Trois guérilleros de la Nouvelle armée populaire (NPA) ont été tués lors d’un affrontement avec les troupes gouvernementales à San Joaquin, Iloilo, mardi matin. Les soldats du 61e bataillon d’infanterie ont accroché une vingtaine de membres du Front sud de Panay de la NPA, Komiteng Rehiyon-Panay, dans une zone boisée à la limite des villages de Lomboyan et Torocadan. L’opération de l’armée a bénéficié d’un support aérien et du soutien de tirs d’artillerie. Quatre fusils M16 et un AK47 ont été retrouvés sur les lieux.

combattants de la NPA

Huit guérilleros communistes présumés et un policier ont été tués dans deux fusillades séparées dans le centre des Philippines en moins d’une semaine. Le dernier affrontement a éclaté peu avant 7 heures du matin ce vendredi à Campagao, un village de Bilar, sur l’île de Bohol, quand des troupes du 47e bataillon d’infanterie et des policiers ont affronté des guérilleros de la Nouvelle armée populaire (NPA). Un détachement mixte armée-police avait été envoyée dans la région pour capturer Domingo Jaspe Compoc (également connu sous le nom de Silong), un dirigeant de la branche locale de la NPA pour la capture duquel une récompense de 2,6 millions de pesos (46 500 dollars américains) était offerte. Mercredi, trois guérilleros de la NPA avaient été tués dans l’arrière-pays d’Escalante, dans la province de Negros Occidental. L’affrontement s’est prolongé jusqu’au lendemain.

 

En réaction à la présence du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin en Kanbaly/ Nouvelle-Calédonie, une manifestation indépendantiste avait lieu mercredi, à Nouméa, pour dénoncer le projet de dégeler le corps électoral. Elle a été marquée par des heurts avec les forces de l’ordre. C’est la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), composée de mouvements et de syndicats dans la mouvance indépendantiste (UC, PT, MOI, l’USTKE…), elle a organisé la manifestation mercredi. L’action consistait à marcher depuis le Mwâ Kââ pour, dans un premier temps se rendre au gouvernement afin d’informer les élus de leur demande du retrait du projet de loi constitutionnelle qui doit ouvrir le corps électoral citoyen. Puis, dans un second temps se rendre au haut-commissariat afin de remettre notre courrier au ministre de l’Intérieur et des Outre-mer. Lors du déplacement, les responsables des forces de l’ordre leur ont indiqué un trajet qui selon eux devrait être sûr pour tous. »C’est ainsi que les manifestants ont été conduits dans un traquenard par la mise en place de camions militaires à l’angle des rues Anatole -France et Général-Mangin. Les affrontements ont alors commencé, faisant plusieurs blessés.

 

Deux guérilleros rebelles présumés de la Nouvelle Armée Populaire (NPA) ont été tués par des membres de l’armée philippine à Albuera, Leyte, samedi 10 février au matin.
C’est un détachement du 93e bataillon d’infanterie menant des opérations de sécurité à Brgy Tinag-an qui a accroché la section 2 de la NPA du comité de l’île Levox. Rolando Caballera alias « Chow » ou « Brooks », et Crispulo Agunos Jr. alias « Brix » ou « Maniwang ont été tués. Les militaires ont récupéré sur place deux fusils M16 et un pistolet de calibre 45. Rolando Caballera faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour 15 chefs d’accusation de meurtre délivré par le tribunal régional de première instance de la 8e région judiciaire à Hilongos, Leyte.

Deux membres de la Nouvelle armée populaire ont été tués par les militaires du 62e bataillon d’infanterie dans le barangay Sag-ang de La Castellana, au Negros Occidental, mercredi matin. Les deux maoïstes n’ont pas été identifiés. Ils faisaient partie d’un détachement du Front Central Negros (CN). Les militaires ont récupérés armes et équipements.

Un homme décédé d’un cancer en phase terminale cette semaine dans un hôpital de Tokyo a déclaré avant de mourir s’appeler non pas Hiroshi Uchida, mais Satoshi Kirishima. Né en 1954, Kirishima était étudiant à l’université de Tokyo lorsqu’il a rejoint le “Front Armé Antijaponais d’Asie de l’Est”, un groupe militant qui a réalisé une série d’attaques à la bombe visant l’impérialisme et le militarisme japonais. Il avait ainsi placé une bombe en 1971 au temple Koa Kannon d’Atami (sud de Tokyo), qui abrite les cendres de criminels de guerre nippons et exploser deux bombes en 1974 devant les bureaux de Mitsubishi Heavy Industries, géant industriel ayant exploité des Coréens pendant la colonisation de la péninsule (1910-1945).

Kirishima était pour sa part recherché pour avoir fait exploser une bombe dans un immeuble du quartier chic de Ginza, à Tokyo, en avril 1975, sans faire de blessés. Des affiches de recherches le concernant ornaient encore les commissariat japonais (cf. photos). Deux membres du groupe ont été condamnés à mort, dont le fondateur Masashi Daidoji, décédé en 2017. Deux des huit membres du groupe sont toujours en fuite après avoir été libérés en 1977 dans le cadre d’un accord négocié par l’Armée rouge japonaise, lors du détournement d’un avion de Japan Airlines au Bangladesh. Pendant sa cavale, Kirishima n’avait pas de téléphone portable ni d’assurance maladie et son salaire était payé en liquide pour éviter d’être repéré. Il travaillait dans une entreprise de construction sous une fausse identité depuis une cinquantaine d’années.

Wilmer Señar, alias « Lucky », un membre du Comité sub-régional 2 de la NPA, a été tué vendredi matin par les militaires du 83e bataillon d’infanterie de l’armée philippine qui menaient une opération anti-guérilla. Cela s’est passé à Barangay Lidong (Presentacion, Camarines Sur). Un autre maoïste connu sous l’alias de « Doming »  a été capturé mercredi après un affrontement dans le village de San Isidro, dans le nord de Samar. Membre d’une l’unité de guérilla sous-régionale, du comité régional pour les Visayas orientales, il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt permanent depuis le 10 octobre 2015. Il a été capturé suite à un accrochage entre un détachement du 43e bataillon d’infanterie et un groupe de guérilleros.

Combattants maoïstes

Combattants maoïstes

Dix personnes, dont des policiers, ont été blessées au cours des affrontements qui ont éclaté lundi matin dans la zone industrielle de industrielle de Gazipur. Les travailleurs de Cocola Food Products Limited ont commencé à manifester pour réclamer l’application du salaire minimum annoncé par le gouvernement. À un moment donné, les travailleurs de la zone de Mouchak de l’upazila ont bloqué l’autoroute Dhaka-Tangail, perturbant la circulation des véhicules sur l’autoroute. La police a tenté de chasser les manifestants de l’autoroute mais ces derniers leur ont lancé des briques. La police industrielle a tiré des grenades lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour maîtriser la situation. Les blessés ont été transportés dans divers hôpitaux locaux et ont reçu les premiers soins.

Les juges ont alourdi en appel de 22 années le verdict du tribunal de Chiang Rai (nord) qui avait condamné un militant à 28 années d’incarcération, l’an dernier (voir notre article). Mongkol Thirakot, 30 ans, a été reconnu coupable de onze infractions supplémentaires durant son procès en appel. Celui-ci a décidé de se pourvoir en cassation. Le jeune homme, propriétaire d’une boutique de vêtements en ligne, est poursuivi pour 27 publications Facebook jugées diffamatoires envers le roi et sa famille. Il s’agit de la plus longue condamnation pour lèse-majesté. La précédente condamnation record, 43 ans, date de janvier 2021, à l’encontre d’une femme pour des messages audio hostiles à la monarchie sur les réseaux sociaux.

Le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée a déclaré l’état d’urgence aujourd’hui jeudi 11 janvier pour deux semaines dans la capitale, après la mort d’au moins 15 personnes au cours d’une nuit de violentes émeutes. Le déclencheur a été une manifestation organisée à l’intérieur du parlement par des membres des forces de sécurité qui avaient constaté une baisse de leur salaire sans explication. Bien que le gouvernement ait rapidement promis d’y remédier, le mouvement de protestation s’est répandu comme une trainée de poudre, touchant de larges parts de la population. Des immeubles et des véhicules ont été incendiés et il y a eu de nombreux pillages. Bien que la Papouasie Nouvelle Guinée soit dotée de vastes gisements de gaz, d’or et de minerais, près de 40 % de ses neuf millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté.