L’Irish Republican Prisoners Welfare Association (IRPWA) lance une campagne nationale pour obtenir la libération immédiate de Niall Sheerin, prisonnier républicain irlandais à Maghaberry Gaol. Bien qu’il ait purgé tous les jours de sa peine imposée par un tribunal britannique, il reste détenu, ce que l’IRPWA qualifie d’internement politique.
Le 15 mars 2025, à 14h place du Luxembourg à Ixelles, une marche est organisée pour la Journée internationale contre les violences et répressions policières. L’action, portée par le collectif Action Police Justice, appelle à la fin des pratiques dangereuses comme les courses-poursuites, le plaquage ventral et les fouilles à nu, ainsi qu’à l’automatisation des enquêtes et mises en instruction lors de décès impliquant des policiers. Les manifestants demandent également le retrait du Code pénal des infractions d’outrage et de rébellion, un récépissé obligatoire pour chaque contrôle d’identité, la réduction de la présence policière et l’interdiction des armes à létalité réduite et dispositifs de surveillance algorithmique, tout en renforçant le droit de filmer les interventions policières. La régularisation des personnes sans papiers fait aussi partie des revendications. L’événement vise à mobiliser largement pour dénoncer l’impunité policière et le racisme d’Etat.
Aux États‑Unis, 30 personnes ont été inculpées en plus des premières accusations liées à une protestation anti‑Immigration and Customs Enforcement (ICE) qui a perturbé un service religieux à Cities Church à Saint Paul, Minnesota, le 18 janvier 2026, portant à 39 le nombre total d’accusés dans cette affaire, a annoncé la ministre de la Justice Pam Bondi. Les manifestants avaient pénétré dans l’église pour protester contre l’implication alléguée de l’un de ses pasteurs dans les opérations locales de l’ICE, interrompant le culte et scandant des slogans contre l’agence fédérale. Tous les inculpés, dont l’ancien présentateur de CNN Don Lemon (qui a diffusé l’événement en direct et plaide non coupable), ainsi que d’autres journalistes et activistes, sont poursuivis au niveau fédéral pour complot contre la liberté religieuse et entrave à l’accès à un lieu de culte.
Entretien avec la sociologue, militante féministe et abolitionniste pénal Gwenola Ricordeau à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Tant qu’il y aura des prisons » (Le passager clandestin) à propos de l’abolitionnisme pénal et des perspectives révolutionnaires.
Le comité de soutien aux inculpé·es du 15 juin 2021 organise une soirée d’information et de solidarité le 2 mars à La Chapelle, à Toulouse. Cette affaire concerne une série d’arrestations liées à l’incendie de huit véhicules d’ENEDIS et de deux antennes-relais de téléphonie et télévision (voir notre article), et les prévenus seront jugés pour « destruction ou dégradation de biens par moyens dangereux » et « association de malfaiteurs ». La soirée inclut une présentation de l’affaire et de ses enjeux, un repas chaud à prix libre à 20h et une chorale révolutionnaire à 20h30.
À Verden, le premier procès de Daniela Klette, lié à des activités de collecte de fonds, touche à sa fin, tandis qu’un second procès plus lourd est prévu cette année, portant sur les attaques de la RAF (Fraction Armée Rouge) contre l’ambassade états-unienne à Bonn en 1991 et la prison de Weiterstadt en 1993. Le mouvement de solidarité autour de Daniele Klette reste mobilisé malgré la pression des autorités : près de 50 convocations et environ cinq interdictions de visite ont été enregistrées à ce jour, visant à limiter le soutien de ses proches et des militants (voir notre article). Plusieurs audiences sont programmées à Verden début mars et mi-mars, et un rassemblement aura lieu à Vechta le 21 mars à l’occasion de la Journée des prisonniers politiques.
Le 25 février 2026, Tomás González s’est évadé avec un autre détenu de l’ancienne prison centrale de Santiago, connue sous le nom d’Ex Penitenciaría de Santiago (« ex-pénitencier »), en se faisant passer pour des gardiens. Il purgeait une peine de plus de 21 ans de prison, dont 16 ans pour avoir tiré sur des policiers lors d’une tentative d’arrestation en mai 2022 et 5 ans supplémentaires liés à la possession d’un cocktail Molotov. Après l’évasion, des appels à ne transmettre aucune information aux autorités ont circulé dans certains milieux de soutien, exprimant leur solidarité avec les évadés et les prisonniers toujours incarcérés.
Le Secours Rouge organise une soirée « Faisons Front #7 » se tiendra le mercredi 11 mars à 19h autour d’une rencontre avec Camille Sofer, co-coordinatrice de l’ouvrage Justice partout : Outils féministes pour répondre par nous-mêmes aux violences (Le Passager clandestin). L’événement abordera la justice transformatrice, une approche féministe née dans les années 1990 au sein de communautés noires états-uniennes, qui vise à répondre aux violences en se centrant sur les besoins des victimes et en transformant les conditions qui les rendent possibles, plutôt qu’en s’appuyant sur le système pénal. À travers des témoignages et textes militants, les autrices proposent des outils concrets pour construire une justice féministe, antiraciste et abolitionniste, en rupture avec les logiques punitives et carcérales.
À Londres fin février, Jamie (à droite sur la photo), militant du Parti Communiste Révolutionnaire (PCR) à l’University College, a été interpellé par une trentaine de policiers alors qu’il dénonçait les partenariats de son université avec des entreprises liées au génocide à Gaza. Placé en détention pendant douze heures sur demande de la présidence, qui l’a accusé d’antisémitisme, il a ensuite été exclu de l’établissement et privé de sa bourse, sa principale source de revenus. L’administration affirme avoir agi au nom de son « devoir de diligence » et de la liberté d’expression, tandis que ses soutiens dénoncent une répression des voix pro-palestiniennes.
Eylül Devrim Altepe, militante du Parti Socialiste des Opprimés (ESP), et Yunus Çakır, militant de la Fédération des Associations de Jeunesse Socialiste (SGDF), ont été condamnés par le 25e tribunal pénal d’Istanbul à 6 ans et 3 mois de prison chacun pour « appartenance à une organisation terroriste ». En réalité, les charges portent sur leur participation à des commémorations pour les 33 victimes de Suruç, au 11e congrès du SGDF et aux événements du 30e anniversaire du journal révolutionnaire Atılım. Les condamnations s’inscrivent dans une série de procès politiques visant les militants de la gauche révolutionnaire.