Jeudi 26 août, une grève nationale était organisée pour dénoncer l’inaction gouvernementale suite aux assassinats de leaders sociaux et d’ex-combattant·es, ainsi que pour protester contre un projet de réforme fiscale discuté en ce moment au congrès. Quelques 60 000 policiers étaient mobilisés dans le pays (dont 2500 à Cali) tandis que 400 000 militaires étaient prêts, au besoin, à intervenir. Les forces de sécurité nationale, en coordination avec le ministère de la Défense, avaient également préparé un poste de commandement unifié

Des manifestations se déroulées au cours desquelles des affrontements ont été signalés dans plusieurs villes du pays. À Bogota, les émeutes ont éclaté la veille dans le sud de la ville, principalement sur le “Puente de la Dignidad” (Pont de la Dignité). Les forces anti-émeutes (Esmad) ont mis plusieurs heures pour réprimer la manifestation et ont finalement arrêté huit personnes. D’autres affrontements entre manifestant·es et Esmad ont été signalés, le jeudi à Popayán, capitale du Cauca. Les manifestant·es ont notamment attaqué un bâtiment de la police nationale. On dénombre au moins quatre blessés.

Affrontements dans le cadre d'une grève nationale

Affrontements dans le cadre d’une grève nationale

Après 22 mois de grève, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles à Paris ont obtenu satisfaction. L’accord octroie notamment une prime de panier de 7,30 euros par jour, des tenues de travail fournies et nettoyées par l’employeur, des changements de qualification entraînant des hausses de salaire, le passage de sept personnes à temps complet, ainsi qu’une augmentation des heures travaillées pour d’autres.

Depuis mardi 27 avril, une centaine d’ouvrières et ouvriers de la Fonderie de Bretagne près de Lorient ont bloqué leur usine et ont retenu l’équipe de direction. Cette lutte fait suite à l’annonce le 11 mars dernier, par Renault, de la mise en vente de l’usine qui emploie 350 personnes. L’équipe de direction a été relâchée dans la soirée, mais l’usine est toujours occupée à ce jour pour exiger son maintien au sein du groupe Renault.

Malgré l’interdiction annoncée dimanche par les autorités locales de Rabat, les enseignant·es contractuel·les en grève ont investi, mardi, la rue de la capitale, dans le cadre d’une manifestation massive à laquelle plusieurs sections locales de la Confédération démocratique du travail (CDT) ont pris part. Faisant appel à la force publique, les autorités de Rabat sont intervenues pour disperser les manifestant·es et en arrêter 19. Selon la CDT, leur sort reste inconnu. Ces arrestations interviennent après des convocations de mauvaise foi d’enseignant·es ainsi que des prélèvements sur les salaires des enseignant·es grévistes.

Manifestation des enseignant·es malgré l'interdiction

Manifestation des enseignant·es malgré l’interdiction

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Hier, Dimitris Koufontinas, en grève de la faim depuis le 7 janvier, a été transféré à l’unité de soins intensifs de l’hôpital de Lamia en raison de sa mauvaise santé. Les actions pour le soutenir se poursuivent (voir notre article) et une journée internationale d’action aura lieu demain. Plus d’infos ici et ici.

Dimitris Koufontinas à la sortie de la prison.

Dimitris Koufontinas à la sortie de la prison.

Le 1er janvier 2021, l’organisation de prisonniers “Free Alabama Movement” a lancé un “Blackout économique de 30 jours” dans les prisons d’Alabama afin de dénoncer les conditions d’incarcération et les nombreux morts dans les prisons de l’État. L’organisation appelle les prisonniers à faire une grève du travail et de la faim à l’intérieur des prisons. Elle appelle également les personnes à l’extérieur à boycotter les entreprises exerçant dans les prisons (qui fournissent des services d’appels vidéo, de cantine, de transfert d’argent etc).

L’appel à la grève et les revendications.

Ce matin de nombreux lycées de France, étaient bloqués par leurs élèves qui protestaient contre l’absence de mesures sanitaires. Voici un compte-rendu non-exhaustif des événements. Au lycée Colbert, à Paris, la police a chargé, frappé et gazé les lycéen·nes, puis a menacé d’écraser puis gazé un journaliste. À Nantes, les élèves du lycée Guist’hau ont du faire face à une intervention des forces de l’ordre. Une patrouille de police qui a tout de suite poussé des élèves pour les intimider, un élève s’est fait balayer. Les gardiens et l’administration ont collaboré avec la police pour déloger les poubelles qui bloquaient l’entrée. Des mobilisations ont aussi été signalées aux abords du lycées Michelet, à Nantes. Enfin, des enseignants se sont mis en grève au lycée Camus, quartier Bellevue à Nantes.

À Saint-Nazaire, c’est la Cité scolaire Aristide Briand, un des plus grands lycées de France, qui était bloqué ce matin. Plusieurs centaines d’élèves ont fermé les entrées et allumé un feu. La police et les pompiers sont intervenus mais les cours ont été interrompus toute la matinée. À Montpellier (Hérault), 42 professeurs sont en grève reconductible au lycée professionnel Pierre Mendès-France. Des blocages partiels ont également été organisés dans plusieurs lycées corses, comme au lycée Fango, à Bastia.

La police charge les lycéen·nes

La police charge les lycéen·nes

Après avoir mené une grève de la faim et de la communication du 9 septembre au 30 octobre 2020, le prisonnier politique basque Iñaki Bilbao Goikoetxea “Txikito” a décidé de commencer nouvelle grève, celle-ci de la faim et de la soif, à partir d’aujourd’hui. Le 9 septembre 2020, Iñaki Bilbao “Txikito” avait commencé sa grève de la faim et de la communication de 50 jours pour “revendiquer un Pays basque indépendant, socialiste, unifié et bascophone. Iñaki Bilbao ‘Txikito’, purge une peine dans la prison de Puerto III (une des prison les plus dures de l’État espagnol) et a passé un total de 36 années en prison. Les autorités judiciaires et carcérales espagnoles s’acharnent particulièrement contre lui en raison de ses positions critiques envers l’abandon de la lutte armée par ETA (voir notre article). Au Pays basque de nombreuses mobilisations, telles que la manifestation nationale du 10 octobre 2020 à Bilbao, ont eu lieu en solidarité avec Txikito.

Iñaki Bilbao 'Txikito'

Iñaki Bilbao ‘Txikito’

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues d’Athènes et de Thessalonique pour protester contre l’arrivée du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, en Grèce. La marche de protestation, organisée par des étudiants et des groupes de gauche, est restée pacifique sur la majeure partie de son parcours. Les manifestants portaient des drapeaux rouges et scandaient des slogans. Lorsque le groupe a atteint l’ambassade des États-Unis bien gardée, il y a eu des affrontements, la police utilisant des matraques et des gaz lacrymogènes. Une manifestation similaire a été organisée à Thessalonique devant le consulat américain. Pompeo a atterri dans le pays pour une visite de deux jours lundi, au milieu de tensions entre la Grèce et la Turquie sur leurs frontières maritimes.

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