Au cours des 6 dernières années, au moins 103 prisonniers malades ont perdu la vie dans les prisons turques. 1 605 prisonniers malades se trouvent derrière les barreaux, dont 604 gravement malades. 249 de ces prisonniers malades sont des femmes. Les détenus madales sont privés d’activité sociale en raison des problèmes de santé. Les prisonniers sont emmenés dans des infirmeries ou des hôpitaux menotté. Ils sont souvent renvoyés en prison après un examen rapide et négligent. Au retour de l’hôpital, ils sont maintenus seuls en quarantaine pendant deux semaines.

Malgré certaines conventions internationales que la Turquie est signataire, la libération des prisonniers malades est empêchée soit par les hôpitaux, soit par l’Institut de médecine légale (ATK), soit par les procureur. Même les prisonniers malades qui n’ont pas de mains (comme Ergin Aktaş), qui ont perdu la vue ou qui sont incapables de marcher (comme Mehmet Emin Özkan, 83 ans, détenu depuis 26 ans) ne sont pas libérés. Quand elles surviennent, les libérations n’ont lieu que lorsque le décès est proche et certain. Le dernier exemple est un patient de 70 ans atteint de cancer, Mehmet Ali Çelebi: libéré de la prison de Sincan le 25 août et est décédé 10 jours plus tard dans un hôpital. En 2020, 16 prisonniers gravement malades sont morts en prison, et 5 autres sont morts peu après leur libération.

Une paire de Xaviers, des robots à roues alimentés par l’IA avec des caméras à 360 degrés, se déploieront dans le Toa Payoh Central, très fréquenté par les piétons, pour surveiller la zone à la recherche de “comportements sociaux indésirables” comme fumer, vendre des marchandises à la sauvette, ou sortir en groupes de plus de cinq personnes (interdiction liée aux mesures contre la pandémie). Le robot autonome est équipé de capteurs pour éviter les obstacles de toutes sortes, de caméras pour fournir une puissance vidéo à 360 degrés et d’un tableau de bord pour montrer des détails tels que la batterie du robot et ses signes vitaux. Son itinéraire sera déterminé à l’avance par les agents, qui pourront répondre aux incidents en temps réel grâce à un interphone bidirectionnel intégré au tableau de bord. Le ministre de l’Intérieur de Singapour, K Shanmugam, avait par ailleurs déclaré en août que la cité-État vise à disposer de plus de 200 000 caméras de police d’ici 2030, soit plus du double du nombre actuel.

Depuis un an, une campagne s’active au Cameroun et en Europe pour la libération de quatre prisonniers politiques: Mira Angoung (22 ans), Tehle Membou (24 ans), Étienne Ntsama (31 ans) et Moussa Bello (37 ans). Le 18 septembre 2020, ces quatre jeunes étaient au siège du Cameroun People Party à Bali, habillés en noir pour protester silencieusement contre la politique de Biya. Vers la fin de cet après-midi passé à échanger avec d’autres jeunes, ils quittaient à pieds le Siège du CPP pour rentrer chez eux. A peu de distance du siège du CPP, ils sont saisis par des éléments de la Légion de Gendarmerie de Douala. Ils croupissent depuis dans la prison centrale de New-Bell à Douala dans des conditions inhumaines et sont poursuivis pour… conspiration de révolution et d’insurrection. L’audience au tribunal a été reportée à plusieurs reprises. Une nouvelle date est fixée mi-septembre.

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Des dizaines de manifestants palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens, hier samedi, lors d’affrontements avec les forces d’occupation israéliennes à Naplouse et à Hébron. À Naplouse, au nord de la Cisjordanie, au moins huit Palestiniens ont été blessés par des balles en caoutchouc israéliennes lors d’affrontements avec les forces d’occupation israéliennes au poste de contrôle de Huwwara, à l’entrée sud de la ville de Naplouse. Plus de 15 autres manifestants ont été étouffés par l’inhalation de gaz. Pendant ce temps, des manifestants palestiniens se sont affrontés avec l’armée d’occupation israélienne dans le camp de réfugiés d’Al-Arroub, près de Hébron, lors d’une manifestation de soutien aux prisonniers palestiniens qui font l’objet de mesures répressives ces derniers jours. Les soldats de l’occupation israélienne ont ciblé les manifestants avec des balles réelles, des balles recouvertes de caoutchouc et des grenades assourdissantes, provoquant de nombreux cas d’étouffement parmi les manifestants par inhalation de gaz. Au moins quatre manifestants palestiniens ont été arrêtés par l’armée israélienne lors des manifestations à Al-Arroub.

Le Chili a commémoré hier samedi les 48 ans du coup d’État militaire qui a renversé le président Salvador Allende. Aux abords du palais présidentiel de La Moneda, certains manifestants ont incendié un arrêt de bus, tandis que d’autres ont lancé des feux d’artifice et des fusées éclairantes en direction de la police. Les incidents se sont ensuite déplacés à l’entrée du cimetière général de la capitale chilienne, où les manifestants ont érigé une barricade, tandis que la police a utilisé des canons à d’eau et des gaz lacrymogènes pour les disperser.

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Le docteur Abimael Guzman, le président Gonzalo du Parti Communiste du Pérou (dit “sentier lumineux”), est mort à 06h40 heure locale (11h40 GMT) au centre pénitentiaire de haute sécurité de la base navale de Callao, près de Lima. Incarcéré depuis le 12 septembre 1992, le président Gonzalo purgeait une peine de prison à perpétuité à la suite de deux condamnations en 2006 et 2018. Il avait été hospitalisé en juillet. Le Dr Abimael Guzman a passé 29 ans à l’isolement dans une prison souterraine. Il était âgé de 86 ans. Il avait dirigé le PCP, réactualisé le maoïsme dans le mouvement communiste, et lancé la guerre populaire au Pérou en 1980 qui avait réalisé de grands progrès jusqu’en 1992.

Le président Gonzalo à son arrestation

 

Au matin du samedi 11 septembre, Zakaria Zubeidi et Mohammed al-Arda, qui se cachaient dans le nord de la Palestine occupée, ont été repris par la police israélienne. Mahmoud Arda et Yacoob Qadri avaient quant à eux été repris la veille. Deux militant·es qui s’étaient évadé lundi de la prison de haute sécurité de Gilboa sont donc toujours en liberté (voir notre article). Vendredi, la police d’occupation israélienne avait violemment réprimé les manifestants qui étaient descendus dans la rue pour soutenir les prisonniers palestiniens. Des Palestiniens de Haïfa et d’Umm Al-Fahm avaient organisé deux manifestations distinctes pour soutenir les prisonniers. Ils brandissaient des pancartes indiquant “Liberté pour les prisonniers de la liberté”, “Tout le soutien à nos héros derrière les barreaux israéliens”.

Manifestation de soutien aux prisonniers évadés

Le 9 août dernier, Dimitris Chatzivasileiadis, qui avait été condamné à 16 ans de prison pour un braquage et sa participation à l’organisation d’Autodéfense Révolutionnaire, s’est fait arrêter à Thessalonique (voir notre article). Il a rendu public un texte qui informe de son parcours et de sa situation: “Depuis octobre 2019, après ma blessure lors de l’expropriation d’une agence de paris sportifs à Cholargos (Athènes), je me suis soustrait à la grille de contrôle préventif et répressif pénal. Une conséquence de ma blessure a été la découverte d’un ensemble d’outils de résistance illégaux et ma relation avec l’organisation de guérilla Autodéfense Révolutionnaire. (Lire la suite)

Dimitris Chatzivasileiadis

Il y a plus de six ans, le 14 avril 2015, une dizaine de personne masquées pénétraient dans les locaux de feu l’UMP (Union pour la Majorité Présidentielle devenu Union pour un Mouvement Populaire), le parti de Nicolas Sarkozy. En solidarité avec les exilés subissant les violences de l’état et de la mairie UMP à Calais, le groupe expulsait l’UMP. En quelques minutes, du mobilier et des documents se retrouvaient sur le trottoir, deux tags étaient inscrits sur la façade et des tracts distribués (voir ici).

Une enquête est alors ouverte et traine pendant plus de deux ans, mais en novembre 2017, elle prend une autre ampleur et se transforme en instruction. Elle sert en fait à alimenter une autre enquête: l’incendie de véhicules de gendarmerie à Limoges (voir notre article). A partir de l’exploitation de traces ADN et d’empreintes digitales, deux personnes sont ciblées, placées en garde à vue et mises en examen. Aucun des deux accusés n’a donner son matériel génétique ou ses empreintes. Deux ans après la fin d’instruction et plus de six ans après les faits (l’UMP n’existe même plus), les accusés sont renvoyés devant le tribunal pour y être jugé pour “dégradations commises en réunion”. Ils seront jugés le 14 septembre 2021 à 14h au Tribunal d’Instance de Toulouse. Un présence solidaire est bienvenue.

Après l’expulsion du siège de l’UMP à Calais

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Au petit matin du 9 septembre 2020, deux policiers ont assassiné l’avocat Javier Ordóñez, en le tasant et le battant à mort (voir notre article). Cette mort est devenu le symbole des violences policières, meurtrières, contre les manifestants antigouvernementaux. Des manifestations ont eu lieu mardi à Bogota pour le premier anniversaire de ce meurtre. Ces manifestations se sont transformées en affrontements avec les forces anti-émeute. Plusieurs personnes ont été blessées, au moins une a été arrêtée, et il y a eu beaucoup de dégâts matériels, dont une moto de police.