Le gouvernement colombien et l’ELN ont déclaré samedi qu’ils avaient surmonté les tensions causées par la déclaration erronée du président Gustavo Petro selon laquelle l’ELN avait accepté un cessez-le-feu. Celui-ci reste cependant l’objectif des négociateurs qui ont convenu de négocier un tel cessez-le-feu dès la reprise des pourparlers officiels au Mexique le 13 février. Les négociateurs se sont mis d’accord sur un « corridor humanitaire » qui a permis à une centaine d’observateurs indépendants de se rendre dans une région de l’ouest de la Colombie touchée par la guerre pour y inspecter la situation humanitaire. Par ailleurs, le gouvernement a provisoirement accepté les cessez-le-feu entrés en vigueur le 1er janvier avec quatre autres forces armées: deux dissidences des FARC (Bloc du Sud-Est et Segunda Marquetalia), les paramilitaire de l’AGC, et le groupe mafieux Los Pachencas. L’éventuelle démobilisation de l’AGC et de Los Pachenca est délicate car elle pourrait révéler les liens entre les paramilitaires et les trafiquants de drogue avec les forces de sécurité et les élites colombiennes.

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Combattant·e·s de l’ELN

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Lundi vers 16h30, des manifestants se sont rassemblés devant le Palacio de Liévano, siège de la mairie de Bogota et d’autres entités du district pour exiger des explications sur les manifestants disparus. Des affrontements ont lieu entre la police anti-émeute (ESMAD) et les manifestants du groupe « Première Ligne », qui, outre la question des disparitions présumées, ont exprimé leur rejet de la nomination du nouveau secrétaire à la sécurité, le général Óscar Gómez Heredia. Ils ont bloqué un grand carrefour. Trois personnes ont été arrêtées pour avoir jeté des objets sur le bureau du maire.

Le plus grand groupe de combattants n’ayant pas accepté l’accord de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) en 2016, l’EMC (État-major central des) FARC, a décrété un cessez-le-feu unilatéral jusqu’au 2 janvier. Cette semaine, l’Armée de libération nationale (ELN) avait annoncé une trêve, alors que des négociations de paix avec le gouvernement colombien étaient en cours à Caracas. Les deux organisations ont promis de cesser les attaques contre les forces publiques jusqu’au 2 janvier.

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Les récentes négociations entre le gouvernement colombien et les guérilleros de l’Armée de libération nationale (ELN) ont abouti à un premier accord sur le retour de réfugiés indigènes déplacés dans l’ouest du pays. Ces communautés qui avaient fui leurs territoires dans les régions de Choco (nord-ouest) et Risaralda (centre-ouest), à cause des violences entre narcotrafiquants, paramilitaires et guérilleros de l’ELN.

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La police métropolitaine de Bogota a affronté un groupe de manifestants cagoulés qui cherchaient à bloquer les services et les véhicules du Transmilenio sur la Calle 26, devant l’Université nationale. Renforcés par les ESMAD (unités anti-émeutes de la police nationale), les policiers municipaux ont repoussé les manifestants à l’intérieur du campus universitaire. Là, les affrontements ont duré encore deux heures.

 

De nouvelles manifestations ont eu lieu dans les environs de l’Universidad Pedagógica Nacional, à Bogota. Les étudiants de l’Universidad Javeriana manifestaient en raison des frais de scolarité élevés pour le premier semestre de 2023. Ils ont bloqué des carrefours. Les étudiants ont affronté la police anti-émeute (ESMAD) à l’angle de la Calle 72 et de la Carrera 11 lorsque des manifestants cagoulés se sont emparé d’un bus du Service intégré de transport public (SITP), en ont brisé les vitres et ont tenté d’y mettre le feu.

Une des dissidences des FARC, le Commandement de coordination de l’Ouest, a diffusé lundi 31 octobre un communiqué vidéo pour exprimer son désaccord avec la politique de paix du président colombien Gustavo Petro. Selon cette fraction, le gouvernement actuel ne fait pas assez pour arrêter l’action du paramilitarisme dans la région où ils opèrent. Le porte-parole de cette fraction est Andrés Patiño, également connu sous le pseudonyme d’El Mocho, un guérillero de 36 ans pour la capture duquel offre jusqu’à 80 millions de pesos. Il a déclaré que son bloc contient l’avancée du paramilitarisme sur la côte Pacifique dans le Cauca et le Valle. Patiño a ajouté que l’armée et les forces paramilitaires mèneraient des opérations militaires conjointes contre la guérilla, au point que les forces militaires aideraient les paramilitaires blessés, et que cette alliance est responsable de l’assassinat de dirigeants sociaux et même de la disparition du maire d’El Charco (Nariño), David Ureña, porté disparu depuis avril dernier. Enfin, alias Andrés Patiño a déclaré que le gouvernement national doit « aller au-delà des discours en faveur de la paix et montrer le démantèlement institutionnel des alliances entre les paramilitaires, les groupes de fausse guérilla et les forces de sécurité. Les habitants de Nariño l’attendent avec impatience. Tant que cela ne sera pas fait, la paix totale proclamée ne sera qu’un ensemble de discours très éloignés de la réalité et qui ignorent le paramilitarisme comme l’engeance la plus répugnante de la politique politicienne et des secteurs militaristes de ce pays ».

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Les manifestations organisées à Bogota par « Première Ligne » ont commencé à 8 heures du matin le 28 octobre avec comme points de concentration étant le Pont de la Dignité à Usme, l’Université Pédagogique à Teusaquillo et l’Université Nationale. Les manifestants sont descendus dans la rue notamment pour exiger la libération des personnes arrêtées lors des précédentes manifestations. La police anti-émeute, les ESMAD, sont intervenus et il y a eu des affrontements en deux points de la ville, devant l’Université nationale et devant le bureau du procureur général. Des routes et des stations de métro ont été bloquées et le trafic perturbé dans la capitale.

Des rassemblements avec blocages de grandes axes de Bogota (l’Avenida Ciudad de Cali et Villavicencio) ont eu lieu dimanche à l’initiative du groupe « Primera Línea » pour exiger la libération des personnes privées de liberté pour les perturbations lors de la dernière grève nationale. La police anti-émeute (les Esmad) sont intervenus, ce qui a provoqué quelques affrontements. D’autres blocages ont eu lieu dans le centre de la ville. Une personne arrêtée lors de la grève a été libérée mais la police a procédé à deux nouvelles arrestations. Cependant, ces deux manifestants ont été à leur tour libérés par la police nationale, faute d’éléments pour étayer un dossier pénal.