Un rassemblement était prévu aujourd’hui à 15h devant le commissariat de Police situé Rue de Brabant (à côté de la Gare du Nord), pour réclamer la justice pour Ibrahima (voir notre article). Ce dernier est décédé à l’hôpital, après une arrestation à place du Nord, qu’il avait subie pour avoir filmé une intervention policière. Quelques 2000 personnes ont répondu à l’appel au rassemblement. Pour rappel, notre ligne téléphonique de Legal Team est ouverte de façon permanente. Nous sommes joignables au +32 456 20 06 42 (plus d’infos ici). Voici un fil info en direct des événements :

20h : Fin du direct.

19h30 : Des manifestant·es nassé·es se font embarquer dans un bus place Liedts.

19h10-19h30 : La police continue d’effectuer des patrouilles dans le quartier mais la manifestation semble terminée.

18h45 : Le policier en civil armé de son FN 303 semble tirer à répétition sur un manifestant qui s’enfuit.

Le policier en civil armé de son FN 404 tire à répétition sur un manifestant qui s'enfuit.

Le policier en civil armé de son FN 303 tire à répétition sur un manifestant qui s’enfuit.

18h30 : Un convoi de véhicule (une voiture de commandement suivi de 2,3 combis) vient de passer rue Rubens vers place Colignon semble-t-il. Quelques policiers à cheval y sont également présents.

18h25 : Les policiers en civil mènent la marche rue Renkin suivit par une ligne de police anti-émeute et une autopompe.

18h20 : La police en civil charge depuis rue Gallait N°3. Elle est désormais plus en avant à l’intersection avec rue Rubens. Des feux sur la rue retardent légèrement sa progression.

18h10 : Des jets de feux d’artifices contre un dispositif policiers ont eu lieu au 85 rue de Brabant. Un combis semble être en feux.

18h : La police a le contrôle total de La Place Liedts.

17h55 :  De violentes arrestations avec coups de matraques télescopiques sont en cours.

De violentes arrestations avec coups de matraques télescopiques sont en cours.

De violentes arrestations avec coups de matraques télescopiques sont en cours.

17h55 : Un moins un SUV de police banalisé noir est présent. Une Mercedes berline noir/foncée est également présente. Il s’agirait de la voiture du roi !

17h50 : Des policiers en civil sans brassard mais matraque sortie et casqués se déplacent Place Liedts. Des policiers en uniforme de la brigade canine (avec berges allemands) sont également présents.

17h50 : Des policiers en civil reprennent le contrôle du périmètre. Ils réquisitionnent des extincteurs des véhicules environnants. Deux tirs de flashball ont été effectués. Les policiers en civils disposent en effet d’au moins un FN303 avec pointeur laser.

17h45 : Un feu s’est déclenché dans le commissariat.

17h40 : Un commissariat se fait attaqué et reçoit des jets d’engins incendiaires Place Liedts.

Le commissariat attaqué Place Liedts

Le commissariat attaqué Place Liedts

17h40 : La police a légèrement avancé dans la rue du Brabant.

17h30 : La police bloque maintenant la rue du Brabant au hauteur de rue de Quatrecht. Elle utilise des autopompes pour repousser les manifestant·es. Des enquêteurs sont présents avec des caméras pour filmer les manifestant·es. Notons que les autopompes disposent également de caméras.

17h25 : D’autres affrontements se déroulent près du tunnel rue de Quatrecht. Les autopompe entrent en action et la police avance.

17h15 : D’autres déploiements policiers sont également disposés dans les rues. Attentions aux contrôles !

17h10 : On signale au moins un jet de cocktail molotov.

17h05 : Des renforts arrivent par le tunnel (policiers anti-émeutes et combis fédéraux).

16h55 :  Une seconde autopompe est présente. Le caillassage continue.

16h50 : Les affrontements commencent. Les manifestant·es callaissent la police. La police utilise son autopompe mais reste pour l’instant statique.

16h50 : Des actions directes commencent. La situation semble s’échauffer.

16h40 : Quelques lancements sporadiques d’objets sur la police.

16h30 : D’autres groupes de manifestant·es sont également dispersés dans les petites rues proche de la Rue de Brabant. Des affrontements ont lieu. Il y aurait eu des charges policières.

16h25 : Quelques objets sont lancés sur la police.

16h10 : La police anti-émeute intervient pour repousser les manifestant·es. Deux lignes de police et au moins une autopompe est présente pour bloquer la rue du Brabant juste avant le tunnel.

16h : On signale la présence d’agents fédéraux dans la gare.

15h55 : Les manifestant·es sont présent·es dans le tunnel. Ils chantent “Police assassins”.

15h : Les personnes rassemblées chantent “Justice pour Ibrahima” et “Police partout justice nulle part”.

Rassemblement pour Ibrahima tué par la police

Rassemblement pour Ibrahima tué par la police

Nassiriya, bastion de la contestation anti-pouvoir, située à 300 km au sud de Bagdad est le théâtre de manifestations et de heurts depuis trois jours. Face à des manifestants dont certains jetaient des pierres, les forces de l’ordre ont ouvert le feu pour disperser des protestataires qui avaient repris la place, épicentre de la “révolte d’octobre”. Le camp de tentes installé à l’époque avait été levé fin novembre, lorsque huit personnes avaient été tuées dans des affrontements entre manifestants anti-pouvoir et partisans du leader chiite Moqtada Sadr. L’occupation de Habboubi a repris vendredi, des manifestants réclamant la libération de figures anti-pouvoir arrêtées ces dernières semaines.

A plusieurs reprises, les forces de l’ordre ont depuis tiré en l’air ou lancé des grenades sur les manifestants, dont le mouvement a pour la première fois gagné d’autres quartiers de la ville. Un policier a été tué dans les affrontements. Après les affrontements de dimanche, 13 manifestants arrêtés ont été libérés. D’autres libérations avaient été promises pour le lendemain. Les manifestants réclament, outre la fin de la corruption de la classe politique, des emplois et des services publics, des biens de plus en plus rares alors que l’Irak s’enfonce dans sa pire crise économique.

Une convention nationale a été signée le 4 juillet 2019 entre Pôle emploi et la Gendarmerie dans le but d’aider cette dernière a recruter. À cette fin, la Gendarmerie organise notamment des séances d’informations dans les locaux de Pôle emploi auxquelles certain·es chômeurs sont invité·es, par leur conseiller, à participer. Une vidéo d’une de ces séances d’informations datant d’octobre 2019 est sortie. On peut y entendre des Gendarmes vanter les avantages matériels du métier et justifier les mutilations de Gilets Jaunes.

Cette convention nationale a été déclinée par plusieurs convention locale. Jeudi 3 décembre 2020, la Région de Gendarmerie et Pôle emploi Occitanie ont ainsi conclu deux conventions locale. La première portait sur la sécurité des locaux de l’agence. La seconde elle portait sur le recrutement de gendarmes parmi les chômeurs. Une autre convention locale a également été signée à La Réunion et la Gendarmerie en juillet 2019. Ces partenariats vise a répondre à la diminution du nombre de candidat·es postulant à la Gendarmerie. Alors qu’en 2009, 16 candidats se disputaient un poste au concours externe de sous-officier de la Gendarmerie, on ne comptait plus que 3,4 candidats pour un poste en 2017. En 2019, année exceptionnelle, la sélectivité était de 8 candidats pour un poste. Mais cette évolution s’expliquait uniquement par la réduction de plus de la moitié du nombre de postes à pourvoir pour un nombre presque équivalent de candidats. D’autres conventions ont également été signées entre Pôle emploi, la Gendarmerie et des entreprises de sécurité pour permettre aux Gendarmes de se reconvertir dans la sécurité privée.

Conventions entre la gendarmerie et Pôle emploi

Conventions entre la gendarmerie et Pôle emploi

Le 1er janvier 2021, l’organisation de prisonniers “Free Alabama Movement” a lancé un “Blackout économique de 30 jours” dans les prisons d’Alabama afin de dénoncer les conditions d’incarcération et les nombreux morts dans les prisons de l’État. L’organisation appelle les prisonniers à faire une grève du travail et de la faim à l’intérieur des prisons. Elle appelle également les personnes à l’extérieur à boycotter les entreprises exerçant dans les prisons (qui fournissent des services d’appels vidéo, de cantine, de transfert d’argent etc).

L’appel à la grève et les revendications.

Dans la soirée du 9 janvier, Ibrahima, jeune Bruxellois de 23 ans, est décédé à l’hôpital, après une arrestation à place du Nord, près de la gare du Nord près de la Gare Du Nord. Les policiers ont prétendu qu’Ibrahima avait été interpellé pour non-respect du couvre-feu, et qu’il avait ensuite fait un malaise. Il avait en réalité été arrêté à 19h alors qu’il filmait une intervention de police avec son smartphone à la Gare du Nord. Il est décédé à 20h22 à l’hôpital Saint-Jean. Les médecins ont expliqué à la famille qu’il avait plusieurs hématomes sur le corps et qu’il était mort d’un arrêt cardiaque. Un appel à se rassembler le mercredi 13/01 à 15h devant le commissariat de Gare Du Nord a été lancé. Il s’agit du troisième jeune décédé par le fait de la police en Belgique depuis le début du confinement, le premier étant Adil et le second Akram (voir notre article). Les policier ayant tué Adil ont bénéficié d’un non-lieu (voir notre article).

Ibrahima tué par la police belge

Samedi 9 janvier à 5 heures du matin, les forces de l’ordre se sont déployées dans la zone de l’aéroport internationale de Douala pour évacuer les milliers de personnes qui y habitent depuis parfois 30 ans. Les policiers ont à peine donné le temps aux habitants de ramasser leurs affaires. La jeunesse des environs s’est rassemblée et à commencé à caillasser les policiers. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes. Les affrontements ont été suivis d’arrestations, mais ils n’ont stoppé le processus. Ce sont des milliers de familles qui ont dû dormir à la belle étoile. Avec des affaires éparpillées en face l’aéroport, d’autres s’en vont et d’aucun, essayent de sauver ce qu’elles peuvent. Les autorités ont prévenu que ces opérations se poursuivraient dans la perspective du Championnat d’Afrique des Nations…

Dossier(s): Afrique Tags:

Le gouvernement du Cauca a indiqué que dans les semaines à venir, il renforcerait les opérations militaires dans la municipalité de Saint-Sébastien, suite à des patrouilles effectuées par l’ELN dans la zone urbaine. Le 23 décembre, des vidéos ont, en effet circulé, où des combattant·es et des militant·es de la guérilla se mobilisaient sans aucune restriction dans les rues du quartier d’El Rosal.

Une patrouille de l'ELN dans la municipalité de Saint-Sébastien

Une patrouille de l’ELN dans la municipalité de Saint-Sébastien

Dossier(s): Amérique Latine Tags: ,

Le 12 octobre 2020, des fonctionnaires du Corps vénézuélien d’enquêtes scientifiques, pénales et criminelles (CICPC) ont fait une descente au domicile de Vanessa Rosales, l’ont arrêtée et transférée au pénitencier de Mérida, où elle est depuis lors détenue au secret dans une zone isolée. Vanessa Rosales est une militante féministe dans la communauté de Pueblo Nuevo, une communauté à faibles revenus située au centre de la ville de Mérida, au Venezuela. Elle est accusée d’avoir fourni des informations et des médicaments pour une interruption de grossesse à une jeune fille de 13 ans qui avait été abusée sexuellement. Elle est emprisonnée dans l’attente de son procès.

Une militante féministe emprisonnée pour avoir accompagné un avortement

Une militante féministe emprisonnée pour avoir accompagné un avortement

Des anarchistes ont revendiqué l’attaque à l’explosif menée le 24 décembre dernier contre le bâtiment du 21e commissariat, à Estación Central (Santiago), attaque menée avec un engin composée de dynamite et d’ANFO (un explosif artisanal composé de nitrate d’ammonium et de gazole). L’attaque est revendiquée comme “action de vengeance pour les centaines de mutilé.e.s et de mort.e.s et les milliers de prisonnier.e.s que la répression et ses appareils ont provoqué le long de l’histoire.” Avec cette attaque, les auteurs cherchent “à rendre une partie des durs coups que nous avons reçu, en démontrant que la vengeance est possible et en rappelant que ce commissariat est responsable de l’éborgnement d’un jeune rebelle de Villa Portales, qui a été la cible de plus de quatre tirs de la part de la police, le 21 décembre 2019, à l’âge de 17 ans. Ils sont également responsables de la torture des marchands ambulants”. Lire le communiqué complet