Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Suite au drame de l’immolation d’un étudiant devant le bâtiment du CROUS (qui attribue notamment les bourses universitaires) de Lyon, les étudiants de la fac se sont mobilisés. Un rassemblement a notamment été organisé puis un blocus de la fac voté par l’assemblée générale, le mot d’ordre étant de lutter contre la précarité étudiante. Des dizaines d’étudiants ont ensuite lancé une occupation. La présidence de l’université ont alors demandé une intervention policière. Une centaine de gendarme et de membres de la BAC interviennent alors sur le campus pour déloger les opposants. Il est rappeler qu’en France, l’intervention de la force policière sur un campus ne peut se faire dans une université sans l’aval de sa présidence.

répression blocage lyon le bron

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Vendredi 15 novembre, à Cochabamba, fief politique de l’ancien président Evo Morales, des violents affrontements ont opposé des milliers de manifestants aux forces de l’ordre tuant 5 personnes et faisant de nombreux blessés. À La Paz, ce sont 4 personnes qui ont été tuées par les forces de l’ordre. Depuis le coup d’état, au moins 24 personnes ont été tuées lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Les manifestant.e.s demandent le retour de Morales, exilé au Mexique depuis sa démission dimanche dernier et dénoncent un coup d’Etat fomenté par l’opposition. La sénatrice issue de l’extrême-droite chrétienne, Jeanine Añez, s’est, depuis, auto-déclarée présidente de la Bolivie, en l’absence de la majorité parlementaire nécessaire pour le faire, et après que les quatre autres personnes en ligne pour la succession aient été contraintes à la démission.

Affrontements à Cochabamba

Après des mois de procédure, la cour d’appel a finalement donné son verdict concernant l’extradition de Vincenzo Vecchi. Les juges ont annulé le mandat d’arrêt émis par les autorités italiennes et ordonné sa remise en liberté.  Devant le Parlement de Rennes, une centaine de membres de comités de soutiens s’étaient réunis, comme lors de chaque audience depuis l’arrestation survenue dans le Morbihan le 8 août. Vincenzo faisait l’objet de deux mandats d’arrêts européens émis par les autorités italiennes. En 2012, il avait été condamné à douze ans de prison pour des dégradations lors de manifestations anti-G8, à Gênes en 2001. Il avait aussi été condamné à quatre ans de prison pour sa participation à une manifestation antifasciste à Milan, en 2006.

Vincenzo à sa sortie de la prison de Rennes

Pour le quatrième vendredi de manifestation, des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place d’Italie, rebaptisée place de la Dignité par les manifestant.e.s qui la considèrent comme un symbole des manifestations. Ce jour-là, un jeune homme est mort d’un arrêt cardiaque suite à l’utilisation massive, par les forces de l’ordre, de gaz lacrymogène sur la place de la Dignité. L’équipe médicale qui tentait de le ranimer a  été attaquée par la police avec les autopompes, du gaz lacrymogène et également des tirs de balles en caoutchouc blessant à la jambe un des médics qui soignait le manifestant. Celui-ci venait de Maipú, commune de la banlieue de Santiago.

Manifestante arrêtée place de la dignité (ancienne place d'Italie)

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Vendredi 22 novembre, un concert est organisé par l’Agitée, le Collectif Crer, l’uZinne, l’Union Communiste Libertaire Bruxelles ainsi que la Maison Solidaire – l’Alternatif, pour soutenir deux collectifs anarchistes l’Adye (une clinique autogérée gratuite) et Libertatatia (un squat historique) situés respectivement à Exarcheia et à Thessalonique. Ces deux collectifs font face pour l’un à des menaces d’expulsion et pour l’autre à la menace néo-nazie. Le concert aura lieu à partir de 20h à l’uZinne (75, quai de l’industrie, 1080 Molenbeek).

Plus d’infos ici.

Concert pour soutenir des collectifs anarchistes d'Exarcheia et de Thessalonique

Concert pour soutenir des collectifs anarchistes d’Exarcheia et de Thessalonique

Selon un organisme public indépendant, 197 personnes ont subi des blessures oculaires depuis le début de la contestation le 18 octobre au Chili, principalement causées par des tirs de “chevrotines” de caoutchouc.  Parmi elles, 35 risquent de perdre totalement la vue. Au moins vingt personnes sont mortes depuis le début de la crise chilienne, et plus de 2.000 ont été blessées, selon les chiffres officiels. A cela s’ajoutent d’autres traumatismes comme les agressions sexuelles contre les manifestantes arrêtées: 93 plaintes ont été déposées, dont 23 pour des agressions sexuelles commises par des policiers sur des mineures.

1er novembre, en mémoire de celles qui ont été tuées, torturées et violées.

 

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Lundi après-midi, six soldats philippins ont été tués et 23 autres blessés, dans une embuscade de la NPA sur l’île de Samarr, dans le centre-est du pays.  Trois pelotons du 14e bataillon d’infanterie évoluaient sur un terrain escarpé à Sitio Bangon, quand les guérilleros ont déclenché l’explosion simultanée de six IED. Les guérilleros, qui étaient une cinquantaine, ont ensuite ouvert un feu nourri contre les militaires qui ont répliqué. La fusillade a duré 50 minutes et les maoïstes se sont retirés avant l’arrivée des renforts.

Combattants de la NPA

 

 

Samedi 9 novembre 2019, la police grecque a envahi l’Université d’économie et de business d’Athènes pour expulser un local d’étudiant·e·s anarchistes. Le lendemain, le conseil de l’université a, sur conseil de la police, imposé la fermeture de l’université pendant une semaine afin d’empêcher les étudiant·e·s de commémorer l’anniversaire de la révolte étudiante du 17 novembre 1973 contre la dictature des colonels. Cette décision a outragé les étudiant·e·s qui ont décidé d’occuper leur université le 11 novembre. Ils/elles ont été attaqué·e·s par la police anti-émeute à coups de matraque et de gaz lacrymogène. Après l’attaque de la police, les étudiant·e·s ont participé à une manifestation rassemblant plusieurs millier de personnes pour dénoncer l’état d’urgence de fait qui a été progressivement imposé en Grèce, et pour demander l’abrogation de la loi abolissant « l’asile universitaire » (voir notre article).

La police anti-émeute envahit l'Université d'économie et de business d'Athènes

La police anti-émeute envahit l’Université d’économie et de business d’Athènes

 

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Au cours du week-end, les forces de sécurité irakiennes ont lancé une nouvelle vague de répression contre les manifestant·e·s, faisant au moins neuf mort·e·s et une centaine de blessé·e·s. Depuis le début des manifestations en octobre, la répression exercée par le gouvernement a fait au moins 300 mort·e·s et 15 000 blessé·e·s. Les forces de sécurité utilisent à nouveau des balles réelles contre les manifestant·e·s ainsi que des grenades étourdissantes souvent létales (voir notre article) et du gaz lacrymogène 10 fois plus puissant que celui couramment utilisé.

La plupart des affrontements de ce week-end entre les forces de sécurité et les manifestant·e·s avaient pour enjeu le contrôle de plusieurs ponts qui traversent le Tigre, reliant le cœur de Bagdad à la Green Zone, une zone fortement sécurisée dans laquelle se trouvent notamment le parlement, les services du gouvernement irakien et l’ambassade des États-Unis. La nouvelle offensive gouvernementale a été lancée pour reprendre ces ponts ainsi que plusieurs routes importantes bloquées par les manifestant·e·s. Les manifestant·e·s ont cependant pu défendre avec succès la place Tahrir (qui constitue l’épicentre du mouvement) ainsi que le pont Al-Jumhuriyah.

Au moins 300 manifestant·e·s tué·e·s depuis le début du mouvement en Irak

Au moins 300 manifestant·e·s tué·e·s depuis le début du mouvement en Irak