Mercredi 20 mai, la police essayait d’arrêter deux personnes sur la Chaussée de Mons à Anderlecht lorsque une vingtaine d’habitants en colère sont intervenus. Une bousculade s’en est suivi et les policiers ont reçu quelques coups. Une fois la foule calmée, les policiers ont continué leur arrestation. Une enquête pour coups et blessures volontaires a été ouverte afin d’identifier les personnes présentes, deux ont d’ailleurs été arrêtées dans les jours qui ont suivi. Suite à cet incident, le ministre de l’Intérieur s’est concerté avant-hier avec le bourgmestre d’Anderlecht et le chef de corps de la zone de police de Bruxelles-Midi (Anderlecht, Saint-Gilles, Forest) au Commissariat à Anderlecht. Une demande concrète de renfort au profit de la zone a reçu une réponse positive du ministre.

Des habitants d'Anderlecht en colère s'opposent à une arrestation

Des habitants d’Anderlecht en colère s’opposent à une arrestation

Après des manifestations quasi quotidiennes l’an passé, la contestation avait pu paraître étouffée en raison de la distanciation sociale liée à la pandémie. Mais le dépôt au Parlement chinois, vendredi, d’un texte visant à interdire « la trahison, la sécession, la sédition et la subversion » à Hongkong a de nouveau mis le feu aux poudres. D’autant que Pékin a demandé dimanche son application « sans le moindre délai ».  Des milliers d’habitants ont répondu présents dimanche malgré l’interdiction de manifester, pour dénoncer ce passage en force de la Chine sur une question qui suscite depuis des années l’opposition des Hongkongais. Alors que le nombre de manifestants enflait dans les quartiers de Causeway Bay et Wanchai, la police a eu recours aux lacrymogènes et aux gaz poivrés pour tenter de disperser la foule, avec l’aide de canons à eau. Certains protestataires ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, érigé des barricades de fortune et utilisé les parapluies pour se protéger des gaz lacrymogènes. La police a annoncé 180 arrestations.

Affrontements ce dimanche à Hong-Kong

Samedi 23 mai, différentes organisations syndicales, de chômeurs et centres sociaux ont organisé une manifestation à Naples pour demander un revenu de base pour tous et toutes, l’arrêt des loyers, l’amnistie et pour revendiquer le droit à manifester ; « la crise est votre, on la payera pas nous » on pouvait lire sur une banderole. Le rassemblement d’environ 500 personnes s’est transformé ensuite en manifestation non autorisée, les forces de l’ordre ont essayé de la bloquer. Les manifestants ont emprunté les petites rues du centre ville sous les applaudissements des habitants avant d’être à nouveau arrêté par la police. Quelques échauffourées ont eu lieu, au moins 1 policier a été blessé.

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Maria José Baños Andujar, combattante des GRAPO, emprisonnée depuis le 18 juillet 2002, est dans un état de santé dramatique à la prison de Picassent (Valence). Il y a six mois, elle a commencé à souffrir d’un mal de gorge. Une infection s’est développée qui recouvre maintenant sa bouche et son nez, et qui lui rend difficile de manger et de respirer. Maria José souffre depuis longtemps du SIDA, et de nouvelles pathologies, dangereuses, sont apparues (gastro-entérite chronique et crises hépatiques). Tout a empiré depuis mars avec le COVID-19: les quarantaines enferment les prisonniers dans les modules sans soins de santé. Maria José n’est traitée pour aucune de ses affections, elle est dans un état de faiblesse extrême, pesant moins de 45 kg (alors qu’elle mesure 1m72). Voir notre dossier

Maria José Baños Andujar

 

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Les forces de sécurité ont tué samedi matin deux membres du Parti communiste indien (maoïste) dans le district de Sukma, dans la région de Bastar (état du Chhattisgarh). Un des maoïstes tués a été identifiés comme étant Gundadhur, le commandant de l’escouade locale de guérilla (LGS) du comité régional de Malangir. Une récompense de 250.000 roupies avait été offerte pour qui aiderait à son arrestation. C’est à 12h45, près du village de Mankapal, qu’un détachement de la DRG en patrouille de contre-guérilla a ouvert le feu sur les deux maoïstes.

Rassemblement maoïste en Inde

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Le parquet d’Ismir a t ouvert une enquête jeudi après que des inconnus aient piraté le système d’appel à la prière à Izmir pour diffuser “Bella Ciao” à partir des minarets de plusieurs mosquées de cette ville de l’ouest de la Turquie. L’hymne antifasciste a été diffusé mercredi après-midi, à l’heure de l’appel à la prière. La séquence a été largement partagée sur les réseaux sociaux. La division locale de l’Autorité turque des Affaires religieuse a annoncé avoir ouvert une enquête interne et porté plainte auprès de la police. Le parquet d’Izmir a également ouvert une enquête contre des usagers des réseaux sociaux soupçonnés de “dénigrement des valeurs religieuses” pour l’avoir applaudi. Dans le cadre de cette enquête la police a arrêté Banu Özdemir qui avait filmé la scène et diffusé les images sur les réseaux sociaux. Elle se trouve actuellement à la prison de Şakran.

Banu Özdemir se trouve actuellement à la prison de Şakran pour avoir filmé la diffusion de la Bella Ciao par une mosquée

Banu Özdemir se trouve actuellement à la prison de Şakran pour avoir filmé la diffusion de la Bella Ciao par une mosquée

Les officiers et employés de la Police nationale espagnole ainsi que le personnel civil qui ont participé à l’opération visant à réprimer le référendum sur l’indépendance de la Catalogne de 2017 ont reçu des primes de 21 millions d’euros. Par ailleurs, de nombreuses personnes impliquées dans l’opération ont également reçu des médailles ou d’autres récompenses. Le gouvernement de Madrid a envoyé un total de 6000 officiers en Catalogne lors de l’opération de répression du référendum. Cette opération a, au total, couté 87 millions d’euros. Toutes ces données ont été compilée dans un rapport de 464 pages “privé et confidentiel” du groupe d’entreprises Ernst & Young (un cabinet d’audit financier) qui a fuité.

Répression du référendum d'indépendance catalan (archive)

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Quatre personnes ont été arrêtées dimanche 17 mai au soir, par la police, avant d’être déférées au parquet de Bobigny pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences et fabrication d’engins explosifs ». Ces militant·es avaient été filés par des policiers en civil de la Brigade Anticriminalité (BAC), ce qui les a conduit à l’ancienne clinique de la Dhuys située à Bagnolet, face au 46, rue Lénine. Cette clinique fermée, est devenu un squat tenu par la gauche révolutionnaire. Les policiers ont arrêté, dimanche, un couple sortant du squat et l’a placé en garde à vue. La veille, deux autres personnes avaient été arrêtées et également placées en garde à vue. Elles sortaient du même lieu et la police prétend qu’elle était en possession de cocktails Molotov et de mortiers d’artifice. La police prétend que ces engins ont été confectionnés sur place, ou récupérés à l’intérieur.

À l’issue des gardes à vue, les quatre personnes ont été déférées au parquet de Bobigny en vue d’une comparution immédiate à délai différé. Cette nouvelle procédure mise en œuvre depuis un an permet de continuer à enquêter et de placer un mis en cause en détention provisoire ou sous contrôle judiciaire en se passant du juge d’instruction. Le procureur saisit directement le juge des libertés et de la détention qui statue sur le sort de l’auteur présumé. Le procureur a requis leur détention provisoire.

Quatre personnes arrêtées pour fabrication d'engins explosifs

Quatre personnes arrêtées pour fabrication d’engins explosifs

Lundi 18 mai, les habitant·s de la commune d’El Bosque (une commune de la banlieue de Santiago) sont descendu·es dans les rues pour protester contre manque de nourriture auquel ils sont confrontés en raison de la mise en quarantaine totale appliquée à 38 communes de la région. Ils réclamaient l’envoi de colis alimentaires. La police est arrivée sur les lieux a utilisé des gaz lacrymogènes et une autopompe pour tenter de dissoudre la manifestation. Trois personnes ont été arrêtées. Les manifestant·es ont répliqué avec des jets de pierre et ont tenté d’ériger des barricades enflammées dans les rues.

Émeutes de la faim à El Bosque