Cinq combattants de la Nouvelle Armée du Peuple (NPA) ont trouvé la mort lors d’une série d’affrontements avec les troupes du 62e bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale dans l’arrière-pays de Moises Padilla, dans le Negros Occidental, samedi matin. Les guérilleros appartenaient au Front 1 du Negros central de la NPA. Les troupes gouvernementales avaient engagé une quinzaine de guérillerosdans un premier affrontement à Sitio Napiluan. Un second engagement a eu lieu peu après à Sitio Oway-Oway. Vers 7 heures, un troisième engagement a eu lieu. Les soldats ont récupéré plusieurs armes à feu, dont un fusil M16 et deux pistolets-mitrailleurs. Divers équipements et un drapeau ont aussi été retrouvé (photo).

Trois membres présumés de la Nouvelle Armée populaire (NPA) ont été tués lors de trois incidents séparées dans les provinces de Kalinga et Cagayan, mercredi après-midi 3 mai. Ce sont des militaires du 50e bataillon d’infanterie de l’armée (de la 503e brigade d’infanterie) qui ont accroché un groupe de maoïstes à Barangay Poswoy (Balbalbalan, Kalinga). Une autre fusillade a eu lieu vers 15h30, à Barangay Cielo (Buguey, Cagayan) lorsqu’un détachement du 95e bataillon d’infanterie de l’armée (de la 501e brigade d’infanterie) a accroché un autre groupe de la NPA, ce qui a entraîné la mort de deux guérilleros.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Un sous-officier a été tué lundi lors d’un affrontement avec des membres présumés de la Nouvelle armée populaire dans la province de Masbate City, dans l’île de Masbate (en rouge sur la carte). Le caporal a été tué après que le 2e bataillon d’infanterie ait participé à un échange de tirs de cinq minutes avec une douzaine de guérilleros maoïstes à Barangay Villahermosa. Les militaires ont pu récupérer sur le terrain un peu de matériel laissé sur place par les guérilleros lors de leur retraite.

 

Mercredi a eu lieu la deuxième journée d’affrontements entre la police et divers groupes de manifestants. Les étudiants ont manifesté mardi pour réclamer la mise en œuvre des changements promis dans le système de gouvernement. La police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes. Le lendemain, les manifestants se sont rassemblés pour demander au gouvernement sri-lankais de protéger les droits des femmes mercredi, à l’occasion de la Journée internationale de la femme. La police anti-émeute a bloqué la route et s’est heurtée à eux. Outre les droits des femmes, les manifestants ont protesté contre la hausse de l’inflation et demandé que les élections locales reportées soient organisées immédiatement. Les étudiants demandaient également que les élections locales se tiennent comme prévu, ainsi que l’abolition de la loi sur la prévention du terrorisme et de la présidence exécutive. Ils demandaient également la libération des dirigeants et des membres des syndicats d’étudiants universitaires qui ont été arrêtés et placés en détention provisoire.

Au Sri Lanka, le changement de gouvernement n’a toutefois pas entraîné la fin des manifestations, ni modifié les méthodes utilisées par l’administration pour disperser les citoyens mécontents. L’île est aux prises avec sa pire crise économique depuis qu’elle a obtenu son indépendance du Royaume-Uni en 1948, en proie à une inflation supérieure à 50%, à une pénurie de devises étrangères et à une forte récession. Cette année, le gouvernement a augmenté l’impôt sur le revenu jusqu’à 36%. Le nouveau président  a déclaré au parlement que la réforme fiscale était nécessaire pour consolider les finances publiques selon les termes du prêt du FMI et que le gouvernement n’avait pas d’argent pour organiser les élections locales. Le gouvernement a également augmenté les tarifs de l’électricité de deux tiers dans le but d’assainir ses finances publiques et sa dette et de se qualifier pour un plan de sauvetage du FMI de 2,9 milliards d’USD, provisoirement accepté en septembre.

Trois membres présumés de la Nouvelle armée populaire (NPA) ont été tués lors d’un affrontement avec les troupes gouvernementales dans la province de Sultan Kudarat. C’est le jeudi 2 mars à Sitio Isuko dans le village de Banali, (Sultan Kudarat) qu’un détachementdu 7e bataillon d’infanterie a accroché une groupe d’une dizaine de maoïstes. Après la fusillade, les militaires ont récupéré sur le site les corps de trois maoïstes, trois fusils M16, un fusil M653, et matériel divers (photo).

Des centaines de policiers et de militaires ont été déployés pour empêcher une manifestation massive de protestation contre le gouvernement de se diriger vers le Fort (le siège du gouvernement). La police a bloqué la marche à l’hôtel de ville de Colombo et a exigé que les manifestants se dispersent. La police a ensuite tiré des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour tenter de disperser les manifestants. Cependant, les manifestants sont revenus et ont à nouveau affronté la police. Au moins 20 personnes auraient été soignées à l’hôpital à la suite de l’affrontement.

Deux soldats ont été abattus mardi par trois membres de la Nouvelle Armée Populaire sur le marché de Barangay Cotmon (région d’Albay), à 6 h 50 du matin. Les deux militaires appartenaient au 31e Bataillon d’infanterie, qui sécurisaient un projet d’infrastructure de Centerways Construction à Barangay Sulong. Les guérilleros se sont emparé de l’arme d’un des militaires. Un communiqué de la NPA expose que « Cette opération s’inscrit dans le cadre de la campagne punitive menée par la NPA contre les unités des AFP [l’armée gouvernementale] et d’autres agents de l’État impliqués dans des violations flagrantes des droits de l’homme. La 31e IBPA à laquelle appartiennent les deux soldats est responsable de nombreux crimes fascistes contre les populations d’Albay, de Sorsogon et de Masbate. Cette action s’inscrit également dans le cadre de l’hommage rendu par le mouvement révolutionnaire à la mémoire et à l’héritage révolutionnaires du camarade Jose Maria Sison. »

 

Cinq combattants de la New People’s Army (NPA) ont été tués hier vendredi à Barangay Gujom, dans la province insulaire de Masbate. C’est un détachement de la 9e division d’infanterie de l’armée de terre, basée à Pili, qui a accroché le groupe de guérilleros. La maoïstes tués sont Rufino Alba alias Kaloy, commandant du 1er peloton du 4e Comité provincial, et des combattants de ce peloton: Biroc Noynay alias Marjon, Jerome Sabang, Patrocenio Aton, et Reneboy Versaga. Les militaires ont récupéré les armes des guérilleros (photo). Les militaires affirment qu’un autre combattant de la NPA, Jimuel Naraja alias Angel et Highblood, a été blessé au cours de la fusillade, et que trois sympathisants des maoïstes avaient été arrêtés.

Trois combattants de la Nouvelle armée populaire (NPA) ont été tués à la suite de deux jours d’affrontements à Barangay Oringao, dans le sud de Negros Occidental. Le premier accrochage a eu lieu samedi vers 17 heures, lorsque les militaires du 94 bataillon d’infanterie et les policiers du bataillon régional de la force mobile de la police nationale ont accrochés un groupe de 15 guérilleros maoïstes. Une seconde fusillade a eu lieu à Sitio Bugne vers 8 heures du matin dimanche. Les militaires ont récupéré un fusil M14, deux pistolets, ainsi que des sacs à dos, des objets personnels et des documents politiques.

Deux ans jour pour jour après le coup d’État, la junte birmane a annoncé mercredi la prolongation de l’état d’urgence pour six mois. Dans le centre de Rangoon, la capitale économique et la plus grande ville du pays, des manifestants ont déployé des bannières sur plusieurs ponts, appelant les gens à rejoindre la révolution. Les militants ont appelé les habitants à fermer les commerces et à ne pas sortir dans les rues ce mercredi de 10 heures à 16 heures. De fait, les rues d’ordinaires très animées de Rangoon, étaient calmes 1er février. Des images partagées sur les réseaux sociaux montrent les rues complètement vides, ce qui est confirmé par les logiciels de veille de la circulation. Les grandes villes n’ont pas été les seules à participer à la manifestation. Même les habitants de petites villes rurales ont observé cette « grève silencieuse ».