Vendredi 10 juillet, le procès de Loïc Citation (Loïc Schneider), poursuivi pour des dégradations survenues lors des manifestations contre le G20 à Hambourg, s’est terminé. Il a été condamné à trois ans de prison ferme, mais a fait appel et reste libre jusqu’au nouveau procès. Les 16 mois de prison qu’il a déjà effectué sont à déduire de sa condamnation et il est commun en Allemagne de n’effectuer que les deux tiers d’une peine lors du premier emprisonnement. Loïc devrait donc théoriquement retourner en prison pour une durée de huit mois. Mais ses avocats ont décidé de faire appel et sont convaincus que le procureur en fera autant dans les heures qui viennent. Cet appel étant suspensif, il restera libre jusqu’à ce second jugement qui ne devrait pas intervenir avant un an. D’ici là, aucun contrôle judiciaire ne lui est imposé, il peut donc quitter Hambourg. Au cours de son procès Loïc Citation est resté fidèle à ses principes politiques (voir notre article).

Loïc Citation étaient jugé avec quatre co-accusés d’origine kurde qui étaient venus manifester contre le régime Erdogan qui a torturé leurs parents. Ils ont été condamnés à des peines, pour l’un d’un an et cinq mois de prison avec sursis, pour un autre d’un an et trois mois de prison avec sursis, et pour les deux autres de 20 heures de travail pour atteinte à la paix publique.

Loïc Schneider

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L’adoption d’une nouvelle loi restreignant le droit de manifester, a provoqué la colère de la gauche grecque. Parmi les nouvelles réglementations figurent la réduction de l’espace de rue accordé aux petites manifestations et le droit pour la police d’interdire certains rassemblements, notamment des contre-manifestations. Plus de 12.000 personnes sont donc descendues, jeudi 9 juillet, dans les rues d’Athènes pour protester contre cette loi. Neuf personnes ont été arrêtées après des affrontements lors d’un de ces rassemblements. Des policiers ont tiré des gaz lacrymogènes sur une manifestation près du Parlement tandis que des manifestant·es lançaient des cocktails Molotov.

Affrontements lors d'un rassemblement contre le droit de manifester en Grèce

Affrontements lors d’un rassemblement contre le droit de manifester en Grèce

La prison de Saint-Gilles et le ministère de la Justice ont été tagué dans la nuit de jeudi à vendredi pour demander au ministre fédéral de la Justice Koen Geens le retour des visites hors surveillance (VHS) dans les établissements pénitentiaires.  “VHS Now!” et “Koen, rends les visites !” ont été inscrits à l’entrée des deux bâtiments. Les détenus et leurs proches ont dû supporter l’interdiction des visites puis le prolongement de l’imposition d’une vitre de plexiglas empêchant les contacts physiques. Le manque de considération des familles dans la gestion des visites pendant la crise sanitaire a été flagrant.

Le tag sur la prison

Mardi 7 juillet, l’ELN a proposé un cessez-le-feu au gouvernement pour une durée de 90 jours ainsi qu’une reprise de négociations de paix. Cette proposition a été formulée conformément à l’appel du conseil de sécurité de l’ONU qui appelait à une suspension des conflits le temps de gérer la pandémie de Coronavirus. Le lendemain, le gouvernement colombien a rejeté l’offre de la guérilla.

Les autorités colombiennes ont capturé huit membres de la guérilla qui auraient participé à l’attaque de l’école de police de Bogotá en janvier 2019 (voir notre article). Les arrestations et l’enquête qui les a conduites ont permis à la police de démanteler une cellule de guérilla urbaine ainsi qu’un important réseau logistique. Bien que les arrestations aient porté un coup à l’ELN, elles ont également révélé la présence étendue du groupe dans la ville colombienne la plus surveillée et la sophistication de ses réseaux de financement et de logistique.

Combattantes de l'ELN

Combattantes de l’ELN

Après deux jours de forte contestation et de violences, le gouvernement serbe a annoncé ce jeudi 9 juillet renoncer à mettre en place un couvre-feu le week-end. Mais en contrepartie, il interdit les rassemblements de plus de 10 personnes, et donc les manifestations. Car chaque soir, à Belgrade, des milliers de manifestants se retrouvent devant le Parlement. Le déclencheur de la colère a été le projet de couvre-feu le week-end envisagé face au retour massif du coronavirus dans le pays. En juin dernier, le gouvernement a accéléré la levée du confinement pour organiser les élections législatives, que le Parti serbe du progrès (SNS), parti du président, a alors aisément remporté. Depuis, la Serbie dénombre près de 300 nouveaux cas par jour contre 50 il y a un mois.  Le pays se retrouve désormais dans une situation catastrophique: les hôpitaux sont saturés et le gouvernement a décrété l’état d’urgence sanitaire dans de nombreuses villes, dont Belgrade. Depuis, les Serbes manifestent contre le gouvernement qu’ils jugent être responsable du rebond de l’épidémie. Mardi 7 juillet, ils ont fait irruption dans l’enceinte du Parlement. La police a alors lancé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule qui a répondu en jetant des projectiles. De nombreux blessés sont à répertorier du côté des forces de l’ordre et des manifestants.Les affrontements à Belgrade

Samedi 4 juillet (jour la fête nationale des États-Unis), une manifestation pour réclamer la libération de Mumia Abu-Jamal s’est tenu à Philadelphie au départ de l’hôtel de ville. La police n’est pas parvenue à empêcher les manifestants de bloquer les principales routes au cœur de la ville. Elle s’est finalement replié vers les intersections adjacentes lorsque la marche s’est dirigée vers le sud, de l’autre côté de l’hôtel de ville. La manifestation a été organisée par une vaste coalition comprenant “l’International Concerned Family and Friends of Mumia Abu-Jamal”, “Mobilization4Mumia”, le “Workers World Party”, “l’International Action Center”, “We Charge Genocide”, “Red Fist”, “Philly REAL Justice”, “Black Alliance for Peace”, et le “Party for Socialism and Liberation”. Des manifestations de solidarité ont eu lieu en Allemagne, en France et à travers les États-Unis pour demander la libération immédiate de Mumia.

Manifestations pour réclamer la libération de Mumia Abu-Jamal

Manifestations pour réclamer la libération de Mumia Abu-Jamal

Quatre combattants maoïstes ont été tués dimanche 5 juillet, dans le district de Kandhamal, par les paramilitaires anti-guérilla du Groupe d’opérations spéciales (SOG) et les gendarmes auxiliaires de la Force Volontaire de District (DVF). La fusillade a eu lieu dans une zone forestière du Sirla Gram Panchayat, tôt en matinée. Deux des maoïstes tués, des femmes, étaient des cadres connues, dont une membre du comité de l’État d’Odisha du PCI(M). La police a récupéré six fusils d’assaut sur les lieux de la fusillade.

Le lendemain, lundi 6 juillet, un maoïste a été abattu lors d’un échange de tirs avec les forces de sécurité dans la même zone. Une opération de contre-guérilla avait été lancée par les paramilitaires du SOG et de la DVF. Les paramilitaires se sont heurtés à environ 10 à 15 maoïstes. Un maoïste a été tué tandis que les autres ont réussi à s’échapper. Les forces de sécurité ont récupéré deux fusils artisanaux et quelques effets.

Les armes récupérées dimanche par les forces anti-guérilla

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Mercredi 1er juillet, plusieurs centaines de personnes se rassemblaient à Toulouse contre le plan d’annexion de la Cisjordanie à l’appel d’une vingtaine d’organisations dont le Collectif Palestine Vaincra et le Secours Rouge Toulouse. Franck Touboul, président du CRIF Midi-Pyrénées, a vivement réagi dans les médias locaux face à ce succès et à son échec de faire interdire cet événement par les autorités. A plusieurs reprises, il a violemment diffamé et menacé les membres du Collectif Palestine Vaincra. Il a été publiquement soutenu par Jean-Luc Moudenc, maire de la ville de Toulouse. Ils leur reprochent notamment une campagne dynamique contre le jumelage Toulouse Tel Aviv, leur soutien à Georges Abdallah et des liens présumés avec le Front Populaire de Libération de la Palestine. Voir le communiqué du Collectif Palestine Vaincra.

Arrêté le 30 juin dernier par les autorités israéliennes (voir notre article), l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri a été libéré sous conditions ce mardi 7 juillet. Il lui est notamment interdit de contacter plusieurs personnes pendant trois mois et il doit payer une amende de 770€. Aucun motif n’a été avancé par les autorités pour justifier sa détention d’une semaine.

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