Ce vendredi 16 octobre, plus de 5000 manifestants se sont rassemblés sur la Plaza Italia – également connue sous le nom de Plaza de la Dignidad -, qui a été l’épicentre du mouvement social de 2019, dont la répression a fait plus de 20 morts et 2.200 blessés. L’Institut national des droits de l’homme (INDH) a enregistré plus de 2500 plaintes et quelque 3000 victimes d’abus entre octobre 2019 et mars 2020. Cette manifestation intervient deux jours avant le 18 octobre, premier anniversaire de la flambée sociale au Chili, où une série d’émeutes a été enregistrée. Les manifestants ont peint en rouge la statue du général Baquedano et déposé une gerbe de fleurs avec l’inscription: «Pour les morts». La police, a qualifié l’acte de “vandalisation”, est intervenue pour disperser les manifestants. Après l’intervention de la police, les manifestants  sont tous revenus pour se tenir devant le monument. Le 18 octobre de l’année dernière a marqué le début des plus grandes mobilisations sociales de l’histoire du Chili. Au départ, elle a commencé comme une mobilisation contre l’augmentation du prix des transports publics, mais a conduit à des revendications plus larges contre les inégalités sociales et en faveur d’une nouvelle Constitution.

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Mercredi 14 octobre, une manifestation anti-gouvernementale réunissant plus de 500 personnes se tenait à Puente Alto dans la banlieue de Santiago. Cette manifestation, organisée à l’appel de Primera Línea Puente Alto (un média indépendant défendant les classes populaires confrontées à la pandémie), s’est transformée en émeute lorsque plusieurs dizaines de personnes cagoulées ont attaqué un poste de carabiniers avec des pierres, des extincteurs et du mobilier urbain. Les manifestants auraient également brisé la clôture entourant le bâtiment du gouvernement provincial auraient également déclenché des incendies. Les carabiniers ont signalé l’arrestation de huit personnes, dont six hommes et deux femmes. En outre, cinq des détenus sont des mineurs.

Émeutes anti-gouvernementales à Puente Alto

Émeutes anti-gouvernementales à Puente Alto

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Le Soir a publié de nouveaux détails dans l’affaire de Philippe Bourguet, le photographe propagandiste de la police et gazeur de manifestant arrêté. Il a raconté comment il s’était procuré la grande bonbonne XXL de pepper spray qui appartenait bien à la Zone de Police Bruxelles-Ixelles. Il a prétendu avoir voulu réagir à l’arrivée “d’individus, genre black blocks” au moment où Vandersmissen et consorts procédaient a des arrestations. “Voyant que le policier dans la voiture ne bougeait pas, j’ai pris moi-même l’initiative d’aller chercher une gazette, une bonbonne pour me défendre et pour défendre le commissaire. J’ai demandé la bonbonne au policier qui était derrière le volant. Il me l’a remise sans poser de question “. Le commissaire Vandersmissen est quant à lui toujours suspendu de ses fonctions à la Direction Intervention. Il devra aussi justifier la rédaction très tardive (12 jours après les faits) de son rapport sur les événements. Il n’avait rien signalé à sa hiérarchie. Ce n’est qu’au lendemain de sa suspension et de la diffusion des images et de l’article parus sur le site du quotidien Le Soir qu’il a finalement dégainé sa plume.

Le 23 septembre, deux révolutionnaire sont arrêtés par l’anti-terrorisme. Chez M.T., les policiers trouvent deux pistolets, ce qui porte à son arrestation, ainsi qu’à celle de sa compagne, E.M., avec laquelle il vit. Dans le magasin où Polycarpos Georgiadis entrait, les policiers trouvent des munitions pour AK47 et de l’explosif. Quelques jours après, comme une expertise balistique montre que les pistolets ne semblent pas avoir été utilisés dans des actions, M.T. et E.M. sortent de prison dans l’attente de leur procès. Polycarpos, par contre, voit sa détention confirmée et il est incarcéré à la prison de Larissa. La police accuse les inculpés d’être membres du Groupe des Combattants du Peuple (OLA), un groupe de guérilla qui a revendiqué neuf action depuis 2013 visant entre autres le siège de Nea Dimokratia, celui de la siège de la Banque Nationale, la Fédération des industries, l’ambassade d’Israël, la Cour d’appel d’Athènes (voir notre article), etc. La police veut aussi lier le groupe anarchiste-communiste Taksiki Antepithesi (TA, Contre-attaque de classe) dont font partie Polycarpos et M.T., au dossier de l’OLA. Polycarpos avait déjà été emprisonné à deux reprises et arrêté de nombreuses reprises, une fois alors qu’il s’embarquait pour Bruxelles pour participer à une de nos conférences (voir notre article).

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Depuis plus de 3 mois, un mouvement de contestation en Thaïlande mobilise des milliers de personnes. Ce mouvement, mené entre autre par les étudiants, réclame la démission du Premier ministre Prayut Chan-o-cha, un général au pouvoir depuis un coup d’État en 2014 et reconduit à son poste en 2019 suite à d’élections controversées, une modification de la Constitution très favorable à l’armée et mise en place en 2017 sous la junte ainsi qu’une réforme en profondeur de la monarchie. Plusieurs manifestations se sont tenues cette semaine rassemblant plusieurs milliers de personnes malgré l’interdiction de rassemblement de plus de 5 personnes promulgués le jeudi 15 octobre suite aux chahut provoqué lors du passage de cortège de la reine. Au total, une quarantaine de militant.e.s ont été arrêté.e.s cette semaine, dont deux leaders du mouvement.

Bangkok 16 octobre 2020

C’est la fin de six ans d’occupation de la forêt de Chambaran. Les derniers 28 occupants de la ZAD ont été expulsé mardi 13 octobre, dans le calme, par plus de 200 gendarmes. Au cours des opérations ce mardi, trois gardes à vue ont été ordonnées pour “usage de stupéfiants”, “détention d’armes” et “refus de prises d’empreintes”. Un bus a été spécialement été affrété pour acheminer les zadistes, libres, vers Grenoble. Les cabanes ont commencé à être détruites dans l’après-midi, l’opération devrait durer deux à trois jours. Les zadistes s’opposaient à un projet de Center Parc par le groupe “Pierre et Vacances” qui a annoncé, le 8 juillet, renoncer à son projet en expliquant sa décision par les multiples recours d’opposants, l’enlisement des procédures judiciaires, l’occupation du site et la caducité de l’autorisation de défrichement.

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Plus de 400 indépendantistes ont manifesté, à Barcelone au milieu d’une importante force de police. Les manifestant·es voulait marquer le premier anniversaire de la condamnation par la Cour suprême des neufs indépendantistes, qui avait conduit à plusieurs nuits d’émeutes dans la capitale catalane (voir notre article). À la fin de la manifestation, les manifestants ont bloqué la route avec du mobilier urbain déclenchant des affrontements avec les Mossos (la police catalane). Cette manifestation, qui s’est tenue à l’appel des Comité de Défense de la République (CDR), s’est tenue malgré l’interdiction de se rassembler à plus de 6 personnes en vigueur dans la capitale.

Affrontements à Barcelone lors d'une manifestation indépendantiste

Affrontements à Barcelone lors d’une manifestation indépendantiste

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Lundi 12 octobre, des milliers de membres des communautés indigènes de Colombie ont manifesté lundi, jour de commémoration de l’arrivée de Christophe Colomb sur le continent américain et de la fête nationale en Espagne. Les manifestant·es ont convergé vers Cali pour dénoncer les massacres systématiques. Ils demandent également à être consultés sur les grands projets qui impactent leurs territoires, et la pleine mise en oeuvre des accords de paix de 2016 entre le gouvernement et les FARC. Ils se sont mis en route, aujourd’hui, vers Bogotá pour exiger une rencontre avec le président Ivan Duque. Cette rencontre a pour but de protester contre la violence et le non-respect des accords de paix de 2016 avec les FARC.

Manifestations des natifs contre les violences et pour le respect des accords de paix avec les FARC

Manifestations des natifs contre les violences et pour le respect des accords de paix avec les FARC

En 2018, le collectif décolonial “Bruxelles Panthères” envoyait une lettre à Pascal De Handschutter (PS), bourgmestre de Lessines, pour lui demander que le carnaval des Deux Acren (entité de Lessines) s’organise sans “défilé des nègres” (une partie du cortège où les gens pratiquent le blackface). Suite à cette lettre, cette partie du cortège a été annulée mais, le bourgmestre de Lessines a porté plainte contre Nordine Saidi pour “menace d’attentat et harcèlement” (voir notre article).
Une cagnotte a été lancée pour le soutenir en payant les 2500 euros de frais de justice. Plus d’infos ici.

Bruxelles Panthères poursuivie en justice

Bruxelles Panthères poursuivie en justice