Une marche contre les féminicides, demandant justice pour le meurtre de Victoria Salazar, la femme migrante du Salvador, décédée après avoir été détenue par la police de Tulum, s’est soldée par de durs affrontements à Mexico. La manifestation est partie du monument de la Révolution encadrée de 720 policières. Au cours des affrontements, une trentaine de policières ont été blessées.

Ce samedi devait se tenir à Lyon une grande manifestation antifasciste organisée par le collectif Fermons les Locaux fascistes et l’Union Communiste Libertaire. Cette manifestation avait pour but de marquer la solidarité avec la librairie La Plume Noire (attaquée par un groupe de 50 fascistes le samedi 20 mars) et de revendiquer la fermeture des locaux fascistes lyonnais. Plus d’infos ici. Une tentative de manifestation sauvage au départ place Carnot en direction du centre ville a été bloquée par la Brigade Anti-Criminalité (BAC) et un hélicoptère. Au même moment, 25 fascistes des loups gris ont attaqué la maison de la Mésopotamie faisant des dégâts matériels et 4 blessés. Spontanément le groupe de manifestant·es a décidé de partir en manifestation sauvage dans le quartier de la Guillotière. La police a tenté d’intercepter la manifestation mais la voiture de la BAC a percuté un tramway mettant fin à leur tentative de répression.  Plus d’infos ici.

Manifestation antifasciste sauvage à Lyon

Manifestation antifasciste sauvage à Lyon

Deux soldats vénézuéliens ont été tués et neufs ont été blessé par une mine terrestre lors d’opérations contre des combattant·es des FARC le long de la frontière colombienne. Au cours des opérations, les troupes ont démantelé neuf camps tandis que neuf combattants présumés sont morts et 31 ont été faits prisonniers. Les réfugiés fuyant la zone la semaine dernière ont déclaré que l’armée vénézuélienne avait incendié des maisons et tué des civils. Ces opérations entrent dans le cadre des opérations de l’armée vénézuélienne contre les FARC-EP (voir notre article).

Combattants des FARC (archive)

Combattants des FARC (archive)

Des affrontements ont eu lieu à Tataouine, mardi 30 et mercredi 31 mars, opposant de jeunes sans-emplois aux forces de l’ordre. Mercredi, des manifestants ont mis le feu à des pneus et bloqué le carrefour Ennour, alors que des heurts avaient eu lieu la veille au niveau de la route principale reliant Tataouine et Médenine. Les forces de l’ordre s’étaient déployées autour du siège du gouvernorat afin d’empêcher les manifestants d’y accéder. Ils ont eu recours au gaz lacrymogène pour disperser les protestataires qui ont répondu à l’appel de la coordination du sit-in Al Kamour.  Les manifestants demandent au gouvernement de respecter les accords  de novembre 2020 pour mettre fin à une crise sociale qui dure depuis trois ans. Ils réclament surtout l’application de tous les points de l’accord signé avec le gouvernement et le départ du gouverneur de Tataouine. Dix jeunes ont été arrêtés et cinq autres blessés. Deux agent de la Garde nationale ont, également, été blessés.

Ces différentes actions entrent dans le cadre de la vague internationale d’actions non violentes intitulée “Money Rebellion”. Les activistes d’Extinction Rebellion veulent de cette manière attirer l’attention sur l’influence du secteur bancaire et financier sur la crise climatique. A Bruxelles, quelques dizaines de militants ont occupé brièvement les sièges centraux des banques KBC, ING et BNP Paribas Fortis. La police est intervenues peu après pour les en déloger, aucune information jusqu’ici quant à des arrestations. A Londres à l’inverse la police a arrêté 4 de leurs militants pour avoir aspergé la “Bank of England” de faux pétrole (3 pour dégradation et un pour intrusion criminelle). XR a employé le même mode d’action à Paris en s’en prenant cette fois-ci à la Banque de France en présence, notamment,de deux députés européens. Plusieurs des manifestants, dont les députés, ont  été verbalisés pour avoir participé à un rassemblement non autorisé. La police a également placé plusieurs militants en garde à vue  pour dégradation.

 

Romaine “Chip” Fitzgerald est décédé en prison à l’âge de 71 ans, après avoir été enfermé pendant plus de 51 ans en Californie. Il était le membre le plus longtemps emprisonné du Black Panther Party. Pendant des décennies, les autorités californiennes ont refusé de lui accorder une libération conditionnelle, même après qu’il ait eu un accident vasculaire cérébral qui l’a cloué sur un fauteuil roulant. Fitzgerald avait été condamné deux fois, d’abord pour une fusillade avec la police dans laquelle lui et un policier avait été blessés, et une seconde fois pour la mort d’un vigile à l’issue d’un procès manifestement truqué et monté de toute pièce pour obtenir une condamnation pour meurtre en raison de son appartenance au BPP et de sa fusillade avec la police.

Vendredi 2 avril, Georges Abdallah aura 70 ans dont plus de 36 ans dans les prisons françaises. Communiste libanais, il est devenu l’un des plus anciens prisonniers politiques d’Europe. Dans ce cadre, de nombreuses initiatives sont organisées en France (voir ici) ainsi qu’un twitterstorm avec le hashtag #MacronLibérezAbdallah dès 19h ce vendredi.

Cinq maoïstes présumés, dont deux femmes, ont été abattus dans la jungle de Khobramendha, dans le district de Gadchiroli, à la frontière de l’état du Chhattisgarh, lundi matin. C’est l’unité d’élite des paramilitaires anti-guérillas C-60, qui a abattu les maoistes lors d’une opération de ratissage. Les autorités ont déclaré avoir récupéré, outre les dépouilles des cinq maoïstes, des armes, des munitions et des documents politiques. Le lendemain, les zones frontalières de Telangana-Chhattisgarh-Maharashtra ont été bouclées par un important dispositif policier. La police a procédé à de nombreux contrôle routiers et surveille également les mouvements autour de la rivière Pranahita (sur laquelle elle a limité la circulation des bateaux). La police utilise également des drones pour les opérations de ratissage.

Contrôle de police à Bhupalpally ce mardi

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Saisie de recours en annulation concernant le dispositif belge de conservation de données, la Cour constitutionnelle a sollicité l’avis de la Cour de Justice de l’Union européenne. Celle-ci a rendu un arrêt sans appel : la loi belge qui impose aux opérateurs de téléphonie de conserver les métadonnées des connexions Internet et des échanges téléphoniques durant 12 mois est contraire au droit européen. La Cour de Justice critique le fait de surveiller a priori les données de 11 millions de Belges, 24 heures sur 24, pour espérer identifier quelques auteurs d’actes illégaux, la plupart du temps a posteriori. Notons qu’en 2019, les opérateurs de téléphonie belges ont reçu plus de 12.000 demandes de localisation de téléphones, plus de 38.000 demandes pour des observations rétroactives sur le trafic de données d’un numéro de téléphone spécifique et plus de 1.600.000 demandes d’identification d’utilisateurs d’appareil.

Utilisation policière des graphes de métadonnées

Utilisation policière des graphes de métadonnées