A Lyon, les manifestations contre le pass sanitaire ont vu s’affronter, les membres de l’extrême droite et les antifascistes. Mercredi dernier, une jeune antifasciste a été arrêté dans ce cadre et devait être jugé en comparution immédiate vendredi au tribunal judiciaire de Lyon. Ce jeudi matin, une dizaine d’arrestations a visé les antifascistes lyonnais.

MAJ (23/9): Sept antifascistes sont passés aujourd’hui devant le procureur et devant le juge des libertés. 4 d’entre eux sont écroués dès ce soir.

 

Le parquet général a requis, mardi, devant la cour d’appel de Liège, des peines de 15 jours avec sursis et un mois avec sursis, ainsi que des amendes allant de 300 à 600 euros, contre les 17 militants et responsables de la FGTB poursuivis à la suite d’une action de blocage du pont de Cheratte en octobre 2015. Le tribunal correctionnel de Liège avait condamné en novembre 2020 ces 17 syndicalistes à des peines allant de 15 jours de prison avec sursis à 1 mois de prison avec sursis et avec amendes de 600 euros (voir notre article). Le syndicat avait fait appel.

Devant la cour d’appel de Liège, ces 17 syndicalistes ont de nouveau contesté les faits qui leur sont reprochés. Suivant une ligne de défense déplorable, ils ont affirmé avoir rejoint un barrage déjà installé préalablement et dans un mouvement “parasité par des casseurs extérieurs au syndicat”. “En première ligne se trouvaient des personnes n’ayant rien à voir avec l’organisation syndicale. Pour la FGTB, ce genre d’action n’est pas une bonne chose dans la mesure où on parle plus du blocage que de la raison de la grève ou du mouvement”, a exposé Thierry Bodson, président de la FGTB. Le parquet a soutenu que la présence de casseurs n’a pas été démontrée et que le bloquaqe était lien le fait des manifestants. La comparution de ces 17 militants et responsables de la FGTB a été précédée le matin, sur la place Saint-Lambert, d’une action de soutien de plusieurs centaines de militants .

Le Maroc mène des opérations ciblées au moyen de drones armés contre le Front Polisario. En avril 2021, l’armée marocaine avait déjà utilisé contre les Sahraouis trois drones militaires de type Harfang, conçu par Israël et produits par Cassidian (Airbus Group). En septembre dernier, le Maroc avait fait l’acquisition de quatre drones SeaGuardian de dernière génération en provenance des États-Unis, qui se sont ajoutés aux 4 Predators de la génération précédente et aux 14 drones d’origine israélienne.  Cette année, le Maroc a acquis 13 drones de type Bayraktar TB-2 auprès de la compagnie turque Baykar. Ce type de drone est utilisé massivement par l’armée turque contre les Kurdes. C’est ce vendredi que la livraison des premiers Bayraktar TB2 a débuté. Les équipages militaires marocains ont terminé leur formation en Turquie il y a quelques semaines.

Le Maroc va en outre se lancer dans la fabrication de drones kamikazes, des appareils relativement simples à construire dont l’efficacité a été prouvée lors du conflit au Nogorno-Karabakh. Le lancement de ce projet intervient après plusieurs mois de négociations menées entre le Maroc et le groupe israélien Aerospace Industries (IAI), implanté au Maroc à travers sa filiale Bluebird Aero Systems, spécialisée dans la fabrication de drones.

1380 détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, appartenant à tout l’éventail politique, devaient entamer une grève de la faim illimitée vendredi 17 septembre. Cette lutte vise à protester contre les mesures punitives et répressives prises par l’administration des prisons israéliennes à la suite de l’évasion de Gilboa. Le premier groupe de la grève de la faim comprend 1380 détenus de plusieurs prisons : 400 détenus de la prison de Ramon, 300 de la prison d’Ofer, 200 de la prison de Nafha, 200 de la prison de Megiddo, 100 de la prison de Gilboa, 80 détenus de la prison d’Eshel, 50 de la prison de Shatta, et 50 de la prison de Hadarim.

De nouveaux groupes de détenus se joindront à la grève de la faim demain mardi, tandis que 100 détenus de premier plan, dont le leader palestinien Marwan Barghouti, s’abstiendront de boire de l’eau à partir de vendredi. Les détenus exigent de l’administration pénitentiaire israélienne qu’elle mette fin à sa politique de répression, d’abus et de transferts arbitraires, qu’elle mette fin aux mesures répressives imposées aux détenus, qu’elle libère les prisonniers isolés dans les sections ordinaires, qu’elle ramène les conditions de détention à ce qu’elles étaient avant le 5 septembre, et qu’elle mette fin à la politique de détention administrative arbitraire et cesse la politique de renouvellement des détenus administratifs, entre autres revendications.

MàJ: Le mouvement de grève a été annulé

 

Les affrontements ne cessent pas dans une zone rurale de la municipalité de Cajibío, Cauca. Ils opposent les communautés paysannes et indigènes qui revendiquaient leurs terres ancestrales, et les forces anti-émeutes (ESMAD) qui protègent les intérêts de la multinationale Smurfit Kappa Cartón de Colombia. La multinationale se plaint que plus de 10 de ses exploitations forestières aient été occupées et que des dizaines d’hectares de pins et d’eucalyptus, plantés par ses soins, ont été abattus. Quatre jeunes indigènes Misak ont ​​été blessés par les ESMAD et un jeune homme a été arrêté. Des affrontements dans cette même commune, le mois dernier, s’étaient soldés par la mort d’un paysan et l’incendie, par la foule, de la mairie (voir notre article).

Un des domaines disputés

Jeudi après-midi, une manifestation anti-gouvernementale s’est terminée en violents affrontements à Medellin, dans le secteur du Parque de los Deseos. Les manifestants s’en sont pris à des installations du chemin de fer et ont lancé des cocktails Molotov et des petites bombes artisanales sur les policiers anti-émeutes. Les affrontements se sont poursuivis dans la soirée. La police affirme que des coups de feu ont été tiré contre elle par une personne, un balle aurait touché le bouclier d’un policier. Un couvre feu pour mineurs a été établi dans le Nord de la ville

Yasin Bulut, 64 ans, membre historique du PKK, a été tué par balle, vendredi matin, dans la ville de Sulaymaniyah, au Sud-Kurdistan (nord de l’Irak). Souffrant d’une maladie grave, Bulut, qui suivait un traitement à Sulaymaniyah, venait de sortir de chez lui pour se rendre à pied dans un hôpital du district de Çarçira, lorsqu’il a été abattu par un commando relevant probablement des services secrets turcs (MIT). Yasin Bulut, également connu sous le nom de Şükrü Serhat, est né en 1957 dans la province de Kars. En 1978, il a rejoint le PKK nouvellement formé. Arrêté suite au coup d’État militaire du 12 septembre 1980, il a été emprisonné dans la prison de Diyarbakir avec de nombreux autres cadres du PKK. Après sa libération de prison en 1991, il a rejoint les montagnes du Sud-Kurdistan. Des milliers de personnes ont assisté à ses funérailles.

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Des affrontements ont éclaté, vendredi, entre des jeunes palestiniens et les forces de l’armée israélienne au poste de contrôle d’Al-Jalama dans le nord de la Cisjordanie occupée. Les forces d’occupation au poste de contrôle, ont tiré des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes sur les Palestiniens, qui manifestaient en soutien aux évadés de la prison de Gilboa (voir notre article). Les forces d’occupation israéliennes ont poursuivi leurs opérations de recherche des deux évadés restant libres dans les villes et villages de Ya’bad, Anin, Taybeh, Al-Hashimiya, Rumana et Faqqu’a dans le gouvernorat de Jénine.

Le président de la République française a annoncé mardi, à l’école nationale de police de Roubaix, dans le cadre du Beauvau de la sécurité, que 15 000 caméras-piétons seront déployées dans les prochaines semaines. L’objectif est que d’ici à la fin 2022, chaque policier sur le terrain soit doté d’une caméra individuelle. Un nouveau schéma de maintien de l’ordre va être présenté avant novembre, ainsi que la création, en région parisienne, d’un centre de formation sur le maintien de l’ordre dédié aux policiers comme aux gendarmes. La police nationale sera en outre dotée d’un nouvel uniforme qui sera mis en dotation à partir du premier trimestre 2022. Le fabriquant de ce nouvel uniforme est Paul Boyé Technologie, une entreprise française, dont le siège social se situe en Haute-Garonne, qui est spécialisée dans la fabrication d’uniformes et d’équipements de sécurité.

Le nouvel uniforme des policiers en France