Samedi 4 juillet, une manifestation de 900 personnes s’est tenue à Itxassou pour soutenir Mikel Barrios. Arrêté en 2017 en Allemagne puis remis en liberté sous contrôle judiciaire, Mikel Barrio était en procès pour appartenance à l’ETA. En juin 2020, il a été condamné à cinq ans de prison et dix ans d’interdiction du territoire français. Il est emprisonné à la prison de Mont-de-Marsan depuis le 29 juin. Plus d’infos ici.

Plus de 900 personnes pour soutenir Mikel Barrios à Itxassou

Le 5 juin 2020 à 14h30, le tribunal de district d’Augsbourg a condamné un militant araméen du Mouvement populaire révolutionnaire Suryoye pour violation de la loi sur les associations. Il a reçu une amende de 1800,00 € pour avoir publié sur son mur Facebook, l’événement d’un concert du Grup Yorum qui avait lieu en Syrie. Il a fait appel de sa condamnation. Les militants du Mouvement populaire révolutionnaire Suryoye sont régulièrement la cible d’attaques de la part des autorités allemandes pour leur résistance contre le régime turc d’Erdoğan (voir notre article). Plus d’infos ici.

Un militant araméen condamné pour avoir posté un événement du Grup Yurum sur Facebook

Un militant araméen condamné pour avoir posté un événement du Grup Yorum sur Facebook

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Samedi 4 juillet, le groupe de soutien de Pablo Hasél a organisé des rassemblements de soutien et de solidarité dans plusieurs villes de Catalogne et d’Espagne. Ils demandent une amnistie pour le rappeur communiste, qui a été condamné à trois peines de prison en seulement dix jours (voir notre article). Les manifestations se sont tenues à 19h00 à Barcelone, Valence, Lleida, Tarragona, Sabadell, Banyoles et Molins de Rei. Des rassemblements de solidarité ont également été organisés dans plusieurs villes d’Espagne, comme Madrid, Séville, Malaga, Cáceres et Saragosse.

Rassemblements de soutien à Pablo Hasél dans plusieurs villes

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Samedi 4 juillet, une manifestation s’est tenue devant l’ambassade de Lituanie à Dublin pour protester contre extradition programmée de Liam Campbell vers la Lituanie. Liam Campbell est un ancien membre du conseil de l’IRA Véritable. Il a été emprisonné pendant 8 huit ans pour appartenance à cette organisation. En mai 2009, il a été arrêté à la suite de l’émission d’un mandat d’arrêt européen à la demande des autorités lituaniennes, où il était recherché dans le cadre d’une enquête sur du trafic d’armes. Notons qu’il n’a jamais mis les pied dans ce pays.

Campbell est resté en prison pendant quatre ans et a été libéré en 2013 à la suite de la décision du Belfast Recorders Court de refuser l’extradition. Un troisième mandat d’extradition a été émis par l’État lituanien également en août 2013 et gardé en réserve pendant 3 ans, avant d’être envoyé à Dublin. En décembre 2016, Liam Campbell a été arrêté pour la troisième fois. L’extradition. Celle-ci devrait avoir lieu sur ordonnance de la Haute Cour de Dublin le lundi 13 juillet 2020.

Manifestation contre l'extradition de Liam Campbell

Manifestation contre l’extradition de Liam Campbell

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Mercredi 1er juillet, le ministre de l’intérieur a déclaré en Commission de l’Intérieur que la police et les services de renseignement suivaient actuellement neuf groupes d’extrême gauche et 1.315 personnes qui seraient liées à un ou plusieurs de ces groupes. La nature du suivi est déterminée individuellement au niveau du district en consultation avec tous les services. En outre, dix personnes sont actuellement enregistrées dans la base de données commune sous l’étiquette “propagandiste de la haine inspiré par l’idéologie d’extrême gauche”. Il y a peu la Sûreté de l’État prétendait ne s’intéresser qu’à une partie de l’extrême gauche qui ne regrouperait “guère plus d’une centaine de militants et sympathisants qui sont surtout localisés à Bruxelles.”

Les activités des groupes et collectifs “extrémistes” de gauche connus sur les forums Internet, les médias sociaux et les sites web sont activement surveillées. À cette fin, la police fédérale dispose d’une Unité d’orientation Internet au sein de la Direction centrale de la criminalité grave et organisée, qui est chargée, entre autres, de détecter les infractions sur Internet, y compris les médias sociaux, notamment les messages “extrémistes”. Toutes les informations jugées pertinentes sont communiquées aux structures de la chaîne de sécurité, y compris à l’Organisme de Coordination de l’Analyse des Menaces. Au niveau international, les services compétents de la police fédérale échangent activement des informations avec leurs homologues étrangers des services de police et de renseignement. Les informations peuvent être communiquées directement via des réseaux sécurisés. En outre, il est fait appel à un vaste réseau d’officiers de liaison (LO).

Le siège de la Sûreté de l'État

Mardi 30 juin, alors qu’il se rendait à Jérusalem pour effectuer un test coronavirus (obligatoire) pour prendre l’avion à destination de la France, Salah Hamouri a été arrêté dans ce centre médical par les autorités israéliennes. Il a été conduit au centre d’interrogatoire de Moskobiyeh, à Jérusalem. Le motif de son arrestation ne lui a pas été communiqué. Il a comparu ce dimanche 5 juillet matin devant un juge qui a décidé de le maintenir en prison jusqu’au 7 juillet. Ses avocats ont fait appel de cette décision. Il est accusé “d’appartenance à une organisation interdite”. Salah Hamouri est une figure du mouvement des prisonniers palestiniens. Il a été arrêté à plusieurs reprises et subit un acharnement de la part des autorités israéliennes qui ont notamment tenté de l’enlever en mai dernier (voir notre article).

Liberté pour Salah Hamouri !

Liberté pour Salah Hamouri !

Jeudi 2 juillet, au siège d’Eurojust, l’agence de coopération judiciaire de l’Union européenne, à La Haye, des enquêteurs néerlandais et français ont révélé qu’ils étaient parvenus contourner les systèmes de sécurité des téléphones EncroChat. Ces appareils ont commencé à arriver entre les mains des experts de la gendarmerie française en 2017, en marge d’affaires de trafic de stupéfiants. A l’apparence anodine, ils disposaient de fonctionnalités cachées rendant leurs communications impossibles à intercepter et leurs données illisibles. Leurs données pouvaient être totalement supprimées en saisissant un simple code sur le téléphone.

Ces téléphones, dont la caméra, le micro ou le GPS étaient parfois physiquement détruits pour limiter tout risque de pistage, étaient commercialisés par EncroChat au prix de 1.000 euros et assorti d’un abonnement d’environ 3 000 euros l’année. Chaque appareil disposait même d’un service après-vente, disponible vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. En 2020, selon les autorités néerlandaises, 50.000 appareils EncroChat étaient actifs, dont 12.000 dans les seuls Pays-Bas.

Les enquêteurs français ont découvert les serveurs formant le soubassement technique du réseau EncroChat étaient situés en France. Un logiciel capable de siphonner le contenu des appareils et de lire les échanges avant qu’ils soient chiffrés a été envoyé sur des milliers de téléphones. Ceux-ci ont été écoutés pendant des semaines. Les responsables d’Encrochat ont fini par s’apercevoir que quelque chose clochait sur leurs appareils. Le 13 juin, ils font parvenir en urgence, en anglais, un message à tous leurs utilisateurs : “Une ou plusieurs entité(s) gouvernementales ont lancé une attaque pour compromettre [certains de nos appareils]. Nous ne pouvons plus en garantir la sécurité. Nous vous conseillons de les éteindre et de vous en débarrasser immédiatement.” La justice française, qui vise, notamment, le chef de “fourniture d’un moyen de cryptologie”, n’a pas (encore?) lancé de poursuite contre EncroChat.

Un téléphone Encrochat

Un téléphone Encrochat

Un homme de 21 ans a été abattu lors de manifestations sociales vendredi 3 juillet, dans la ville de Padre Hurtado de Melipilla, à la périphérie de Santiago. Le jeune homme a reçu une balle dans la poitrine. Il a été placé dans un taxi pour être transféré à l’hôpital local, mais il est décédé en chemin. Une série de manifestations a éclaté dans de nombreux quartiers des principales villes du Chili jeudi et vendredi. Vendredi soir, en banlieue de Santiago des barricades enflammées ont été dressées à différents carrefours, et les habitants ont participé à des concerts de casseroles. Objectif : dénoncer la manière dont le gouvernement a géré la pandémie de coronavirus et ses conséquences économiques et sociales. Avec plus 9 000 morts le Chili est l’un des pays d’Amérique latine les plus touchés par le Covid-19, et ses habitants réclament des aides sociales.  1.706 personnes ont été arrêtées la seule journée de jeudi, lors des manifestations (1.547 pour infraction à la quarantaine sanitaire et 159 pour violation du couvre-feu).

Manifestation cette semaine à Santiago

 

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Bermal Birtek et Ergin Balta, deux cadres du Parti démocratique des régions (DBP) ont été condamnées chacune à 10 ans et 6 mois de prison par la cour d’appel d’Erzurum. Le tribunal a prononcé sa condamnation au cours d’un nouveau procès des anciens membres de l’assemblée du DBP, Bermal Birtek et Ergin Balta. Les deux militantes ont assisté à leur procès par vidéo-conférences depuis les prisons où elles sont emprisonnées (la prison de Sincan pour Bermal Birtek et la prison de haute sécurité de type L de Patnos pour Ergin Balta). Le Parti démocratique des régions (DBP) est un parti allié du Parti démocratique des peuples, une cible récurrente du régime d’Erdoğan (voir notre article).

Bermal Birtek et Ergin Balta

Bermal Birtek et Ergin Balta