Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Du 22 avril au 1er mai, un camp d’actions “Reclaim the Cape” s’opposait à la construction d’une centrale nucléaire exploitée par Fennovoima et Rosatom à Pyhäjoki. Le 28 avril, les activistes ont bloqué l’accès au chantier (à l’aide de lock-on) et la police en a profité pour expulser le camp, la journée suivante, deux autres camps ont été expulsés également. 35 personnes ont été arrêtées, plusieurs ont été blessées dont une qui a dû être hospitalisée.

Trois personnes sont toujours emprisonnées, deux Suédois et un Belge, ils sont accusés de violence contre agent et de participation à une émeute. Leurs conditions de détention sont difficiles à cause de la langue qu’ils ne pratiquent pas. Ils passeront normalement en procès le 12 mai. Jusque là, ils sont maintenu dans un régime équivalent au garde à vue. Une manifestation aura lieu à Nancy ce 11 Mai à 14h, devant le Consulat de Finlande de Nancy, 34, Avenue Jolain, 54210 St-Nicolas-de-Port

Le camp antinucléaire à Pyhäjoki.

Le camp antinucléaire à Pyhäjoki.

Jeudi 28, les policiers anti-émeute et une patrouille de police avec des chiens ont attaqué le camp de Fennovoima. Le camp, qui accueillait les opposants à la construction de la centrale nucléaire de Fennovoima, fait partie d’un mouvement plus vaste contre le programme nucléaire finlandais qui prévoit de construire deux centrale, une à Fennovoima et une à Rosatom, au Cap Hanhikivi, pour approvisionner la finlande et des pays voisins. Les affrontements ont été très durs: les policiers ont tirés au flash-ball, touchant plusieurs occupants dans la partie supérieure du corps. Plusieurs policiers ont été touchés par des jets de pierre et une voiture de police a été incendiée. La police a fini par investir le camp, toujours en tirant au flash-ball. La police évacué toutes les personnes du camp, et ont pris certaines personnes en garde à vue.

Blocage de route à Fennovoima

Blocage de route à Fennovoima

Le camp anti-nucléaire de Hanhikivi, à Pyhäjoki tentait d’empécher la construction d’une centrale nucléaire. Dés le 15 septembre, à renforts de policiers anti-émeute, de bulldozers et d’agents de G4S ainsi que d’un hélicoptère le camp a commencé à être expulsé. Les personnes expulsées ont reconstruit un camp juste à coté, mais une personne est restée dans une cabane dans un arbre, et la police refusait qu’on lui apporte des vivres. Ce dernier occupant a donc commencé une grève de la faim en réclamant qu’on lui apporte des vivres et des vêtements, quatre autres personnes se sont également mis en grève de la faim en solidarité. Le 23 septembre à 23h30, la police a finalement mis la main sur le dernier occupant, en ayant dû au préalable couper les arbres, aménager une nouvelle route et faire venir des unités spéciales de la police et des pompiers dans des véhicules blindés tout en faisant garder le chantier pour empêcher les soutiens d’approcher. Il a été hospitalisé puis relaché.

Les occupants de ce camp, qui avait commencé le 21 avril, sont accusés d’une centaine de crimes.

La police aura mis une semaine pour expulser le dernier occupant.

La police aura mis une semaine pour expulser le dernier occupant.

Suite du feuilleton de l’été sur le site du Secours rouge, qui passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs. En mai 1918, à l’issue de la guerre civile, les Blancs triomphent des Rouges en Finlande. Le pouvoir contre-révolutionnaire ouvre alors les premiers camps de concentration d’Europe. 80.000 hommes (6 % de la population adulte finlandaise) y étaient détenus. Au printemps 1919, 12.500 d’entre eux étaient morts du fait de leurs conditions de détention.

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Feuilleton de l’été 2015 (8): Les camps de concentration finlandais

Il y a 87 ans jour pour jour, Sacco et Vanzetti étaient exécutés par l’appareil répressif américain. C’est pour commémorer cette date que plusieurs sections de l’Anarchist Black Cross, notamment en Europe de l’Est, au Royaume-Uni et au Mexique lancent cette année la ‘Semaine Mondiale de Solidarité avec les Prisonniers Anarchistes’ du 23 au 30 août.
Les organisateurs appellent à répandre l’info et à “organiser des événements allant de la soirée d’information, de la projection, de concerts benefiets à la solidarité et à l’action directe.”

Monde : Première édition de la ‘Semaine Mondiale de Solidarité avec les Prisonniers Anarchistes’