Une dizaine d’enseignants grévistes dont le secrétaire préfectoral du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) de Kankan, Ibrahima Kalil Condé ont été arrêtés ce mardi 31 octobre alors qu’ils voulaient organiser une marche pour protester contre le gel de salaire. Six membres du bureau préfectoral syndical de Kankan sont aux arrêts et une dizaine de femmes qui ont été conduites à la préfecture pour être détenues.

Enseignants grévistes de Guinée

Enseignants grévistes de Guinée

Suite à la manifestation du week-end passé sur le site en construction du nouvel aéroport d’Istanbul des centaines de manifestants avaient été arrêtés (voir notre précédent article). Alors que la plupart ont été libérés sans charges contre eux, 43 manifestants (dont des représentants syndicaux) ont été présentés à un juge le mardi soir. Le tribunal a ordonné la détention provisoire pour 24 des accusés et 19 ont été libéré sous contrôle judiciaire. Ces 43 personnes – dont une grande majorité de kurdes – sont poursuivis pour résistance à la police, atteinte aux biens publics, la violation de la loi sur le rassemblement public et la liberté de travailler.

Grève sur le chantier de l’aéroport d’Istanbul

Grève sur le chantier de l'aéroport d'Istanbul

Vendredi 14 septembre, une grève a débuté sur le chantier du nouvel aéroport d’Istanbul qui devrait être inauguré fin du mois d’octobre. Les travailleurs protestent depuis des mois contre les mauvaises conditions de travail. La grève de cette semaine a éclaté suite à l’accident de deux travailleurs tombés du toit du bâtiment et de la collision intervenue entre deux navettes de bus transportant des travailleurs du chantier de l’aéroport et qui a fait 17 blessés.

De plus, avec la chute de la valeur de la lire turque, beaucoup de sous-traitants travaillant sur le projet auraient fait faillite et dès lors quitté le projet sans payer les salaires de leurs travailleurs. Au total, plus de 30,000 travailleurs sont engagés sur ce projet. En février, le ministre de l’emploi turque avait déclaré que 27 travailleurs seraient mort sur le chantier de l’aéroport depuis le lancement du projet, en 2015. D’après les syndicats, ce serait plus de 400 travailleurs qui auraient perdu la vie dans des accidents de travail ou suite à des problèmes de santé provoqués par les conditions de travail.

La manifestations a rassemblé plusieurs milliers de travailleurs qui ont été dispersés par la police et la gendarmerie avec des gaz lacrymogène. Près de 600 manifestants ont été arrêtés et retenus sur le site par la police. Une vingtaine ont été arrêté le samedi alors qu’ils se regroupaient pour soutenir leur camarades arrêtés. Actuellement, seul un quart des manifestants arrêtés a été libéré.

Grève sur le chantier du nouvel aéroport d’Istanbul

Grève sur le chantier du nouvel aéroport d'Istanbul

Mardi 21 août, un rassemblement de soutien à Laurent, militant CGT-Cheminots, s’est tenu à Bayonne. Laurent avait participé aux grèves contre le pacte ferroviaire au printemps. Il est menacé de licenciement par la direction de la SNCF sur base d’un dossier vide. La direction l’accuse, en effet, sans aucune preuve d’avoir ceinturé une directrice d’établissement au cours d’une manifestation le 22 juin. Cette menace de licenciement se produit dans le cadre d’une attitude revancharde de la direction de la SNCF suite aux grèves (voir notre article). Le rassemblement de mardi, organisé par la CGT-Cheminots et SUD-Rail, a réuni 400 cheminots. Un autre rassemblement se tiendra à Bordeaux le 4 septembre. Plus d’infos ici

Manifestation de grévistes à la SNCF (archive)

Manifestation de grévistes à la SNCF (archive)

Le 21 août, les prisonniers états-uniens prévoient de se mettre en grève dans au moins 17 états. Ils protesteront contre les jobs dans les prisons qui les forcent généralement à travailler pour quelques cents de l’heure. Les prisonniers ont décidé de faire des grèves du travail et des grèves de la faim. Le travail des prisonniers occupe une place très importante dans l’économie états-uniène. Les prisonniers appellent donc également au boycott des entreprises qui bénéficient de ce travail.

Le choix du 21 août s’est fait afin de commémorer une célèbre révolte des prisonniers qui a eut lieu en 1971 à la prison d’Attica. Par ailleurs en 2016, une grève nationale des prisonniers avait également eut lieu dans 12 états. Celle de cette année étant plus étendue, elle devrait devenir la plus grande grève des prisonniers de toute l’histoire du pays. Plus d’infos ici et [ici
->https://twitter.com/JailLawSpeak/status/988771668670799872/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E988771668670799872&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.vox.com%2F2018%2F8%2F17%2F17664048%2Fnational-prison-strike-2018]

Une partie des revendications des prisonniers

Une partie des revendications des prisonniers

Ce lundi 30 juillet, environ 300 personnes organisaient un piquet devant la société NutriAsia de Marilao (province de Bucalain). Cette grève est la suite du conflit des travailleurs avec la société NutriAsia sur leurs conditions et contrats de travail. En juin, une vingtaine de personnes avaient déjà été arrêtées lors d’une grève (voir notre article). Début juillet, le ministère du travail et de l’emploi avait condamné la société et ordonné la régularisation de 80 travailleurs. La société avait fait appel a cette décision.

Ce lundi, le piquet a été violemment dispersé par la police et des gardes de sécurité et 19 personnes ont été arrêtées (travailleurs, sympathisants et journalistes). Elles sont actuellement détenues au poste de police de Meycauayan.

Grèvistes de NutriAsia

Grèvistes de NutriAsia

Mardi 17 juillet, la police espagnole a chargé les travailleurs d’Amazon du centre logistique de San Fernando de Henares (dans la périphérie de Madrid). Ces travailleurs participent à une grève de trois jours contre un plan de la direction visant à réduire les salaires, à réduire les temps de repos, le tout dans de mauvaises conditions de travail. Le premier jour de grève a rassemblé l’ensemble des salariés, à l’exception des travailleurs temporaires qui avaient reçus des menaces de la direction.

Un dépôt d’Amazon

Un dépôt d'Amazon

Vendredi 29 juin, les travailleurs en grève de l’entreprise Logesta, à Bologne, ont été attaqué par la police et la gendarmerie italienne, alors qu’ils tenaient un piquet. Vingt d’entre eux ont ensuite été nassés parmi lesquels Nicolas, un travailleur de 23 ans, qui a été frappé puis arrêté. Le lendemain, un rassemblement en solidarité a été organisé lors de son passage devant le juge. Nicolas a été libéré et son procès se tiendra le 18 septembre.

Logesta est une entreprise de transport appartenant au géant international « Imperial Brand ». Les travailleurs de la Logesta sont en grève depuis plusieurs jours afin de protester contre le licenciement de 24 de leurs collègues ainsi que la détérioration générale des conditions de travail.

Rassemblement en solidarité avec Nicolas, travailleur de Logesta emprisonné

Rassemblement en solidarité avec Nicolas, travailleur de Logesta emprisonné

Ce lundi 7 mai, des cheminots de SUD-Rail ont lancé une opération coup de poing visant à perturber l’activité de la Gare de Montparnasse, de la Gare de l’ESt et de la Gare du Nord. L’opération a commencé à la Gare Montparnasse où les cheminots sont entrés avec des fumigènes. Les CRS, d’abord pris de cours, ont repoussé les manifestants à coup de matraque et de bouclier. Ils les ont ensuite nassé pendant plus d’une heure.

La grève à la SNCF

Sept agents de la Poste qui avaient participé au mouvement de grève au centre de distribution de colis de Roubaix mercredi et jeudi ont dû interrompre leur tournée ce vendredi pour se rendre au palais de justice de Lille. Ils étaient assignés pour répondre du blocage de leur unité durant deux matinées et de la plate-forme de distribution de courrier voisine jeudi matin. Mais les agents grévistes avaient pris soin de ne surtout pas s’occuper du blocage des sites eux-mêmes. Ce sont des militants de la CNT, extérieurs à l’entreprise, qui installaient les barricades. L’huissier présent sur place pouvait difficilement trouver un élément incriminant un gréviste. La direction, qui réclamait 2 000 euros à chacun des sept agents assignés, a été déboutée.

La construction de la barricade à Roubaix

La construction de la barricade à Roubaix