Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Jay Mendoza, “Pogs”, secrétaire adjoint du Front de guérilla n°2 de la NPA, membre comité régional du Sud Mindanao et commandant du Groupe régional des opérations spéciales a été tué dimanche par les forces de sécurité philippines. Jay Mendoza et un autre maoïste recherché, Bryan Ondoy, ont été tués par la police à Barangay Bagong Silang, Laak, Compostela Valley. Pour cette opération, la police de Laak était épaulée par des militaires du 60e bataillon d’infanterie.

La police prétend que les deux maoïstes ont d’abord ouvert le feu sur les policiers, mais la photo de leurs dépouilles, avec un pistolet à la main, parait une grossière mise en scène masquant une exécution pure et simple. Mendoza était accusé par la justice philippines d’avoir dirigés des opérations de guérilla ayant coûté la vie à deux officiers de l’armée, 16 soldats, plusieurs policiers et miliciens. Il aurait également été impliqué dans de nombreuses autres opérations de guérilla, comme des attaques d’installations minières appartenant à des multinationales.

La mise en scène des corps des deux maoïstes

Un camarade de l’Action Antifasciste de Brisbane a tagué un message de solidarité adressé à Silvia, Anna et les autres prisonniers en grève de la faim contre les conditions oppressantes de leur détention à L’Aquila (voir notre article).

Brisbane Aquila

Brisbane Aquila

Brisbane Aquila 2

Brisbane Aquila 2

Deux millions de personnes (sur un total de 7,5 millions d’habitants) sont descendues manifester dans les rues de Hong Kong. Les Hongkongais dénoncent un projet de loi d’extradition vers la RPC qui, s’il est adoptée, permettra au gouvernement chinois d’extrader vers ses prisons les personnes qu’il voudra. Les Hongkongais seront ainsi de fait soumis aux lois de la RPC, et non plus seulement aux lois de Hong Kong. En raison des manifestations massives ayant donné lieu à des affrontements mercredi, l’examen de ce projet de loi avait été reporté (voir notre article).

Avec cette nouvelle manifestation géante, les Hong-kongais entendent maintenir la pression sur la cheffe de l’exécutif pro-Pékin. Celle-ci ne s’est pas engagée à remiser définitivement son texte au placard. Les protestataires réclament en conséquence l’abandon du projet, la démission de la cheffe du gouvernement ainsi que des excuses pour les violences policières.

La manifestation d'hier dimanche à Hong Kong

La manifestation d’hier dimanche à Hong Kong

Trois membres présumés de la Nouvelle Armée du Peuple (NPA) ont été tués lors d’une fusillade avec la police et les forces militaires à Mindoro oriental jeudi 13 juin, dans l’après-midi. Quatre bataillons de la 203e brigade d’infanterie ont attaqué un campement occupé par une quarantaine de guérilleros vers 13 h 30 à Sitio Mawan, Panaytayan, Mansalay, Mindoro oriental. Outre les corps des trois maoïstes, les militaires ont également récupéré trois fusils M16, un AK-47, un pistolet .45 et divers équipements et munitions. Un de ses soldats a été blessé dans la fusillade. Des troupes supplémentaires et des chiens renifleurs de bombe ont été déployés pour se lancer à la poursuite des guérilleros.

La région de Panaytayan

La région de Panaytayan

De grandes manifestations ont à nouveau bloqué plusieurs artères principales de la ville pour s’opposer à un projet de loi controversé visant à autoriser les extraditions vers la R.P. de Chine (voir notre article). Les protestataires, pour la plupart des jeunes gens, ont encerclé les bâtiments du gouvernement et paralysé la circulation pour exiger le retrait du projet soutenu par Pékin. De violents affrontements ont opposé des policiers tentant d’empêcher des manifestants de faire irruption dans le Conseil législatif. La police a fait usage de gaz lacrymogène, de gaz au poivre et de matraques. Mais alors que les foules continuaient d’enfler, le président de cette assemblée dominée par les députés pro-Pékin a annoncé que les débats étaient reportés à une «date ultérieure».

Affrontements à Hong kong ce mercredi

Affrontements à Hong kong ce mercredi

Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Hong Kong (entre 5 et 10% de la population), dans ce qui pourrait être la plus grande manifestation de l’histoire de la ville pour protester contre un nouveau traité d’extradition devant être passé avec la Chine continentale. La marche de protestation a débuté dimanche après-midi avec des manifestants vêtus de blanc afin de représenter la justice et la lumière.

A l’issue de la marche, les manifestants ont utilisé des bouteilles et des barrières métalliques pour attaquer la police qui tentait de les repousser, avec des matraques et du gaz au poivre, devant le siège du Conseil législatif. Il y a eu des blessés et des arrestations.

La manifestation de dimanche

La manifestation de dimanche

Au moins huit militaires du 403e bataillon d’infanterie (403IB) de l’armée philippine ont été blessés jeudi 30 mai, lorsque des guérilleros maoïstes de la NPA ont attaqué leur convoi à Impasug-ong, Bukidnon. Les militaires escortaient des observateurs étrangers venus observer l’activité des volontaires de la communauté locale appartenant à Higaonon Amamag Malandang Olandok Gagaw (Hamog), organisation non gouvernementale qui promeut la préservation de la culture dans la région. Les guérilleros ont fait exploser un IED au passage du véhicule des militaires, et une longue fusillade s’en est suivie.

La région d'Impasug-ong

La région d’Impasug-ong

Des centaines manifestants pour le climat ont affronté des dizaines de policiers et d’agents de sécurité lors de plusieurs heurts en marge d’un forum sur l’exploitation de charbon à Dunedin mardi. Trois personnes ont été arrêtées, une manifestante a été emmené à l’hôpital avec probablement une jambe cassée. Les manifestants s’opposaient à l’industrie du charbon et à ses effets sur le changement climatique. Les manifestants ont réussi à empêcher plusieurs des 200 délégués, dont des représentants d’entreprises charbonnières, d’entrer dans le forum axé sur l’exploitation minière en Nouvelle-Zélande.

Le blocage du Dunedin Centrer

Le blocage du Dunedin Centrer

Le 17 mai, Reni Desmiria, la secrétaire du syndicat de l’usine de fruits de mer Bumi Menara Internusa (BMI), a été arrêtée, accusée par la direction d’avoir remis un faux certificat d’études secondaires pour pouvoir être embauchée. Elle a été dénoncée à la police par la direction de l’usine, celle-ci ayant insisté pour qu’elle soit arrêtée. La direction réclame la peine maximale dans ce genre de cas en Indonésie, c.-à-d. 6 ans de prison.

Reni Desmiria travaille depuis huit ans à l’usine. Depuis 2012, le SPBMI (syndicat des travailleurs du BMI) s’efforce de mettre un terme aux abus généralisés dans l’usine, notamment le recours massif aux contrats de travail occasionnels, qui créent une insécurité permanente et touchent particulièrement les nombreuses femmes de l’usine. Depuis le 23 mai, le syndicat organise des manifestations pour réclamer sa libération.

Manifestation de soutien à Reni Desmiria

Manifestation de soutien à Reni Desmiria

Des soldats de l’armée gouvernementale ont tué quatre guérilleros maoïstes lors d’une fusillade à Carmen (Surigao del Sur). C’est un détachement du 502e brigade d’infanterie qui a rencontré un groupe d’une dizaine de combattants de la NPA. Les militaires ont récupéré sur le terrain trois AK47, deux M16, des téléphones portables et divers documents.

Combattants maoïstes

Combattants maoïstes