Ces derniers jours, deux actions ont été menées pour dénoncer les violences policière. Un premier groupe a réalisé un tag sur un train de la SNCB avec la phrase “Please, I can’t breathe” faisant référence à l’assassinat de George Flyod par un policier aux États-Unis (voir notre article). Une enquête est en cours pour retrouver les auteurs. Un autre groupe a quant-à-lui affiché une banderole sur le palais de justice de Bruxelles réclamant “justice pour Adil Mehdi, Semirah, Mawda“, faisant référence à plusieurs personnes tuées par la police dont Adil n’est que le dernier en date (voir notre article).

Le tag sur le train de la SNCB en hommage à George Floyd

Le tag sur le train de la SNCB en hommage à George Floyd

La banderole réclamant la justice pour Adil Mehdi, Semirah, Mawda

La banderole réclamant la justice pour Adil Mehdi, Semirah, Mawda

La police de Liège a, comme dans d’autres villes, testé l’utilisation de drones dans le cadre du confinement. La police locale a ainsi utilisé un drone prêté par la protection civile pendant environ trois semaines pour surveiller les citoyens. Elle envisage maintenant d’en acquérir pour d’autres usages. En Belgique, une loi sur l’utilisation par la police des caméras visibles et mobiles existe depuis 2018. Les drones y sont assimilés à des caméras montées à bord d'”aéronefs de police”.

Un des drones de la police fédérale

Un des drones de la police fédérale

Ce lundi 25 à midi, plus d’une centaine de personnes sans-papiers ont manifesté devant le cabinet de la secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration Maggie de Block, situé sur le boulevard du Jardin Botanique à Bruxelles. Elles demandait d’être régularisées en urgence étant donné que les mesures anti-coronavirus les maintiennent dans une situation insupportable. La police a dispersé le rassemblement. Le groupe s’est alors rendu en cortège jusqu’à la maison communale de Saint-Josse-ten-Noode.

Lundi 25 mai à midi, plus d’une centaine de personnes sans-papiers ont manifesté devant le cabinet de la secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration Maggie de Block, situé sur le boulevard du Jardin Botanique à Bruxelles. Elles demandait d'être régularisées en urgence étant donné que les mesures anti-coronavirus les maintiennent dans une situation insupportable. La police a dispersé le rassemblement.

Ces derniers jours, le siège du MR à Bruxelles a été recouvert de peinture rose. Dans une vidéo, postée sur indymédia, les auteurs supposés déclarent “les bourgeois sont nos ennemis” et “gare à la revanche quand tout·es les pauvres s’y mettront”, faisant ainsi référence à la chanson communarde “La Semaine sanglante“.

Mercredi 20 mai, la police essayait d’arrêter deux personnes sur la Chaussée de Mons à Anderlecht lorsque une vingtaine d’habitants en colère sont intervenus. Une bousculade s’en est suivi et les policiers ont reçu quelques coups. Une fois la foule calmée, les policiers ont continué leur arrestation. Une enquête pour coups et blessures volontaires a été ouverte afin d’identifier les personnes présentes, deux ont d’ailleurs été arrêtées dans les jours qui ont suivi. Suite à cet incident, le ministre de l’Intérieur s’est concerté avant-hier avec le bourgmestre d’Anderlecht et le chef de corps de la zone de police de Bruxelles-Midi (Anderlecht, Saint-Gilles, Forest) au Commissariat à Anderlecht. Une demande concrète de renfort au profit de la zone a reçu une réponse positive du ministre.

Des habitants d'Anderlecht en colère s'opposent à une arrestation

Des habitants d’Anderlecht en colère s’opposent à une arrestation

Mercredi 20 mai, la section montoise de l’organisation communiste Rupture et Renouveau, organisait, comme à son habitude, une distribution de masques gratuits. La police est intervenue en nombre, dépêchant 21 de ses agents, avec des chiens, pour arrêter les 6 militant·es. La mère d’un des militants arrêtés, venue s’enquérir de la situation de son fils a également été arrêtée administrativement. Ses empreintes ont été prises et elle écope d’une amende de 250 euros.

Arrestation de militant·es communistes qui distribuaient des masques gratuits

Arrestation de militant·es communistes qui distribuaient des masques gratuits

Ce week-end, plusieurs actions ont été menées à Bruxelles, Mons et Liège en souvenir de Mawda. Pour rappel, Mawda n’avait que deux ans lorsqu’elle a été tuée d’une balle dans la tête par un un tir policier au cours d’une course poursuite (voir notre article). La police avait pris en chasse une camionnette transportant des personnes migrante lorsqu’il policier a décidé de faire feu sur le véhicule, tuant ainsi Mawda. Une banderole était posée au-dessus de l’autoroute où Mawda a été tuée. Des ballons arborant son nom flottaient au-dessus des étangs d’Ixelles et plusieurs affiches, rappelant les faits, étaient visibles à Bruxelles.

Plus d’infos ici.

Des ballons arborant le nom de Mawda flottaient au-dessus des étangs d'Ixelles

Des ballons arborant le nom de Mawda flottaient au-dessus des étangs d’Ixelles

Mawda

Mawda