À la suite d’une manifestation pro-Gaza le 11 octobre à Berne ayant été le théâtre d’affrontements, la police bernoise a publié des photos de 31 personnes présentées comme « fortement suspectées » d’infractions afin de les identifier. Ces images, d’abord diffusées avec des visages floutés puis défloutées quelques jours plus tard, ont été exploitées par des des militants d’extrême droite qui auraient utilisé des outils de reconnaissance faciale pour tenter d’identifier les personnes présentes sur les clichés et les diffuser ensuite en ligne. Selon les informations rapportées par le média Republik, ces identifications externes auraient ensuite circulé sur les réseaux sociaux et été transmises aux autorités, soulevant des interrogations sur une possible utilisation indirecte de ces procédés par la police. La police bernoise affirme ne pas recourir elle-même à la reconnaissance faciale et indique s’appuyer sur des « renseignements transmis directement », sans préciser l’origine complète de ces informations. Cette affaire alimente un débat sur les méthodes d’identification en contexte de manifestations et sur les risques liés à la diffusion publique d’images de personnes non condamnées.