formes de protestation. La mise en place du dialogue et de la médiation devra s’effectuer en lien étroit avec ces éléments et intervenir à titre complémentaire. Dans ce contexte, il pourra être fait appel aux nouvelles technologies, comme les drones, les analyses de mégadonnées (big data), les bodycams, etc. L’application de bonnes pratiques, telles que les Dialogue Police Teams, les équipes de preuves, etc., pourra être étendue. Les processus de police administrative existants pourront être optimisés dans la mesure où l’impact sur les citoyens et les policiers s’en trouve amoindri. À titre d’exemple, citons le traitement des arrestations administratives de grande ampleur.« 

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Au moins un militant de la région bruxelloise a été convoqué par la police de la zone Bruxelles-Ixelles, accusé notamment de diffamation contre un serveur d’un café du Cimetière d’Ixelles. Il y aurait près d’une centaine d’autres personnes convoquées.

En octobre 2021, de nombreuses accusations de viol sous GHB avaient visé un barman qui travaillait aux cafés Waff et El Café, au Cimetière d’Ixelles. Suite à l’affaire, de nombreux nouveaux témoignages sont apparus, y compris contre d’autres serveurs de cafés bruxellois. Plusieurs grandes manifestations avaient eu lieu. Bilan, malgré les grands discours de la commune, le serveur n’avait toujours pas été auditionné en février dernier et ce sont à présent les soutiens des victimes qui vont être interrogé·e·s.

Si vous êtes vous-même concerné·e par l’une de ces convocations, n’hésitez pas à contacter notre legal-team au +32 456 20 06 42 ou par e-mail.

Les systèmes informatiques avec lesquels les services de police travaillent en Belgique datent du début des années 1990. Il existe certes une banque de données nationale, mais les 185 zones de police locales disposent chacune de leurs propres systèmes. Quant à la police fédérale, elle recourt à un processus encore différent. En mai 2016 déjà, le gouvernement Michel avait annoncé un plan « i-Police ». « Alors qu’en 2016, on avait budgété 90 à 110 millions d’euros, on prévoit aujourd’hui 299 millions d’euros.

Grâce à i-Police, 80 applications utilisées par la police seront remplacées par une seule, centrale, qui traitera tous les dossiers. Ce méga-contrat a été accordé à un consortium qui gravite autour du groupe télécom français coté en bourse Sopra Steria, en partenariat avec des firmes comme KPMG, Microsoft, Niche, Orbit et TA9. Les premiers projets pilotes démarreront l’an prochain et le processus de basculement devrait être finalisé d’ici fin 2025. Le système scrutera automatiquement d’autres banques de données comme le registre national, la DIV et les banques de données de la justice. Des algorithmes permettront de croiser ces données avec des images de caméras, des photos, des empreintes digitales ou autres documents.

 

Entre 600-700 personnes ont manifesté de la Place Morichar à la Gare Centrale pour le 1er Mai Révolutionnaire. De nombreux groupes de la gauche révolutionnaire, anarchistes, autonomes, communistes, anti-fascistes, syndicalistes révolutionnaires, féministes révolutionnaires, des groupes révolutionnaires de l’immigration politique en Belgique ont répondu à l’appel, venus d’Antwerpen, de Leuven, de Louvain-la-Neuve, de Namur, de Liège, d’Amsterdam. Trois interventions ont été lues au micro : celle l’Alliance VNR féministe révolutionnaire, celle du Leuven Anarchistische Groep et celle du mouvement de libération kurde. Le cortège a traversé Saint-Gilles de la Barrière à la Porte de Hal pour entrer à Bruxelles-Ville par la Rue Haute où plusieurs actions directes ont visé des symboles de la gentrification, du colonialisme (comme l’Agence Belge de Développement) et du capitalisme, comme plus loin au PS. Le cortège s’est dissout devant la Gare Centrale.

Le Secours Rouge co-organise le 1er Mai révolutionnaire à Bruxelles dans le cadre de « Classe contre Classe ».

L’appel de Classe contre classe

L’appel général de l’Alliance:

L’humanité a le couteau sur la gorge. Le capitalisme ne se limite plus, dans sa soif de profit, à lui rendre la vie infernale: il menace son existence même.
Au delà des résistances, au-delà des fronts de luttes spécifiques, émerge le besoin d’un mouvement révolutionnaire capable de rompre avec le capitalisme et toutes les formes de dominations. Le 1er Mai révolutionnaire est l’expression de ce besoin.
Pas un défilé ritualisé, pas une cohabitation des luttes, pas une plate-forme des revendications: mais l’expression de notre volonté commune de mener un processus révolutionnaire jusqu’au bout, jusqu’à la liquidation du capitalisme et des autres systèmes de domination, de sa classe dominante, et de tout ce qui assure leur pouvoir: leur État, leur parlement, leurs lois, leurs complices “critiques”, leurs alliances et leur police.

 

Une conférence sur les luttes révolutionnaires en Italie de 1969 à nos jours. Celle-ci se déroulera vendredi 1ier avril 2022 à 19h à la Grue (70b rue du Danemark 1060 Saint-Gilles). Alfredo Davanzo est un ouvrier turinois qui a commencé son engagement révolutionnaire dans l’autonomie des années ’70. Emprisonné dans les années 1980, il continue ensuite à militer dans des structures clandestines. En 2007, il est arrêté en temps que militant du projet Parti Communiste Politico-Militaire, ce qui lui vaudra de purger sept années de prison. Il nous parlera de l’histoire et de l’évolution des mouvements révolutionnaires italiens de 1969 à nos jours.

Cette première date ouvre également le mois d’agitation en perspective du 1er Mai Révolutionnaire 2022.

Un lien vers l’événement facebook

Ce samedi, se tenait la dixième édition du Carnaval sauvage à Bruxelles qui a réuni près de 1.800 personnes. La rassemblent festif a débuté dans les Marolles, place du Jeu de Balle et a pris ensuite la direction de Tour et Taxis où un grand feu a été allumé dans une ambiance festive et bon enfant. Vers 22h, les la police a voulu mettre fin aux festivités avec un dispositif particulièrement important. Une autopompe et du gaz lacrymogène ont été utilisés, ainsi que des coups de boucliers et de matraques. Des projectiles ont été lancés vers les policiers et un véhicule de police a été endommagé. Plusieurs participants ont été blessés, une dizaine ont été interpellés.

 

 

Le 15 mars au matin vers 8h30, une cinquantaine d’activistes issus de divers collectifs ont perturbé durant 1h30 l’entrée du « Forum for the Future of Agriculture » dans le centre de Bruxelles. Ce Forum se présentant comme un espace démocratique et « un peu » écologique pour rendre l’agriculture plus respectueuse de l’environnement et des paysans est organisé par SYNGENTA. Une des plus puissantes multinationales au monde de l’Agrobusiness. Par cette action les activistes ont dénoncé une nouvelle fois le lobbying et greenwashing de l’agrobusiness et perturbé le début de ce forum dans lequel s’exprimaient de nombreux invité.e.s. issus des multinationales, de certains Etats et de l’Union Européenne.

Cette action « surprise » a été en partie empêchée par la police présente sur place depuis 6h30 et sans doute sans surprise, déjà au courant ou en attente d’une action. Une vingtaine de policiers de Bruxelles, quelques RG qui disposaient d’un badge spécial aux couleurs du Forum. 8 personnes ont été arrêtées (dont 3 personnes un peu avant dans les alentours). Elles ont été libérées quelques heures plus tard.