Les agents fédéraux ont été envoyés à Portland afin de mettre un terme aux manifestations organisées chaque nuit devant le tribunal fédéral de la ville pour protester contre les brutalités policières et le racisme. Ces agents sont déployés dans les rues où ils utilisent des moyens interdits à la police. C’est ainsi que samedi soir, des agents fédéraux ont tiré sur un manifestant à la tête, probablement avec des balles à blanc, blessant gravement ce dernier. Selon sa mère, il a souffert de fractures au crâne et a dû subir une opération chirurgicale.

Ces agents procèdent aussi à des arrestations qui, au regard de la loi américaine, s’apparentent à des enlèvements. Un véhicule banalisé s’est ainsi arrêté devant Mark Pettibone, vers 2h du matin mercredi 14. Quatre personnes en tenue de camouflage en sont sorties sans marque d’identification. L’un des agents l’attrapé et la jeté dans le fourgon tandis qu’un autre a tiré son bonnet vers le bas pour l’empêcher de voir. Après avoir été fouillé, sur l’un conduit au tribunal fédéral où on l’a placé dans une cellule. Deux heures plus tard, on a laissé partir sans lui dire pourquoi il avait été arrêté. Dans un communiqué publié vendredi 17, l’Agence des douanes et de la protection des frontières (CBP), qui dépend du ministère de l’Intérieur américain, a indiqué que ses agents avaient procédé à l’interpellation après avoir eu des “informations” selon Mark Pettibone était “soupçonné” de s’en être pris à des agents ou des biens fédéraux.

Le maire de Portland a déclaré que la réponse fédérale était «irresponsable» et a demandé que les agents mobilisés restent à l’intérieur des bâtiments fédéraux ou quittent la ville. Quant à la gouverneure démocrate de l’Oregon, elle a critiqué sur Twitter l’intervention du gouvernement dans la ville. “Cette comédie politique du président Trump n’a rien à voir avec la sécurité publique”, a-t-elle écrit. Trump a déclaré la semaine dernière qu’il avait envoyé du personnel de la sécurité intérieure à Portland parce que “les locaux ne sont pas capables de s’occuper eux-mêmes”.

Agents fédéraux déployés à Portland

 

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Hier matin 16 juillet, 300 gendarmes ont réinvesti la D281 (ancienne route des chicanes) sur la ZAD de NDDL pour détruire deux cabanes et évacuer le véhicule/domicile d’une personne qui occupait la Chèvrerie depuis plus d’un an… Les gendarmes et travailleurs réquisitionnés ont massacré des dizaines d’arbres qui repoussaient depuis 2013 dans la “zone non motorisée”, pour détruire La Chouette (ancienne Mandragore) épargnée par les machines lors de l’expulsion 2018 car située en zone marécageuse, mais à moitié détruite tout de même par quelques gendarmes à pied. Elle avait été reconstruite lors du printemps 2019… Plusieurs cabanes restent néanmoins debout bien que “illégales”. C’est le Conseil Départemental de Loire Atlantique qui a réclamé l’expulsion de 2 cabanes habitées sur “ses” terres.

La destruction de cabane à NDDL ce mercredi

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Plusieurs émeutes ont éclaté dans la nuit du mardi 14 juillet au Chili suite au vote par la Chambre des députés d’un projet de loi qui autorise le retrait de 10% des fonds de pension pour faire face à la crise économique liée à l’épidémie de Coronavirus. Les événements ont commencé après 21h00, au cours de plusieurs rassemblements en opposition à cette loi, dans différentes parties du Chili. Dans la région métropolitaine, des affrontements avec la police ont éclaté à l’intersection des avenues Zapadores et Juan Cristóbal, où un bus de la compagnie “Transantiago” été incendié. Des affrontements ont également eu lieu près de l’ensemble de logements sociaux “Villa Olimpica” de Ñuñoa où des unités des Carabiniers ont utilisé une autopompe pour disperser les manifestant·es. Des émeutes ont aussi éclaté dans la région de Valparaíso, où des manifestant·es ont érigé des barricades. Dans la ville de San Felipe, un minibus à proximité des départements de Sargento Aldea a été incendié. En outre, il y a eu des affrontements entre manifestant·es et policiers.

Émeutes contre la baisse des retraites suite au Coronavirus

Émeutes contre la baisse des retraites suite au Coronavirus

Ahmed Hajjaj Al-Rimawi, cadre du FPLP, a été libéré le 15 juillet après 18 ans dans les prisons de l’occupation israélienne. Il avait été arrêté suite à sa tentative d’enlever un soldat israélien pour engager une procédure d’échanges de prisonniers avec les militants du FPLP responsables de l’exécution d’un ministre d’extrême droite israélien en 2001 en réponse à l’assassinat par l’armée israélienne d’Abu Ali Mustapha, secrétaire général du FPLP. A son retour dans son village, il a été accueilli par sa famille et de nombreux sympathisants.

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Cinq arrestations ont été effectuées lors d’émeutes survenues à Portland la nuit de lundi 14 à mardi 15. Des manifestants appelant à l’équité raciale et à la réforme de la justice ont marché de Kenton Park au siège de la Portland Police Association, sur North Lombard Street, marquant ainsi plus de six semaines de manifestations nocturnes. Plusieurs centaines de manifestants ont bloqué la rue et certains ont caillassés les policiers. La policier a exigé l’évacuation puis est intervenue, provoquant des affrontements, Cinq personnes ont été arrêtées, toutes pour “interférence avec un policier”, mais aussi, pour une seule d’entre elles, pour pointage illégal d’un laser. Un policier aurait été blessé par un jet de brique.

Affrontements à Portland

Quatre cadres présumés de la guérilla maoïste ont été capturés lors d’une opération conjointe de l’armée (en l’espèce le 5e bataillon d’infanterie de la 3e Division) et de la police nationale des Philippines. La capture a eu lieu vendredi 10 juillet à Barangay Magballo, (Kabankalan City), Negros Occidental. Les maoïstes capturés sont Emmylo Cañares 38 ans, secrétaire du deuxième comité national du parti du centre urbain (2NUCPC), George Buga-ay, 42 ans, responsable régional de la communication régionale (RCOM), Relyn Moreno, 22 ans, et Raffy Patajo, 21 ans, deux anciens commandants d’escouades de guérilla ayant pris des responsabilités dans les communications. Ils étaient porteurs d’armes de poing, de documents et de téléphones portables.

Les quatre maoïstes capturés

 

La fête nationale française a donné lieu, pour la deuxième année consécutive, à des manifestations anti-gouvernementales et à des affrontements avec la police à Paris. Des centaines de Gilets Jaunes ont tout d’abord manifesté en matinée devant l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) pour réclamer sa dissolution. L’IPGN a, en effet, perdu toute crédibilité depuis la mise en lumière de son rôle de blanchiment des policiers violents (voir notre article). En après-midi, une manifestation de plusieurs milliers de personnes s’est tenue au départ de la Place de la République. Le cortège était principalement composé de membres du personnel hospitalier, de Gilets Jaunes, et de militant·es syndicaux. La police, qui avait déployé un gros dispositif, a nassé et gazé le cortège à la Place de la Bastille, déclenchant des affrontements avec les manifestant·es. Des tentatives de manifestations spontanées se sont ensuite tenues en début de soirée.

La célébration officielle a été également perturbée par une action du personnel soignant. Alors que la Marseillaise résonnait devant un parterre de militaires et de politiciens, des banderoles, accrochée à des ballons, se sont envolés depuis un immeuble. Elles indiquaient : “L’économie nous coûte la vie”, “Derrière les hommages, Macron asphyxie les hôpitaux”. Deux soignants du collectif “L’inter-Urgences” ont été arrêtés après avoir déployé une banderole dans le ciel. Ils ont été transférés au poste et interrogés pendant quelques heures au commissariat du 7ème arrondissement de Paris. Ils ont été relâchées après 15H.

Manifestations, affrontements et arrestations à l'occasion du 14 juillet à Paris

Manifestations, affrontements et arrestations à l’occasion du 14 juillet à Paris

Les policiers de la Direction contre le terrorisme (DIRCOTE) ont arrêté une femme qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour “terrorisme”: Paulina Pinco Huamán. L’arrestation a eu lieu à Santa Rosa de Pihuan, dans le district de Santiago de Pischa (province de Huamanga). Les forces de sécurité péruviennes accusent Paulina Pinco Huamán, 51 ans, d’avoir été un membre importante de la Force principale de la Base d’appui révolutionnaire 21, du Comité de zone d’Ayacucho. Elle est entre autre accusée d’avoir participé à une grande embuscade de la guérilla maoïste où 11 policiers avaient été tués.

Arrestation de Paulina Pinco Huamán

Les étrangers qui traversent les frontières chinoises dans la région du Xinjiang se voient installer un logiciel espion sur leur téléphone qui permet aux autorités d’avoir accès à leurs messages et autres données. Le malware Android est installé par les douaniers lorsqu’ils saisissent le téléphone et permet de scanner un ensemble spécifique de fichiers. Quiconque arrive à la frontière entre le Kirghizistan et la Chine est amené dans un environnement propre et stérile pour y être fouillé, un processus en plusieurs étapes qui prend une demi-journée. C’est à ce moment-là que les douaniers saisissent les téléphones des voyageurs pour installer l’application, qui peut s’appeler BXAQ ou Fengcai. Le code de l’application comprend également des noms tels que “CellHunter” et “MobileHunter”.

En se “chargeant latéralement” et en demandant certaines permissions plutôt que de passer par Google Play Store, l’application collecte les données du calendrier, de la liste de contacts, des journaux d’appels et des messages textes du téléphone et les télécharge sur un serveur. L’application ne tente pas de se cacher. Une icône s’affiche sur l’écran d’accueil, ce qui laisse à penser qu’elle est conçue pour être retirée du téléphone après avoir été utilisée par les autorités. L’application a été développée par l’entreprise en partie publique “Ninjing FiberHome StarrySky Communication Development Company Ltd”. Une copie de l’application est disponible ici.

Un policier chinois à Kashgar, dans le Xinjiang.

Un policier chinois à Kashgar, dans le Xinjiang.

Mardi 7 juillet à Bâle, un militant antifasciste a été condamné à 7 mois de prison avec sursis. Il était accusé de trouble à l’ordre public et de participation à une manifestation non autorisée. Cette manifestation avait été organisée en 2018 en réponse à une mobilisation du Partei National Orientierter Schweizer (PNOS). Plus de 2000 manifestant.e.s y avaient participé et plusieurs affrontements avaient éclatés entre antifascistes et nationalistes, ainsi qu’avec la police. Plus de 60 personnes ont été poursuivies dans le cadre de cette affaire. Certaines d’entre elles ont été dénoncées après la publication de photos des manifestant.e.s dans un journal local. Ce procès est le premier, les autres auront lieu tout au long de l’été.

Photo de la manifestation antifasciste de 2018

 

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