Secours Rouge

Abattre le capitalisme, construire la solidarité.

Plus de 150 militants d’un courant maoïste dissident ont été arrêtés jeudi après des affrontements durant une grève générale. Les manifestants faisaient pression dans la rue pour l’application de la grève et pour la libération de leurs cadres arrêtés lors des manifestations précédentes.

La fraction dissidente du PCN Maoïste dirigée par Netra Bikram Chand a lancé un mot d’ordre de grève. Les manifestants s’en sont pris aux autobus et taxis collectifs qui défiaient leur appel à la grève. Un chauffeur de camion a été blessé par l’explosion d’un cocktail Molotov dans le district de Rautahat. Le trafic était très faible en raison de la grève. Les écoles et les collèges ont été fermés en raison de la grève. La police a arrêté 62 manifestants à Katmandou, Bhaktapur et Lalitpur et près de de 90 à Sarlahi, Kaski, Kalikot, Sunsari, Banke et Chitawan. Les forces de sécurité étaient déployées en grand nombre. Le PCN, qui applique les accords de paix avec les partis bourgeois et monarchiques, a subi un certain nombre de scission, de nombreux militants l’accusant de trahir le projet révolutionnaire.

Arrestation à Katmandou

Arrestation à Katmandou

De nombreux incidents ont émaillé la grève générale décrétée par l’UCPN (maoïste). Des manifestants se sont rassemblés dans les rues principales et sur les grands carrefours de la capitale, arrêtant la circulation de véhicules depuis le matin. Établissements d’enseignement, commerces et marché sont restées restées fermées toute la journée dans la capitale. Des nombreux incidents ont opposés les militants aux briseurs de grève, un taxi, une jeep, trois camions de livraison, deux véhicules de livraison des journaux et huit motos ont été incendiés, deux sièges de journaux attaqués et vandalisés. La police a dû escorter les rares autobus conduits par des jaunes.

Népal: Incidents lors de la grève générale maoïste

La police népalaise a arrêté plus de 74 manifestants hier mardi. Les manifestants appartenant à une alliance de 30 partis, dont le CPN-Maoist, dirigée par l’UCPN (Maoist). Ils sont accusés d’avoir vandalisé une douzaine de véhicules de briseurs de grève dans la capitale Katmandou (mais aussi à Banke et Siraha), et d’avoir menacé des commerçants pour qu’ils ferment leur boutique pendant la grève.

La grève, qui a fermé les usines, les écoles, les collèges et les transports publics, a lieu neuf jours avant la date limite pour la rédaction de la nouvelle constitution prévue par le un processus de paix. Les partis d’opposition ont organisé la grève d’une journée pour faire pression sur les politiciens de la coalition au pouvoir. Parmi les principaux points d’achoppement: les frontières intérieures et les nouvelles provinces et leur impact sur les communautés historiquement marginalisées telles que la caste des Dalits “intouchable” et la minorité ethnique Madhesi.

Népal: 74 manifestants arrêtés

Les autorités britanniques ont secrètement épaulé une opération de renseignement anti-guérilla (appelée opération “Mustang”) qui a duré quatre ans au Népal, de 2002 à 2004, durant laquelle une centaine de maoïstes ont été arrêtés, torturés puis abattus. Des agents du MI6 servaient alors d’instructeurs en surveillance et tactiques de contre-insurrection à l’armée népalaise et au Département national des enquêtes (NID). Le commandant maoïste Sadhuram Devkota, connu par son nom de guerre “Prashant”, fait partie des victimes de l’opération «Mustang». Ce sont les Britanniques qui ont aidé construire , à équiper et à sécuriser le siège NID. Ils ont aussi équipés le NID en radios sécurisées, ordinateurs, téléphones mobiles et des jumelles de vision nocturne. Quatre ou cinq officiers du MI6 opéraient alors à Kathmandou.

Neuf cadres du PCN-maoïste ont été arrêtés aujourd’hui vendredi au Népal pour une grève dans le district de Chitawan pour protester contre la visite de l’ambassadeur indien qui devait inaugurer un bâtiment scolaire construit avec l’aide de l’Inde. Sept cadres de maoïste ont été arrêtés de la zone Ratnanagar et deux de Narayangadh.

Une tentative de contrôle de police à Dharapani, dans le district de Manang, a tourné en incident. Des policiers ont été caillassés. La police affirme avoir identifié six personnes impliquées dans l’incident. Deux d’entre elles ont été arrêtées; il s’agit de deux anciens guérilleros maoïstes qui avaient opté pour la démilitarisation lors du processus de paix. Les policiers ont saisi une kalachnikov et deux pistolets. Un policier a été blessé par balle dans l’incident: il s’est tiré dessus accidentellement alors qu’il dégainait son arme.

À Pathari, dans le district de Morang, au Népal, des affrontements ont opposé des squatters de terrains aux forces de l’ordre, mardi 6 mai. Les squatters manifestaient pour exiger des autorisations officielles concernant les terrains qu’ils occupent, mais les policiers ont vite tenté de disperser la manifestation, faisant usage de matraques et gaz lacrymogènes. Suite à l’intervention violente de la police, la manifestation a tourné à l’émeute, plus d’une dizaine de véhicules ont été vandalisés et quatre autres incendiés (dont des voitures de police). Les squatters ont bloqué le trafic automobile pendant une bonne partie de la journée, notamment sur une autoroute. Sur l’ensemble de la journée, une soixantaine de personnes ont été arrêtées par la police. Il y aurait eu au moins 46 blessés suite aux affrontements, dont 16 policiers.

La police a arrêté a Baglung cinq dirigeants du PCN-maoïste en invoquant des raisons de sécurité pour la prochaine élection de l’Assemblée constituante. Les élection pour l’Assemblée constituante au Népal sont prévues pour le 19 novembre. De nombreux incidents violents ont déjà été rapportés entre les partis politiques qui ont déjà lancé leurs campagnes électorales respectives et ceux qui sont contre l’élection , principalement le Parti Communiste Népalais – Maoïste (PCN-M), une dissidence du Parti Communiste Unifié Népalais – Maoïste (PCUN-M). Le CPN-M a lancé une intense campagne de boycott et de dénonciation de ces élections.

Ce vendredi, une cinquantaine de personnes, dont quarante militants népalais, se sont rassemblées devant l’ambassade d’Inde à Bruxelles. Ils y ont dénoncé l’agression de l’armée indienne vis à vis de la population népalaise. Les manifestants ont scandé différents slogans, affirmant que le gouvernement indien met actuellement tout en oeuvre pour saccager le Népal, mais que le peuple ne se laisserait pas faire et se battrait jusqu’au bout. Plusieurs militants népalais du NPPF en Belgique ont pris la parole, accusant certains gouvernements européens (dont le belge) de fournir des armes et d’autres aides militaires à l’intervention impérialiste contre le peuple népalais. Durant le rassemblement, un contact radio a été établi avec des membres du parti maoïste du Népal, permettant la diffusion des discours prononcés à Bruxelles au Népal.

Des dizaines de personnes ont été blessées dimanche à Katmandou lors du blocage de Singha Durbar, siège du gouvernement. La police népalaise est entrée en action avec des gaz lacrymogènes pour disperser des milliers maoïstes qui ont manifesté toute la semaine pour exiger la démission du gouvernement. Plusieurs véhicules gouvernementaux ont été endommagés par les manifestants. Des infiltrés de l’Armée Népalaise et des services de renseignement ont été arrêtés par les maoïstes au sein des manifestations.
Douze policiers et des dizaines de manifestants ont été blessés. Une grève générale de six jours avait été lancée la semaine dernière et les manifestations contre le gouvernement avaient rassemblé environ 125.000 personnes à Katmandou le 1er mai. Après six jours de grève, le mouvement a été suspendu par la direction maoïste.

Heurts à Katmandou entre policiers et maoïstes

Heurts à Katmandou entre policiers et maoïstes