L’officier commandant un détachement de la 72e Compagnie de Reconnaissance Divisionnaire (7e DI) a été tué lundi 4  janvier dans un échange de tirs avec la guérilla maoïste dans la municipalité de Pacqued, (province d’Abra). Ce lieutenant menait une opération de contre-guérilla dans le nord de la province d’Abra, sur l’île de Luçon. La mort de cet officier est la première perte de l’armée gouvernementale cette année.

Les funérailles de l’officier, ce mercredi

 

 

Le président Erdogan a nommé par décret Melih Bulu, un ancien candidat de son parti aux élections de 2015, recteur de l’université de Bogazici à Istanbul, l’une des plus grandes universités du pays. Cette décision a conduit à des manifestations d’étudiants et d’universitaires dénonçant le caractère antidémocratique de cette nomination, et exprimant leur rejet d’un recteur désigné par le pouvoir pouvoir pour servir le pouvoir. Erdogan s’est attribué le pouvoir de nommer directement les recteurs d’université après le coup d’État raté de 2016. Des centaines d’étudiants ont porté des pancartes appelant à la démission de Bulu et reprenant des slogans tels que «Melih Bulu n’est pas notre recteur» et «Nous ne voulons pas d’un recteur nommé par l’État». La police est intervenue et des affrontements ont eu lieu.

Meeting de protestation des étudiants de l’université Boğaziçi

 

Le 12 juin 2019 lors d’un reportage sur une grève de travailleurs sans-papiers, le journaliste Taha Bouhafs a été agressé par un agent de la BAC pour avoir refusé d’arrêter de filmer. Suite à cela, le policier a déposé plainte contre le journaliste pour “outrage et rebellion”. Vendredi 8 janvier, un rassemblement de soutien est organisé par Reporters en colère pour exiger la relaxe de Taha Bouhafs à 12H45 au Tribunal de Grande Instance de Créteil.

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Le 9 janvier 2021 est la date anniversaire de l’assassinat en plein de cœur de Paris, il y a 8 ans, de trois responsables du mouvement kurde,  Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Soylemez, par un agent aux liens avérés avec les services secrets turcs. En raison des restrictions liées au covid, la grande manifestation parisienne “Justice pour Sakine, Fidan et Leyla” est remplacée par des mobilisations décentralisées. Voici les rendez-vous pour la France, la Suisse et la Belgique ce samedi 9 janvier.

France
PARIS: Gare du Nord, 14h (arrivée place de la République)
MARSEILLE: Réformés – Canebière, 13h
TOULOUSE: Gare de Matabiau – Métro Esquirol, 13h30
BORDEAUX: Place de la Bourse – La Victoire, 13h30
RENNES: Dalle du Colombier, 14h
STRASBOURG: Place Kléber, 14h

Suisse
BÂLE: Parc de-Wette à 13h30

Belgique
BRUXELLES : Porte de Namur, 13h

Gaël Quirante, syndicaliste à Sud Poste 92 et militant au NPA, a été licencié le 25 mars 2018 pour des motifs politiques (voir notre article). La décision de son licenciement a été attaquée au tribunal administratif.  L’audience aura lieu le 14 janvier au tribunal de Cergy, une manifestation de soutien est organisée au même moment (rendez-vous au RER Cergy Préfecture à 9H30).

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Dossier(s): Non classé

Un jeune internaute algérien, partisan du mouvement de protestation anti-régime Hirak, a été condamné lundi 4 janvier pour avoir publié des mèmes ironiques sur le président Abdelmadjid Tebboune et la religion. Walid Kechida est condamné à 3 ans de prison ferme assorti d’une amende. Le parquet de Sétif dans le nord-est du pays avait requis cinq ans de prison contre Walid Kechida, 25 ans, accusé d'”offense au président”, “aux préceptes de l’islam” et d'”outrage à corps constitué”. Le militant, connu de la jeunesse de Sétif, est en détention provisoire depuis plus de huit mois pour ces memes. De nombreux opposants et militants du Hirak ont été arrêtés, jugés et condamnés en Algérie dans un climat de répression à l’encontre des opposants, des médias indépendants et des blogueurs (voir ici).

Portraits de prisonniers politiques algériens, dont Walid Kechida, devant l’ambassade d’Algérie à Paris (archives)

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Du 15 au 23 janvier 2020, le réseau international de soutien aux prisonniers palestiniens Samidoun appelle à une semaine internationale d’actions pour la libération d’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine emprisonné par l’occupation israélienne. Arrêté et détenu en 2002 par l’Autorité Palestinienne, il a été enlevé par l’armée israélienne en 2006 puis condamné en 2008 à une peine de 30 ans de prison. Il est accusé d’être le dirigeant d’une organisation considérée comme “terroriste” par Israël et d’être responsable de l’exécution d’un ministre israélien d’extrême droite. Personnalité de la gauche révolutionnaire palestinienne, il multiplie les prises de parole durant son incarcération (voir notre article).

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Samedi 9 janvier, un rassemblement unitaire est organisé à Toulouse pour dénoncer la vente et la destruction de l’hôpital La Grave et les expulsions du DAL 31 et du Centre Solidaire Abbé Pierre du site. Les organisateurs dénoncent la politique municipale de spéculation immobilière au détriment de la population et exigent un quartier et un hôpital ouverts à toutes et tous. Rendez-vous est donné samedi 9 janvier dès 12H pour un rassemblement-concert au 21 rue du pont Saint-Pierre.

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Idir, jeune homme de 22 ans, est mort  le 9 septembre 2020 dans une cellule du quartier disciplinaire de la maison d’arrêt de Lyon-Corbas. L’administration pénitentiaire a alors parlé de suicide du jeune homme, alors que celui-ci devait sortir de prison 2 semaines plus tard. Sa famille et ses proches se battent pour obtenir toute la vérité sur la mort d’Idir. Une marche blanche en sa mémoire et pour la vérité est organisée le samedi 9 janvier 2021 à Brignais, rue des quatre saisons.

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La justice britannique a tranché et rejette la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les États-Unis, qui veulent le juger pour espionnage et conspiration pour avoir diffusé, en 2010, des centaines de millions de documents confidentiels concernant l’armée américaine. La décision rendue ce lundi 4 janvier devant le tribunal correctionnel de l’Old Bailey à Londres, est cependant susceptible d’appel. La juge a expliqué avoir refusé l’extradition par crainte que Julian Assange ne se suicide. Assange risque aux États-Unis 175 ans de prison. Le ministère de la Justice américaine s’est dit, lundi, “extrêmement déçu”. Le Mexique a, quant à lui, offre l’asile politique au fondateur de WikiLeaks.

Rassemblement pour Assange à Bruxelles (archives)