Un rassemblement est organisé ce vendredi 6 mars à 12h devant le siège de la CGSP, situé Place Fontainas 9 à 1000 Bruxelles. Cette mobilisation a lieu à l’occasion de la commission de recours concernant Célia, afin d’exiger sa réintégration immédiate (voir notre article).
En Espagne, le prisonnier des GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre) Israel Clemente s’est joint à l’initiative solidaire lancée par des détenus du centre pénitentiaire d’A Lama (voir notre article) en soutien à la prisonnière antifasciste gravement malade María José Baños Andújar, en observant une journée de jeûne chaque lundi. Plusieurs autres prisonniers, notamment du PCE(r) ou des GRAPO, participent également à ces jeûnes hebdomadaires, parmi lesquels Víctoria Gómez, Juan García, Israel Torralba, Nacho Varela, Daniel Pastor et Patxi Ruiz. Le prisonnier politique basque Fernando García Jodra, originaire de Bilbao, incarcéré depuis 24 ans et 5 mois dans différentes prisons de l’État et actuellement détenu à la prison de Zaballa, a lui aussi rejoint le mouvement après avoir connu María José Baños en détention. Les participants annoncent maintenir ces actions de manière indéfinie jusqu’à sa libération, tandis que Marcos Martín Ponce poursuit une grève de la faim entamée le 23 février pour exiger son transfert à l’hôpital en ambulance (voir notre article). Selon ses soutiens, ses communications ont été suspendues alors qu’il entre dans sa deuxième semaine de grève.
En France, une campagne intitulée « 1 euro contre les violences policières » est organisée du 1er au 31 mars par le collectif Œil au Beurre Noir, en lien avec le Réseau d’Entraide Vérité et Justice, afin de soutenir les familles endeuillées et survivantes de violences d’Etat. Les organisateurs rappellent qu’entre 2005 et 2025, plus de 560 personnes ont été abattues par la police et dénoncent la précarité financière à laquelle sont confrontées les familles concernées, notamment pour les frais de justice, de suivi psychologique ou d’obsèques. Les fonds récoltés seront redistribués équitablement aux familles participant au projet.
Le samedi 28 février en région parisienne, 10 personnes ont été interpellées par la BRAV-M lors d’une action organisée par Extinction Rebellion contre le projet ferroviaire Lyon-Turin. L’intervention policière s’est déroulée devant les bureaux de l’entreprise SPIE Batignolles, 30 minutes avant le début d’une « action théâtrale non-violente » prévue par l’organisation. Plusieurs personnes ont été placées 24H en garde-à-vue et des contrôles d’identité ont eu lieu.
Le Bureau fédéral des prisons a adopté, le 26 février 2026, une nouvelle politique interdisant presque totalement l’accès aux soins d’affirmation de genre pour les personnes trans incarcérées dans les établissements fédéraux, mettant fin à neuf années de pratique autorisant hormones, chirurgies et certains aménagements. Désormais, les nouvelles prescriptions hormonales sont prohibées, les traitements en cours devront être progressivement arrêtés et les chirurgies sont bannies, les détenu·es concerné·es étant orienté·es vers une prise en charge psychothérapeutique et des antidépresseurs. Plus de 1 000 personnes ont été diagnostiquées avec une dysphorie de genre dans les prisons fédérales, alors que des recours judiciaires sont en cours pour contester cette politique.
En Turquie le 1er mars 2026, Kenan Şener, rédacteur en chef de l’agence ANKA Haber Ajansı, a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet d’Adana concernant des images liées à la base aérienne d’Incirlik. À la suite de la décision judiciaire, il s’est présenté à la direction de la sûreté d’Ankara, où il a été officiellement interpellé puis soumis à un examen médical. Selon les informations disponibles, il doit être transféré à Adana pour la suite de la procédure.
À Bruxelles, la Legal Team Collective et Commune Colère proposent une formation intitulée « Que faire face à la police ? » en préparation d’un mois de mobilisations. L’objectif est d’informer les participants sur leurs droits lors de contrôles ou d’interventions policières et de partager les réflexes à adopter dans un contexte décrit par les organisateurs comme marqué par une montée de la répression. La rencontre se veut également un espace d’échange pour répondre aux questions et renforcer les outils juridiques des militants.
Au Chiapas, 30 indigènes tseltales, membres du Congrès national indigène (CNI), ont été victime de déplacements forcés survenus le 12 février 2026 dans la municipalité de Chilón. Huit familles paysannes ont été expulsées dans un contexte de violence extrême impliquant environ cent personnes, avec la participation de la police municipale, de la Garde étatique et de représentants d’institutions publiques. Cinq maisons auraient été détruites, des biens incendiés, des animaux tués et au moins trois personnes victimes de torture et de mauvais traitements. Deux leaders communautaires, Francisco Moreno Hernández et María de Jesús Sánchez, ont été arrêtés et poursuivis pour « spoliation aggravée », tandis que huit autres mandats d’arrêt viseraient des membres du CNI.
Dans le district de Gadchiroli, dans l’État du Maharashtra, la police a annoncé la démolition de 44 mémoriaux maoïstes au cours d’une opération spéciale menée plus tôt ce mois-ci avec la Central Reserve Police Force (CRPF). Environ 800 membres des forces de sécurité, répartis en 18 équipes, ont participé à cette intervention dans des zones forestières reculées où ces monuments avaient été érigés, selon les autorités, pour affirmer la présence des groupes maoïstes et rendre hommage aux personnes persécutées par les opérations de contre-insurrection. Les structures détruites étaient situées principalement dans les subdivisions d’Etapalli et d’Hedri, ainsi que dans celles de Bhamragad, Jimalgatta, Dhanora et Pendhri. Après inspection sécuritaire des sites, les mémoriaux ont été rasés dans plusieurs villages.
En Équateur, Gabriela Gallardo, militante guevariste et prisonnière politique, a été transférée de manière illégale à la prison pour femmes de Guayaquil, dans ce qui est dénoncé comme une pratique de torture systématique par le SNAI (Service national de prise en charge globale des personnes privées de liberté). Privée de soins médicaux pour un grave tumeur cérébrale, éloignée de sa famille et en particulier de son fils, Gaby fait face à des mesures visant à briser son engagement militant.