Kanchan Narnaware, alias Bhoomi, une prisonnière politique de 37 ans qui avait été emprisonné deux fois en 2008 et 2014, est décédée le 24 janvier. Elle était le membre fondateur et dirigeante de l’organisation socio-politique Deshbhakti Yuva Manch, basé à Chandrapur, que les autorités indiennes ont réprimée en la considérant comme une “organisation de front” du parti communiste maoïste clandestin. Bhoomi était connue pour avoir thématisé les nombreux suicides d’agriculteurs alors qu’elle était activiste étudiante en 2004, ce qui avait dès cette époque fait d’elle une cible du gouvernement.

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Deux manifestations avaient été appelées ce dimanche à Bruxelles, à l’Atomium et à la Gare Centrale. Les deux rassemblements sont interdits depuis plusieurs jours, au motif qu’ils étendraient le mouvement de révoltes qui a lieu aux Pays-Bas. Un important déploiement avait été mis en place autour de la gare centrale et au Mont des Arts, avec des centaines de policiers anti-émeutes présents et des dizaines de combis stationnés. Les manifestants formaient un ensemble très varié: complotistes, gilets jaunes, nationalistes flamands d’extrême droite, libertaires et, en majorité, supporters de football. Ils ont été nassés et la police a procédé à 488 arrestations administratives, essentiellement autour de la gare centrale. Ils ont rapidement été libérés, vers 15h00, après identification (prélude probable à une amende) et à condition de quitter les lieux.

Plusieurs centaines de jeunes Tunisiens sont descendus samedi dans les rues de la capitale tunisienne pour protester contre la répression policière et pour réclamer la libération des manifestants arrêtés les jours précédents. Ils ont défilé de la place des droits de l’homme, dans le centre de Tunis, jusqu’à l’avenue Habib Bourguiba avec l’objectif d’atteindre le ministère de l’Intérieur. Mais les forces de sécurité déployées sur cet axe important de la capitale ont bloqué leur progression, provoquant quelques affrontements.

La foule scandait des slogans tels “liberté, liberté”, “que le régime policier chute” ou encore “pas de crainte, pas de peur, le pouvoir appartient au peuple”. Ils ont également dénoncé la répression policière et la corruption du gouvernement. Les protestataires réclamaient la libération de plus d’un millier de personnes arrêtées au cours de plusieurs nuits de heurts mi-janvier (voir notre article). Ces derniers ont coïncidé avec le dixième anniversaire de la révolution ayant fait chuter le 14 janvier 2011 le dictateur Ben Ali, après 23 ans de pouvoir.

Vendredi 27 novembre 2020, un rassemblement s’était tenu pour protester contre le non-lieu dont bénéficient les policiers ayant tué Adil. Le rassemblement était parti en manifestation et a rapidement été nassé par la police. Un grand nombre de personne avait alors été arrêté (voir notre article). Face aux amendes qui commencent à arriver, la solidarité s’organise. Les personnes ayant reçu une amende sont invitée à envoyer un mail au plus vite à l’adresse suivante : postmanifadil@riseup.net

Plus d’infos ici.

Manifestation pour dénoncer le non-lieu pour les policiers ayant tué Adil

Manifestation pour dénoncer le non-lieu pour les policiers ayant tué Adil

La semaine dernière, la Haute Cour espagnole a notifié à Pablo Hasel l’ordre d’entrer volontairement en prison pour purger deux peines totalisant deux ans, neuf mois et un jour (voir notre article). En guise de soutien au rappeur communiste, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées, samedi soir, à Barcelone. Les manifestant·es se sont notamment rendus à la délégation du gouvernement espagnol en Catalogne en scandant des slogans tels que “Liberté pour Pablo Hasel” ou “notre meilleure arme est la solidarité”. Des affrontements ont eu lieu avec les Mossos (la police catalane) alors des conteneurs étaient renversés et parfois incendiés par les manifestant·es.

Manifestations en soutien à Pablo Hasel à Barcelone

Manifestations en soutien à Pablo Hasel à Barcelone

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Trois perquisitions ont eu lieu ce jeudi matin à 6h, deux à Bruxelles et une à Gembloux. Ces perquisitions, menées par la police judiciaire fédérale, se sont faites dans le cadre d’une enquête pour “association de malfaiteurs”, possiblement suite au caillassage d’une voiture qui serait survenu ce mardi 26 (pour rappel, il avait été question d’une expulsion de la ZAD d’Arlon ce jour là). Les policiers ont saisi, au moins, des livres, des papiers et des affiches.

Mise à jour 31 janvier : une quatrième perquisition a eu lieu ce samedi 30/1 au matin en Gaume.

Au quatrième jour d’émeutes contre la façon dont est gérée la pandémie de coronavirus dans un Liban en pleine crise sociale, lors de nouveaux affrontements, des manifestants ont tenté de pénétrer par la force dans les foyers de certains politiciens. Le 28 janvier, une foule en colère s’est rassemblée à Tripoli devant les résidences de personnalités politiques influentes du Liban, incendiant des bennes à ordures et brisant des caméras de surveillance, en ce quatrième jour d’émeutes contre la gestion de la pandémie de coronavirus. Les manifestants ont jeté en fin de journée des cocktails Molotov dans les locaux de la mairie de la ville, provoquant un violent incendie. Les affrontements ont fait au moins 102 blessés

Pour les manifestants, les confinements à répétition – notamment celui en vigueur depuis le 14 janvier, l’un des plus stricts du monde – ont été le coup de grâce, dans un pays où des segments entiers de la population sont passés sous le seuil de pauvreté. Tripoli, deuxième ville du Liban et l’une des plus pauvres du pays, est ainsi le théâtre depuis le 25 janvier de violents affrontements nocturnes entre les forces de sécurité et des manifestants. Après trois soirées de violents heurts ayant fait un mort et plus de 300 blessés, une centaine de personnes ont de nouveau battu le pavé le 28 janvier, s’arrêtant successivement devant différentes résidences de responsables politiques originaires de la ville et tentant d’y pénétrer avant d’en être empêchées par l’armée. Les protestataires ont lancé des pierres contre des caméras de surveillance dans le secteur, détruisant plusieurs d’entre elles.

La mairie de tripoli en feu

 

A Partis, comme dans d’autres villes de France, des opposants à la proposition de loi Sécurité globale se sont mobilisés ce samedi 30 janvier. Un cortège, incluant des Gilets jaunes, a défilé de la place de la Nation à la place de la République, où ils ont rejoint les participants à une mobilisation statique, qui comprenait des représentants du monde de la culture. Vers 17h, une heure avant le couvre-feu imposé dans le cadre des mesures sanitaires anti-Covid, des heurts ont éclaté entre manifestants et les forces de l’ordre, alors que les organisateurs avaient annoncé la dispersion de la manifestation. Les forces de l’ordre ont fait usage de canons à eau et essuyé des jets de pierres.

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Au moins trois Palestiniens ont été blessés vendredi dans des affrontements avec des soldats israéliens dans diverses régions de Cisjordanie. Les soldats israéliens ont dispersé des dizaines de manifestants à l’est de la ville de Qalqilya, au nord de la Cisjordanie, en utilisant des balles en métal recouvertes de caoutchouc et des cartouches de gaz lacrymogène.

Qalqilya

 

Jeudi 28 janvier, la police a interpellé et placé en garde à vue un participant à la manifestation contre la loi globale du samedi 19 décembre à Brest. Les autorités lui reprochent un jet de cocktail Molotov sur la police. Le lendemain, la police a perquisitionné son domicile et y a trouvé des éléments incriminants (vêtements et bombonne de gaz lacrymogène de la police). Le militant a été reconnu par les images de vidéosurveillance. Présenté au parquet ce vendredi, il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant de comparaître devant le tribunal correctionnel le 19 mars prochain.